Mon avis sur: STACKER 2

STACKER

Marque: STACKER (NVE PHARMACEUTICALS)

Vous vous rappelez du fameux « world’s strongest fat burner »? C’était le fameux EURO STACKER 4, « ephedra free » (on se demande toujours pourquoi les fabricants persistent à indiquer cette mention alors que l’ephédrine a été totalement interdite en 2003-2004 aux États-Unis et peu après en Europe). C’est un produit il est vrai classique, au packaging un peu « à l’ancienne », n’ayant pratiquement pas évolué au fil des années, contenant du thé vert, du yerba mate, du guarana, de la noix de kola, de l’extrait de poivre (Capsicum Annuum, en latin ça fait toujours mieux mais ça reste du poivre), et du ginseng sibérien. Donc beaucoup de caféine, un peu de Théobromine, et de la capsaïcine. 100% légal, simple dans sa composition, et qui vous donne des suées assez épiques en particulier quand il est couplé avec du cardio.

J’ai voulu tester un autre produit de la gamme STACKER (proposée par le groupe américain NVE PHARMACEUTICALS), en restant dans le registre des brûleurs de graisse. En Europe le choix est limité, nous avons le STACKER 2 et le STACKER 7 PHENYL STACK. Aux États-Unis la gamme est un peu plus étendue notamment avec le STACKER 3 contenant du chitosan (composé extrait de la carapace de certains crustacés et qui agit comme bloqueur de glucides) et le STACKER 2 YELLOW HORNET (le « frelon jaune » …).

La composition de STACKER 2 m’ayant plutôt séduit, et le produit étant précédé par sa réputation, je me suis dit pourquoi pas … STACKER 2, let’s try it!

On trouve sur l’étiquette de STACKER 2 des ingrédients réunis au sein de trois groupes distincts:

Le premier est un proprietary blend contenant de la noix de Kola (la graine du colatier ou kolatier, qui a donné la moitié de son nom à la célèbre boisson gazeuse et qui entrait dans sa composition initiale), qui apporte un effet stimulant et dans une certaines mesure lipotrope dus aux alcaloïdes qu’elle contient: caféine et théobromine. Le « mélange propriétaire » contient également du Yerba Maté (ou simplement mate), plante d’origine amazonienne qui contient également de la caféine et possède des effets hypocholestérolémiants, hépatoprotecteur et diurétique.

Ce mélange propriétaire incorpore aussi un extrait de Cassia Mimosoide, plante que l’on trouve parfois appelée Chamaecrista mimosoides en botanique. Elle est répandue en Afrique tropicale ainsi qu’en Asie, notamment en Inde et aux Philippines. Fort peu d’études (en réalité presque aucune) ont été réalisées sur les effets potentiels de ce végétal, mais les rares éléments disponibles suggèrent qu’elle pourrait avoir un effet d’inhibition sur la lipase, enzyme produite par le pancréas et relâchée dans l’intestin grêle pour que soit effectuée la digestion des lipides. En inhibant la sécrétion de cette enzyme, on inhibe le métabolisme des triglycérides et donc l’assimilation des graisses alimentaires. Ce mélange propriétaire contient enfin l’incontournable écorce de saule blanc (Salix Alba), qui contient de l’acide salicylique, ce qui en fait une sorte d’aspirine naturelle (acide acétylsalicylique). Or on sait, grâce à la popularité du désormais prohibé ECA stack (Ephédrine, Caféine, Aspirine), que l’aspirine a un effet sur la fonte adipeuse, puisque elle active l’AMPK (protéine monophosphate kinase activée, Activated monophosphate Protéine Kinase), enzyme intervenant directement sur le métabolisme cellulaire. Rappelons tout de même ici, dans un but pédagogique, que ce fameux « stack » aujourd’hui interdit un peu partout sur la planète en raison de l’interdiction quasi générale de l’ephédrine, est toxique pour les reins, et que l’aspirine est hépatotoxique et a un impact négatif sur la production endogène de testostérone.

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STACKER a également intégré à son STACKER 2 un « TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ », dont la composition est intéressante. On y retrouve l’inévitable (et à raison) extrait de thé vert, mais également de la guggulsterone (orthographiée « guggelsterone » sur l’étiquette, mais il s’agit d’une erreur orthographique), qui est un phytostéroide de la plante nommée guggul (Commiphora wightii). Une étude a montré que chez le rat, la prise d’une dose importante d’extrait de guggul était à même d’augmenter l’activité de la glande thyroïde, et donc la production d’hormones thyroïdiennes, T3 et T4. Il faut néanmoins préciser, outre le fait qu’extrapoler des résultats obtenus avec des rats peut être hasardeux, que lesdits résultats ont été obtenus avec une dose de 10mg par kilo de poids de corps. Le TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ , contenant trois extraits, est dosé à 25mg par gélule. Si on veut être optimiste, on peut penser que chaque gélule de STACKER 2 contient au maximum 10mg de guggulsterone. Pour obtenir les mêmes résultats sur un individu de 80kg, cela impliquerait d’avaler quelques 80 gélules par jour, soit un peu moins d’une boîte entière. Cela est ÉVIDEMMENT déconseillé, puisque chaque gélule contient également plus de 200mg de caféine, et qu’un surdosage peut vous conduire directement à la morgue. Précisons que STACKER conseille de ne pas dépasser trois gélules par jour, donnant déjà plus de 600mg de caféine par jour, ce qui est très élevé.

Le « TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ » comprend également du Gymnema sylvestris (désigné comme « Gymneme Sylvestre » sur l’étiquette de STACKER 2), une plante aux nombreuses vertus supposées. Au nombre de celles-ci, un possible effet liporéducteur, et un effet positif sur la régulation de la glycémie, ce qui pourrait présenter un intérêt dans la prise en charge de patients souffrant de diabète de types 1 et 2. Pour l’instant nous n’en sommes pas là, mais ces pistes concernant le Gymnema sylvestris restent prometteuses. Encore une fois, cet extrait n’est pas fortement dosé, puisqu’il est intégré dans un complexe de trois plantes pour un total de 25mg.

Le tout est complété par une dose massive de 200mg de caféine par gélule que nous avons déjà évoquée, et qui interdit tout dépassement du dosage recommandé par le fabricant.

Mon ressenti:

STACKER est une marque à la solide réputation concernant ses brûleurs de graisse. Reste que nombre de réputations sont, dans l’industrie du fitness, basées sur un marketing efficace et agressif. N’ayant pas été déçu par STACKER 4, j’ai récidivé avec STACKER 2, et je dois reconnaître que la fonte adipeuse a été au rendez-vous. Dès le premier jour d’utilisation, à raison de deux gélules prises (en deux fois) après le petit déjeuner puis après le déjeuner, j’ai expérimenté une perte de gras, notamment abdominal, durant mon test. Celui-ci s’est évidemment accompagné d’une diète correcte (mais pas pour autant extrême), et des glucides relativement hauts. J’ai aussi expérimenté un peu plus de nervosité que d’habitude, et des bouffées de chaleur démoniaques. Donc si vous prenez ce supplément en plein été et que vous n’avez pas de climatisation, gare ! De même, il est nécessaire de bien s’hydrater (ce qui est du reste valable tout au long de l’année, brûleur de graisse ou pas), pour compenser les pertes sudorales.

Il me faut néanmoins préciser qu’au bout de trois semaines cette dynamique semble s’être interrompue, et qu’il m’a fallu augmenter le cardio et baisser les glucides pour continuer à perdre. Je me suis donc interrogé sur la possibilité de « cycler » STACKER 2, sur des périodes de trois semaines. Trois semaines ON, une ou deux semaines OFF, et ainsi de suite. J’essaierai!

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Conclusion:

Mon test de STACKER 2 a été plutôt concluant. Il se poursuit actuellement, et la fonte adipeuse, si elle est moins « brutale » que lors des trois premières semaines de prise, se poursuit graduellement. Certes STACKER 2, comme tout supplément brûle-graisse efficace, ne fait pas tout, mais c’est un adjuvant efficace. Le petit bémol que j’avancerai est le dosage de caféine anhydre par rapport aux autres composants: il s’agit de la matière première la moins chère, et la plus disponible, et à 200mg par gélule cela commence à faire beaucoup. On est d’ailleurs à la limite fixée par les autorités françaises en la matière (dose maximale recommandée par portion: 200mg). Je suis quant à moi resté sur deux par jour, car si l’on veut espacer les prises suffisamment, cela interdit de prendre une troisième gélule trop tard dans l’après-midi ou en soirée, sauf si l’on veut s’organiser une petite insomnie des familles. En outre, si l’on est amateur de café (comme moi) et que l’on prend un preworkout contenant de la caféine avant sa séance (comme moi), on s’approche vite d’une dose déraisonnable de cet alcaloïde. Outre le fait que la caféine provoque une accoutumance rapide et qu’elle est de moins en moins efficace à dose constante avec le temps, ce surdosage peut provoquer divers effets secondaires plus ou moins sérieux (anxiété, nervosité, agressivité avec les petits nouveaux qui vous prennent vos altères à la salle, mais aussi arythmies cardiaques…).

