Mon avis sur : TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA

Marque : BODY MAXX NUTRITION

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Par Alex, MuscleXperience team

Dans l’article que j’ai consacré au Tribulus terrestris, Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, j’ai expliqué pourquoi cet extrait végétal à la fois largement plébiscité par nombre d’athlètes naturels et controversé voire dénigré par d’autres mérite que l’on s’intéresse à lui.

Si le Tribulus terrestris est omniprésent dans les « boosters de testostérone » commercialisés par la plupart des marques de nutrition sportive, quelques rapides recherches menées sur des forums de musculation francophones vous renverront souvent les mêmes échos : le Tribulus ne « marche pas » ; et bien cette assertion répétée avec tant de conviction, en plus d’être mal formulée, n’est pas vraie.

Je suis toujours sceptique vis-à-vis de l’argument d’autorité (cette plante est utilisée depuis 2000 ans dans différentes pharmacopées traditionnelles, donc les plus anciennes, la pharmacopée chinoise et ayurvédique : c’est qu’elle doit être efficace), voire carrément méfiant vis-à-vis des contes de fée botaniques et autres légendes ancestrales appliquées à la supplémentation sportive (« cet extrait végétal, déjà utilisé dans les antiques remèdes druidiques… ») dont la valeur scientifique est proche de zéro et qui le plus souvent sont utilisés à des fins de marketing tapageur.  Il faut cependant bien reconnaître que souvent l’utilisation traditionnelle de telle ou telle plante (cela vaut pour les composés organiques ou minéraux) nous met sur la piste d’extraits aux vertus prometteuses. En conservant la distance et la rigueur nécessaires à une étude de fond, on peut examiner ces composés au cas par cas, et séparer ceux qui recèlent un potentiel indéniable (le maca, le mucuna pruriens, le ginseng sibérien ou non, et également le tribulus, à l’instar de centaines d’autres), de ceux qui constituent une ancestrale arnaque, doublée bien souvent d’un désastre environnemental (non, ingurgiter de la poudre de corne de rhinocéros n’a jamais donné d’érection à qui que ce soit où alors par un pur effet placebo: autant manger ses cheveux, c’est également de la kératine donc c’est tout aussi inutile et ça ne conduit pas une espèce entière à l’extinction).  

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Nombre de débutants se lancent dans une « cure » de Tribulus comme s’il s’agissait d’un cycle de stéroïdes, en en attendant les mêmes effets. Forcément ; ils encourent une inévitable déception.  Cependant, si vos attentes sont proportionnées à ce supplément, vous pourriez être agréablement surpris par le résultat.

La Tribule terrestre, également appelée « Croix-de-Malte » ou puncture vine en anglais est une plante appartenant à la famille des Zygophyllaceae. C’est son fruit qui est le plus souvent utilisé dans les préparations commercialisées comme optimisateurs hormonaux, et TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA ne fait pas exception. Le Tribulus contient un grand nombre de phytoconstituants dont des saponines, des flavonoïdes, des alcaloïdes, des phytostérols, des sucres des acides etc. Ses principes actifs les plus mis en valeur par l’industrie de la nutrition sportive sont les saponines, dont la composition phytochimique ressemble à celle des stéroïdes.  Le Tribulus en contient une myriade : les fameuses protodioscin et prototribestin, mais également les TerrestrosinsA-E,terrestrosins F-K, neotigogenin, desgalctotigonin, F-gitonin, ruscogenin, desglucolanatigonin, gitonin, diosgenin, hecogenin, chlorogenin, Tribulosaponin A-E, Isoterrestrosin-B et 25-D spirosta-3,5 diene.

