Mon avis sur : FOCUS XT

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Marque : SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS

Par Alex, musclexperienceteam

Il y a quelques temps j’ai retrouvé dans une boutique en ligne l’un des produits phares de mes années d’études, quand je passais des nuits blanches à ingurgiter des pages et des pages d’informations, et que ma concentration devait être optimale, sans faille et sans relâchement. Bien sûr il existe dans les pharmacies des formules dédiées aux étudiants (contenant peu ou prou toujours la même chose, de la vitamine C, de la caféine anhydre et/ou du guarana), mais le plus souvent elles ne feront pas grand chose pour vous au-delà d’un certain stade de fatigue intellectuelle. La vitamine C n’a aucune utilité quand elle est surdosée, quant à la caféine, si elle a bien des mérites, elle tend vers le développement d’une accoutumance rapide, et surtout elle peut provoquer, à haute dose de la nervosité, de l’anxiété et des insomnies, ce qui n’est pas vraiment intéressant dans le cadre de la préparation d’examens. Cela fait quelques temps déjà que ces années sont derrière moi, aussi j’ai été étonné de le voir encore disponible, tant les produits se renouvellent rapidement sur la marché de la nutrition sportive. Pour qu’un produit reste disponible et sa formule plus ou moins inchangée pendant plusieurs années d’affilée, c’est que les clients sont au rendez-vous, et qu’ils en ont pour leur argent, ce qui est pour moi une sorte de mantra.

FOCUS XT étant pour moi une sorte de madeleine de Proust (pauvre Proust décidément je le mets à toutes les sauces), j’ai décidé de retenter le coup. Évidemment je ne suis plus étudiant, mais pour autant j’ai toujours besoin d’une concentration surhumaine, pour encaisser de longues journées de travail et – surtout – donner le meilleur à la salle. Et là aussi, FOCUS XT peut avoir un intérêt évident pour les athlètes qui éprouvent une fatigue passagère, qui s’entraînent tôt le matin, ou après une nuit agitée ou mouvementée (…), ou qui recherchent simplement un surcroît de motivation. Oui, les pudibonds du « manger sain » et de « l’important c’est de participer » appelleront ça une « conduite dopante », mais vous connaissez mon avis là-dessus : tant que c’est 1) non nocif pour la santé 2) légal, il n’y a pas de mal à s’améliorer sois-même, ça s’appelle juste évoluer. FOCUS XT ne contient pas de substances prohibées, vérifiez cependant toujours la conformité d’un produit à votre législation nationale avant de le commander.

Dans les publicités que l’on peut trouver aux États-Unis en ou Grande-Bretagne pour FOCUS XT, le produit est vendu comme étant particulièrement adapté aux besoins des personnes ayant besoin d’une concentration accrue : les sportifs évidemment, mais également les étudiants, et les professionnels travaillant sur des plages horaires étendues ou décalées et nécessitant une concentration sans faille, notamment les infirmières et les pompiers. Pour l’avoir testé d’abord dans le cadre estudiantin, puis sportif, j’ai véritablement mis à l’épreuve ce produit, et je peux dire sans hésiter qu’il ne m’a jamais déçu.

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FOCUS XT a été élaboré par SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS pour renforcer la concentration et la vigilance sans provoquer de nervosité ou d’anxiété. Il contient évidemment de la caféine, à une dose raisonnable de 200mg, qui est également le maximum autorisé par portion au sein de l’Union Européenne (d’où les dernières versions de certains brûleurs, notamment le Euro stacker 4, allégée pour l’Europe). On y retrouve également de la tyrosine, acide aminé participant à la synthèse des catécholamines : (Substance chimique de l’organisme appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones) : l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B. La tyrosine est également le précurseur de la DOPA  (3,4-dihydroxyphénylalanine), substance intermédiaire dans la synthèse des catécholamines précitées.  C’est un booster naturel et efficace du système nerveux, auquel j’ai recours en cas de fatigue ou de lassitude. FOCUS XT contient de la choline, que j’ai déjà évoqué (sous une forme différente, la L-alpha-glycerylphospohorylcholine ou α-GPC ) dans . Mon avis sur : TESTED GH BOOSTER

La choline, qui fait partie des vitamines du groupe B, est le précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur, et de lipides composant la membrane des cellules. On la trouve en grande quantité dans les aliments comme le foie (où elle a été identifiée la première fois à la fin du XIXème siècle), dans le jaune d’œuf et le soja. On retrouve la choline dans les suppléments nootropiques car son action sur le cerveau, et notamment la concentration, sont avérés. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches prometteuses comme thérapie alternative dans le traitement de la maladie d’Alzheimer1.

SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS a également ajouté à sa formule, fort judicieusement, de la l’Acetyl L-Carnitine (ALCAR). Comme je l’ai expliqué dans mon article La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ?, plusieurs études ont mis en évidence des effets positifs de la carnitine sur la mémoire et le déclin cognitif lié à l’âge, ce qui serait dû à l’action de la carnitine sur les mitochondries des cellules. Intégrer de la carnitine dans un complexe destiner à accroître la capacité de concentration fait donc sens.

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Outre l’Acetyl-L-Carnitine, on retrouve également dans FOCUS XT de la DMAE ou  diméthylaminoéthanol ou déanol, substance apparentée à la choline et à l’acétylcholine citées plus haut. Son principal intérêt est d’augmenter les niveaux d’acétylcholine dans le cerveau, et par voie de conséquence augmenter la vigilance et les facultés de mémorisation. Si l’on retrouve la DMAE à l’état naturel dans le poisson, notamment dans les anchois, celle que l’on trouve dans les suppléments est synthétique. La DMAE aurait également la capacité de réduite la quantité de lipofuscine (un pigment composé de débris moléculaires) dans les cellules, ce qui en fait un produit intéressant du point de vue d’une démarche anti-âge. Substance actuellement légale et disponible en Europe, elle fait aujourd’hui l’objet d’un début de polémique du fait de ses propriétés nootropiques.

SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS a également intégré dans son FOCUS XT de la vinpocétine, dérivé synthétique de la vincamine, vinca-alcaloïde extrait des feuilles de la petite pervenche. Elle exerce une action vasodilatatrice (sur les vaisseaux du cerveau mais pas seulement) par une inhibition de la phosphodiestérase (comme les médicaments contre la dysfonction érectile), et par l’augmentation des taux d’adénosine monophosphate cyclique, qui intervient dans l’action des neurotransmetteurs.

Enfin, on retrouve dans FOCUS XT de l’huperzine A, peut-être ma petite favorite de ce stack. l’huperzine A est un alcaloïde extrait d’une espèce de lycopode, le Lycopodium serratum ou Huperzia serrata. L’uperzine A est un inhibiteur de l’acétylcholinestérase, c’est à dire qu’ils retardent la rupture de l’acétylcholine libérée dans les fentes synaptiques, entraînant une amélioration de la neurotransmission cholinergique, d’où leur utilisation dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. L’huperzine A est aujourd’hui disponible comme nootropique destiné au soutien des fonctions cognitives, pour les personnes âgées ou soumises à des efforts intellectuels intenses. Je réagis particulièrement bien à cette substance, que j’ai pu tester seule, et dont les effets sont subtils (ce n’est pas un stimulant) mais indéniables.

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Mon ressenti :

FOCUS XT de SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS est de mes suppléments favoris quand il s’agit pour moi de rester concentré et entièrement mobilisé durant un laps de temps resserré mais crucial. Préparation d’examens, d’épreuves en tout genre, période chargée au travail avec une forte amplitude horaire et des attentes importantes. Je connais le laïus habituel de ceux qui n’ont de cesse de critiquer les « conduites dopantes », mais clairement pour moi il ne s’agit pas de cela. A périodes exceptionnelles solutions exceptionnelles, et c’est justement ce que nous promet, et nous offre (enfin il faudra le payer si vous voulez l’essayer) SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS.