 A mettre au crédit de STACKER 2, l’absence d’additifs et/ou d’agents de texture ou colorants clairement toxiques pour l’organisme, comme le dioxyde de titane (Formule TiO2 référence E171), notoirement connu pour son impact négatif sur les défenses immunitaires et son effet possiblement cancérogène. Dans STACKER 2 on ne trouve que les anti-agglomérants acide stéarique et stéarate de magnésium, et des colorants dont la tartrazine (E102). Il faut néanmoins préciser que ce dernier serait également susceptible d’être cancérigène, mutagène et tératogène (nuisible à la fonction reproductrice et au développement embryonnaire). Nous ne sommes donc pas tout à fait ici sur un supplément « santé ». Chacun se fera donc son opinion sur le bilan avantages/inconvénients de ce produit, dont l’utilisation devra de toute façon être de courte durée. Pour ma part, je peux dire que STACKER 2 est un supplément brûle-graisse correct, mais pouvant être amélioré. En outre, la marque STACKER aurait tout intérêt à prioriser la santé de ses clients en évitant les colorants potentiellement néfastes pour leur santé.

A noter:

  1. une version américaine de ce produit existe, laquelle contient de l’extrait d’orange amère (dont le principe actif synephrine, qui a remplacé l’éphedrine dans de nombreux produits), et du dioxyde de titane. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) française et l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) européenne ayant recommandé de ne plus associer caféine et synephrine, la version européenne n’en contient donc pas.
  1. En 2019 la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) française a émis des avis de rappel concernant deux produits de la marque STACKER, STACKER 4 et STACKER 2 BLACK BURN, pour le motif suivant: La dose en caféine dépasse la dose journalière maximale autorisée. Pour cette administration, « la quantité de caféine par dose journalière recommandée doit être inférieure ou égale à la dose reconnue comme sûre (200 mg) ». Une nouvelle version du STACKER 4 est déjà sur le marché (faut dire l’ancienne était dosée à … 300g par dose, tout comme le STACKER 2 BLACK BURN).

 

         NOTE: 7,5/10

 

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Stacker 2 100 caps

Information nutritionnelle Stacker 2 : 100 caps

Quantité de la portion: 1 capsule

Nombre de portions: 100

Par portion

% Valeur quotidienne

Mélange breveté

198 mg

*

Kola Nut (semences) (3 mg de caféine Groupe alcaloïdes), Yerba Mate (Leaf), Mimosides Cassia Extrait (feuilles / tiges / Dosettes), Écorce de saule blanc

Caféine anhydre

200 mg

*

Tri-Gugglyptoid complexe

25 mg

*

Thé vert (feuilles) (<1 mg de caféine Groupe alcaloïdes), Guggulsterone (plante entière), Gymnema (feuilles)

Autres ingrédients: Dextrose, Gélatine, Acide stéarique, Sels de magnésium d’acides gras, Dioxyde de titane, FD & C Yellow n ° 5, FD & C Bleu # 1, FD & C Red # 3, FD & C Yellow n ° 6

 

 

 

Mon avis sur: GOLD STANDARD PRE-WORKOUT

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Marque: OPTIMUM NUTRITION

Les formules pré-entraînement ou « preworkout » ont leurs adeptes comme leurs détracteurs. Le fait de rejeter en bloc le fait de prendre une formule mêlant plusieurs ingrédients susceptibles d’influer positivement sur la performance, au motif que les athlètes « à l’ancienne » faisaient sans et qu’il existerait une accoutumance à ce genre de produits, est un non-sens. Il n’y a rien de valorisant et de glorieux à se targuer de s’entraîner à l’eau claire alors que d’autres utilisent la potion magique (je parle de suppléments pas d’autre chose), c’est du même niveau que les Gaulois qui allaient au combat torse nu voire carrément nus de la tête aux pieds pour prouver à leurs adversaires et à leurs dieux qu’ils n’avaient peur de rien[1]. C’était sans doute courageux, et il vaut effectivement mieux ne rien porter plutôt que de porter un pantalon trop moulant (ce qui comprime les testicules et nuit à la fertilité), pour autant ils ont été vaincus par les légions romaines arborant des cuirasses conçues pour protéger les soldats. À la salle comme sur le champ de bataille, l’avantage est à celui qui est le mieux préparé.

Catégorie de suppléments très à la mode depuis quelques années, elle voit fleurir régulièrement sur les étagères des boutiques de nutritions les noms les plus effrayants (« The curse », soit « la malédiction », de Cobra labs, « Massacra », de Olimp, « Poison » de TF7 LABS), les packagings les plus extrêmes, les formules les plus « à la limite de la légalité ». Au milieu de cette débauche de marketing racoleur, la sobriété de GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est presque rafraîchissante. Let’s try it!

Mon avis: 

GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est un produit composé de manière simple et efficace à la fois. Sa formule comprend une matrice d’acides aminés, un alcaloïde (caféine), des vitamines et des extraits végétaux.

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Pour les acides aminés, OPTIMUM NUTRITION a mêlé L-Tyrosine (précurseur des catécholamines adrénaline/ épinéphrine, noradrénaline/norépinephrine, dopamine, qui jouent le rôle de neurotransmetteur – 135mg par dose), créatine monohydrate (sous forme de creapure, 1600mg par dose), de la bêta-alanine sous forme de CarnoSyn®, ainsi que de la L-Citrulline et de la L-Carnitine. Le tout est complété par un complexe de vitamines du groupe B (B1, B5, B6, B9, B12), de la vitamine D en petite quantité (2,7 µg par dose), ainsi que par des bioflavonoïdes de pamplemousse (extraits des pépins de pamplemousse, on leur connaît de très nombreuses propriétés bénéfiques pour l’organisme, à commencer par leur action antioxydante. Ils peuvent être contre indiqués si vous suivez un traitement médicamenteux car ils peuvent altérer les propriétés de certains principes actifs) et de l’extrait de Panax notoginseng, une variété de ginseng utilisée en médecine chinoise notamment pour améliorer la santé cardiovasculaire. Certaines études suggèrent également que l’extrait de notoginseng serait à même de soutenir voire d’améliorer les performances athlétiques, mais avec des dosages sans commune mesure avec ce qui est utilisé par OPTIMUM NUTRITION dans son GOLD STANDARD PRE-WORKOUT (plus d’un gramme par jour, contre seulement 25mg dans GOLD STANDARD PRE-WORKOUT).

L’assemblage a du sens, on y retrouve des acides aminés agissant directement sur la performance: la tyrosine pour soutenir le système nerveux, la bêta-Alanine dont la supplémentation provoque un accroissement de carnosine dans les muscles (ce peptide ayant la capacité de faire baisser le pH au sein des cellules musculaires, et donc de réduire l’acidité des muscles), la L-Citrulline, ingrédient incontournable dans une formule pré-entraînement, susceptible de retarder l’apparition de la fatigue et d’augmenter les niveaux sanguins d’arginine et donc d’oxyde nitrique, et enfin la L-Carnitine, surtout plébiscité pour sa fonction de transport des acides gras du cytosol vers les mitochondries dans le cadre du métabolisme énergétique. L’ajout de créatine est toujours une bonne idée dans une formule pré-entraînement, même si cette utilisation est parfois décriée car elle serait susceptible de provoquer de l’hypoglycémie, dont je n’ai pour ma part jamais fait l’expérience. En revanche, l’augmentation du taux de phosphocréatine consécutive à cette supplémentation, et donc l’accélération de la resynthèse de l’ATP (adénosine triphosphate), sont eux bien réels.

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Quant aux vitamines du groupe B, elles sont également impliquées dans le métabolisme énergétique et le fonctionnement du système nerveux, les ajouter à une telle formule est donc cohérent.

