Mon avis sur: AMINO MAXX

AMINO MAXXé

Marque : BODYMAXX SPORTSNUTRITION

Par Alex, MuscleXperience team

En ce moment je m’entraîne le soir, plutôt tard, et la problématique à laquelle je suis confronté est de trouver un bon vasodilatateur/booster d’oxyde nitrique sans stimulants. Si cela semble très simple sur le papier, c’est en fait une tâche ardue, puisque la quasi totalité des produits de cette catégorie actuellement sur le marché contiennent de la caféine (1,3,7-triméthylxanthine ou méthylthéobromine selon les étiquetages, mais c’est la même chose), ou au moins du thé vert ou du guarana, qui en contiennent également. Il convient de noter que même pour les pratiquants de musculation qui s’entraînent le matin ou l’après-midi, la caféine, si elle a un effet certain sur la force et les performances, finit par ne plus agir en raison d’une forte accoutumance du corps. On doit alors augmenter la dose pour ressentir les mêmes effets, ce qui peut induire des effets néfastes pour le corps (irritabilité, troubles du rythme cardiaque…). En outre, à long terme, la caféine pourrait engendrer une résistance à l’insuline. La prudence et la modération sont donc de mise.

AMINO MAXX '

BODYMAXX SPORTSNUTRITION a répondu à cette problématique, en nous livrant AMINO MAXX, un complexe d’acide aminés axé autour de la congestion, de l’énergie et de la récupération. Comme sait le faire la marque, c’est une formule simple, sans fioritures, avec uniquement ce dont on a besoin :

  • Un complexe d’acides aminés ramifiés (BCAA), ratio 2:1:1, ou l’acide aminé Leucine, clé de l’anabolisme musculaire, est majoritaire

  • De la bêta-alanine, qui favorise l’énergie et la force durant un entraînement en résistance

  • de la L-citrulline DL-malate, l’acide aminé citrulline, le must en matière de congestion et d’énergie, conjugué à de l’acide malique (qui est un acide dicarboxylique, d’oû le « DL » , intermédiaire du cycle de Krebs, l’une des voies métaboliques majeures chez l’homme comme chez la plupart des autres espèces).

  • De la taurine, dont l’impact sur l’endurance et la récupération ne sont plus en débat, et qui présente également de multiples bienfaits pour la santé (au niveau cardiovasculaire notamment)

  • de la glutamine, acide aminé le plus abondant dans le corps et primordial pour la récupération.

  • Last but not least, de l’arginine, que l’on ne présente plus. Elle est nécessaire à la synthèse de l’oxyde nitrique, qui favorise une meilleure vasodilatation et un meilleur débit sanguin.

Tout y est, sauf peut-être la bétaïne, qui par son rôle dans la régularisation de l’hydratation cellulaire et de l’homéostasie des fluides agit en prévention de la baisse des performances consécutive à la désydratation. La bétaine aurait également un impact sur la production d’homone de croissance et d’IGF1 durant l’entrainement, ainsi que sur les performances de manière générale, ce qui en aurait fait un ajout interessant dans AMINO MAXX. Peut-être pour la prochaine version !

AMINO MAXX3.jpg

Mon ressenti :

Produit très agréable à consommer, AMINO MAXX apporte énergie et congestion sans excitabilité. On ressent vraiment une bonne congestion, mais tout en douceur. On est loin des boosters hardcore proposés par certains concurrents, mélangeant caféine synéphrine et théacrine, qui vous tiennent éveillé pendant 48h après la séance et vous rendent à moitié psychotique et paranoïaque. Rien de tout cela avec AMINO MAXX, même si pour ma part j’ai dû mettre deux dosettes de 10,3g dans mon shaker pour en ressentir pleinement les effets.

Conclusion :

AMINO MAXX est le genre de produit vraiment salvateur pour ceux d’entre nous qui s’entraînent le soir (ou la nuit, tels des loups garous), et recherchent un petit vasodilatateur sympa, apportant les sensations sur la force et la congestion sans apport de stimulants, ou pour les personnes vraiment sensibles aux stimulants. En tout cas c’est un produit qualitatif, qui répond à un besoin précis : apporter un plus pour la congestion, l’énergie intra-workout et la récupération, sans l’apport massif de caféine et sa cascade d’effets secondaires parfois délétère. En bonus, le parfum que j’ai choisi, Fruity berry mix, est juste irréel. Délicieux, on croirait vraiment un cocktail sans alcool. En bref, MuscleXperience approved !

NOTE : 7,5/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Valeurs pour 110g

Pour une portion

(10,3g+250 ml d’eau)

 Ajr

Energie (kJ)

1475

153

 –

Energie (kcal)

347

36

 –

Graisse (g)

0

0

 –

– dont saturées (g)

0

0

 –

Glucides (g)

0,5

<0,5

 –

– dont sucre (g)

0,1

<0,5

 –

Fibres (g)

<0,5

<0,5

 –

Protéines (g)

85

8,8

 –

Sodium (g)

0,01

<0,01

<1

Ingredients:

L-leucine, Beta alanine, L citrulline DL-malate (1:1), Taurine, L-glutamine, L-isoleucine, L-valine, L-arginine, Acid (citric acid), Flavourings, Sweetener (sucralose), Anti-caking agent (silicon dioxide), Colours (anthocyanin, carmine).

Suggestion d’utilisation :

Mélangez une dosette(10,3 g) d’AMINO MAXX avec 250 ml d’eau froide. Prendre une dose par jour, avant l’entraînement.

Avertissements:

Les suppléments alimentaires ne remplacent pas un mode de vie sain!

Ne dépassez pas les dosages recommandés!

Tenez ce produit hors de portée des enfants!

AMINO MAXX est un complément alimentaire.

Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE

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Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperienceteam

Pour nous autres piliers de salle, il existe une quête mystique, quasi sacrée, que Saint-Arnold comparaît autrefois à l’orgasme : la congestion. Pour l’atteindre et la maximiser, je suis évidemment toujours à l’affût des dernières nouveautés en matière de suppléments, et il se trouve qu’une nouvelle venue a récemment fait son entrée sur scène : l’arginine nitrate.

Pour tester ce composé fraichement débarqué dans les magasins de nutrition sportive, j’ai opté pour l’arginine nitrate de la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui m’avait plutôt séduit avec quelques-unes de ses références, notamment TESTED ANTI-ESTRO. La marque cherche à se démarquer en proposant des formules simples, ne comptant le plus souvent qu’un ingrédient et dosé de manière optimale, et c’est le cas pour TESTED ARGININE NITRATE. 500mg d’arginine nitrate par capsule, et rien d’autre. Let’s try it !