FOCUS XT me permet à la fois de combattre la fatigue, la concentration qui flanche, mais également le stress mental qui peut se faire sentir durant ces moments. Je l’avais testé uniquement en période d’examens, je peux désormais dire qu’avant une grosse séance, si vous avez besoin d’un surcroît d’énergie, si des idées parasites dues à un collègue que vous avez envie de gifler ou à votre ex envahissante vous assaillent, où simplement après une nuit trop courte, FOCUS XT peut être un allié de poids.

Concernant l’arôme, j’ai toujours opté pour « Blue raspberry » (myrtille bleue) et je dois dire que ça passe plutôt bien. La formule contient des arômes naturels, et les édulcorants utilisés sont l’acesulfame et le sucralose, donc pas de trace d’aspartame ou d’autres édulcorants contestés ; tout cela sans sucre, ce qui est appréciable.

Conclusion :

FOCUS XT a été un must pour moi durant mes années estudiantines, et je redécouvre aujourd’hui avec plaisir ce produit de qualité dans le cadre sportif. Comme à l’époque, il ne me déçoit pas, et il faut reconnaître qu’avec ou sans, on voit la différence. Le risque est évidemment d’y avoir recours de manière systématique, ce qui gommera en quelque sorte l’aspect « coup de fouet » exceptionnel. Pour moi, FOCUS XT est le pot à conserver dans son placard pour les grands jours, ceux où l’on a pas le droit à l’erreur, qu’il s’agisse d’activité professionnelle ou de performances à la salle. Une dose suffit, je suis allé au-delà et je dois dire qu’il n’y a aucune plus-value à augmenter le dosage au-delà de deux dosettes, quitte à les répartir en deux temps sur la journée.

En bref, FOCUS XT est un produit de qualité, que j’ai longuement éprouvé, et que je peux recommander. Attention, en raison de sa formule, ce produit n’est pas disponible partout, notamment dans certains pays d’Europe occidentale et au Canada, ou de bonnes alternatives existent. Vérifiez vos législations nationales avant d’acheter !

Note : 9/10

 

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Serving Size/pour une dose: 1 Heaping Scoop/une dosette bombée (12 grams)
Servings Per Container: 30
Amount Per Serving/ quantités par dose:Calories 20
Carbohydrates 3 1%
Sugars/sucre : 0

Focus XT Blend/formule Focus XT 9800mg
– Choline Bitartrate
– L-Tyrosine
– Acetyl-L-Carnitine
– DMAE
– Vinpocetine
– Huperzine A

Caffeine/ Caféine: 200 mg.

Other ingrédients /Autres ingrédients:

Arômes naturels/Natural flavors, Acesulfame Potassium, Sucralose, FD&C Red #40.

Direction/conseils d’utilisation  

As a dietary supplement, mix 1 heaping scoop with 8 ounces of water or your favorite beverage. Shake well or stir to avoid settling.For maximum results, consume 1 serving 10 to 30 minutes prior to the time that effects are desired to begin. If using 2 servings daily, space dosages out at least 6 to 8 hours apart. Many individuals find it helpful to consume 1 serving per day everyday, and to consume a 2nd serving on days as needed.

Comme supplément alimentaire, mélanger une dosette bien remplie avec 0,1 litre d’eau ou de votre boisson préférée. Bien mélanger pour éviter les grumeaux. Pour obtenir des résultats maximums, consommer de 10 à 30 minutes avant le moment ou l’apparition des effets désirés sont souhaités. Si vous utilisez deux doses par jour, espacez les au moins de 6 à 8 heures. Beaucoup d’utilisateurs trouvent utile de consommer une dose par jour tous les jours, et une deuxième les jours où cela est nécessaire.

1.Fu ALLi QDong ZHHuang SJWang YXSun MJ.Alternative therapy of Alzheimer's disease via supplementation with choline acetyltransferase, Neurosci Lett. 2004 Sep 30;368(3):258-62.

 

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Mon avis sur : ATTACK 2.0

ATTACK 1

Marque : SCITEC NUTRITION®

ATTACK est une ancienne référence du catalogue SCITEC®. Il y a bien 7/8 ans, je hantais déjà les boutiques de nutrition sportive près de chez moi, et je pouvais voir ces pots sur les étagères, qui attendaient patiemment que je les ouvre et que j’y plonge ma dosette en quête de sensations nouvelles (ceux qui verront une parabole érotique dans cette réminiscence de jeunesse ont l’esprit mal placé). Etrangement j’ai attendu très longtemps avant de le tester, peut-être parce que la formule me paraissait un peu trop sage. Plusieurs formes de créatine, de la glutamine, de l’arginine comme précurseur de l’oxyde nitrique, de la tyrosine pour soutenir le système nerveux… Des choix classiques mais judicieux. En 2018, enfin, je me suis décidé à tester cette version 2.0 et à vous livrer mon ressenti sur ce produit.

ATTACK 2.0 est une formule vasodilatatrice pré-entraînement sans stimulants. C’est déjà en soi un avantage, puisque la majorité des produits de cette catégorie contiennent de la caféine (l’Europe est moyennement favorable aux mélanges de stimulants, on trouve rarement de la théobromine, parfois de la synéphrine ; les législations américaine et canadienne permettent plus de fantaisie). La formule est construite autour de trois « piliers » : force, énergie, congestion.

En ce qui concerne la force, SCITEC NUTRITION® nous a concocté une matrice de cinq types de créatines, censés agir concomitamment pour assurer un approvisionnement maximal des cellules musculaires en créatine durant l’entraînement, et donc une fourniture en énergie (ATP) plus importante : la matrice « CREA-BOMB ». Où s’arrête la réalité scientifique, où commence le fantasme marketing, c’est parfois assez difficile à déterminer. En prenant 30 minutes avant la séance un mélange de créatine monohydrate, de créatine monohydrate micronisée MicronTec, de créatine anhydre, pyruvate de créatine et de citrate de créatine, vous êtes sûr de mettre toutes les chances de votre côté pour ne pas manquer de l’un des composés les plus reconnus en nutrition du sport. Notons cependant que 5 grammes (dosage US, UK) sur une prise c’est beaucoup (les recommandations européennes s’orientent vers 3g par jour), et que l’on conseille généralement de consommer ces 3 grammes en plusieurs prises lors des principaux repas, ce qui favoriserait son assimilation. En ce qui me concerne j’ai toujours été partisan de la prise de créatine avant (voir pendant) et après la séance, consommée avec des glucides pour favoriser son assimilation. C’est après tout le moment où l’on en a le plus besoin, pendant l’effort et juste après, pour reconstituer les stocks mobilisés durant la séance. Sur le cocktail proposé par SCITEC NUTRITION®, je suis un peu plus sceptique. L’objectif est sans doute de saturer les muscles de leurs clients, mais aussi de leur en mettre plein la vue, alors que la créatine monohydrate est la seule dans ce « stack » à avoir fait réellement ses preuves. Qu’elle soit micronisée favorise sans doute son assimilation, et pour le reste, c’est discuté, et discutable.

ATTACK 2

En ce qui concerne l’énergie, SCITEC NUTRITION® a inclus dans ATTACK 2.0 un complexe de vitamines du groupe B, nécessaires au métabolisme, et de la taurine, acide aminé aux multiples vertus que ce soit pour le sportif ou pour monsieur tout le monde : la taurine aurait notamment un rôle bénéfique sur la performance, un effet atténuateur de la fatigue liée à l’exercice, et pourrait lutter contre le stress oxydatif.