Conclusion:

GOLD STANDARD PRE WORKOUT est un produit formulé avec soin, dont le principal point fort est de ne contenir (pratiquement) que des composants utiles et notoirement efficaces. Sur les garanties en matière de procédés de fabrication, même si ce n’est pas indiqué sur l’emballage (très soigné soit dit en passant), on peut supposer que GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est produit dans une installation répondant aux normes HACCP, et OPTIMUM NUTRITION nous précise même que GOLD STANDARD-PRE WORKOUT est testé et certifié « antidopage », c’est à dire qu’il ne contient pas de substance interdite (ça vous rassure beaucoup j’en suis sûr, c’est le genre de certification qui ne sert pas à grand-chose mais qui fait toujours bien sûr une étiquette).

Pour les points faibles, il y en a un de taille … c’est le sous dosage des ingrédients. En effet, GOLD STANDARD PRE-WORKOUT peut apparaître à première vue comme étant une bonne affaire: disponible aux alentours de 20€ (19,90€ pour l’une des plus grande chaîne de magasins de nutrition sportive en France) pour un pot de 330g. Dans l’absolu, cela en fait l’un des moins chers de cette catégorie, mais pas si l’on regarde le prix au kilogramme. En outre, et c’est là où le bât blesse, la totalité des ingrédients, hormis la caféine et peut être la créatine, sont sous dosés: pour une dose recommandée de 6g, OPTIMUM NUTRITION nous met 0,8 de Bêta-alanine, alors que la dose efficace tourne autour de 3g. Concernant la tyrosine, alors que la dose efficace avoisine les 1g, OPTIMUM NUTRITION nous en met généreusement 0,135g par dose. Cela vaut également pour la Citrulline (800mg, alors qu’il en faudrait trois fois plus) et évidemment pour la L-Carnitine, dont la présence est ici avant tout cosmétique (205mg pour une dose de 6g de GOLD STANDARD PRE-WORKOUT).

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Lors de mon test, j’ai fait ce que tout utilisateur exigeant ferait, j’ai forcé la dose, c’est à dire que je l’ai doublée voire triplée. Et j’avoue qu’à partir de deux dosettes pleines, les sensations en matière de congestion et de concentration sont au rendez-vous; pas féroces comme c’est le cas avec d’autres produits concurrents, mais néanmoins correcte. En revanche, à ce régime, GOLD STANDARD PRE-WORKOUT n’est plus si bon marché…

GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est disponible en trois parfums, pastèque, « fruit punch », et pomme verte. J’ai eu l’occasion de tester les deux derniers, plutôt agréables et convaincants.

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Au final, je dirais que GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est plutôt un bon produit, à condition d’avoir la main lourde pour le dosage. Pour les amateurs de sensations fortes ou pour les athlètes cherchant vraiment à améliorer leurs performances au moyen d’ergogènes parfaitement dosés, des alternatives existent.

 

NOTE: 6,5/10

 

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Composition et valeurs nutritionnelles:

 

Complément alimentaire prêt au mélange avec acides aminés, caféine et vitamines avec édulcorants. Haute teneur en caféine (95 mg par portion).

Valeurs nutritives pour 6 g
Energie  62,85 kJ / 15 kcal
Niacine (Vitamine B3 / PP) 9,3 mg (58 % )
Acide Pantothénique (Vitamine B5) 5,5 mg (92 % )
Vitamine B6 1,1 mg (79 % )
Thiamine (Vitamine B1) 1,1 mg (100 % )
Acide folique (Vitamine B9) 109 µg (54 % )
Vitamine B12 4,9 µg (196 % )
Vitamine D 2,7 µg (54 % )
Composition pour 6 g
L-Tyrosine 0,135 g
Créatine 1600 mg
L-Alanine 0,8 g
L-Citrulline 800 mg
L-Carnitine 205 mg
Caféine 95 mg

Ingrédients :

Créatine monohydratée 1,9 g, acides aminés 1,8 g (L-citrulline, bêta-alanine sous forme de CarnoSyn®, N-acétyl L-tyrosine), régulateurs d’acidité (acide citrique, acide malique, acide tartarique), arômes, L-carnitine, vitamines (chlorhydrate de pyridoxine, nicotinamide, D-pantothénate de calcium, cyanocobalamine, chlorhydrate de thiamine, cholécalciférol, acide ptéroylmonoglutamique), colorants (rouge de betterave, bêta-carotène, curcumine), complexe bioflavonoïde de pamplemousse 25 mg, caféine naturelle, épaississants (gomme de cellulose, gomme xanthane, carraghénane), agents anti-agglomérants (dioxyde de silicium, silicate de calcium), édulcorants (sucralose, acésulfame K), poudre d’extrait de racine de Panax notoginseng 25 mg, pour 6 g de produit.

Infos Allergènes : Peut contenir du lait, soja, gluten, œuf, noix et cacahuètes.

[1] L’historien grec Polybe (vers 205-126 avant J.-C.) en donne un bel exemple dans une description – de seconde main – de la bataille de Télamon, en 225 avant J.-C. « L’aspect de l’armée gauloise et le bruit qui s’y faisait glaçaient (les Romains) d’épouvante, écrit-il. Le nombre des cors et des trompettes était incalculable (…). Une chose non moins effrayante, c’était l’apparence et les mouvements des hommes nus placés au premier rang : ils étaient tous d’une force et d’une beauté extraordinaires, tous parés de colliers et de bracelets en or. »

 

Mon avis sur : FOCUS XT

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Marque : SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS

Par Alex, musclexperienceteam

Il y a quelques temps j’ai retrouvé dans une boutique en ligne l’un des produits phares de mes années d’études, quand je passais des nuits blanches à ingurgiter des pages et des pages d’informations, et que ma concentration devait être optimale, sans faille et sans relâchement. Bien sûr il existe dans les pharmacies des formules dédiées aux étudiants (contenant peu ou prou toujours la même chose, de la vitamine C, de la caféine anhydre et/ou du guarana), mais le plus souvent elles ne feront pas grand chose pour vous au-delà d’un certain stade de fatigue intellectuelle. La vitamine C n’a aucune utilité quand elle est surdosée, quant à la caféine, si elle a bien des mérites, elle tend vers le développement d’une accoutumance rapide, et surtout elle peut provoquer, à haute dose de la nervosité, de l’anxiété et des insomnies, ce qui n’est pas vraiment intéressant dans le cadre de la préparation d’examens. Cela fait quelques temps déjà que ces années sont derrière moi, aussi j’ai été étonné de le voir encore disponible, tant les produits se renouvellent rapidement sur la marché de la nutrition sportive. Pour qu’un produit reste disponible et sa formule plus ou moins inchangée pendant plusieurs années d’affilée, c’est que les clients sont au rendez-vous, et qu’ils en ont pour leur argent, ce qui est pour moi une sorte de mantra.

FOCUS XT étant pour moi une sorte de madeleine de Proust (pauvre Proust décidément je le mets à toutes les sauces), j’ai décidé de retenter le coup. Évidemment je ne suis plus étudiant, mais pour autant j’ai toujours besoin d’une concentration surhumaine, pour encaisser de longues journées de travail et – surtout – donner le meilleur à la salle. Et là aussi, FOCUS XT peut avoir un intérêt évident pour les athlètes qui éprouvent une fatigue passagère, qui s’entraînent tôt le matin, ou après une nuit agitée ou mouvementée (…), ou qui recherchent simplement un surcroît de motivation. Oui, les pudibonds du « manger sain » et de « l’important c’est de participer » appelleront ça une « conduite dopante », mais vous connaissez mon avis là-dessus : tant que c’est 1) non nocif pour la santé 2) légal, il n’y a pas de mal à s’améliorer sois-même, ça s’appelle juste évoluer. FOCUS XT ne contient pas de substances prohibées, vérifiez cependant toujours la conformité d’un produit à votre législation nationale avant de le commander.

Dans les publicités que l’on peut trouver aux États-Unis en ou Grande-Bretagne pour FOCUS XT, le produit est vendu comme étant particulièrement adapté aux besoins des personnes ayant besoin d’une concentration accrue : les sportifs évidemment, mais également les étudiants, et les professionnels travaillant sur des plages horaires étendues ou décalées et nécessitant une concentration sans faille, notamment les infirmières et les pompiers. Pour l’avoir testé d’abord dans le cadre estudiantin, puis sportif, j’ai véritablement mis à l’épreuve ce produit, et je peux dire sans hésiter qu’il ne m’a jamais déçu.