Pourquoi consommer un extrait de Tribulus quand on est un athlète ? La question peut paraître simple, la réponse l’est beaucoup moins. Dans les années 1980, le Tribulus a fait la renommée des haltérophiles bulgares, dont on attribuait les performances à la consommation de ce supplément. Plusieurs études datant de cette époque ont confirmé un effet positif sur la performance, les taux de certaines hormones androgènes, et les vertus « adaptogènes » du Tribulus, c’est-à-dire la capacité induite par la consommation de cet extrait à mieux résister aux divers stress (physique, psychologique) environnementaux. Aujourd’hui, bien qu’une myriade d’études ait été menée à la fois sur des animaux et des humains pour confirmer ou infirmer ces supposés effets hormonaux, les résultats sont toujours contrastés d’une étude à l’autre.  Certaines ont cependant bien mis en évidence une augmentation significative de la production hormones stéroïdes (testostérone, dihydrotestostérone mais aussi DHEA) consécutive à un traitement avec un extrait de Tribulus.

Ce qui n’est pas sujet caution, c’est la capacité du Tribulus terrestris à augmenter la production d’oxyde nitrique dans l’organisme, est particulièrement au niveau des fibres musculaires lisses des corps caverneux de la verge… ce qui expliquerait son effet aphrodisiaque. Il a été démontré qu’une supplémentation de Tribulus était en capacité d’augmenter la fréquence des rapports sexuels, et un cas de priapisme imputable  à même été rapporté.

Après, reste à définir le dosage adapté. Bien évidemment il s’agit d’un choix individuel dépendant du ressenti de chacun. Le Tribulus terrestris ne fait pas partie de ma routine tout au long de l’année, mais j’en fais des cures à raison de six mois cumulés, généralement de deux ou trois mois avec des interruptions de durée équivalente. Après avoir testé différents protocoles et différentes références, j’ai arrêté la dose efficace pour moi entre deux et quatre grammes, et je suis généralement plus proches des quatre. Le souci majeur de ce type de supplément et qu’il est généralement dosé à 500mg par gélules, plus rarement un gramme. Puisque la majorité d’entre nous avalons déjà des poignées de gélules tous les jours (entre les omégas 3, 6, les BCAA, la L-carnitine … ça commence à faire beaucoup), cela fait encore quatre voire huit gélules ou comprimés supplémentaires. Je privilégie donc toujours les extraits de qualité, disponibles dans un format adéquat, c’est-à-dire bien chargés.

Quand j’ai lu sur l’étiquette du Tribulus proposé par la marque BODY MAXX NUTRITION, dont la ISO WHEY m’avait plutôt impressionné par sa qualité, la mention « EXTRA STRONG FORMULA », j’ai voulu vérifier par moi-même…

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Mon ressenti :

Effectivement, deux grammes par comprimé, quatre grammes pour deux, le dosage est idéal. Un le matin avec mes blancs d’œufs et mes flocons d’avoine, l’autre avant de me coucher pour faciliter la récupération nocturne, c’est simple et efficace. On peut évidemment se contenter de deux grammes par jour, le dosage habituellement conseillé (sans qu’aucun dosage recommandé par les autorités de santé n’existe, puisqu’il ne s’agit pas d’une vitamine ou d’un oligo-élément) étant situé quelque part entre 500mg et 1,5 voire deux grammes. Cela n’engage que moi (et je ne prends pas trop de risques, la limite de sécurité concernant le Tribulus est élevée comme je l’indique dans mon article Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, pour peu que l’on ne souffre pas de pathologies hépatiques, rénales, ou d’autres affections – si c’est le cas il est préférable de consulter un médecin avant de consommer ce supplément), j’ai effectué le test à quatre grammes par jour, pendant un mois,  la boîte contenant 60 comprimés.

Il est évidemment toujours difficile de jauger les résultats de ce type de suppléments, souvent subtils. Non, je n’ai pas pris dix kilos de muscles secs, veineux et striés, je n’ai pas non plus perdu mes cheveux ou uriné violet ou vert. Par contre j’ai encaissé une période de fatigue très importante due à mon rythme de vie actuel sans broncher, en dormant peu et en m’entraînant six jours par semaine à raison d’une heure et demie par séance ; et en augmentant mes calories issues des glucides (c’est la période), sur un mois j’ai réussi à prendre pas loin d’ 1,5kg , dont très peu de gras (c’est la balance impédancemètre qui le dit).  