La supplémentation en L-arginine est bien connue des adeptes de la musculation et du fitness cherchant à accroître la vasodilatation en stimulant la production d’oxyde nitrique (également appelé monoxyde d’azote ou oxyde azotique, de formule NO). L’arginine est en effet impliquée dans la production d’oxyde nitrique dans une réaction catalisée par l’enzyme oxyde nitrique synthase. Se supplémenter en arginine avait donc du sens, mais plusieurs études datant de quelques années maintenant sont venues contredire cette séduisante perspective : une supplémentation accrue en L-arginine n’entraînerait pas d’augmentation du taux d’oxyde nitrique chez l’être humain. Qu’est ce qu’on a pu en absorber, pourtant, via tous ces boosters de NO vendus à grand coup de photos d’athlètes aux physiques striés et veineux… Mais rassurons-nous, le débat n’est pas encore tranché, et l’arginine présente bien d’autres vertus, notamment la capacité d’augmenter, certes modestement, la production d’hormone de croissance.

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Revenons à nos moutons : TESTED ARGININE NITRATE. De formule C6H15N5O5 , l’arginine nitrate comprend une molécule de l’acide aminé arginine et un groupe nitrate, reliés par une liaison hydrogène.

L’utilisation des nitrates (NO3) dans la supplémentation sportive est relativement récente. Si une avalanche de suppléments intègrent l’arginine nitrate à leurs formules (Chrome NO3 de Cellucor, YOK3D, de USP Labs, Ritual de ANS…), il ne semble pas que ce soit le « netx big thing » de l’industrie du fitness . Des travaux ont cependant montré un effet ergogénique potentiel, notamment sur les fibres musculaires de type II (fibres rapides dites « blanches ») des athlètes réalisant des efforts de forte intensité, comme les sports de force dont la musculation1.

La supplémentation en nitrates serait particulièrement bénéfique quand les niveaux d’oxygène sont bas ou moyens, et pourrait contribuer à mieux « rentabiliser » l’oxygène utilisé pendant par le sportif pendant l’effort. En effet, j’ai remarqué que durant les séances où j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE, je n’ai ressenti une amélioration de la congestion « normale » qu’en milieu voire en fin de séance, ce qui est peut-être dû à la baisse des niveaux d’oxygène consécutive à l’effort.

Les marques qui commercialisent l’arginine nitrate ou l’incluent dans leurs formules « preworkout » nous promettent ceci : un débit sanguin amélioré, une vasodilatation plus importante, un apport en nutriments augmenté, un aspect plus « veineux » et de manière générale une amélioration des performances physiques. Est-ce justifié ?

Mon ressenti :

Les gélules de TESTED ARGININE NITRATE sont dosées à 500mg. Lors de mes deux premières séances de test, à l’occasion desquelles j’ai travaillé les pectoraux, les bras et les jambes, j’ai pris deux gélules 30 minutes avant la séance, sans autre supplément pré-séance. Résultat ? Imperceptible.

Par la suite, j’ai opté pour le protocole suivant : deux gélules 30 minutes avant la séance, puis deux autres environ 20 minutes après le début de celle-ci. Je m’entraîne généralement une heure et demie, et en suivant ce mode opératoire j’ai bien ressenti un petit quelque chose au niveau du « pump ». un petit quelque chose donc rien de transcendant, et puisque j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE seul, je n’ai pas ressenti les autres sensations procurées par un « booster » classique, énergie, renforcement de la concentration (caféine, tyrosine), paresthésie (bêta-alanine).

Pour finir ma boîte de 120 gélules, j’ai simplement ajouté TESTED ARGININE NITRATE à mon stack pré-entraînement. De bonnes sensations, de l’énergie et de la congestion à revendre, mais dans cette configuration difficile de connaître la part jouée par TESTED ARGININE NITRATE, sans compter que si cet ajout devait être durable, ce produit ne serait pas forcément rentable, puisque la boîte est vendue entre 20 et 25€ dans la plupart des boutiques de diététique sportive en ligne. A choisir entre un stack d’acides aminés classiques et TESTED ARGININE NITRATE, je choisis donc sans hésiter le premier.

Conclusion :

TESTED ARGININE NITRATE n’est pas un mauvais produit. Ce n’est pas non plus le phénomène tel qu’il est parfois présenté par certaines marques qui commercialisent la molécule, en tout cas pas à mon humble avis. Un simple petit mélange arginine AAKG ou L-arginine, citrulline malate et bêta-alanine reste bien moins onéreux, et beaucoup plus efficace. Si vous avez les moyens, vous pouvez, au moins pour tester, inclure un à deux grammes d’arginine nitrate à ce « combo » éprouvé, vos performances n’en seront certainement pas tirées vers le bas. Vous pouvez également fort bien vous en passer !

NOTE : 6/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Quantité de la portion: 2 gélules

Nombre de portions: 60

Par portion

Arginine nitrate 1000 mg

Ingrédients:

Arginine nitrate, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested Arginine Nitrate

Prendre deux capsules une à deux fois par jour.

 

Avertissement Tested Arginine Nitrate: Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique. Ne convient pas aux personnes de moins de 18 ans. Garder hors de la portée des enfants. Stocker dans un endroit sec et frais. Ne pas utiliser si le bouchon de sécurité est cassé.

Ces données n’ont pas été évaluées par la FDA.

Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladie que ce soit.

Arginine nitrate est un complément alimentaire.

1Jones, A.M. (2014) Influence of dietary nitrate on the physiological determinants of exercise performance: a critical review. Applied Physiology, Nutrition and Metabolism 39, 1019-1028

Mon avis sur : GH SURGE

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Marque: SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperienceteam

L’hormone de croissance (Growth hormone en anglais, soit GH en abrégé, ou HGH, human growth hormone), est une hormone polypeptidique (donc composée de plusieurs peptides, molécules comprenant au moins deux résidus d’acides aminés reliés par la liaison peptidique) de 191 acides aminés, secrétée la partie antérieure de l’hypophyse et plus particulièrement par les cellules somatropes, d’où les appellations de somatotropine ou de somatropine qui sont également données à l’hormone de croissance.

Hormone naturellement secrétée par le corps humain (dans le cas de l’hormone de croissance humaine, chaque espèce ayant sa déclinaison, par exemple la somatropine bovine – STB –  pour les bovins), sa seule évocation est dans certains pays est entachée d’opprobre, en raison d’une part du scandale de l’hormone de croissance contaminée qui a éclaté à la fin des années 90 et qui a donné lieu à des procès retentissants en France notamment, d’autre part aux nombreuses dérives liées à l’utilisation de somatotropine « naturelle » puis synthétique (hormone de croissance recombinée) dans certains milieux sportifs de haut niveau.

Ce qu’oublient les médias de masse en nous rebattant encore et toujours les oreilles avec les mêmes inepties, c’est que l’hormone de croissance est avant tout une hormone produite naturellement par le corps humain, essentielle pour la reproduction cellulaire et donc pour sa croissance, ainsi que pour sa santé. Si la production non régulée de cette hormone est pathologique, impactant la taille des os et des organes, et l’état de santé général de celles et ceux qui en souffrent (acromégalie, gigantisme), sa déficience conduit au nanisme, terme désignant une insuffisance de croissance pouvant avoir comme origine une insuffisance hypophysaire.