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FOCUS XT a été élaboré par SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS pour renforcer la concentration et la vigilance sans provoquer de nervosité ou d’anxiété. Il contient évidemment de la caféine, à une dose raisonnable de 200mg, qui est également le maximum autorisé par portion au sein de l’Union Européenne (d’où les dernières versions de certains brûleurs, notamment le Euro stacker 4, allégée pour l’Europe). On y retrouve également de la tyrosine, acide aminé participant à la synthèse des catécholamines : (Substance chimique de l’organisme appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones) : l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B. La tyrosine est également le précurseur de la DOPA  (3,4-dihydroxyphénylalanine), substance intermédiaire dans la synthèse des catécholamines précitées.  C’est un booster naturel et efficace du système nerveux, auquel j’ai recours en cas de fatigue ou de lassitude. FOCUS XT contient de la choline, que j’ai déjà évoqué (sous une forme différente, la L-alpha-glycerylphospohorylcholine ou α-GPC ) dans . Mon avis sur : TESTED GH BOOSTER

La choline, qui fait partie des vitamines du groupe B, est le précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur, et de lipides composant la membrane des cellules. On la trouve en grande quantité dans les aliments comme le foie (où elle a été identifiée la première fois à la fin du XIXème siècle), dans le jaune d’œuf et le soja. On retrouve la choline dans les suppléments nootropiques car son action sur le cerveau, et notamment la concentration, sont avérés. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches prometteuses comme thérapie alternative dans le traitement de la maladie d’Alzheimer1.

SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS a également ajouté à sa formule, fort judicieusement, de la l’Acetyl L-Carnitine (ALCAR). Comme je l’ai expliqué dans mon article La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ?, plusieurs études ont mis en évidence des effets positifs de la carnitine sur la mémoire et le déclin cognitif lié à l’âge, ce qui serait dû à l’action de la carnitine sur les mitochondries des cellules. Intégrer de la carnitine dans un complexe destiner à accroître la capacité de concentration fait donc sens.

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Outre l’Acetyl-L-Carnitine, on retrouve également dans FOCUS XT de la DMAE ou  diméthylaminoéthanol ou déanol, substance apparentée à la choline et à l’acétylcholine citées plus haut. Son principal intérêt est d’augmenter les niveaux d’acétylcholine dans le cerveau, et par voie de conséquence augmenter la vigilance et les facultés de mémorisation. Si l’on retrouve la DMAE à l’état naturel dans le poisson, notamment dans les anchois, celle que l’on trouve dans les suppléments est synthétique. La DMAE aurait également la capacité de réduite la quantité de lipofuscine (un pigment composé de débris moléculaires) dans les cellules, ce qui en fait un produit intéressant du point de vue d’une démarche anti-âge. Substance actuellement légale et disponible en Europe, elle fait aujourd’hui l’objet d’un début de polémique du fait de ses propriétés nootropiques.

SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS a également intégré dans son FOCUS XT de la vinpocétine, dérivé synthétique de la vincamine, vinca-alcaloïde extrait des feuilles de la petite pervenche. Elle exerce une action vasodilatatrice (sur les vaisseaux du cerveau mais pas seulement) par une inhibition de la phosphodiestérase (comme les médicaments contre la dysfonction érectile), et par l’augmentation des taux d’adénosine monophosphate cyclique, qui intervient dans l’action des neurotransmetteurs.

Enfin, on retrouve dans FOCUS XT de l’huperzine A, peut-être ma petite favorite de ce stack. l’huperzine A est un alcaloïde extrait d’une espèce de lycopode, le Lycopodium serratum ou Huperzia serrata. L’uperzine A est un inhibiteur de l’acétylcholinestérase, c’est à dire qu’ils retardent la rupture de l’acétylcholine libérée dans les fentes synaptiques, entraînant une amélioration de la neurotransmission cholinergique, d’où leur utilisation dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. L’huperzine A est aujourd’hui disponible comme nootropique destiné au soutien des fonctions cognitives, pour les personnes âgées ou soumises à des efforts intellectuels intenses. Je réagis particulièrement bien à cette substance, que j’ai pu tester seule, et dont les effets sont subtils (ce n’est pas un stimulant) mais indéniables.

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Mon ressenti :

FOCUS XT de SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS est de mes suppléments favoris quand il s’agit pour moi de rester concentré et entièrement mobilisé durant un laps de temps resserré mais crucial. Préparation d’examens, d’épreuves en tout genre, période chargée au travail avec une forte amplitude horaire et des attentes importantes. Je connais le laïus habituel de ceux qui n’ont de cesse de critiquer les « conduites dopantes », mais clairement pour moi il ne s’agit pas de cela. A périodes exceptionnelles solutions exceptionnelles, et c’est justement ce que nous promet, et nous offre (enfin il faudra le payer si vous voulez l’essayer) SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS.

FOCUS XT me permet à la fois de combattre la fatigue, la concentration qui flanche, mais également le stress mental qui peut se faire sentir durant ces moments. Je l’avais testé uniquement en période d’examens, je peux désormais dire qu’avant une grosse séance, si vous avez besoin d’un surcroît d’énergie, si des idées parasites dues à un collègue que vous avez envie de gifler ou à votre ex envahissante vous assaillent, où simplement après une nuit trop courte, FOCUS XT peut être un allié de poids.

Concernant l’arôme, j’ai toujours opté pour « Blue raspberry » (myrtille bleue) et je dois dire que ça passe plutôt bien. La formule contient des arômes naturels, et les édulcorants utilisés sont l’acesulfame et le sucralose, donc pas de trace d’aspartame ou d’autres édulcorants contestés ; tout cela sans sucre, ce qui est appréciable.

Conclusion :

FOCUS XT a été un must pour moi durant mes années estudiantines, et je redécouvre aujourd’hui avec plaisir ce produit de qualité dans le cadre sportif. Comme à l’époque, il ne me déçoit pas, et il faut reconnaître qu’avec ou sans, on voit la différence. Le risque est évidemment d’y avoir recours de manière systématique, ce qui gommera en quelque sorte l’aspect « coup de fouet » exceptionnel. Pour moi, FOCUS XT est le pot à conserver dans son placard pour les grands jours, ceux où l’on a pas le droit à l’erreur, qu’il s’agisse d’activité professionnelle ou de performances à la salle. Une dose suffit, je suis allé au-delà et je dois dire qu’il n’y a aucune plus-value à augmenter le dosage au-delà de deux dosettes, quitte à les répartir en deux temps sur la journée.

En bref, FOCUS XT est un produit de qualité, que j’ai longuement éprouvé, et que je peux recommander. Attention, en raison de sa formule, ce produit n’est pas disponible partout, notamment dans certains pays d’Europe occidentale et au Canada, ou de bonnes alternatives existent. Vérifiez vos législations nationales avant d’acheter !

Note : 9/10

 

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Serving Size/pour une dose: 1 Heaping Scoop/une dosette bombée (12 grams)
Servings Per Container: 30
Amount Per Serving/ quantités par dose:Calories 20
Carbohydrates 3 1%
Sugars/sucre : 0

Focus XT Blend/formule Focus XT 9800mg
– Choline Bitartrate
– L-Tyrosine
– Acetyl-L-Carnitine
– DMAE
– Vinpocetine
– Huperzine A

Caffeine/ Caféine: 200 mg.

Other ingrédients /Autres ingrédients:

Arômes naturels/Natural flavors, Acesulfame Potassium, Sucralose, FD&C Red #40.

Direction/conseils d’utilisation  

As a dietary supplement, mix 1 heaping scoop with 8 ounces of water or your favorite beverage. Shake well or stir to avoid settling.For maximum results, consume 1 serving 10 to 30 minutes prior to the time that effects are desired to begin. If using 2 servings daily, space dosages out at least 6 to 8 hours apart. Many individuals find it helpful to consume 1 serving per day everyday, and to consume a 2nd serving on days as needed.

Comme supplément alimentaire, mélanger une dosette bien remplie avec 0,1 litre d’eau ou de votre boisson préférée. Bien mélanger pour éviter les grumeaux. Pour obtenir des résultats maximums, consommer de 10 à 30 minutes avant le moment ou l’apparition des effets désirés sont souhaités. Si vous utilisez deux doses par jour, espacez les au moins de 6 à 8 heures. Beaucoup d’utilisateurs trouvent utile de consommer une dose par jour tous les jours, et une deuxième les jours où cela est nécessaire.