Pour la congestion, SCITEC NUTRITION® a incorporé dans ATTACK 2.0 l’inévitable arginine, sous sa forme d’arginine alpha-cétoglutarate (AAKG), la plus plébiscitée pour ses prétendus effets vasodilatateurs. Si ceux-ci sont controversés, l’effet perturbateur de l’arginine sur la production d’hormone de croissance post-exercice est quant à lui bien réel (La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement). Je conseille de l’éviter avant la séance, ce n’est donc pas un bon point pour ATTACK 2.0. On retrouve également de l’ ornithine et de la glutamine, de l’acide malique ainsi que de la tyrosine, acide aminé fréquemment ajouté au formules pré-entrainement pour ses effets sur la vigilance et la concentration et qui a fait ses preuves dans ce domaine: la tyrosine participe en effet à la synthèse des catécholamines (l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B). SCITEC NUTRITION® a également ajouté une pincée d’extrait de fénugrec (trigonella foenum-graecum) dans un proprietary blend ou « mélange déposé », ce qui permet de ne pas indiquer dans quelle quantité, sans que l’on sache vraiment ce qu’il fait ici. Personnellement je suis un grand amateur de fénugrec, supplément peu onéreux et recelant une myriade de bénéfices pour la santé, la récupération et même la prise de muscle. Le fenugrec a notamment une action positive sur le métabolisme des glucides, sur l’augmentation de l’appétit, et de la testostérone libre. En bref, ça ne peut pas vous (nous) faire de mal.

ATTACK 3

Que dire de ATTACK 2.0 ? Lets’try it !

Mon ressenti :

Avec les formules pré-entraînement, pas besoin de tester le produit pendant plusieurs jours afin de savoir si l’on a fait un bon investissement ou pas. Dans le cas d’ATTACK 2.0, l’enjeu est minime puisque le prix est plutôt modique : comptez entre 12 et 15€ pour un pot de 320g, aux alentours de 25 € pour un pot de 720g, hors promotion bien entendu. Pour autant, on attend d’un « booster » pré-entraînement qu’il tienne ses promesses, comme d’un investissement qu’il soit rentable. Je dois avouer que c’est plutôt mal engagé, puisque si la formulation a l’air plutôt correcte quant aux composés employés (hormis peut-être l’arginine, qui est néanmoins appréciée par certains même si elle peut impacter la récupération post-séance, comme nous l’avons vu plus haut), les dosages sont eux largement insuffisants. Ainsi, pour une dose (un quart de dosette, soit 5g), on ingurgite 2,5g de créatine (toutes sources confondues), 300mg de glutamine, 250mg de taurine, 50mg de tyrosine…  Si l’on peut se satisfaire d’une dose de 2,5g de créatine en pré-entraînement, les autres composés ont, avec des dosages si faibles, une présence tout au plus cosmétique ici. Cela explique que lors de mon test, il m’ait fallu environ une vingtaine de grammes (soit quatre doses !) pour ressentir un accroissement de la congestion et de l’énergie durant la séance. Il n’y a pas de secret, quand vous voyez sur l’étiquette plus de milligrammes que de grammes (on parle bien ici d’acides aminés), la chose est mal engagée. A ce régime, le petit pot fait long feu. La congestion obtenue était significative, sans être extraordinaire, rien que l’on ne puisse obtenir avec quelques grammes de citrulline malate.

Il est à noter que ce dosage recommandé est indiqué sur les pots vendus au sein de l’Union européenne hors Grande-Bretagne (qui du reste ne sera plus dans l’UE dans quelques mois).  Sur les pots vendus en Grande-Bretagne, et dans certains pays hors UE(dans l’Est), le dosage recommandé est de 10g par prise, ce qui donne le double des valeurs dont 5g de créatine (l’étiquetage UE est adapté aux recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments – EFSA – sur laquelle sont alignés la plupart des pays de l’UE, mais pas tous, certains irréductibles résistent encore et toujours.

Conclusion :

ATTACK 2.0 est un vasodilatateur honnête, sans être exceptionnel : sa formule est classique, un effet énergisant sans être pour autant excitant (ce qui ravira les athlètes cherchant à éviter les stimulants comme la caféine pour cause d’entraînements tardifs, ou en cours de sevrage caféique), et un goût plutôt réussi (j’ai opté pour le parfum « cerise », mais  ATTACK 2.0 est également décliné en parfums « Pink limonade » et Poire). Je dirais donc que c’est un produit adapté pour les pratiquants débutants, qui cherchent à pousser un peu plus loin leur entraînement sans pour autant verser dans des formules bourrées de caféine et parfois hors de prix. ATTACK 2.0 conviendra également à l’autre extrémité du spectre des pratiquants, c’est-à-dire ceux qui cherchent à compenser ce que l’âge leur a fait perdre en vigueur (je ne parle pas de la pilule bleue) à la salle, sans pour autant vouloir subir insomnies et  anxiété du fait d’une overdose de synéphrine, caféine  ou d’autres alcaloïdes du même genre. Pour ma part je ne regrette pas mon achat, j’ai obtenu ATTACK 2.0 à un prix défiant toute concurrence, et il était parfaitement adapté à l’usage que je voulais en faire, c’est-à-dire un petit « plus » revigorant en cas d’entraînements nocturnes consécutifs à une journée de travail chargée. Je n’ai pas à m’en plaindre, ATTACK 2.0 a fait le job. Il ne faut pas en attendre des miracles, certes les dosages ressemblent à la composition d’une limonade pour enfants, certes les noms des matrices élaborées par SCITEC NUTRITION® sont tous plus ronflants les uns que les autres, mais dans l’ensemble c’est un booster correct.

 

NOTE : 7/10

 

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Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

 

Une dose: 5 g (1⁄4 dosette)

Vitamine B3 : 1.25 mg

Acide folique (acide glutamique) : 15 mcg

« Attack! Stack » Marque déposée :4458.5 mg

Matrice de créatines « Crea-Bomb » : 2500 mg

Monohydrate de créatine, monohydrate de créatine micronisée MicronTec, créatine anhydre, pyruvate de créatine, citrate de créatine

Dont créatine pure: 2208 mg

L-Glutamine (300 mg), Taurine (250 mg), L-Tyrosine (50 mg), Chlorhydrate de L-Ornithine (25 mg)

Précurseur oxyde nitrique

Chlorhydrate de L-arginine : 1000 mg

Matrice de soutien Krebs-Cycle               333.5 mg

Acide citrique (318,5 mg), acide malique (10 mg), AKG (5 mg)

Ingrédients :

Cerise: monohydrate de créatine, chlorhydrate de L-Arginine, arôme (cerise), acide citrique anhydre, L-Glutamine, taurine, antiagglomérant (phosphate tricalcique), édulcorants (acésulfame K, sucralose), L-Tyrosine, monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, colorant (Carmoisine**), nicotinamide, acide folique.

Pink lemonade: monohydrate de créatine, chlorhydrate de L-Arginine, acide citrique anhydre, L-Glutamine, arôme (pink lemonade), taurine, édulcorants (acésulfame K, sucralose), antiagglomérant (phosphate tricalcique), L-Tyrosine, colorant (rouge de betterave), monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, nicotinamide, acide folique.

Poire: monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Arginine, monohydrate de créatine, arôme (poire), L-Glutamine, taurine, acide citrique anhydre, édulcorants (acésulfame K, sucralose), antiagglomérant (phosphate tricalcique), L-Tyrosine, , chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, nicotinamide, acide folique

Recommandations fabricant :

 Mode d’emploi:

Mélanger une dose (5 g) par jour avec 250 ml. Utiliser 30 minutes avant l’entraînement, après l’entraînement ou avant un repas.

Infos allergènes:

Produit fabriqué dans un atelier utilisant du lait, du soja, d’oeufs, du gluten, des arachides, du poisson et des crustacés.