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Encore une fois, les déformations et approximations médiatiques se révèlent nuisibles, car entretenir des niveaux sains d’hormone de croissance naturelle permet à tout à chacun et en particulier aux sportifs, de bénéficier d’un meilleur sommeil (et vice-versa), d’une meilleure récupération post-effort, et de mieux vieillir.  Comment un tel miracle est-il possible ? Et bien à  proprement parler il ne s’agit pas d’un miracle, mais avant tout d’hygiène de vie. Pratiquer une activité sportive intense et régulière et en particulier certains exercices, impliquant le maniement de charges lourdes, permet d’optimiser sa production naturelle de « GH ». Cette production est également influencée par la nutrition, et par la qualité du sommeil, la majeure partie de l’hormone de croissance endogène étant produite la nuit, durant les phases de sommeil profond. Il a en effet été mis en évidence qu’un sommeil profond et suffisant influait positivement sur la sécrétion nocturne d’hormone de croissance (mais pas seulement, puisque la prolactine, l’hormone lutéinisante et les hormones thyroïdiennes aussi sont concernées), et que la privation de sommeil entraîne des conséquences inverses[1].

On sait que certaines substances naturelles ou artificielles auraient la capacité (réelle ou supposée/fantasmée) d’induire une augmentation de la sécrétion de cette hormone : les secretagogues. On trouve dans cette catégorie des acides aminés, des extrais végétaux, et des substances de synthèse, illégales à la vente et à l’achat dans la plupart des pays et interdits aux athlètes participant à des compétitions. Les moins onéreux, et les plus accessibles, restent donc les acides aminés. Les recherches menées dans ce domaine ont principalement porté sur la L-lysine, la L-arginine, et la L-ornithine. La glycine pourrait compléter utilement ce trio de tête, classiques des « boosters de GH » naturels.

GH SURGE (littéralement « poussée de GH ») de SCITEC NUTRITION® est donc l’un des produits que la marque a lancé sur le marché dans cette gamme, avec son T/GH. Pour illustrer les publicités de ce différents produits, SCITEC NUTRITION® utilise les visuels de son athlète IFBB pro Cédric McMILLAN, qui n’en doutons pas un seul instant a eu recours à GH SURGE pour se batir son physique de titan. Business is business.

Au-delà de ces propos aigre-doux, que penser de GH SURGE ? Des études menées sur la combinaison L-lysine, la L-arginine et  L-ornithine concluent que celle-ci pourraient induire un modeste pic d’hormone de croissance entre 30 et 90 minutes après son ingestion, chez des hommes jeunes. D’autres réfutent cette hypothèse, mettant en avant l’inefficacité de cette combinaison, en particulier avant un exercice de résistance. Si l’on souhaite retenir les éléments positifs concernant ce « combo », retenons que s’il semble contre-productif quand il est absorbé autour de la séance, il pourrait avoir un impact positif sur la production endogène de GH pris au repos et l’estomac vide.

Mon ressenti :

On ne va pas se mentir : après un mois de test de GH SURGE à raison de deux doses par périodes de 24h, je ne peux faire état d’aucun ressenti particulier. J’ai opté pour une dose de trois comprimés le matin au réveil, et une autre au moment du coucher.  Pour autant je ne me sens pas plus mal qu’avant, ma récupération post-séance est correcte, bref je me porte bien. GH SURGE participe-t-il à mon bon état de santé général… Je pense que cela relève plus du domaine de la foi que de celui de la science.

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Conclusion :

GH SURGE est un produit qui surfe sur les quelques études avançant la possible augmentation de la sécrétion de GH endogène chez l’homme du fait de la consommation de la combinaison L-lysine, L-arginine, et L-ornithine. S’il existe une clientèle, SCITEC NUTRITION® aurait tort de s’en priver. A mon avis, on peut tout à fait se passer de ce complément. Si l’on souhaite se rassurer sur sa production d’hormone de croissance, se donner un petit plus imperceptible sur le court et moyen terme, ou si vous bénéficiez d’une offre spéciale sur ce produit (si on vous l’offre dans un package par exemple, ce qui a été mon cas), pourquoi pas. Son prix est modique, généralement aux alentours de 10€, parfois moins (certaines boutiques en ligne le vendent à 15€, c’est trop cher pour trois acides aminés timidement dosés, navré). N’en attendez pas grand-chose, vous ne serez pas déçu.

[1] Notamment : Neuroendocrinological investigations during sleep deprivation in depression. II. Longitudinal measurement of thyrotropin, TH, cortisol, prolactin, GH, and LH during sleep and sleep deprivation, Baumgartner, Riemann D, Berger M. in Biol Psychiatry. 1990 Oct 1;28(7):569-87

 

NOTE : 5/10

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Une dose : 3 gélules

Par dose %AJR

L-arginine HCL   1050mg                †

L-lysine HCL       525mg  †

L-ornithine HCL                525mg  †

AJR non déterminés

 

Ingrédients:

Chlorhydrate de L-arginine, chlorhydrate de L-lysine, chlorhydrate de L-ornithine, tunique: gélatine, antiagglomérant: stéarate de magnésium, colorants: rouge allura AC**, bleu brillant FCF, dioxyde de titane.

 

GH SURGE est un complément alimentaire.

 

 

Mon avis sur : TRIBULUS PLUS

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Marque : QUAMTRAX

Par Alex, MuscleXperience team

Dans l’article que j’ai consacré au Tribulus terrestris, Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, j’explique pourquoi cet extrait végétal controversé et parfois méprisé peut s’avérer utile pour un athlète naturel en quête d’un petit plus pouvant faire la différence. On ne cherchera pas à obtenir un quelconque effet hormonal, et a fortiori des résultats steroid-like : si certains essais menés sur des animaux (singes, lapins) concluent à une augmentation significative de la production hormones stéroïdes (testostérone, dihydrotestostérone mais aussi DHEA) consécutive à un traitement avec un extrait de Tribulus , d’autres ont infirmé l’hypothèse que le Tribulus terrestris était à même de stimuler le système endocrinien et les taux d’androgènes. Plusieurs études menées cette fois sur des hommes en bonnes santé (en particulier sur des sportifs) sont également arrivées à la conclusion que le Tribulus n’avait pas d’effet hormonal.

Au-delà des vertus attribuées en phytothérapie au Tribulus terrestris (il serait diurétique, analgésique, anti -inflammatoire, antibactérien), ce végétal présente quelques sérieux atouts:

  • C’est une plante dite adaptogène, ce qui la rend susceptible d’améliorer la réponse de l’organisme aux divers stress auxquels il peut être exposé, même si certains spécialiste jugent ce concept aujourd’hui dépassé.  
  • Ses effets sur la fonction érectile sont avérés : le Tribulus aurait un effet sur la relaxation des fibres musculaires lisses des corps caverneux de la verge et la production d’oxyde nitrique (NO) au niveau de leur endothélium.