1.Fu ALLi QDong ZHHuang SJWang YXSun MJ.Alternative therapy of Alzheimer's disease via supplementation with choline acetyltransferase, Neurosci Lett. 2004 Sep 30;368(3):258-62.

 

Mon avis sur : ATTACK 2.0

ATTACK 1

Marque : SCITEC NUTRITION®

ATTACK est une ancienne référence du catalogue SCITEC®. Il y a bien 7/8 ans, je hantais déjà les boutiques de nutrition sportive près de chez moi, et je pouvais voir ces pots sur les étagères, qui attendaient patiemment que je les ouvre et que j’y plonge ma dosette en quête de sensations nouvelles (ceux qui verront une parabole érotique dans cette réminiscence de jeunesse ont l’esprit mal placé). Etrangement j’ai attendu très longtemps avant de le tester, peut-être parce que la formule me paraissait un peu trop sage. Plusieurs formes de créatine, de la glutamine, de l’arginine comme précurseur de l’oxyde nitrique, de la tyrosine pour soutenir le système nerveux… Des choix classiques mais judicieux. En 2018, enfin, je me suis décidé à tester cette version 2.0 et à vous livrer mon ressenti sur ce produit.

ATTACK 2.0 est une formule vasodilatatrice pré-entraînement sans stimulants. C’est déjà en soi un avantage, puisque la majorité des produits de cette catégorie contiennent de la caféine (l’Europe est moyennement favorable aux mélanges de stimulants, on trouve rarement de la théobromine, parfois de la synéphrine ; les législations américaine et canadienne permettent plus de fantaisie). La formule est construite autour de trois « piliers » : force, énergie, congestion.

En ce qui concerne la force, SCITEC NUTRITION® nous a concocté une matrice de cinq types de créatines, censés agir concomitamment pour assurer un approvisionnement maximal des cellules musculaires en créatine durant l’entraînement, et donc une fourniture en énergie (ATP) plus importante : la matrice « CREA-BOMB ». Où s’arrête la réalité scientifique, où commence le fantasme marketing, c’est parfois assez difficile à déterminer. En prenant 30 minutes avant la séance un mélange de créatine monohydrate, de créatine monohydrate micronisée MicronTec, de créatine anhydre, pyruvate de créatine et de citrate de créatine, vous êtes sûr de mettre toutes les chances de votre côté pour ne pas manquer de l’un des composés les plus reconnus en nutrition du sport. Notons cependant que 5 grammes (dosage US, UK) sur une prise c’est beaucoup (les recommandations européennes s’orientent vers 3g par jour), et que l’on conseille généralement de consommer ces 3 grammes en plusieurs prises lors des principaux repas, ce qui favoriserait son assimilation. En ce qui me concerne j’ai toujours été partisan de la prise de créatine avant (voir pendant) et après la séance, consommée avec des glucides pour favoriser son assimilation. C’est après tout le moment où l’on en a le plus besoin, pendant l’effort et juste après, pour reconstituer les stocks mobilisés durant la séance. Sur le cocktail proposé par SCITEC NUTRITION®, je suis un peu plus sceptique. L’objectif est sans doute de saturer les muscles de leurs clients, mais aussi de leur en mettre plein la vue, alors que la créatine monohydrate est la seule dans ce « stack » à avoir fait réellement ses preuves. Qu’elle soit micronisée favorise sans doute son assimilation, et pour le reste, c’est discuté, et discutable.

ATTACK 2

En ce qui concerne l’énergie, SCITEC NUTRITION® a inclus dans ATTACK 2.0 un complexe de vitamines du groupe B, nécessaires au métabolisme, et de la taurine, acide aminé aux multiples vertus que ce soit pour le sportif ou pour monsieur tout le monde : la taurine aurait notamment un rôle bénéfique sur la performance, un effet atténuateur de la fatigue liée à l’exercice, et pourrait lutter contre le stress oxydatif.

Pour la congestion, SCITEC NUTRITION® a incorporé dans ATTACK 2.0 l’inévitable arginine, sous sa forme d’arginine alpha-cétoglutarate (AAKG), la plus plébiscitée pour ses prétendus effets vasodilatateurs. Si ceux-ci sont controversés, l’effet perturbateur de l’arginine sur la production d’hormone de croissance post-exercice est quant à lui bien réel (La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement). Je conseille de l’éviter avant la séance, ce n’est donc pas un bon point pour ATTACK 2.0. On retrouve également de l’ ornithine et de la glutamine, de l’acide malique ainsi que de la tyrosine, acide aminé fréquemment ajouté au formules pré-entrainement pour ses effets sur la vigilance et la concentration et qui a fait ses preuves dans ce domaine: la tyrosine participe en effet à la synthèse des catécholamines (l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B). SCITEC NUTRITION® a également ajouté une pincée d’extrait de fénugrec (trigonella foenum-graecum) dans un proprietary blend ou « mélange déposé », ce qui permet de ne pas indiquer dans quelle quantité, sans que l’on sache vraiment ce qu’il fait ici. Personnellement je suis un grand amateur de fénugrec, supplément peu onéreux et recelant une myriade de bénéfices pour la santé, la récupération et même la prise de muscle. Le fenugrec a notamment une action positive sur le métabolisme des glucides, sur l’augmentation de l’appétit, et de la testostérone libre. En bref, ça ne peut pas vous (nous) faire de mal.

ATTACK 3

Que dire de ATTACK 2.0 ? Lets’try it !

Mon ressenti :

Avec les formules pré-entraînement, pas besoin de tester le produit pendant plusieurs jours afin de savoir si l’on a fait un bon investissement ou pas. Dans le cas d’ATTACK 2.0, l’enjeu est minime puisque le prix est plutôt modique : comptez entre 12 et 15€ pour un pot de 320g, aux alentours de 25 € pour un pot de 720g, hors promotion bien entendu. Pour autant, on attend d’un « booster » pré-entraînement qu’il tienne ses promesses, comme d’un investissement qu’il soit rentable. Je dois avouer que c’est plutôt mal engagé, puisque si la formulation a l’air plutôt correcte quant aux composés employés (hormis peut-être l’arginine, qui est néanmoins appréciée par certains même si elle peut impacter la récupération post-séance, comme nous l’avons vu plus haut), les dosages sont eux largement insuffisants. Ainsi, pour une dose (un quart de dosette, soit 5g), on ingurgite 2,5g de créatine (toutes sources confondues), 300mg de glutamine, 250mg de taurine, 50mg de tyrosine…  Si l’on peut se satisfaire d’une dose de 2,5g de créatine en pré-entraînement, les autres composés ont, avec des dosages si faibles, une présence tout au plus cosmétique ici. Cela explique que lors de mon test, il m’ait fallu environ une vingtaine de grammes (soit quatre doses !) pour ressentir un accroissement de la congestion et de l’énergie durant la séance. Il n’y a pas de secret, quand vous voyez sur l’étiquette plus de milligrammes que de grammes (on parle bien ici d’acides aminés), la chose est mal engagée. A ce régime, le petit pot fait long feu. La congestion obtenue était significative, sans être extraordinaire, rien que l’on ne puisse obtenir avec quelques grammes de citrulline malate.

Il est à noter que ce dosage recommandé est indiqué sur les pots vendus au sein de l’Union européenne hors Grande-Bretagne (qui du reste ne sera plus dans l’UE dans quelques mois).  Sur les pots vendus en Grande-Bretagne, et dans certains pays hors UE(dans l’Est), le dosage recommandé est de 10g par prise, ce qui donne le double des valeurs dont 5g de créatine (l’étiquetage UE est adapté aux recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments – EFSA – sur laquelle sont alignés la plupart des pays de l’UE, mais pas tous, certains irréductibles résistent encore et toujours.