Attention:

Les compléments alimentaires doivent être utilisés dans le cadre d’un mode de vie sain et ne pas être utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié et équilibré. A conserver hors de portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée

ATTACK 2.0 est un complément alimentaire

Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE

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Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperienceteam

Pour nous autres piliers de salle, il existe une quête mystique, quasi sacrée, que Saint-Arnold comparaît autrefois à l’orgasme : la congestion. Pour l’atteindre et la maximiser, je suis évidemment toujours à l’affût des dernières nouveautés en matière de suppléments, et il se trouve qu’une nouvelle venue a récemment fait son entrée sur scène : l’arginine nitrate.

Pour tester ce composé fraichement débarqué dans les magasins de nutrition sportive, j’ai opté pour l’arginine nitrate de la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui m’avait plutôt séduit avec quelques-unes de ses références, notamment TESTED ANTI-ESTRO. La marque cherche à se démarquer en proposant des formules simples, ne comptant le plus souvent qu’un ingrédient et dosé de manière optimale, et c’est le cas pour TESTED ARGININE NITRATE. 500mg d’arginine nitrate par capsule, et rien d’autre. Let’s try it !

La supplémentation en L-arginine est bien connue des adeptes de la musculation et du fitness cherchant à accroître la vasodilatation en stimulant la production d’oxyde nitrique (également appelé monoxyde d’azote ou oxyde azotique, de formule NO). L’arginine est en effet impliquée dans la production d’oxyde nitrique dans une réaction catalisée par l’enzyme oxyde nitrique synthase. Se supplémenter en arginine avait donc du sens, mais plusieurs études datant de quelques années maintenant sont venues contredire cette séduisante perspective : une supplémentation accrue en L-arginine n’entraînerait pas d’augmentation du taux d’oxyde nitrique chez l’être humain. Qu’est ce qu’on a pu en absorber, pourtant, via tous ces boosters de NO vendus à grand coup de photos d’athlètes aux physiques striés et veineux… Mais rassurons-nous, le débat n’est pas encore tranché, et l’arginine présente bien d’autres vertus, notamment la capacité d’augmenter, certes modestement, la production d’hormone de croissance.

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Revenons à nos moutons : TESTED ARGININE NITRATE. De formule C6H15N5O5 , l’arginine nitrate comprend une molécule de l’acide aminé arginine et un groupe nitrate, reliés par une liaison hydrogène.

L’utilisation des nitrates (NO3) dans la supplémentation sportive est relativement récente. Si une avalanche de suppléments intègrent l’arginine nitrate à leurs formules (Chrome NO3 de Cellucor, YOK3D, de USP Labs, Ritual de ANS…), il ne semble pas que ce soit le « netx big thing » de l’industrie du fitness . Des travaux ont cependant montré un effet ergogénique potentiel, notamment sur les fibres musculaires de type II (fibres rapides dites « blanches ») des athlètes réalisant des efforts de forte intensité, comme les sports de force dont la musculation1.

La supplémentation en nitrates serait particulièrement bénéfique quand les niveaux d’oxygène sont bas ou moyens, et pourrait contribuer à mieux « rentabiliser » l’oxygène utilisé pendant par le sportif pendant l’effort. En effet, j’ai remarqué que durant les séances où j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE, je n’ai ressenti une amélioration de la congestion « normale » qu’en milieu voire en fin de séance, ce qui est peut-être dû à la baisse des niveaux d’oxygène consécutive à l’effort.

Les marques qui commercialisent l’arginine nitrate ou l’incluent dans leurs formules « preworkout » nous promettent ceci : un débit sanguin amélioré, une vasodilatation plus importante, un apport en nutriments augmenté, un aspect plus « veineux » et de manière générale une amélioration des performances physiques. Est-ce justifié ?

Mon ressenti :

Les gélules de TESTED ARGININE NITRATE sont dosées à 500mg. Lors de mes deux premières séances de test, à l’occasion desquelles j’ai travaillé les pectoraux, les bras et les jambes, j’ai pris deux gélules 30 minutes avant la séance, sans autre supplément pré-séance. Résultat ? Imperceptible.

Par la suite, j’ai opté pour le protocole suivant : deux gélules 30 minutes avant la séance, puis deux autres environ 20 minutes après le début de celle-ci. Je m’entraîne généralement une heure et demie, et en suivant ce mode opératoire j’ai bien ressenti un petit quelque chose au niveau du « pump ». un petit quelque chose donc rien de transcendant, et puisque j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE seul, je n’ai pas ressenti les autres sensations procurées par un « booster » classique, énergie, renforcement de la concentration (caféine, tyrosine), paresthésie (bêta-alanine).

Pour finir ma boîte de 120 gélules, j’ai simplement ajouté TESTED ARGININE NITRATE à mon stack pré-entraînement. De bonnes sensations, de l’énergie et de la congestion à revendre, mais dans cette configuration difficile de connaître la part jouée par TESTED ARGININE NITRATE, sans compter que si cet ajout devait être durable, ce produit ne serait pas forcément rentable, puisque la boîte est vendue entre 20 et 25€ dans la plupart des boutiques de diététique sportive en ligne. A choisir entre un stack d’acides aminés classiques et TESTED ARGININE NITRATE, je choisis donc sans hésiter le premier.

Conclusion :

TESTED ARGININE NITRATE n’est pas un mauvais produit. Ce n’est pas non plus le phénomène tel qu’il est parfois présenté par certaines marques qui commercialisent la molécule, en tout cas pas à mon humble avis. Un simple petit mélange arginine AAKG ou L-arginine, citrulline malate et bêta-alanine reste bien moins onéreux, et beaucoup plus efficace. Si vous avez les moyens, vous pouvez, au moins pour tester, inclure un à deux grammes d’arginine nitrate à ce « combo » éprouvé, vos performances n’en seront certainement pas tirées vers le bas. Vous pouvez également fort bien vous en passer !

NOTE : 6/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Quantité de la portion: 2 gélules

Nombre de portions: 60

Par portion

Arginine nitrate 1000 mg

Ingrédients:

Arginine nitrate, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested Arginine Nitrate

Prendre deux capsules une à deux fois par jour.

 

Avertissement Tested Arginine Nitrate: Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique. Ne convient pas aux personnes de moins de 18 ans. Garder hors de la portée des enfants. Stocker dans un endroit sec et frais. Ne pas utiliser si le bouchon de sécurité est cassé.

Ces données n’ont pas été évaluées par la FDA.

Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladie que ce soit.

Arginine nitrate est un complément alimentaire.

1Jones, A.M. (2014) Influence of dietary nitrate on the physiological determinants of exercise performance: a critical review. Applied Physiology, Nutrition and Metabolism 39, 1019-1028

Mon avis sur : MULTIVITAMIN

Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, un complexe multivitamines bien formulé et adapté aux besoins d’un organisme sollicité par un entraînement intensif se trouve en tête de liste des suppléments dont un sportif à la recherche de la performance ne devrait idéalement pas se passer. J’entends déjà l’éternelle ritournelle des fanatiques du  tout « naturel » : les vitamines et les minéraux naturellement présents dans la nourriture sont mieux assimilables, et son par conséquent à préférer à leurs homologues synthétiques. Ce n’est pas faux, mais il est nécessaire de rappeler la chose suivante : du fait du mode de vie occidental moderne, et de la prévalence des produits industriellement transformés sur les produits frais d’une part, de l’appauvrissement des sols surexploités d’autre part, il est désormais difficile de couvrir l’intégralité de ses besoins en vitamines et minéraux par la simple alimentation. Ce n’est pas impossible, mais il vous faudra alors ingurgiter une quantité importante de fruits, de légumes, d’œufs, viandes et poissons, en prenant garde à ne consommer que des marchandises biologiques, pour éviter d’avaler moult pesticides, résidus d’antibiotiques et de matière plastiques perturbateurs endocriniens etc etc.  Ça, c’est pour les omnivores, car en ce qui concerne les végétariens ou les végétaliens (vegan), le défi se révèle encore plus ardu. Pour ma part, même si je ne suis ni végétarien ni végétalien, et que je veille à m’alimenter de la manière la plus saine et la plus variée possible, je considère qu’un complexe multivitamines est un must, devant les vasodilatateurs, boosters de testostérone et autres brûleurs de graisses : c’est la base.