Le Tribulus terrestris peut donc être une option utile pour l’athlète naturel en quête de performance à la salle ou sous la couette, pour peu que le produit soit sélectionné avec soin et la dose adaptée.

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Les bases étant ainsi posées, on peut se demander si  TRIBULUS PLUS, de la marque espagnole QUAMTRAX, est conforme à notre cahier des charges. En matière de Tribulus, il est assez basique : la qualité de l’extrait dépend :

  1. de son origine (Plusieurs experts recommandent logiquement de sélectionner en priorité les extraits végétaux  provenant d’Europe centrale, qui seraient plus riches en protodioscine, même si cette recommandation est à nuancer, les mécanismes d’action de la plante conservant à l’heure actuelle leur mystère).
  2. De son taux de saponines dont protodioscine (Elles sont les principes actifs de la plante, ce qui explique que le taux de saponines, dites stéroïdiennes car leur structure ressemble à celles de hormones stéroïdes, soit fièrement affiché par certaines marques de nutrition sportive).
  3. De son dosage

 

TRIBULUS PLUS passe-t-il le test ? Let’s try it !

Quand on opte pour un supplément, il faut toujours garder à l’esprit qu’il s’agit justement d’un supplément et pas d’un quelconque produit dopant. Les effets de nombre d’extraits végétaux, même s’ils sont réels, restent malgré tout le plus souvent subtils.  Pour expérimenter ces subtils effets, encore faut-il consommer l’extrait sous une forme assimilable, en respectant un dosage adapté. Encore une fois parler de dosage avec un extrait végétal est délicat : pour ma part je me base sur les études menées sur des humains ou à défaut sur des rats (ou des souris, ou des lapins…) en adaptant le rapport grammes/kilogramme de poids de corps, et également sur mon ressenti. Concernant le Tribulus, beaucoup d’athlètes naturels le juge inutile. Je ne suis pas de cet avis, le l’ai expliqué dans Le Tribulus terrestris au-delà du mythe.  

Il m’arrive donc fréquemment d’ajouter du Tribulus terrestris à un stack naturel, donc la composition peut varier. Gingembre, maca, Mucuna pruriens, fenugrec… Mais dans tous les cas de figure j’incorpore au moins 1,5 gramme de Tribulus. En dessous- les effets ne sont pas subtils, ils sont imperceptibles. Quand certaines marques mettent sur le marché des comprimés contenant jusqu’à 2 grammes d’extrait de Tribulus, forcément TRIBULUS PLUS de QUAMTRAX et ses 385mg ont l’air un peu légers. En outre, les gélules  de TRIBULUS PLUS ne contiennent selon l’étiquette, outre le sulfate de zinc, que 72,64% d’extrait, le reste étant de la maltodextrine, du stéarate de magnésium et du dioxyde de titane (rien d’exceptionnel dans des gélules, mais cela rend la teneur réel en principe actif encore plus tenue).  Ce ne sont pas les 10mg de sulfate de zinc par gélule qui ont été ajoutés à  la formule qui y changeront grand-chose.

Mon ressenti :

Aucun. Dire le contraire serait mentir : je suis en ce moment plutôt fatigué, j’encaisse moins bien les séances qu’il y a quelques mois, et le petit plus pour la récupération que j’attends généralement avec du Tribulus ne s’est pas fait sentir. Il est vrai qu’avec moins de 385mg d’extrait de Tribulus par gélule et 10mg de zinc, il ne faut pas s’attendre à grand-chose. En respectant le(s) dosage(s) préconisé(s) par QUAMTRAX (les recommandations diffèrent selon les emballages du même produit, ce qui ne facilite pas la lisibilité : sur mes boîtes le dosage recommandé est d’une gélule, sur d’autres QUAMTRAX conseille deux gélules après le repas, mais on trouve également des étiquettes mentionnant 3 gélules avant la séance… Dans le doute j’ai essayé les trois « protocoles » sur une semaine chacun, et la dernière semaine je suis passé à 4/5 gélules par jour pour les finir)) je n’ai donc ressenti aucun accroissement de force, d’amélioration et d’accélération de la récupération post entrainement, et évidemment je n’ai pas expérimenté de priapisme…  

Durant le mois qu’a duré mon test de TRIBULUS PLUS, j’ai donc davantage considéré ce produit comme étant du « ZINC PLUS », du zinc (oligo-élément essentiel à plus d’un titre, et en particulier concernant la synthèse de la testostérone et la spermatogénèse) agrémenté d’un petit quelque chose à l’efficacité bien incertaine. La dernière semaine de mon test, il m’est arrivé d’en gober une petite poignée, sans pour autant ressentir plus d’effets.   

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Conclusion :

Un supplément contenant du Tribulus et du zinc, et vendu comme un optimisateur hormonal, alors que les effets du Tribulus terrestris sur la production d’hormones androgènes ne sont pas démontrés scientifiquement, et que si une carence en zinc (fort rare) peut avoir des effets délétères sur la santé (et pas seulement sur les fonctions reproductives), une overdose de zinc ne fera pas monter votre taux de testostérone mais sera en revanche toxique pour votre organisme (il faudrait quand même dépasser les 150/200mg par jour).

QUAMTRAX n’indique pas l’origine géographique de son Tribulus, uniquement le taux de saponines (sur certains emballages, d’autres sont dépourvus de cette indication), qui serait de 40%. De même, l’on ne sait pas s’il s’agit du fruit ou des parties aériennes (qui contiennent des taux de saponines différents). Seul vrai point positif, le prix de TRIBULUS PLUS : moins de 10€ chez la plupart des revendeurs, c’est plutôt économique… Sauf si on envisage d’en consommer plusieurs grammes. Dans ce cas de figure, il est plus avantageux de préférer à TRIBULUS PLUS d’autres références, plus qualitatives et mieux dosées.

NOTE : 4/10

Composition et valeurs nutritionnelles : Pour deux gélules

Graisses 0.01g
Glucides 0.71g
Protéines 0.19g
Zinc 20mg
Tribulus terrestris 40% saponines 770mg

Ingrédients : Tribulus terrestris 40% de saponines, gélatine (capsules), sulfate de zinc, maltodextrine, Antiagglomérant (stéarate de magnésium), E171 (colorant), dioxyde de titane.