Conclusion :

ATTACK 2.0 est un vasodilatateur honnête, sans être exceptionnel : sa formule est classique, un effet énergisant sans être pour autant excitant (ce qui ravira les athlètes cherchant à éviter les stimulants comme la caféine pour cause d’entraînements tardifs, ou en cours de sevrage caféique), et un goût plutôt réussi (j’ai opté pour le parfum « cerise », mais  ATTACK 2.0 est également décliné en parfums « Pink limonade » et Poire). Je dirais donc que c’est un produit adapté pour les pratiquants débutants, qui cherchent à pousser un peu plus loin leur entraînement sans pour autant verser dans des formules bourrées de caféine et parfois hors de prix. ATTACK 2.0 conviendra également à l’autre extrémité du spectre des pratiquants, c’est-à-dire ceux qui cherchent à compenser ce que l’âge leur a fait perdre en vigueur (je ne parle pas de la pilule bleue) à la salle, sans pour autant vouloir subir insomnies et  anxiété du fait d’une overdose de synéphrine, caféine  ou d’autres alcaloïdes du même genre. Pour ma part je ne regrette pas mon achat, j’ai obtenu ATTACK 2.0 à un prix défiant toute concurrence, et il était parfaitement adapté à l’usage que je voulais en faire, c’est-à-dire un petit « plus » revigorant en cas d’entraînements nocturnes consécutifs à une journée de travail chargée. Je n’ai pas à m’en plaindre, ATTACK 2.0 a fait le job. Il ne faut pas en attendre des miracles, certes les dosages ressemblent à la composition d’une limonade pour enfants, certes les noms des matrices élaborées par SCITEC NUTRITION® sont tous plus ronflants les uns que les autres, mais dans l’ensemble c’est un booster correct.

 

NOTE : 7/10

 

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Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

 

Une dose: 5 g (1⁄4 dosette)

Vitamine B3 : 1.25 mg

Acide folique (acide glutamique) : 15 mcg

« Attack! Stack » Marque déposée :4458.5 mg

Matrice de créatines « Crea-Bomb » : 2500 mg

Monohydrate de créatine, monohydrate de créatine micronisée MicronTec, créatine anhydre, pyruvate de créatine, citrate de créatine

Dont créatine pure: 2208 mg

L-Glutamine (300 mg), Taurine (250 mg), L-Tyrosine (50 mg), Chlorhydrate de L-Ornithine (25 mg)

Précurseur oxyde nitrique

Chlorhydrate de L-arginine : 1000 mg

Matrice de soutien Krebs-Cycle               333.5 mg

Acide citrique (318,5 mg), acide malique (10 mg), AKG (5 mg)

Ingrédients :

Cerise: monohydrate de créatine, chlorhydrate de L-Arginine, arôme (cerise), acide citrique anhydre, L-Glutamine, taurine, antiagglomérant (phosphate tricalcique), édulcorants (acésulfame K, sucralose), L-Tyrosine, monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, colorant (Carmoisine**), nicotinamide, acide folique.

Pink lemonade: monohydrate de créatine, chlorhydrate de L-Arginine, acide citrique anhydre, L-Glutamine, arôme (pink lemonade), taurine, édulcorants (acésulfame K, sucralose), antiagglomérant (phosphate tricalcique), L-Tyrosine, colorant (rouge de betterave), monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, nicotinamide, acide folique.

Poire: monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Arginine, monohydrate de créatine, arôme (poire), L-Glutamine, taurine, acide citrique anhydre, édulcorants (acésulfame K, sucralose), antiagglomérant (phosphate tricalcique), L-Tyrosine, , chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, nicotinamide, acide folique

Recommandations fabricant :

 Mode d’emploi:

Mélanger une dose (5 g) par jour avec 250 ml. Utiliser 30 minutes avant l’entraînement, après l’entraînement ou avant un repas.

Infos allergènes:

Produit fabriqué dans un atelier utilisant du lait, du soja, d’oeufs, du gluten, des arachides, du poisson et des crustacés.

Attention:

Les compléments alimentaires doivent être utilisés dans le cadre d’un mode de vie sain et ne pas être utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié et équilibré. A conserver hors de portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée

ATTACK 2.0 est un complément alimentaire

Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE

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Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperienceteam

Pour nous autres piliers de salle, il existe une quête mystique, quasi sacrée, que Saint-Arnold comparaît autrefois à l’orgasme : la congestion. Pour l’atteindre et la maximiser, je suis évidemment toujours à l’affût des dernières nouveautés en matière de suppléments, et il se trouve qu’une nouvelle venue a récemment fait son entrée sur scène : l’arginine nitrate.

Pour tester ce composé fraichement débarqué dans les magasins de nutrition sportive, j’ai opté pour l’arginine nitrate de la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui m’avait plutôt séduit avec quelques-unes de ses références, notamment TESTED ANTI-ESTRO. La marque cherche à se démarquer en proposant des formules simples, ne comptant le plus souvent qu’un ingrédient et dosé de manière optimale, et c’est le cas pour TESTED ARGININE NITRATE. 500mg d’arginine nitrate par capsule, et rien d’autre. Let’s try it !

La supplémentation en L-arginine est bien connue des adeptes de la musculation et du fitness cherchant à accroître la vasodilatation en stimulant la production d’oxyde nitrique (également appelé monoxyde d’azote ou oxyde azotique, de formule NO). L’arginine est en effet impliquée dans la production d’oxyde nitrique dans une réaction catalisée par l’enzyme oxyde nitrique synthase. Se supplémenter en arginine avait donc du sens, mais plusieurs études datant de quelques années maintenant sont venues contredire cette séduisante perspective : une supplémentation accrue en L-arginine n’entraînerait pas d’augmentation du taux d’oxyde nitrique chez l’être humain. Qu’est ce qu’on a pu en absorber, pourtant, via tous ces boosters de NO vendus à grand coup de photos d’athlètes aux physiques striés et veineux… Mais rassurons-nous, le débat n’est pas encore tranché, et l’arginine présente bien d’autres vertus, notamment la capacité d’augmenter, certes modestement, la production d’hormone de croissance.

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Revenons à nos moutons : TESTED ARGININE NITRATE. De formule C6H15N5O5 , l’arginine nitrate comprend une molécule de l’acide aminé arginine et un groupe nitrate, reliés par une liaison hydrogène.

L’utilisation des nitrates (NO3) dans la supplémentation sportive est relativement récente. Si une avalanche de suppléments intègrent l’arginine nitrate à leurs formules (Chrome NO3 de Cellucor, YOK3D, de USP Labs, Ritual de ANS…), il ne semble pas que ce soit le « netx big thing » de l’industrie du fitness . Des travaux ont cependant montré un effet ergogénique potentiel, notamment sur les fibres musculaires de type II (fibres rapides dites « blanches ») des athlètes réalisant des efforts de forte intensité, comme les sports de force dont la musculation1.

La supplémentation en nitrates serait particulièrement bénéfique quand les niveaux d’oxygène sont bas ou moyens, et pourrait contribuer à mieux « rentabiliser » l’oxygène utilisé pendant par le sportif pendant l’effort. En effet, j’ai remarqué que durant les séances où j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE, je n’ai ressenti une amélioration de la congestion « normale » qu’en milieu voire en fin de séance, ce qui est peut-être dû à la baisse des niveaux d’oxygène consécutive à l’effort.

Les marques qui commercialisent l’arginine nitrate ou l’incluent dans leurs formules « preworkout » nous promettent ceci : un débit sanguin amélioré, une vasodilatation plus importante, un apport en nutriments augmenté, un aspect plus « veineux » et de manière générale une amélioration des performances physiques. Est-ce justifié ?

Mon ressenti :

Les gélules de TESTED ARGININE NITRATE sont dosées à 500mg. Lors de mes deux premières séances de test, à l’occasion desquelles j’ai travaillé les pectoraux, les bras et les jambes, j’ai pris deux gélules 30 minutes avant la séance, sans autre supplément pré-séance. Résultat ? Imperceptible.

Par la suite, j’ai opté pour le protocole suivant : deux gélules 30 minutes avant la séance, puis deux autres environ 20 minutes après le début de celle-ci. Je m’entraîne généralement une heure et demie, et en suivant ce mode opératoire j’ai bien ressenti un petit quelque chose au niveau du « pump ». un petit quelque chose donc rien de transcendant, et puisque j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE seul, je n’ai pas ressenti les autres sensations procurées par un « booster » classique, énergie, renforcement de la concentration (caféine, tyrosine), paresthésie (bêta-alanine).

Pour finir ma boîte de 120 gélules, j’ai simplement ajouté TESTED ARGININE NITRATE à mon stack pré-entraînement. De bonnes sensations, de l’énergie et de la congestion à revendre, mais dans cette configuration difficile de connaître la part jouée par TESTED ARGININE NITRATE, sans compter que si cet ajout devait être durable, ce produit ne serait pas forcément rentable, puisque la boîte est vendue entre 20 et 25€ dans la plupart des boutiques de diététique sportive en ligne. A choisir entre un stack d’acides aminés classiques et TESTED ARGININE NITRATE, je choisis donc sans hésiter le premier.