Est-ce entièrement dû à TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA ? Je ne le crois pas. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA a ti-il contribué à cette prise de muscle ? Je le crois. Des entraînements durs, une récupération correcte, une congestion  intense malgré la fatigue, un sommeil profond et une prise de gras pratiquement nulle. Sans oublier… une libido plus que satisfaisante.

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Conclusion :

BODY MAXX NUTRITION nous livre donc un Tribulus de qualité, uniquement élaboré à partir du fruit et donc pas des parties aériennes le plus souvent moins riches en saponines, dans un conditionnement optimal.

A titre de comparaison, le Tribulus proposé par PEAK NUTRITION est disponible en gélules d’un gramme, dont seulement 750mg de Tribulus , le reste étant composé d´extrait de Saw-Palmetto ou palmier nain (utilisé pour son action inhibitrice de l’enzyme 5-alpha-reductase qui est responsable de la conversion d’une fraction de la testostérone en androstanolone ou dihydrotestostérone , soit une hormone plus anabolisante et plus androgénique que la testostérone… ajout totalement inutile dans ce type de supplément) de zinc et de vitamines, et le TRIBULUS MAXIMUS de BIOTECH USA, déjà l’un des plus dosés disponibles actuellement, contient « seulement » 1500mg de Tribulus par gélule. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est un produit bien conçu, simple et sans fioritures ce qui semble être la marque de fabrique de BODY MAXX NUTRITION : on a ce que l’on veut acheter, pas de vitamines additionnelles, pas de minéraux censés agir (à tort ou à raison) en synergie avec le Tribulus… Seul petit bémol, le taux de saponines (dont protodioscine) n’est pas indiqué, un oubli qui gagnerait à être réparé puisque les extraits de Tribulus récoltés en Europe centrale (Bulgarie, Macédoine) affichent des taux de protodioscine parmi les plus élevés du monde… et que la matière première de TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA provient justement de Bulgarie. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est un produit de qualité, à un prix décent (moins de 30€), dans le conditionnement le plus dosé du marché. Rien à ajouter !

NOTE : 9/10

Valeurs nutritionnelles:

Tribulus Terrestris Extract (100% fruit) : Pour un comprimé : 2000mg  /  Pour deux comprimés : 4000mg

Ingrédients: Tribulus Terrestris Extract (100% fruit), microcrystalline cellulose, magnesium stearate, silicon dioxide

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TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est disponible en ligne chez FIGHT FITNESS EQUIPMENT

Article sponsorisé 

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Mon avis sur : TESTED ANTI-ESTRO

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Marque : TESTED NUTRITION 

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai déjà abordé dans plusieurs articles, notamment dans MON AVIS SUR : ROCKET TESTO BOOSTER, l’importance que revêt pour les hommes et pour les femmes, sportifs ou non, une balance hormonale équilibrée. Dans l’article précité, je confirmais ce que la plupart des lecteurs de MuscleXperience savent déjà: la testostérone est l’hormone stéroïde fondamentale pour l’homme, mais elle est également importante pour la femme (un taux de testostérone normale chez la femme est essentiel pour sa libido), et elle est  généralement citée comme la principale hormone androgène, bien qu’elle ne soit pas la seule, puisque la dihydrotestostérone est également une hormone androgène essentielle, et souvent mésestimée.

Les œstrogènes sont également un groupe d’hormones stéroïdes (On parle souvent des œstrogènes comme d’une hormone, alors qu’il s’agit d’un groupe d’hormones, comme le sont les androgènes), dont la fonction est d’être des hormones sexuelles femelles primaires. Elles sont sécrétées par les follicules des ovaires, le corps jaune (formation temporaire résultant de la transformation du follicule mûr après qu’il ait expulsé l’ovocyte) le cortex surrénal, dans le placenta mais également dans les testicules. Le foie, les seins et le tissu produisent également des œstrogènes en petites quantités.