 

Mon avis sur : MULTIVITAMIN

Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, un complexe multivitamines bien formulé et adapté aux besoins d’un organisme sollicité par un entraînement intensif se trouve en tête de liste des suppléments dont un sportif à la recherche de la performance ne devrait idéalement pas se passer. J’entends déjà l’éternelle ritournelle des fanatiques du  tout « naturel » : les vitamines et les minéraux naturellement présents dans la nourriture sont mieux assimilables, et son par conséquent à préférer à leurs homologues synthétiques. Ce n’est pas faux, mais il est nécessaire de rappeler la chose suivante : du fait du mode de vie occidental moderne, et de la prévalence des produits industriellement transformés sur les produits frais d’une part, de l’appauvrissement des sols surexploités d’autre part, il est désormais difficile de couvrir l’intégralité de ses besoins en vitamines et minéraux par la simple alimentation. Ce n’est pas impossible, mais il vous faudra alors ingurgiter une quantité importante de fruits, de légumes, d’œufs, viandes et poissons, en prenant garde à ne consommer que des marchandises biologiques, pour éviter d’avaler moult pesticides, résidus d’antibiotiques et de matière plastiques perturbateurs endocriniens etc etc.  Ça, c’est pour les omnivores, car en ce qui concerne les végétariens ou les végétaliens (vegan), le défi se révèle encore plus ardu. Pour ma part, même si je ne suis ni végétarien ni végétalien, et que je veille à m’alimenter de la manière la plus saine et la plus variée possible, je considère qu’un complexe multivitamines est un must, devant les vasodilatateurs, boosters de testostérone et autres brûleurs de graisses : c’est la base.

Ce type de compléments faisant partie de l’arsenal obligatoire de nombre de  pratiquants de musculation, la plupart des marques de nutrition sportive en ont intégré à leur catalogue. C’est le cas de BODYMAXX SPORTSNUTRITION, marque qui pour l’instant ne m’a jamais déçue et dont j’ai toujours plaisir à tester les produits. MULTIVITAMIN fera-t-il exception à la règle ? Let’s try it !

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On ne va pas se mentir, la plupart des complexes multivitamines disponibles sur le marché, qu’ils soient destinés à des sportifs ou non, ont une composition « basique » proche. De la vitamine A, des vitamines du groupe B, souvent de la vitamine D et E, parfois de la vitamine K. Concernant les minéraux, il y a les omniprésents (magnésium, calcium, manganèse), les plus rares et pourtant nécessaires (fer, chrome), les trop souvent absents ou sous-dosés (zinc, cuivre), et ceux dont on pourrait se passer (molybdène). La différence entre les produits concurrents se fait sur plusieurs critères :

  1. La composition et le dosage. Je suis toujours attentif aux dosages des vitamines du groupe B, à la vitamine C, ainsi qu’à certains minéraux (zinc, magnésium, manganèse, cuivre). Si le dosage de vitamine C est inférieur à 80 mg (soit l’apport journalier recommandé pour un adulte, qui en matière de vitamine C – acide ascorbique -, est un minimum), celui de zinc inférieur à 10mg (également AJR, l’apport nutritionnel conseillé étant situé entre 7 et 12mg par jour) ou le cuivre absent, je passe mon chemin.
  2.  La taille des comprimés. On y prête pas forcément attention, sauf quand ils sont tellement gros où anguleux qu’on n’arrive pas à les avaler. Pourtant, des comprimés minuscules censés contenir des dizaines de vitamines, minéraux voire extraits végétaux associés doivent inspirer de la méfiance : soit ils ne contiennent pas ce qui est imprimé sur l’étiquette (ou pas en totalité), soit les composés auront été tellement malmenés durant leur conditionnement que vous risquez de n’en retirer que bien peu de bénéfices.  
  3. Le prix. Nous parlons de vitamines en poudre, compactées et conditionnées. Même si le produit est de bonne facture et bien formulé, il faut savoir raison garder.

Mon ressenti :

Je ne vais pas vous dire que depuis que je prends deux comprimés de MULTIVITAMIN de BODYMAXX SPORTSNUTRITION tous les jours, je me sens beaucoup plus en forme, ma vie est devenue merveilleuse, j’effectue des prouesses à la salle de sport, et au lit, n’en parlons pas; ce ne serait pas vrai (enfin peut-être, mais pas grâce à MULTIVITAMIN). En revanche, je peux vous dire la vérité : MULTIVITAMIN est un complexe multivitamine bien formulé, complet, contenant tout ce que je cherche dans ce produit basique : De la vitamine A, de la vitamine C à 120mg, de la vitamine D et E, un complexe de vitamines du groupe B, et la quasi-totalité des minéraux que je traque sur les étiquettes (il ne manque que le potassium). Remarquons la présence de zinc, nécessaire à l’équilibre hormonal (il vous faudra cependant compléter cet apport, qui à lui seul n’est pas suffisant), et de cuivre, oligo-élément impliqué dans nombre de processus physiologiques (dont la formation du sang), et au bon fonctionnement hormonal, au niveau de la thyroïde, des glandes corticosurrénales et de l’hypophyse (le cuivre est notamment impliqué dans la production de l’hormone lutéinisante).

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Conclusion :

MULTIVITAMIN correspond à ce que j’en attendais : un complexe multivitamines complet, bien formulé et donc correctement dosé, dans un format pratique (le dosage recommandé par BODYMAXX SPORTSNUTRITION est de deux comprimés par jour), le tout à un prix accessible : aux alentours de 20€ la boîte de 120 comprimés chez les revendeurs proposant les produits BODYMAXX SPORTSNUTRITION : à raison de deux comprimés par jour, une boîte dure donc deux mois, ce qui est plutôt compétitif sur ce segment, BODYMAXX SPORTSNUTRITION  n’étant pas une marque discount ou low cost. Pas d’esbroufe, pas d’ajouts inutiles, un produit de qualité à un prix accessible. Musclexperience approved !  

NOTE : 8/10

Composition et valeur nutritionnelle :

Vitamin A 266μg
Vitamin C 120mg
Vitamin D 10μg
Vitamin K 60μg
Vitamin E 20mg
Vitamin B1 2,8mg
Vitamin B2 3,2mg
Vitamin B3 36mg
Vitamin B5-Acide pantothénique 12mg
Vitamin B6 4mg
Acide folique (Vit B9) 400mg
Vitamin B12 2μg
Biotine (Vitamine H) 300μg
Calcium 325mg
Magnesium 200mg
Iode 100μg
Fer 8mg
Selenium 50μg
Zinc 10mg
Cuivre 1mg
Manganèse 2mg
Chrome 50μg
Molybdène 50μg
Phosphore 250mg

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La maca, Viagra péruvien ?