Ce type de compléments faisant partie de l’arsenal obligatoire de nombre de  pratiquants de musculation, la plupart des marques de nutrition sportive en ont intégré à leur catalogue. C’est le cas de BODYMAXX SPORTSNUTRITION, marque qui pour l’instant ne m’a jamais déçue et dont j’ai toujours plaisir à tester les produits. MULTIVITAMIN fera-t-il exception à la règle ? Let’s try it !

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On ne va pas se mentir, la plupart des complexes multivitamines disponibles sur le marché, qu’ils soient destinés à des sportifs ou non, ont une composition « basique » proche. De la vitamine A, des vitamines du groupe B, souvent de la vitamine D et E, parfois de la vitamine K. Concernant les minéraux, il y a les omniprésents (magnésium, calcium, manganèse), les plus rares et pourtant nécessaires (fer, chrome), les trop souvent absents ou sous-dosés (zinc, cuivre), et ceux dont on pourrait se passer (molybdène). La différence entre les produits concurrents se fait sur plusieurs critères :

  1. La composition et le dosage. Je suis toujours attentif aux dosages des vitamines du groupe B, à la vitamine C, ainsi qu’à certains minéraux (zinc, magnésium, manganèse, cuivre). Si le dosage de vitamine C est inférieur à 80 mg (soit l’apport journalier recommandé pour un adulte, qui en matière de vitamine C – acide ascorbique -, est un minimum), celui de zinc inférieur à 10mg (également AJR, l’apport nutritionnel conseillé étant situé entre 7 et 12mg par jour) ou le cuivre absent, je passe mon chemin.
  2.  La taille des comprimés. On y prête pas forcément attention, sauf quand ils sont tellement gros où anguleux qu’on n’arrive pas à les avaler. Pourtant, des comprimés minuscules censés contenir des dizaines de vitamines, minéraux voire extraits végétaux associés doivent inspirer de la méfiance : soit ils ne contiennent pas ce qui est imprimé sur l’étiquette (ou pas en totalité), soit les composés auront été tellement malmenés durant leur conditionnement que vous risquez de n’en retirer que bien peu de bénéfices.  
  3. Le prix. Nous parlons de vitamines en poudre, compactées et conditionnées. Même si le produit est de bonne facture et bien formulé, il faut savoir raison garder.

Mon ressenti :

Je ne vais pas vous dire que depuis que je prends deux comprimés de MULTIVITAMIN de BODYMAXX SPORTSNUTRITION tous les jours, je me sens beaucoup plus en forme, ma vie est devenue merveilleuse, j’effectue des prouesses à la salle de sport, et au lit, n’en parlons pas; ce ne serait pas vrai (enfin peut-être, mais pas grâce à MULTIVITAMIN). En revanche, je peux vous dire la vérité : MULTIVITAMIN est un complexe multivitamine bien formulé, complet, contenant tout ce que je cherche dans ce produit basique : De la vitamine A, de la vitamine C à 120mg, de la vitamine D et E, un complexe de vitamines du groupe B, et la quasi-totalité des minéraux que je traque sur les étiquettes (il ne manque que le potassium). Remarquons la présence de zinc, nécessaire à l’équilibre hormonal (il vous faudra cependant compléter cet apport, qui à lui seul n’est pas suffisant), et de cuivre, oligo-élément impliqué dans nombre de processus physiologiques (dont la formation du sang), et au bon fonctionnement hormonal, au niveau de la thyroïde, des glandes corticosurrénales et de l’hypophyse (le cuivre est notamment impliqué dans la production de l’hormone lutéinisante).

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Conclusion :

MULTIVITAMIN correspond à ce que j’en attendais : un complexe multivitamines complet, bien formulé et donc correctement dosé, dans un format pratique (le dosage recommandé par BODYMAXX SPORTSNUTRITION est de deux comprimés par jour), le tout à un prix accessible : aux alentours de 20€ la boîte de 120 comprimés chez les revendeurs proposant les produits BODYMAXX SPORTSNUTRITION : à raison de deux comprimés par jour, une boîte dure donc deux mois, ce qui est plutôt compétitif sur ce segment, BODYMAXX SPORTSNUTRITION  n’étant pas une marque discount ou low cost. Pas d’esbroufe, pas d’ajouts inutiles, un produit de qualité à un prix accessible. Musclexperience approved !  

NOTE : 8/10

Composition et valeur nutritionnelle :

Vitamin A 266μg
Vitamin C 120mg
Vitamin D 10μg
Vitamin K 60μg
Vitamin E 20mg
Vitamin B1 2,8mg
Vitamin B2 3,2mg
Vitamin B3 36mg
Vitamin B5-Acide pantothénique 12mg
Vitamin B6 4mg
Acide folique (Vit B9) 400mg
Vitamin B12 2μg
Biotine (Vitamine H) 300μg
Calcium 325mg
Magnesium 200mg
Iode 100μg
Fer 8mg
Selenium 50μg
Zinc 10mg
Cuivre 1mg
Manganèse 2mg
Chrome 50μg
Molybdène 50μg
Phosphore 250mg

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MULTIVITAMIN est disponible en ligne chez FIGHT FITNESS EQUIPMENT

La maca, Viagra péruvien ?

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Par Alex, MuscleXperience team

La maca (Lepidium meyenii Walpers) est une plante de la famille des Brassicaceae (également dits crucifères, intégrant les choux, navets, raifort etc), originaire des hautes Andes péruviennes. Elle est cultivée et consommée depuis le néolithique dans les Andes péruviennes, en haute altitude (elle l’est également dans une moindre mesure en Bolivie). Elle est traditionnellement utilisée dans l’alimentation locale (en mangeant le tubercule frais, séché ou sous forme de gruau, même si on trouve aujourd’hui des boissons et même des chips à la maca) ainsi que comme plante médicinale en raison des vertus qu’on lui attribue : elle aurait un effet tonique sur l’organisme, et plus particulièrement sur l’appareil reproducteur tant masculin que féminin. En clair, ce serait un stimulateur de la fertilité mais aussi de la libido.

La maca connaît une popularité grandissante depuis quelques décennies en raison de sa réputation d’aphrodisiaque. On la surnomme ainsi parfois le « viagra péruvien », mais également le ginseng péruvien car elle partagerait avec ce dernier sa qualité d’adaptogène.

Il y encore quelques années la maca en tant que supplément alimentaire était cantonnée aux magasins de produits biologiques et aux préparations formulées pour renforcer naturellement le désir sexuel et les capacités érectiles… avec plus ou moins d’efficacité. Son apparition dans les produits destinés aux sportifs est récente. Elle peut néanmoins faire sens en vertu des vertus prétendument adaptogènes et toniques précitées. Mais on retrouve également de l’extrait de maca dans des formules censées maximiser naturellement le taux de testostérone. Que penser de cette utilisation du «viagra péruvien» ?

Je ne sais pas vous mais moi je suis intrigué par un point. Dans les pays occidentaux, les préparations contenant de la maca affiche quelques grammes voire quelques milligrammes de ce tubercule plein de promesses. Mais au Pérou, l’utilisation traditionnelle qu’en font certaines populations andines va de la dizaine à la centaine de grammes. Ça doit en faire de sacrés chauds lapins, non ? Je pense donc qu’avant tout il faut relativiser les surnoms et qualificatifs à usage promotionnel. Promouvoir les cultures des petits producteurs locaux, c’est louable. Mais il faut être honnête, la maca n’a rien à voir, même de loin, avec le citrate de sildénafil contenu dans la pilule bleue mise sur le marché par Pfizer en 1998. Le rapprochement est donc sympathique mais abusif.