Les trois œstrogènes naturels sont l’estrone (E1), l’estradiol (E2) et l’estriol (E3). Dans le corps, ils sont tous produits par des conversions enzymatiques d’androgènes (testostérone et androstènedione) : une enzyme, la tristement célèbre aromatase (ou œstrogène synthase – P450 issue du gène CYP19A1). L’estradiol est produit par une conversion de la testostérone et l’estrone à partir de d’une conversion de l’androstènedione.

Les œstrogènes sont présents chez les femmes comme chez les hommes (et oui messieurs…), bien qu’en quantité significativement moins importantes chez ces derniers. Elles favorisent le développement des caractères sexuels secondaires comme les seins, et son impliquées dans les cycles menstruels, d’où leur présence dans de nombreux contraceptifs hormonaux (pas tous, puisque certains contiennent uniquement de la progestérone).

Un taux d’œstrogènes élevé n’est pas une panacée pour l’homme. On peut aisément s’en convaincre en constatant qu’avec l’andropause, qui voit les niveaux d’androgènes décliner et ceux des œstrogènes grimper, des manifestations peut réjouissantes apparaissent : perte de densité musculaire, osseuse, prise de masse grasse, en particulier dans la région abdominale et pectorale (Gynécomastie, développement de la glande mammaire chez l’homme, adipomastie,forme de gynécomastie constituée par une surcharge graisseuse sous-cutanée localisée dans la poitrine de l’homme), ce qui est fort disgracieux quand on est en tee-shirt ou torse nu), et évidemment  baisse de la libido et des performance sexuelles.

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Cette modification de la balance hormonale est hélas inéluctable. On peut tenter de l’enrayer naturellement en adoptant un mode de vie sain (nourriture saine, variée et qualitative donc essentiellement biologique, éviction de l’alcool, du tabac, de drogues en tout genre puisque certaines font baisser le taux de testostérone, pratique de l’exercice physique régulière, et supplémentation efficace (et oui, contrairement à ce que certains gourous autoproclamés de la nutrition vous disent, les stimulateurs NATURELS de testostérone existent, et certains sont très efficients pour peu que l’on sache les sélectionner et les doser, même si identifier ces composés parmi la myriade de suppléments existants relève, il faut bien le reconnaître, d’une quête digne de celle de la toison d’or).

MuscleXperience.com est dédié à la supplémentation sportive, donc à la musculation et au fitness naturels, j’entends par là sans produits dopants. Il n’y a là ni jugement ni condamnation morale de ma part, les produits dopants, donc classés comme tels par les instances sportives et illégaux à la vente ne sont simplement pas mon propos. Je prends la peine d’aborder le sujet car l’utilisation de stéroïdes anabolisants peut évidemment conduire à des déséquilibres hormonaux majeurs, ce qui présente des risques grave pour la santé de l’athlète: outre le fait que l’athlète dopé consommateur de telles substances adopte un comportement contrevenant à la loi et à l’éthique sportive, il modifie de manière drastique sa balance hormonale en avalant ou en injectant des doses massives d’androgènes, ce qui a un effet suppressif sur sa production endogène d’hormones androgènes. Qui dit taux d’androgènes supra physiologiques dit conversion en œstrogènes supra physiologiques et effets secondaires regrettables. D’autres médicaments détournés de leur usage premier peuvent alors être utilisés pour contrecarrer ces effets, et le cycle infernal commence.

Parmi ces médicaments, certains ont un effet anti-œstrogènes ou anti-aromatase. Il est nécessaire de rappeler que TESTED ANTI-ESTRO n’a absolument rien à voir avec ces produits, qui quand ils sont utilisés en dehors des prescriptions médicales sont illégaux et dangereux pour la santé.  TESTED ANTI-ESTRO est effectivement un supplément à vocation anti-œstrogénique, mais élaboré à partir de composés naturels issus d’extraits végétaux. Cela signifie :

  1. Qu’il ne faut pas en attendre des effets similaires à ceux d’un médicament, puisque TESTED ANTI-ESTRO n’a pas vocation à soigner une quelconque pathologie.
  2. Qu’a priori son usage est sans risque pour la santé, puisque faisant l’objet d’une autorisation de mise sur le marché, et qu’il est en tout cas légal à l’achat et à la vente.