Conclusion :

TESTED ARGININE NITRATE n’est pas un mauvais produit. Ce n’est pas non plus le phénomène tel qu’il est parfois présenté par certaines marques qui commercialisent la molécule, en tout cas pas à mon humble avis. Un simple petit mélange arginine AAKG ou L-arginine, citrulline malate et bêta-alanine reste bien moins onéreux, et beaucoup plus efficace. Si vous avez les moyens, vous pouvez, au moins pour tester, inclure un à deux grammes d’arginine nitrate à ce « combo » éprouvé, vos performances n’en seront certainement pas tirées vers le bas. Vous pouvez également fort bien vous en passer !

NOTE : 6/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Quantité de la portion: 2 gélules

Nombre de portions: 60

Par portion

Arginine nitrate 1000 mg

Ingrédients:

Arginine nitrate, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested Arginine Nitrate

Prendre deux capsules une à deux fois par jour.

 

Avertissement Tested Arginine Nitrate: Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique. Ne convient pas aux personnes de moins de 18 ans. Garder hors de la portée des enfants. Stocker dans un endroit sec et frais. Ne pas utiliser si le bouchon de sécurité est cassé.

Ces données n’ont pas été évaluées par la FDA.

Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladie que ce soit.

Arginine nitrate est un complément alimentaire.

1Jones, A.M. (2014) Influence of dietary nitrate on the physiological determinants of exercise performance: a critical review. Applied Physiology, Nutrition and Metabolism 39, 1019-1028

Mon avis sur : MULTIVITAMIN

Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, un complexe multivitamines bien formulé et adapté aux besoins d’un organisme sollicité par un entraînement intensif se trouve en tête de liste des suppléments dont un sportif à la recherche de la performance ne devrait idéalement pas se passer. J’entends déjà l’éternelle ritournelle des fanatiques du  tout « naturel » : les vitamines et les minéraux naturellement présents dans la nourriture sont mieux assimilables, et son par conséquent à préférer à leurs homologues synthétiques. Ce n’est pas faux, mais il est nécessaire de rappeler la chose suivante : du fait du mode de vie occidental moderne, et de la prévalence des produits industriellement transformés sur les produits frais d’une part, de l’appauvrissement des sols surexploités d’autre part, il est désormais difficile de couvrir l’intégralité de ses besoins en vitamines et minéraux par la simple alimentation. Ce n’est pas impossible, mais il vous faudra alors ingurgiter une quantité importante de fruits, de légumes, d’œufs, viandes et poissons, en prenant garde à ne consommer que des marchandises biologiques, pour éviter d’avaler moult pesticides, résidus d’antibiotiques et de matière plastiques perturbateurs endocriniens etc etc.  Ça, c’est pour les omnivores, car en ce qui concerne les végétariens ou les végétaliens (vegan), le défi se révèle encore plus ardu. Pour ma part, même si je ne suis ni végétarien ni végétalien, et que je veille à m’alimenter de la manière la plus saine et la plus variée possible, je considère qu’un complexe multivitamines est un must, devant les vasodilatateurs, boosters de testostérone et autres brûleurs de graisses : c’est la base.

Ce type de compléments faisant partie de l’arsenal obligatoire de nombre de  pratiquants de musculation, la plupart des marques de nutrition sportive en ont intégré à leur catalogue. C’est le cas de BODYMAXX SPORTSNUTRITION, marque qui pour l’instant ne m’a jamais déçue et dont j’ai toujours plaisir à tester les produits. MULTIVITAMIN fera-t-il exception à la règle ? Let’s try it !

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On ne va pas se mentir, la plupart des complexes multivitamines disponibles sur le marché, qu’ils soient destinés à des sportifs ou non, ont une composition « basique » proche. De la vitamine A, des vitamines du groupe B, souvent de la vitamine D et E, parfois de la vitamine K. Concernant les minéraux, il y a les omniprésents (magnésium, calcium, manganèse), les plus rares et pourtant nécessaires (fer, chrome), les trop souvent absents ou sous-dosés (zinc, cuivre), et ceux dont on pourrait se passer (molybdène). La différence entre les produits concurrents se fait sur plusieurs critères :

  1. La composition et le dosage. Je suis toujours attentif aux dosages des vitamines du groupe B, à la vitamine C, ainsi qu’à certains minéraux (zinc, magnésium, manganèse, cuivre). Si le dosage de vitamine C est inférieur à 80 mg (soit l’apport journalier recommandé pour un adulte, qui en matière de vitamine C – acide ascorbique -, est un minimum), celui de zinc inférieur à 10mg (également AJR, l’apport nutritionnel conseillé étant situé entre 7 et 12mg par jour) ou le cuivre absent, je passe mon chemin.
  2.  La taille des comprimés. On y prête pas forcément attention, sauf quand ils sont tellement gros où anguleux qu’on n’arrive pas à les avaler. Pourtant, des comprimés minuscules censés contenir des dizaines de vitamines, minéraux voire extraits végétaux associés doivent inspirer de la méfiance : soit ils ne contiennent pas ce qui est imprimé sur l’étiquette (ou pas en totalité), soit les composés auront été tellement malmenés durant leur conditionnement que vous risquez de n’en retirer que bien peu de bénéfices.  
  3. Le prix. Nous parlons de vitamines en poudre, compactées et conditionnées. Même si le produit est de bonne facture et bien formulé, il faut savoir raison garder.

Mon ressenti :

Je ne vais pas vous dire que depuis que je prends deux comprimés de MULTIVITAMIN de BODYMAXX SPORTSNUTRITION tous les jours, je me sens beaucoup plus en forme, ma vie est devenue merveilleuse, j’effectue des prouesses à la salle de sport, et au lit, n’en parlons pas; ce ne serait pas vrai (enfin peut-être, mais pas grâce à MULTIVITAMIN). En revanche, je peux vous dire la vérité : MULTIVITAMIN est un complexe multivitamine bien formulé, complet, contenant tout ce que je cherche dans ce produit basique : De la vitamine A, de la vitamine C à 120mg, de la vitamine D et E, un complexe de vitamines du groupe B, et la quasi-totalité des minéraux que je traque sur les étiquettes (il ne manque que le potassium). Remarquons la présence de zinc, nécessaire à l’équilibre hormonal (il vous faudra cependant compléter cet apport, qui à lui seul n’est pas suffisant), et de cuivre, oligo-élément impliqué dans nombre de processus physiologiques (dont la formation du sang), et au bon fonctionnement hormonal, au niveau de la thyroïde, des glandes corticosurrénales et de l’hypophyse (le cuivre est notamment impliqué dans la production de l’hormone lutéinisante).

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Conclusion :

MULTIVITAMIN correspond à ce que j’en attendais : un complexe multivitamines complet, bien formulé et donc correctement dosé, dans un format pratique (le dosage recommandé par BODYMAXX SPORTSNUTRITION est de deux comprimés par jour), le tout à un prix accessible : aux alentours de 20€ la boîte de 120 comprimés chez les revendeurs proposant les produits BODYMAXX SPORTSNUTRITION : à raison de deux comprimés par jour, une boîte dure donc deux mois, ce qui est plutôt compétitif sur ce segment, BODYMAXX SPORTSNUTRITION  n’étant pas une marque discount ou low cost. Pas d’esbroufe, pas d’ajouts inutiles, un produit de qualité à un prix accessible. Musclexperience approved !  

NOTE : 8/10

Composition et valeur nutritionnelle :

Vitamin A 266μg
Vitamin C 120mg
Vitamin D 10μg
Vitamin K 60μg
Vitamin E 20mg
Vitamin B1 2,8mg
Vitamin B2 3,2mg
Vitamin B3 36mg
Vitamin B5-Acide pantothénique 12mg
Vitamin B6 4mg
Acide folique (Vit B9) 400mg
Vitamin B12 2μg
Biotine (Vitamine H) 300μg
Calcium 325mg
Magnesium 200mg
Iode 100μg
Fer 8mg
Selenium 50μg
Zinc 10mg
Cuivre 1mg
Manganèse 2mg
Chrome 50μg
Molybdène 50μg
Phosphore 250mg

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MULTIVITAMIN est disponible en ligne chez FIGHT FITNESS EQUIPMENT

La maca, Viagra péruvien ?