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Par Alex, MuscleXperience team

La maca (Lepidium meyenii Walpers) est une plante de la famille des Brassicaceae (également dits crucifères, intégrant les choux, navets, raifort etc), originaire des hautes Andes péruviennes. Elle est cultivée et consommée depuis le néolithique dans les Andes péruviennes, en haute altitude (elle l’est également dans une moindre mesure en Bolivie). Elle est traditionnellement utilisée dans l’alimentation locale (en mangeant le tubercule frais, séché ou sous forme de gruau, même si on trouve aujourd’hui des boissons et même des chips à la maca) ainsi que comme plante médicinale en raison des vertus qu’on lui attribue : elle aurait un effet tonique sur l’organisme, et plus particulièrement sur l’appareil reproducteur tant masculin que féminin. En clair, ce serait un stimulateur de la fertilité mais aussi de la libido.

La maca connaît une popularité grandissante depuis quelques décennies en raison de sa réputation d’aphrodisiaque. On la surnomme ainsi parfois le « viagra péruvien », mais également le ginseng péruvien car elle partagerait avec ce dernier sa qualité d’adaptogène.

Il y encore quelques années la maca en tant que supplément alimentaire était cantonnée aux magasins de produits biologiques et aux préparations formulées pour renforcer naturellement le désir sexuel et les capacités érectiles… avec plus ou moins d’efficacité. Son apparition dans les produits destinés aux sportifs est récente. Elle peut néanmoins faire sens en vertu des vertus prétendument adaptogènes et toniques précitées. Mais on retrouve également de l’extrait de maca dans des formules censées maximiser naturellement le taux de testostérone. Que penser de cette utilisation du «viagra péruvien» ?

Je ne sais pas vous mais moi je suis intrigué par un point. Dans les pays occidentaux, les préparations contenant de la maca affiche quelques grammes voire quelques milligrammes de ce tubercule plein de promesses. Mais au Pérou, l’utilisation traditionnelle qu’en font certaines populations andines va de la dizaine à la centaine de grammes. Ça doit en faire de sacrés chauds lapins, non ? Je pense donc qu’avant tout il faut relativiser les surnoms et qualificatifs à usage promotionnel. Promouvoir les cultures des petits producteurs locaux, c’est louable. Mais il faut être honnête, la maca n’a rien à voir, même de loin, avec le citrate de sildénafil contenu dans la pilule bleue mise sur le marché par Pfizer en 1998. Le rapprochement est donc sympathique mais abusif.

Le Viagra comme les autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) empêche la destruction de la guanosine monophosphate cyclique (GMPc) qui ainsi maintient la concentration de monoxyde d’azote responsable de l’érection. Le citrate de sildénafil n’est pas le seul composé à avoir ces propriétés: dans la classe des inhibiteurs de synthèse de la PED5 on compte également le tadalafil, le vardénafil et l’avanafil. En outre, certains extraits végétaux ont également des propriétés similaires, quoi que dans de moindres proportions: c’est le cas de l’Epidemium (fleur des elfes ou horny goat weed) et d’un de ses flavonoïdes en particulier, l’icariine. Ce serait également celui du Tribulus terrestris (voir Le Tribulus terrestris au-delà du mythe). La maca, quant à elle n’a pas de propriétés inhibitrices de la PED5, elle n’agit pas sur la GMP cyclique et n’a donc, a priori, pas d’effets sur l’érection. A moins que …

Le Lepidium meyenii Walpers a fait l’objet de nombreuses études, dont plusieurs suggèrent un effet positif sur la dysfonction érectile et sur la fonction sexuelle chez la femme ménopausée. La réputation ancestrale de cette plante doublée de ces résultats encourageants a évidemment incité l’industrie de la nutrition sportive à s’engouffrer dans la brèche. Pourtant, il est désormais prouvé que la maca n’a aucune influence hormonale¹², si sur les taux de testostérone ou de testostérone libre, ni sur les taux d’estradiol. L’utilisation de l’extrait de maca dans des produits censés augmenter naturellement le taux de testostérone est donc sujette à caution. Est-elle pour autant bonne à reléguer au cimetière des suppléments inutiles et n’ayant pas tenues les promesses (trop belles pour être vraies) de l’industrie ? Ma réponse est négative.

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Tout d’abord, si la maca n’a pas d’effet hormonal, elle n’en reste pas moins un véritable super aliment contenant du calcium, du potassium, du fer, de l’iode, du manganèse, du zinc, du sélénium, du magnésium, de l’acide malique, les vitamines B1, B2, B12, C, D3, E, et P ainsi que 19 acides aminés. Rien que pour ce contenu riche en nutriments, la maca est intéressante en tant que cocktail mutivitaminé naturel.

C’est en outre un aphrodisiaque éprouvé : même si cela est indépendant d’une quelconque influence hormonale, l’effet de la maca sur le désir sexuel semble être indubitable, ce qui se manifeste par une fréquence plus importante des rapports. Plusieurs études ont conclu dans ce sens, même si la méthodologie utilisée a pu être questionnées, et si des doutes subsistent quant aux dosages utilisés, au type de maca testé sur les sujets et à la qualité des extraits.

Ensuite, la consommation de maca semble être capable d’améliorer la qualité du sperme et donc d’impacter positivement la fertilité³. Remémorons-nous les légendes ancestrales, les indiens péruviens conseillant aux premiers colons espagnols (qui les exploitaient allégrement) de donner de la maca aux animaux qui avaient du mal à se reproduire. Si c’est valable pour les ânes ou les chevaux, ça devrait l’être pour nous, non ?

En réalité, il est à l’heure actuelle impossible de comprendre précisément quels sont les mécanismes à l’œuvre avec le « ginseng péruvien ». Si l’on ne peut ignorer les nombreux retours positifs, l’utilisation traditionnelle dont elle fait l’objet en tant que plante médicinale et les quelques études sérieuses soutenant un effet certain sur la libido et la fertilité, il est nécessaire de garder une certaine réserve vis-à-vis des extraits végétaux vendus à toutes les sauces et porteurs d’innombrables promesses. Pour avoir avalé des dizaines de grammes de maca de types et de qualités diverses sous des formes variées, je peux affirmer que cette plante, aussi bénéfique et riche en nutriments qu’elle soit, n’a rien de commun avec les inhibiteurs de la PED5 de synthèse, et cela quel que soit le dosage utilisé. Cependant, il faut garder à l’esprit que mère nature protège bien ses secrets, et qu’une plante comme la maca renferme des centaines de phytocomposants, que l’on découvre progressivement, mais dont la très grande majorité nous est inconnue. Les effets « aphrodisiaques » de la maca peuvent trouver leur source dans un flavonoïde pour l’instant non identifié, ou dans un alcaloïde, ou dans une synergie opérée entre plusieurs de ses phytocomposants. Dans le doute, et au vu des résultats prometteurs, du prix de la maca et de sa disponibilité, je ne vois pas de raison de s’en priver: la maca peut totalement trouver sa place dans une routine de suppléments destinée à se maintenir dans une bonne forme générale, voire à accroître la vitalité et la vigueur sexuelle. Pour ma part, j’expérimente de vrais bénéfices dès 1,5g par jour, même si le dosage qui me convient le mieux se situe quelque part en 5 et 10g quotidiens.   