Pourquoi se supplémenter avec un complexe anti-œstrogènes ? Pour un homme, la finalité est évidemment d’influer sur la balance hormonale pour faire grimper la testostérone, et de limiter les conséquences néfastes d’un excès d’œstrogènes, surtout à partir d’un certain âge (à vingt ou vingt-cinq ans, inutile d’investir dans ce type de produit vous allez jeter votre argent dans la cuvette des toilettes) : quand je parle d’effets néfastes, je parle ne parle évidemment pas de soigner des pathologies liées à un excès d’œstrogènes, ce qui serait hors de propos. Si vous décidez de vous supplémenter avec un complexe anti-œstrogènes naturel, vous pouvez raisonnablement espérer améliorer (un peu votre composition corporelle), votre libido et faire légèrement grimper votre aux de testostérone, vous ne soignerez en aucun cas une gynécomastie.

Autre point important avant d’aborder les composants de TESTED ANTI-ESTRO de TESTED NUTRITION par le menu : pour espérer bénéficier pleinement des vertus attribuées à un tel produit, vous devez au préalable réduire votre taux de masse grasse, puisque il existe une corrélation entre taux de masse grasse important et activité œstrogénique, les adipocytes étant particulièrement sensibles aux œstrogènes, et la testostérone ayant au contraire une action réductrice sur la lipase hormono-sensible. Le tissu adipeux est une source importance d’aromatase, qui s’exprime à la fois dans les adipocytes et les préadipocytes : une raison supplémentaire pour surveiller son tout de taille.

Du côté des ingrédients intégrés à ce complexe, la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui axe sa communication autour de la qualité de ses produits et de ses matières premières ainsi que de la précision des dosages en multipliant les tests en laboratoires et sur les athlètes, à choisi une matrice d’extraits végétaux plutôt originale. On y retrouve un extrait de mangoustan (Garcinia Mangostana), fruit de l’arbre tropical mangoustanier, présent dans certains pays asiatiques. Faisant l’objet d’une utilisation traditionnelle dans la pharmacopée chinoise, son fruit est très riche en antioxydants. Des chimistes de l’université de l’Illinois ont également découvert que les xanthènes contenues dans ce fruit (dont le 9-OXO-Xanthenes) avait un puissant effet anti-aromatase, comparant même leur effet au letrozole, un médicament inhibiteur de l’aromatase utilisé dans le traitement du cancer du sein hormono-dépendant. Il s’agirait donc de l’un des inhibiteurs naturels de l’aromatase les plus puissants découverts jusqu’à présent.

On trouve dans la formule de TESTED ANTI-ESTRO un extrait de fénugrec (Trigonella Foenum-Graecum), plante médicinale largement utilisée par les athlètes naturels, et cela depuis longtemps puisque certaines sources avancent que les gladiateurs de l’antiquité en consommaient déjà. Elle a en effet la capacité d’accroître l’appétit (donc de permettre d’augmenter la ration alimentaire et de contribuer à la prise de masse). Elle aurait également un effet sur la sensibilité à l’insuline, en raison du composé 4-hydroxyisoleucine qui agirait sur le métabolisme du glucose. Ces effets son encore controversés, restent une capacité de cet extrait à soutenir la lactation chez la femme allaitante, ce qui n’est pas forcément utile chez la plupart de mes lecteurs.

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J’ai en ce qui me concerne consommé de larges doses de fenugrec à une certaine période, et je dois reconnaître que l’effet qu’on lui attribue traditionnellement sur la libido s’est vérifié dans mon cas. Je sais que certains l’utilisent également pour soutenir la fonction testiculaire, mais une étude menée au Yémen à véritablement refroidi mes ardeurs, puisqu’elle a mis en évidence des dommages causés aux tubes séminifères des testicules (de lapins, mais si c’est toxique pour les lapins, je ne vois pas de raison de courir le risque pour cette partie de mon anatomie). Il s’agit pour l’instant de données marginales, non confirmées par d’autres essais que ce soit sur des animaux ou des humains.