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Par Alex, MuscleXperience team

La maca (Lepidium meyenii Walpers) est une plante de la famille des Brassicaceae (également dits crucifères, intégrant les choux, navets, raifort etc), originaire des hautes Andes péruviennes. Elle est cultivée et consommée depuis le néolithique dans les Andes péruviennes, en haute altitude (elle l’est également dans une moindre mesure en Bolivie). Elle est traditionnellement utilisée dans l’alimentation locale (en mangeant le tubercule frais, séché ou sous forme de gruau, même si on trouve aujourd’hui des boissons et même des chips à la maca) ainsi que comme plante médicinale en raison des vertus qu’on lui attribue : elle aurait un effet tonique sur l’organisme, et plus particulièrement sur l’appareil reproducteur tant masculin que féminin. En clair, ce serait un stimulateur de la fertilité mais aussi de la libido.

La maca connaît une popularité grandissante depuis quelques décennies en raison de sa réputation d’aphrodisiaque. On la surnomme ainsi parfois le « viagra péruvien », mais également le ginseng péruvien car elle partagerait avec ce dernier sa qualité d’adaptogène.

Il y encore quelques années la maca en tant que supplément alimentaire était cantonnée aux magasins de produits biologiques et aux préparations formulées pour renforcer naturellement le désir sexuel et les capacités érectiles… avec plus ou moins d’efficacité. Son apparition dans les produits destinés aux sportifs est récente. Elle peut néanmoins faire sens en vertu des vertus prétendument adaptogènes et toniques précitées. Mais on retrouve également de l’extrait de maca dans des formules censées maximiser naturellement le taux de testostérone. Que penser de cette utilisation du «viagra péruvien» ?

Je ne sais pas vous mais moi je suis intrigué par un point. Dans les pays occidentaux, les préparations contenant de la maca affiche quelques grammes voire quelques milligrammes de ce tubercule plein de promesses. Mais au Pérou, l’utilisation traditionnelle qu’en font certaines populations andines va de la dizaine à la centaine de grammes. Ça doit en faire de sacrés chauds lapins, non ? Je pense donc qu’avant tout il faut relativiser les surnoms et qualificatifs à usage promotionnel. Promouvoir les cultures des petits producteurs locaux, c’est louable. Mais il faut être honnête, la maca n’a rien à voir, même de loin, avec le citrate de sildénafil contenu dans la pilule bleue mise sur le marché par Pfizer en 1998. Le rapprochement est donc sympathique mais abusif.

Le Viagra comme les autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) empêche la destruction de la guanosine monophosphate cyclique (GMPc) qui ainsi maintient la concentration de monoxyde d’azote responsable de l’érection. Le citrate de sildénafil n’est pas le seul composé à avoir ces propriétés: dans la classe des inhibiteurs de synthèse de la PED5 on compte également le tadalafil, le vardénafil et l’avanafil. En outre, certains extraits végétaux ont également des propriétés similaires, quoi que dans de moindres proportions: c’est le cas de l’Epidemium (fleur des elfes ou horny goat weed) et d’un de ses flavonoïdes en particulier, l’icariine. Ce serait également celui du Tribulus terrestris (voir Le Tribulus terrestris au-delà du mythe). La maca, quant à elle n’a pas de propriétés inhibitrices de la PED5, elle n’agit pas sur la GMP cyclique et n’a donc, a priori, pas d’effets sur l’érection. A moins que …

Le Lepidium meyenii Walpers a fait l’objet de nombreuses études, dont plusieurs suggèrent un effet positif sur la dysfonction érectile et sur la fonction sexuelle chez la femme ménopausée. La réputation ancestrale de cette plante doublée de ces résultats encourageants a évidemment incité l’industrie de la nutrition sportive à s’engouffrer dans la brèche. Pourtant, il est désormais prouvé que la maca n’a aucune influence hormonale¹², si sur les taux de testostérone ou de testostérone libre, ni sur les taux d’estradiol. L’utilisation de l’extrait de maca dans des produits censés augmenter naturellement le taux de testostérone est donc sujette à caution. Est-elle pour autant bonne à reléguer au cimetière des suppléments inutiles et n’ayant pas tenues les promesses (trop belles pour être vraies) de l’industrie ? Ma réponse est négative.

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Tout d’abord, si la maca n’a pas d’effet hormonal, elle n’en reste pas moins un véritable super aliment contenant du calcium, du potassium, du fer, de l’iode, du manganèse, du zinc, du sélénium, du magnésium, de l’acide malique, les vitamines B1, B2, B12, C, D3, E, et P ainsi que 19 acides aminés. Rien que pour ce contenu riche en nutriments, la maca est intéressante en tant que cocktail mutivitaminé naturel.

C’est en outre un aphrodisiaque éprouvé : même si cela est indépendant d’une quelconque influence hormonale, l’effet de la maca sur le désir sexuel semble être indubitable, ce qui se manifeste par une fréquence plus importante des rapports. Plusieurs études ont conclu dans ce sens, même si la méthodologie utilisée a pu être questionnées, et si des doutes subsistent quant aux dosages utilisés, au type de maca testé sur les sujets et à la qualité des extraits.

Ensuite, la consommation de maca semble être capable d’améliorer la qualité du sperme et donc d’impacter positivement la fertilité³. Remémorons-nous les légendes ancestrales, les indiens péruviens conseillant aux premiers colons espagnols (qui les exploitaient allégrement) de donner de la maca aux animaux qui avaient du mal à se reproduire. Si c’est valable pour les ânes ou les chevaux, ça devrait l’être pour nous, non ?

En réalité, il est à l’heure actuelle impossible de comprendre précisément quels sont les mécanismes à l’œuvre avec le « ginseng péruvien ». Si l’on ne peut ignorer les nombreux retours positifs, l’utilisation traditionnelle dont elle fait l’objet en tant que plante médicinale et les quelques études sérieuses soutenant un effet certain sur la libido et la fertilité, il est nécessaire de garder une certaine réserve vis-à-vis des extraits végétaux vendus à toutes les sauces et porteurs d’innombrables promesses. Pour avoir avalé des dizaines de grammes de maca de types et de qualités diverses sous des formes variées, je peux affirmer que cette plante, aussi bénéfique et riche en nutriments qu’elle soit, n’a rien de commun avec les inhibiteurs de la PED5 de synthèse, et cela quel que soit le dosage utilisé. Cependant, il faut garder à l’esprit que mère nature protège bien ses secrets, et qu’une plante comme la maca renferme des centaines de phytocomposants, que l’on découvre progressivement, mais dont la très grande majorité nous est inconnue. Les effets « aphrodisiaques » de la maca peuvent trouver leur source dans un flavonoïde pour l’instant non identifié, ou dans un alcaloïde, ou dans une synergie opérée entre plusieurs de ses phytocomposants. Dans le doute, et au vu des résultats prometteurs, du prix de la maca et de sa disponibilité, je ne vois pas de raison de s’en priver: la maca peut totalement trouver sa place dans une routine de suppléments destinée à se maintenir dans une bonne forme générale, voire à accroître la vitalité et la vigueur sexuelle. Pour ma part, j’expérimente de vrais bénéfices dès 1,5g par jour, même si le dosage qui me convient le mieux se situe quelque part en 5 et 10g quotidiens.   

On pourra par exemple l’inclure dans un stack avec de l’horny goat weed ou du Tribulus qui ont une influence directe sur la fonction érectile, ou avec de l’extrait de fenugrec ou de muira puama, et avec quantité d’autres extraits intéressants donc les effets peuvent agir en synergie avec la maca. Un « viagra péruvien », peut-être pas, mais une arme de plus dans l’arsenal des hommes et des femmes(4) à la recherche de la performance, sûrement.

1 Gonzales GF, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C, Castillo S. Effect of Lepidium meyenii (MACA) on sexual desire and its absent relationship with serum testosterone levels in adult healthy men, Andrologia. 2002 Dec;34(6):367-72.

2 Gonzales GF1, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C., Effect of Lepidium meyenii (Maca), a root with aphrodisiac and fertility-enhancing properties, on serum reproductive hormone levels in adult healthy men, J Endocrinol. 2003 Jan;176(1):163-8.

3 Gonzales GF1, Cordova A, Gonzales C, Chung A, Vega K, Villena A., Lepidium meyenii (Maca) improved semen parameters in adult men, Asian J Androl. 2001 Dec;3(4):301-3.

4 Les hommes ne sont pas les seuls à posséder des corps caverneux, et donc à pouvoir expérimenter les bienfaits des extrais végétaux susmentionnés.