On pourra par exemple l’inclure dans un stack avec de l’horny goat weed ou du Tribulus qui ont une influence directe sur la fonction érectile, ou avec de l’extrait de fenugrec ou de muira puama, et avec quantité d’autres extraits intéressants donc les effets peuvent agir en synergie avec la maca. Un « viagra péruvien », peut-être pas, mais une arme de plus dans l’arsenal des hommes et des femmes(4) à la recherche de la performance, sûrement.

1 Gonzales GF, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C, Castillo S. Effect of Lepidium meyenii (MACA) on sexual desire and its absent relationship with serum testosterone levels in adult healthy men, Andrologia. 2002 Dec;34(6):367-72.

2 Gonzales GF1, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C., Effect of Lepidium meyenii (Maca), a root with aphrodisiac and fertility-enhancing properties, on serum reproductive hormone levels in adult healthy men, J Endocrinol. 2003 Jan;176(1):163-8.

3 Gonzales GF1, Cordova A, Gonzales C, Chung A, Vega K, Villena A., Lepidium meyenii (Maca) improved semen parameters in adult men, Asian J Androl. 2001 Dec;3(4):301-3.

4 Les hommes ne sont pas les seuls à posséder des corps caverneux, et donc à pouvoir expérimenter les bienfaits des extrais végétaux susmentionnés.  

 

Mon avis sur : HOT BLOOD 3.0

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Marque : SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperience team

En matière de boosters « preworkout  » comme en matière de cinéma, je suis toujours un peu circonspect vis-à-vis des références faisant l’unanimité. Certains diront que je suis élitiste, voire snob, d’autres savent que je suis simplement à la recherche  de l’excellence, et parfois il est vrai, de l’exotisme.

HOT BLOOD 3.0 est tout sauf un produit exotique. Placé parmi les meilleures ventes en matière de boosters pré séance en Europe, c’est, dit-on dans les salles (« tu as testé HOT  » BLOUD  » », m’a-t-on quelque fois demandé) et lit-on sur le net, une valeur sûre. Il fallait bien que je me décide un jour à le tester. HOT BLOOD 3.0, let’s try it !

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Au niveau de la composition, pas de surprises, nous avons les ingrédients classiques dans ce genre de formulation :

  • Une matrice de cinq formes de créatines différentes : la bonne vieille créatine monohydrate (micronisée « MicronTec », donc sous forme de micro particules censée faciliter l’assimilation de la créatine), de la Kre-Alkalyn®, forme de créatine « tamponnée » popularisée dans les années 2000 pour avoir un Ph basique, ce qui éviterait les troubles du transit liés à l’acidité (je n’en ai pour ma part jamais fait l’expérience), pour sa propension à ne pas se transformer en créatinine (alors qu’en réalité si la prise d’une dose significative de créatine fait monter le taux sanguin de créatinine, celui-ci ne sera plus un marqueur de la fonction rénale), et ne pas être toxique (la créatine monohydrate, à condition de respecter les dosages recommandés notamment par l’EFSA et l’ANSES – 3g par jour – n’est pas toxique, sauf à la prendre conjointement avec certains médicaments). D’autres arguments de vente affirment qu’elle ne provoquerait pas de rétention d’eau, et qu’elle ne nécessiterait pas de « phase de charge ». La rétention d’eau consécutive à la consommation de créatine est un faux problème : il ne s’agit pas d’eau sous-cutanée mais  stockée à l’intérieur des cellules musculaires, ce qui constitue un effet secondaire plutôt positif : si sur le long terme la créatine permet bien de gagner en force, de de prendre plus lourd et de construire plus de masse musculaire, cette augmentation du volume des myocytes permet en théorie de paraître plus « gonflé ». Le vrai problème des pratiquants qui consomment (voire se surchargent) en créatine, c’est qu’ils se gavent de glucides, et ce sont lesdits glucides qui provoquent une vraie rétention d’eau sous-cutanée. HOT BLOOD 3.0 contient également de la créatine pyruvate, résultant de la liaison de la créatine et de l’acide pyruvique. Dans les muscles, une partie de la créatine disponible se lie au phosphate pour donner de la phosphocréatine qui elle-même se lie à l’adénosine diphosphate (ADP) pour créer l’adénosine triphosphate (ATP), source d’énergie musculaire impliquée dans de nombreuses réactions biochimiques. Le pyruvate étant également impliqué dans des processus de production d’énergie sous forme d’ATP (le pyruvate issu de la glycolyse intègre après sa décarboxylation oxydative en Acétyl-Coa le cycle de KREBS, dont l’un des produits est l’ATP), ce mariage peut avoir du sens… Même si en l’état actuel des recherches rien n’indique que cette forme soit supérieure à la créatine monohydrate. HOT BLOOD 3.0 affiche également dans sa composition du citrate de créatine et du phosphate de créatine, autrement dit la phosphocréatine qui est la forme directement utilisable pour le muscle pour créer l’ATP. Contrairement à d’autres formes « innovantes » de créatine dont la preuve de la supériorité n’a pas été  apportée, le phosphate de créatine a montré une capacité à augmenter le poids des athlètes et la capacité de travail anaérobie (ce qui est le cas de la musculation ou du cardio en fractionné ou high-intensity interval training (HIIT) de manière significative.
  • Un complexe d’acides aminés mêlant de l’arginine (pour la congestion), de la tyrosine (participant à la synthèse des catécholamines, l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B, elle est également le précurseur de la DOPA; la tyrosine est susceptible d’augmenter la vigilance et la concentration) de la taurine, qui joue un rôle important dans le métabolisme des lipides et augmente la sensibilité à l’insuline (et le taux de testostérone !) et de l’ornithine HCL, dont le double intérêt est d’être un précurseur de la citrulline (donc d’influer sur la production d’oxyde nitrique) et d’impacter positivement la sécrétion de facteurs de croissance (hormone de croissance, insulin-like growth factor-1 ou IGF-1, insulin-like growth factor-binding protein 3 ou IGFBP-3) , en particulier quand elle est prise conjointement avec de l’arginine.  
  • Un complexe de vitamines du groupe B (jouant un rôle majeur dans le métabolisme) et d’électrolytes (sodium, le plus important durant la séance en particulier si elle s’éternise, et du magnésium).
  • Le Multi-complexe « Hot blood », qui joint à des acides aminés soutenant la performance, la congestion (Bêta-alanine, Arginine AAKG, L-citrulline DL-malate) et le métabolisme (Acetyl L-Carnitine) une dose de caféine, incontournable dans les pre workout contenant des stimulants, des « polymères de glucose » (des glucides à IG élevé, mais polymères ça fait plus scientifique : il n s’agit que de dextrose) et de la Biopérine® pour optimiser l’assimilation du cocktail. Il faut cependant noter que si l’influence de l’arginine prise avant ou pendant la séance sur la congestion musculaire est largement battue en brèche par la recherche, l’AAKG (arginine et α-cétoglutarate, cétoacide intervenant également dans le cycle de KREBS) l’est tout autant, plusieurs études faisant peser de sérieux doutes sur son efficacité (elle de de surcroît plus chère).
  • Pour finir, HOT BLOOD 3.0 affiche dans sa composition un complexe d’antioxydants de bonne facture, où l’on retrouve un extrait de thé vert (Camellia sinensis), de l’extrait de pépin de raisin (qui en plus influence positivement le taux de testostérone) et de l’acide alpha-lipoïque, l’un des antioxydants les plus puissants disponibles actuellement. Est-ce une bonne idée de joindre ce genre de complexe à un booster pré séance ? La question fait l’objet de débat, mais la réponse est a priori négative : les antioxydants viendraient atténuer les effets positifs de l’exercice en brouillant les signaux transmis par les dérivés réactifs de l’oxygène (DRO, en anglais reactive oxygen species ou ROS), tels que les radicaux libres, qui influeraient positivement sur l’anabolisme post-entraînement. Nous ne trancherons par ce débat dans ce court article, mais limiter la prise d’antioxydants autour  de la séance semble être un choix plus judicieux.