En revanche, une action potentielle action inhibitrice sur l’enzyme 5-alpha reductase du fenugrec a également été mise en avant : bonne nouvelle pour ceux qui ont tendance à perdre leurs cheveux ou qui vivent avec une phobie de l’hypertrophie de la prostate, mais pas pour moi. Si le fenugrec inhibe l’enzyme 5-alpha reductase elle fait par voie de conséquence baisser le taux de conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT – androstanolone), une hormone androgène clé, justement pour la libido et la virilisation. Contradictoire, non ? Ce ne serait pas la première fois qu’un extrait végétal recèlerait ce genre de contradictions apparentes, et moi je ne m’en étonne pas. En revanche, puisque je soigne particulièrement mon taux de DHT naturel, j’évite désormais les doses importantes de fenugrec.

TESTED ANTI-ESTRO contient également un extrait de damiana (Turnera Diffusa), un arbuste originaire d’Amérique centrale faisant l’objet d’une utilisation traditionnelle. On lui attribue des vertus euphorisantes, raison pour laquelle certains aiment la fumer, on la retrouve également dans des dizaines de complexes vendus pour accroître le désir chez l’homme comme chez la femme, améliorer la qualité de l’érection, soulager (le choix du mot est-il judicieux?) l’éjaculation précoce, réduction de la période réfractaire etc. Ce qui est sûr, c’est que l’une des flavones de la plante (l’acacétine –   4’Metoxy-5,7-Dihydroxyflavone) a un effet inhibiteur de l’aromatase, ce que nous recherchons ici.

Le 3,3′-Diindolymethane (DIM) est également un classique des suppléments anti-oestrogènes/inhibiteurs de l’aromatase. Il s’agit d’une molécule issue de l’indole-3-carbinol, composé extrait des légumes crucifères (choux de Bruxelles, brocolis etc), l’un de mes anti-œstrogènes naturels préférés (difficile cependant à trouver « pur »  en Europe, je recommande celui de NOW FOOD) et dont l’efficacité n’est pas douteuse.

Last but not least, TESTED NUTRITION nous ajoute à tout cela un extrait de Zingiber officinale, soit du gimgembre, titré à 5 % de gingerols, l’un de nombreux composés présents dans le gingembre (zingerone, gingerdiol et j’en passe). L’effet du gingembre sur les taux de testostérone et d’hormone lutéinisante n’est plus douteux : cela a été mis en évidence par plusieurs études, et les spermogrammes avant/après les cures de gingembre prouvent une action positive sur la spermatogenèse. Si les mécanismes du gingembre sur la fonction testiculaire sont encore mal connus, je ne vois aucune raison de se priver de ce super-aliment facilement accessible et peu onéreux, et je valide entièrement sa présence dans ce type de complexe visant la réduction naturelle du taux d’œstrogène et l’augmentation du taux de testostérone.

TESTED NUTRITION ajoute à sa formule la classique vitamine D, pro-hormone incontournable dont aucun homme ne devrait se passer tant elle est essentielle, pour la synthèse de la testostérone mais pas seulement. Contrairement à ce que certains médias nous disent, il est quasiment impossible  d’obtenir des taux satisfaisants de cette vitamine en exposant vingt minutes par jour son visage au soleil, surtout si vous passez le reste de la journée enfermé dans un bureau ou dans les transports en commun, et que vous vivez dans une ville surplombée par un nuage de pollution. A moins de passer votre vie quasiment (ou carrément) nu sur une plage en plein soleil… Ne faites pas l’économie de la vitamine D. Une dose de TESTED ANTI-ESTRO (deux capsules) contient 1000 unités internationales de vitamine D3 (cholécalciférol, l’autre forme de vitamine D étant la D2, ergocalciférol), l’apport nutritionnel conseillé étant en France de 600 Ui (Certains chercheurs avançant des dosages utiles à 7000 voire 9000 Ui, la limite de sécurité généralement retenue étant de 10000 Ui, et notre corps exposé au soleil durant une duré significative produisant … entre 10000 et 25000 Ui de vitamine D par jour).