Le Viagra comme les autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) empêche la destruction de la guanosine monophosphate cyclique (GMPc) qui ainsi maintient la concentration de monoxyde d’azote responsable de l’érection. Le citrate de sildénafil n’est pas le seul composé à avoir ces propriétés: dans la classe des inhibiteurs de synthèse de la PED5 on compte également le tadalafil, le vardénafil et l’avanafil. En outre, certains extraits végétaux ont également des propriétés similaires, quoi que dans de moindres proportions: c’est le cas de l’Epidemium (fleur des elfes ou horny goat weed) et d’un de ses flavonoïdes en particulier, l’icariine. Ce serait également celui du Tribulus terrestris (voir Le Tribulus terrestris au-delà du mythe). La maca, quant à elle n’a pas de propriétés inhibitrices de la PED5, elle n’agit pas sur la GMP cyclique et n’a donc, a priori, pas d’effets sur l’érection. A moins que …

Le Lepidium meyenii Walpers a fait l’objet de nombreuses études, dont plusieurs suggèrent un effet positif sur la dysfonction érectile et sur la fonction sexuelle chez la femme ménopausée. La réputation ancestrale de cette plante doublée de ces résultats encourageants a évidemment incité l’industrie de la nutrition sportive à s’engouffrer dans la brèche. Pourtant, il est désormais prouvé que la maca n’a aucune influence hormonale¹², si sur les taux de testostérone ou de testostérone libre, ni sur les taux d’estradiol. L’utilisation de l’extrait de maca dans des produits censés augmenter naturellement le taux de testostérone est donc sujette à caution. Est-elle pour autant bonne à reléguer au cimetière des suppléments inutiles et n’ayant pas tenues les promesses (trop belles pour être vraies) de l’industrie ? Ma réponse est négative.

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Tout d’abord, si la maca n’a pas d’effet hormonal, elle n’en reste pas moins un véritable super aliment contenant du calcium, du potassium, du fer, de l’iode, du manganèse, du zinc, du sélénium, du magnésium, de l’acide malique, les vitamines B1, B2, B12, C, D3, E, et P ainsi que 19 acides aminés. Rien que pour ce contenu riche en nutriments, la maca est intéressante en tant que cocktail mutivitaminé naturel.

C’est en outre un aphrodisiaque éprouvé : même si cela est indépendant d’une quelconque influence hormonale, l’effet de la maca sur le désir sexuel semble être indubitable, ce qui se manifeste par une fréquence plus importante des rapports. Plusieurs études ont conclu dans ce sens, même si la méthodologie utilisée a pu être questionnées, et si des doutes subsistent quant aux dosages utilisés, au type de maca testé sur les sujets et à la qualité des extraits.

Ensuite, la consommation de maca semble être capable d’améliorer la qualité du sperme et donc d’impacter positivement la fertilité³. Remémorons-nous les légendes ancestrales, les indiens péruviens conseillant aux premiers colons espagnols (qui les exploitaient allégrement) de donner de la maca aux animaux qui avaient du mal à se reproduire. Si c’est valable pour les ânes ou les chevaux, ça devrait l’être pour nous, non ?

En réalité, il est à l’heure actuelle impossible de comprendre précisément quels sont les mécanismes à l’œuvre avec le « ginseng péruvien ». Si l’on ne peut ignorer les nombreux retours positifs, l’utilisation traditionnelle dont elle fait l’objet en tant que plante médicinale et les quelques études sérieuses soutenant un effet certain sur la libido et la fertilité, il est nécessaire de garder une certaine réserve vis-à-vis des extraits végétaux vendus à toutes les sauces et porteurs d’innombrables promesses. Pour avoir avalé des dizaines de grammes de maca de types et de qualités diverses sous des formes variées, je peux affirmer que cette plante, aussi bénéfique et riche en nutriments qu’elle soit, n’a rien de commun avec les inhibiteurs de la PED5 de synthèse, et cela quel que soit le dosage utilisé. Cependant, il faut garder à l’esprit que mère nature protège bien ses secrets, et qu’une plante comme la maca renferme des centaines de phytocomposants, que l’on découvre progressivement, mais dont la très grande majorité nous est inconnue. Les effets « aphrodisiaques » de la maca peuvent trouver leur source dans un flavonoïde pour l’instant non identifié, ou dans un alcaloïde, ou dans une synergie opérée entre plusieurs de ses phytocomposants. Dans le doute, et au vu des résultats prometteurs, du prix de la maca et de sa disponibilité, je ne vois pas de raison de s’en priver: la maca peut totalement trouver sa place dans une routine de suppléments destinée à se maintenir dans une bonne forme générale, voire à accroître la vitalité et la vigueur sexuelle. Pour ma part, j’expérimente de vrais bénéfices dès 1,5g par jour, même si le dosage qui me convient le mieux se situe quelque part en 5 et 10g quotidiens.   

On pourra par exemple l’inclure dans un stack avec de l’horny goat weed ou du Tribulus qui ont une influence directe sur la fonction érectile, ou avec de l’extrait de fenugrec ou de muira puama, et avec quantité d’autres extraits intéressants donc les effets peuvent agir en synergie avec la maca. Un « viagra péruvien », peut-être pas, mais une arme de plus dans l’arsenal des hommes et des femmes(4) à la recherche de la performance, sûrement.

1 Gonzales GF, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C, Castillo S. Effect of Lepidium meyenii (MACA) on sexual desire and its absent relationship with serum testosterone levels in adult healthy men, Andrologia. 2002 Dec;34(6):367-72.

2 Gonzales GF1, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C., Effect of Lepidium meyenii (Maca), a root with aphrodisiac and fertility-enhancing properties, on serum reproductive hormone levels in adult healthy men, J Endocrinol. 2003 Jan;176(1):163-8.

3 Gonzales GF1, Cordova A, Gonzales C, Chung A, Vega K, Villena A., Lepidium meyenii (Maca) improved semen parameters in adult men, Asian J Androl. 2001 Dec;3(4):301-3.

4 Les hommes ne sont pas les seuls à posséder des corps caverneux, et donc à pouvoir expérimenter les bienfaits des extrais végétaux susmentionnés.  

 

Mon avis sur : TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA

Marque : BODY MAXX NUTRITION

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Par Alex, MuscleXperience team

Dans l’article que j’ai consacré au Tribulus terrestris, Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, j’ai expliqué pourquoi cet extrait végétal à la fois largement plébiscité par nombre d’athlètes naturels et controversé voire dénigré par d’autres mérite que l’on s’intéresse à lui.

Si le Tribulus terrestris est omniprésent dans les « boosters de testostérone » commercialisés par la plupart des marques de nutrition sportive, quelques rapides recherches menées sur des forums de musculation francophones vous renverront souvent les mêmes échos : le Tribulus ne « marche pas » ; et bien cette assertion répétée avec tant de conviction, en plus d’être mal formulée, n’est pas vraie.

Je suis toujours sceptique vis-à-vis de l’argument d’autorité (cette plante est utilisée depuis 2000 ans dans différentes pharmacopées traditionnelles, donc les plus anciennes, la pharmacopée chinoise et ayurvédique : c’est qu’elle doit être efficace), voire carrément méfiant vis-à-vis des contes de fée botaniques et autres légendes ancestrales appliquées à la supplémentation sportive (« cet extrait végétal, déjà utilisé dans les antiques remèdes druidiques… ») dont la valeur scientifique est proche de zéro et qui le plus souvent sont utilisés à des fins de marketing tapageur.  Il faut cependant bien reconnaître que souvent l’utilisation traditionnelle de telle ou telle plante (cela vaut pour les composés organiques ou minéraux) nous met sur la piste d’extraits aux vertus prometteuses. En conservant la distance et la rigueur nécessaires à une étude de fond, on peut examiner ces composés au cas par cas, et séparer ceux qui recèlent un potentiel indéniable (le maca, le mucuna pruriens, le ginseng sibérien ou non, et également le tribulus, à l’instar de centaines d’autres), de ceux qui constituent une ancestrale arnaque, doublée bien souvent d’un désastre environnemental (non, ingurgiter de la poudre de corne de rhinocéros n’a jamais donné d’érection à qui que ce soit où alors par un pur effet placebo: autant manger ses cheveux, c’est également de la kératine donc c’est tout aussi inutile et ça ne conduit pas une espèce entière à l’extinction).  