 

Mon ressenti :

Il faut bien le reconnaître, j’ai été quelque peu déçu par les effets de HOT BLOOD 3.0. Peut-être est-ce qu’à force d’en entendre parler je m’attendais vraiment à quelque chose d’exceptionnel, mais en respectant le dosage recommandé je n’ai pas ressenti ce « pump » tant recherché, suivi de l’envie irrépressible de pousser l’entraînement au-delà de mes limites. Il faut dire que j’en teste beaucoup, des preworkouts, et parfois j’ai vraiment l’impression d’être habité par les flammes de l’Enfer. En mettant deux doses de HOT BLOOD 3.0 dans mon shaker, j’ai malgré tout fait l’expérience d’une énergie appréciable, et même d’un certain sentiment de bien-être pendant la séance (est-ce dû à la théanine contenue dans le thé vert ?). Je n’ai éprouvé aucun bénéfice à aller au-delà des deux doses (40g, tout de même…), même pas de la fébrilité due à la dose conséquente de caféine. Fait notable, je n’ai ressenti aucune paresthésie (vous savez, les petits picotements dus à la bêta-alanine qui remontent jusque dans les oreilles), ce qui me laisse quelque peu songeur puisqu’ on la ressent généralement dès un ou deux grammes.

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Conclusion :

HOT BLOOD 3.0 n’est pas un mauvais produit. La composition est plus que correcte pour un supplément de cette gamme, et le prix (environ 16€ pour 300g, un peu plus de 30€ pour 820g n’est pas délirant. Problème, avec une seule dose les effets se font désirer, et avec deux doses par séance (voire un peu plus pour ma part) HOT BLOOD 3.0 est tout de suite moins économique.

Le goût que j’ai choisi, à savoir « orange juice » (jus d’orange) n’est pas mauvais. En revanche un important dépôt se forme au fond du shaker, la dissolution n’est donc pas optimale.

Je dirai qu’ HOT BLOOD 3.0 est un booster pré séance d’entrée de gamme, parfait pour commencer en douceur dans cette catégorie de produits. Si en revanche vous êtes un utilisateur expérimenté habitué aux sensations fortes, et que vous voulez de l’acide dans les veines, des sueurs froides sur le front et la rage au ventre durant votre séance… passez votre chemin.

NOTE : 6,5/10

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles : Une dose : 20ml

 

Par dose

%AJR*

Vitamine B5

35 mg

219%

Vitamine B7

7,5 µg

15%

Vitamine B9

30 µg

15%

Magnésium

56,7 mg

15%

Calcium

202 mg

25%

Caféine (teneur totale)

80 mg

 
Matrice Hot Blood    
Matrice Multi-créatine

3430 mg

 
  dont créatine

3000 mg

 
(Créatine monohydrate, Kre-alkalyn, créatine pyruvate, créatine citrate, créatine monohydrate micronisée Microntec. )    
Matrice d’acides aminés

4250 mg

 
( L-arginine HCI (3000mg), L-tyrosine (1000 mg), Taurine (200 mg), L-ornithine (50 mg)    
Complexe Hot Blood

2322 mg

 
L-arginine alpha cétoglutarate (1200 mg), bêta-alanine (500 mg), acétyl L-carnitine HCI (250 mg), L-citrulline DL-malate (200 mg), caféine (62 mg), L-carnitine L-tartrate (55 mg), carbonate dhydrogène de sodium (50 mg), Bioperine® (5 mg)    
Complexe Anti-oxydant

210 mg

 
Extrait de thé vert (180 mg), extrait de pépins de raisin (20 mg), acide alpha lipoïque (10 mg)

Ingrédients : Orange sanguine: maltodextrine, créatine monohydrate, créatine monohydrate micronisée Mircontec, correcteur d’acidité (acide citrique anhydre), L-arginine alpha cétoglutarate 2:1, dextrose, L-tyrosine, arôme (orange sanguine), tricalcium phosphate, bêta-alanine, hydrochlorure d’acétyle L-carnitine, carbonate de magnésium, L-citrulline DL-malate 1:1, taurine, extrait de feuille de correlia sinensis (> 50% polyphénols), édulcorants (acésulfame-K, sucralose), colorants (rouge betterave, curcuma, carmoisine**), créatine pyruvate, caféine anhydre, L-carnitine L-tartrate, agent anti coagulant (dioxyde de silice colloïdal), L-ornithine hydrochlorure, carbonate d’hydrogène de sodium, nicotinamide, extrait de pépin de vitis vinifera (95% proanthocyanidine), créatine citrate, acide alpha lipoïque, monohydrate de créatine tamponnée Kre-alkalyn®, extrait de piper nigrum (fruit) Bioperine®, D-biotine, acide ptéroylmonoglutamique.

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Précautions :

  •    Comme pour tous les programmes d’exercices, régimes alimentaires ou compléments alimentaires, consultez votre médecin au préalable.
  •    Tenir hors de portée des enfants
  •    Ne doit pas être utilisé par les mineurs, femmes enceintes ou allaitantes.
  •    Ne pas dépasser la dose prescrite.
  •    Doit être utilisé dans le cadre d’une alimentation variée et d’un mode de vie sain, ne peut remplacer une nutrition équilibrée.
  •    Teneur élevée en caféine.
  •    Ne pas consommer de caféine ou autres stimulants du système nerveux pendant la prise de ce supplément.
  •    Suspendez la prise de ce supplément en cas de manifestation délétère inhabituelle.

Infos allergènes : Produit fabriqué dans une usine traitant des protéines de lait, du soja, des œufs, du gluten et des arachides.