Mon ressenti : 

J’ai procédé comme suit : pour un test d’un mois, j’ai suivi la dose recommandée pendant deux semaines, puis les deux semaines suivantes j’ai doublé la dose pour arriver à quatre capsules par jour, prises le ventre vide : la première dose au lever avec un grand verre d’eau (de source !), la deuxième entre la collation de l’après midi et le dîner.

J’ignore si c’est à attribuer à un quelconque effet placebo ou réellement à TESTED ANTI-ESTRO, mais quelque jours après que j’aie commencé à tester ce supplément j’ai expérimenté de légères douleurs articulaires, comme si mes articulations, en particulier au niveau des genoux, étaient plus « sèches », moins lubrifiées… Ce qui est un signe d’un niveau d’œstrogènes très bas.

Durant cette même période, je n’ai pas changé mes habitudes en matière de suppléments, ce qui en matière de soutien hormonal donne 30mg de zinc (gluconate) et 3,5g d’acide aspartique (DAA), que je prends depuis des années. Je n’ai pas touché à ma diète.

Suite à ce test j’ai expérimenté une définition accentuée, une congestion nettement meilleure pendant mes entraînements avec des veines plus apparentes sur les biceps, les triceps et les avant-bras, une peau plus fine, et une motivation accrue à la fois à l’entraînement et durant mes activités diurnes et nocturnes. Je me suis donc mis en quête de TESTED ANTI-ESTRO sur les différents sites européens le proposant pour l’intégrer à ma routine, et sa disponibilité indique qu’il se vend bien, ce qui ne m’étonne pas, puisque c’est un bon produit.

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Conclusion :

TESTED NUTRITION avance que TESTED ANTI-ESTRO contient des composants dont l’efficacité est scientifiquement prouvée, et si je n’ai pas l’habitude de croire les marques sur parole, ici ces allégations se vérifient. TESTED ANTI-ESTRO est bien formulé, avec précision et méthode, ce n’est pas un produit fourre-tout, la liste d’ingrédients n’a rien d’ésotérique ni de folklorique, et il m’a donné entière satisfaction au niveau des résultats. C’est un supplément anti-œstrogènes naturel réunissant plusieurs des meilleurs inhibiteurs de l’aromatase naturels actuellement disponibles (l’on peut cependant noter l’absence de chrysine, qui a également fait ses preuves), doublé d’un optimiseur de testostérone qui ne vous vide pas les poches de vos euros durement gagnés pour quelques milligrammes de zinc et de niacine (TESTED ANTI-ESTRO est disponible aux alentours de 20-25 € chez la plupart des revendeurs). Je valide, et je recommande, MuscleXperience approved !

NOTE: 8,5/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles : 

Posologie / portion : 2 capsules
Portions par conteneur : 60 (120 capsules)

  Quantité par portion      % apport quotidien
Garcinia Mangostana
(10% HPLC fournissant du 9-OXO-Xanthenes)
275 mg +
Trigonella Foenum-Graecum
(Steroidal Saponins 20% fournissant du Diosgenin)
275 mg +
Turnera Diffusa
(4:1 ration fournissant de l’Acacetin (4’Metoxy-5,7-Dihydroxyflavone))
275 mg +
3,3′-Diindolymethane 110 mg +
[6]-Gingerol 5% de Zingiber officinale Rhizhome
((S)-5Hydroxy-1-(4-Hydroxy-3-Methoxyphenyl)-3-Decanone)
110 mg +
Vitamine D 1000 IU (en Cholecalciferol) 10 mg +

* Le pourcentage des valeurs quotidiennes est basé sur une diète de 2000 calories.
+ Valeur quotidienne non établie

AUTRES INGRÉDIENTS : Microcrystalline Cellulose, stearate de magnesium, gélatine et eau.

TESTED ANTI-ESTRO est un supplément alimentaire