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Nombre de débutants se lancent dans une « cure » de Tribulus comme s’il s’agissait d’un cycle de stéroïdes, en en attendant les mêmes effets. Forcément ; ils encourent une inévitable déception.  Cependant, si vos attentes sont proportionnées à ce supplément, vous pourriez être agréablement surpris par le résultat.

La Tribule terrestre, également appelée « Croix-de-Malte » ou puncture vine en anglais est une plante appartenant à la famille des Zygophyllaceae. C’est son fruit qui est le plus souvent utilisé dans les préparations commercialisées comme optimisateurs hormonaux, et TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA ne fait pas exception. Le Tribulus contient un grand nombre de phytoconstituants dont des saponines, des flavonoïdes, des alcaloïdes, des phytostérols, des sucres des acides etc. Ses principes actifs les plus mis en valeur par l’industrie de la nutrition sportive sont les saponines, dont la composition phytochimique ressemble à celle des stéroïdes.  Le Tribulus en contient une myriade : les fameuses protodioscin et prototribestin, mais également les TerrestrosinsA-E,terrestrosins F-K, neotigogenin, desgalctotigonin, F-gitonin, ruscogenin, desglucolanatigonin, gitonin, diosgenin, hecogenin, chlorogenin, Tribulosaponin A-E, Isoterrestrosin-B et 25-D spirosta-3,5 diene.

Pourquoi consommer un extrait de Tribulus quand on est un athlète ? La question peut paraître simple, la réponse l’est beaucoup moins. Dans les années 1980, le Tribulus a fait la renommée des haltérophiles bulgares, dont on attribuait les performances à la consommation de ce supplément. Plusieurs études datant de cette époque ont confirmé un effet positif sur la performance, les taux de certaines hormones androgènes, et les vertus « adaptogènes » du Tribulus, c’est-à-dire la capacité induite par la consommation de cet extrait à mieux résister aux divers stress (physique, psychologique) environnementaux. Aujourd’hui, bien qu’une myriade d’études ait été menée à la fois sur des animaux et des humains pour confirmer ou infirmer ces supposés effets hormonaux, les résultats sont toujours contrastés d’une étude à l’autre.  Certaines ont cependant bien mis en évidence une augmentation significative de la production hormones stéroïdes (testostérone, dihydrotestostérone mais aussi DHEA) consécutive à un traitement avec un extrait de Tribulus.

Ce qui n’est pas sujet caution, c’est la capacité du Tribulus terrestris à augmenter la production d’oxyde nitrique dans l’organisme, est particulièrement au niveau des fibres musculaires lisses des corps caverneux de la verge… ce qui expliquerait son effet aphrodisiaque. Il a été démontré qu’une supplémentation de Tribulus était en capacité d’augmenter la fréquence des rapports sexuels, et un cas de priapisme imputable  à même été rapporté.

Après, reste à définir le dosage adapté. Bien évidemment il s’agit d’un choix individuel dépendant du ressenti de chacun. Le Tribulus terrestris ne fait pas partie de ma routine tout au long de l’année, mais j’en fais des cures à raison de six mois cumulés, généralement de deux ou trois mois avec des interruptions de durée équivalente. Après avoir testé différents protocoles et différentes références, j’ai arrêté la dose efficace pour moi entre deux et quatre grammes, et je suis généralement plus proches des quatre. Le souci majeur de ce type de supplément et qu’il est généralement dosé à 500mg par gélules, plus rarement un gramme. Puisque la majorité d’entre nous avalons déjà des poignées de gélules tous les jours (entre les omégas 3, 6, les BCAA, la L-carnitine … ça commence à faire beaucoup), cela fait encore quatre voire huit gélules ou comprimés supplémentaires. Je privilégie donc toujours les extraits de qualité, disponibles dans un format adéquat, c’est-à-dire bien chargés.

Quand j’ai lu sur l’étiquette du Tribulus proposé par la marque BODY MAXX NUTRITION, dont la ISO WHEY m’avait plutôt impressionné par sa qualité, la mention « EXTRA STRONG FORMULA », j’ai voulu vérifier par moi-même…

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Mon ressenti :

Effectivement, deux grammes par comprimé, quatre grammes pour deux, le dosage est idéal. Un le matin avec mes blancs d’œufs et mes flocons d’avoine, l’autre avant de me coucher pour faciliter la récupération nocturne, c’est simple et efficace. On peut évidemment se contenter de deux grammes par jour, le dosage habituellement conseillé (sans qu’aucun dosage recommandé par les autorités de santé n’existe, puisqu’il ne s’agit pas d’une vitamine ou d’un oligo-élément) étant situé quelque part entre 500mg et 1,5 voire deux grammes. Cela n’engage que moi (et je ne prends pas trop de risques, la limite de sécurité concernant le Tribulus est élevée comme je l’indique dans mon article Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, pour peu que l’on ne souffre pas de pathologies hépatiques, rénales, ou d’autres affections – si c’est le cas il est préférable de consulter un médecin avant de consommer ce supplément), j’ai effectué le test à quatre grammes par jour, pendant un mois,  la boîte contenant 60 comprimés.

Il est évidemment toujours difficile de jauger les résultats de ce type de suppléments, souvent subtils. Non, je n’ai pas pris dix kilos de muscles secs, veineux et striés, je n’ai pas non plus perdu mes cheveux ou uriné violet ou vert. Par contre j’ai encaissé une période de fatigue très importante due à mon rythme de vie actuel sans broncher, en dormant peu et en m’entraînant six jours par semaine à raison d’une heure et demie par séance ; et en augmentant mes calories issues des glucides (c’est la période), sur un mois j’ai réussi à prendre pas loin d’ 1,5kg , dont très peu de gras (c’est la balance impédancemètre qui le dit).  

Est-ce entièrement dû à TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA ? Je ne le crois pas. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA a ti-il contribué à cette prise de muscle ? Je le crois. Des entraînements durs, une récupération correcte, une congestion  intense malgré la fatigue, un sommeil profond et une prise de gras pratiquement nulle. Sans oublier… une libido plus que satisfaisante.

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Conclusion :

BODY MAXX NUTRITION nous livre donc un Tribulus de qualité, uniquement élaboré à partir du fruit et donc pas des parties aériennes le plus souvent moins riches en saponines, dans un conditionnement optimal.

A titre de comparaison, le Tribulus proposé par PEAK NUTRITION est disponible en gélules d’un gramme, dont seulement 750mg de Tribulus , le reste étant composé d´extrait de Saw-Palmetto ou palmier nain (utilisé pour son action inhibitrice de l’enzyme 5-alpha-reductase qui est responsable de la conversion d’une fraction de la testostérone en androstanolone ou dihydrotestostérone , soit une hormone plus anabolisante et plus androgénique que la testostérone… ajout totalement inutile dans ce type de supplément) de zinc et de vitamines, et le TRIBULUS MAXIMUS de BIOTECH USA, déjà l’un des plus dosés disponibles actuellement, contient « seulement » 1500mg de Tribulus par gélule. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est un produit bien conçu, simple et sans fioritures ce qui semble être la marque de fabrique de BODY MAXX NUTRITION : on a ce que l’on veut acheter, pas de vitamines additionnelles, pas de minéraux censés agir (à tort ou à raison) en synergie avec le Tribulus… Seul petit bémol, le taux de saponines (dont protodioscine) n’est pas indiqué, un oubli qui gagnerait à être réparé puisque les extraits de Tribulus récoltés en Europe centrale (Bulgarie, Macédoine) affichent des taux de protodioscine parmi les plus élevés du monde… et que la matière première de TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA provient justement de Bulgarie. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est un produit de qualité, à un prix décent (moins de 30€), dans le conditionnement le plus dosé du marché. Rien à ajouter !

NOTE : 9/10

Valeurs nutritionnelles:

Tribulus Terrestris Extract (100% fruit) : Pour un comprimé : 2000mg  /  Pour deux comprimés : 4000mg

Ingrédients: Tribulus Terrestris Extract (100% fruit), microcrystalline cellulose, magnesium stearate, silicon dioxide

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TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est disponible en ligne chez FIGHT FITNESS EQUIPMENT

Article sponsorisé 

Mon avis sur : CHONDROSTÉO

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Marque : LABORATOIRES GRANIONS

Par Alex, MuscleXperience team

Dans mon article consacré au complexe JOINT-X de SCITEC NUTRITION®, j’abordais l’émergence depuis quelques années de suppléments destinés à renforcer les articulations et à prévenir ou contenir la dégradation du cartilage désormais disponibles sur le marché de la nutrition sportive. Dans cette catégorie en plein essor, on trouve sans surprise le meilleur comme le pire.

Expérimentant depuis quelques mois des douleurs articulaires à répétition, qui sont souvent le lot des vétérans de la fonte, j’ai ajouté à ma routine de suppléments du sulfate de glucosamine et du sulfate de chondroïtine. Puisque à peu près toutes les marques de nutrition sportive ont à leur catalogue un supplément dédié à « l’entretien articulaire », je change régulièrement, en conservant des dosages à peu près similaires.

En fouillant dans le rayon compléments/suppléments de ma pharmacie de quartier à la recherche d’un complexe contenant ces deux composés (l’inclusion de méthylsulfonylméthane – MSM – étant un plus), je suis tombé sur un produit qui m’a paru particulièrement bien formulé: CHONDROSTÉO des LABORATOIRES GRANIONS. Je connaissais ce laboratoire pour d’autres références de qualité à un prix accessible, et CHONDROSTÉO ne faisant apparemment pas exception, j’ai décidé de lui donner sa chance. Let’s try it !

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En premier lieu, CHONDROSTÉO affiche dans sa composition les trois grands classiques des suppléments destinés à l’entretien articulaire :

  • La glucosamine hydrochloride (1126mg par dose): c’est un osamine (sucre aminé), qui sert à la synthèse de plusieurs macromolécules (par glycosylation, liaison d’un glucide –ose- à une chaîne peptidique), présentes dans différents tissus, dont le cartilage. C’est un composant de plusieurs polysaccharides dont la chitine contenue dans la carapace des crustacés et des insectes.  
  • Le sulfate de chondroïtine (150mg par dose) : glycosaminoglycane sulfatée, macromolécules glucidiques formant notamment  d’importants composants des tissus conjonctifs (on peut citer aux côtés de la chondroïtine la kératane sulfate, composant de la kératine de ongles et des cheveux, et l’acide hyaluronique, que l’on retrouve également dans les articulations la peau etc).  Elle contribue à l’hydratation du cartilage, et par voie de conséquence à la souplesse des articulations. Le sulfate de chondroïtine a une action inhibitrice sur l’élastase, enzyme médiatrice de la dégradation du cartilage, et stimule la synthèse du collagène et des protéoglycanes dans les chondrocytes (cellules du cartilage). Il a été démontré que contrairement à ce que l’on entend souvent de la bouche de ses détracteurs, le sulfate de chondroïtine peut être absorbé et assimilé oralement, et que l’on en retrouve dans le liquide synovial des articulations suite à son ingestion.
  • Le MSM ou methylsulfonylméthane (225mg par dose) : metabolite du dimethyl-sulfoxide (DMSO). Il s’agit d’un composé soufré, d’aspect cristallin auquel l’industrie de la complémentation et de la supplémentation attribue bien des vertus : anti-inflammatoire, il aurait une action bénéfique sur la paroi intestinale, et combiné à la glucosamine et/ou à la chondroïtine, serait efficace pour soulager les douleurs articulaires et notamment celles dues à l’arthrose. Le Methylsulfonylméthane aurait également une action antioxydante en réduisant le stress oxydatif lié à l’exercice. Si ce composé paraît prometteur, son efficacité reste encore à ce jour sujet à caution.

Dans mon article consacré JOINT-X , je regrettais l’absence de certains minéraux essentiels à l’entretien des articulations, dont le silicum (oligo-élément reminéralisant) et le manganèse (oligo-élément nécessaire entre autres chose à une bonne densité osseuse). D’autres comme le calcium et le cuivre y contribuent également. En effet, le silicium est un élément nécessaire à la synthèse des tissus dont les os, les tendons, les muscles et les ligaments, et de manière générale au bon fonctionnement de l’organisme, qui en contient environ 7g. S’il est présent en quantités importantes dans de nombreux tissus, les concentrations diminuent drastiquement avec l’âge, en particulier dans la peau et le cartilage. Impliqué dans la synthèse du collagène, sa présence dans un complexe destiné à maintenir la santé articulaire fait sens. En outre, le silicium potentialise l’action du zinc et du cuivre, ce dernier ayant été incorporé à la formule de CHONDROSTÉO. Le silicium intégré dans CHONDROSTÉO est issu d’extrait de bambou, donc de source naturelle (pour ceux qui comme moi ingèrent quotidiennement des quantités indécentes de flocons d’avoine, il est à noter que comme le bambou, l’avoine est particulièrement riche en silicum, même si le traitement post récolte est susceptible d’amoindrir cette teneur).  

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CHONDROSTÉO contient également le manganèse que j’appelais de mes vœux dans ma review de JOINT-X de SCITEC NUTRITION®, minéral dont la carence peut s’avérer fâcheuse chez l’être humain (malformations osseuses, troubles de la reproduction…) et du calcium dont l’importance pour le maintien du capital osseux et cartilagineux est primordiale.

La composition de CHONDROSTÉO est complétée par un mélange d’extraits végétaux réputés pour soulager les douleurs articulaires, dont de l’Harpagophytum (Harpagophytum procumbens, ou « griffe du diable, plante poussant dans l’hémisphère sud et particulièrement en Afrique australe où elle fait l’objet d’une utilisation traditionnelle, et utilisée en phytothérapie comme anti-inflammatoire, pour soulager les rhumatismes et l’arthrite.

On y trouve également de la reine des prés (Filipendula ulmaria), traditionnellement utilisée pour atténuer de manière naturelle les douleurs, notamment articulaires, musculaires et rhumatismales etc.

CHONDROSTÉO contient enfin de l’extrait de cassis, également utilisé en phytothérapie en raison des propriétés de certains de ses flavonoïdes, pour soulager les douleurs musculaires et articulaires (il est souvent conseillé dans les cas d’arthrose du genou et de crises de goutte), et que l’on retrouve souvent associé à l’Harpagophytum.

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Mon ressenti :

Quand j’ai commencé le test de CHONDROSTÉO, je consommais déjà un supplément contenant de la glucosamine, de la chondroïtine et du MSM. Si je ne peux affirmer avec certitude que CHONDROSTÉO ait été pour moi plus efficace que son prédécesseur, je dois en revanche reconnaître que mes articulations sont beaucoup moins douloureuses aujourd’hui qu’il y a huit semaines. Il est évidemment difficile de jauger de l’efficacité d’un produit destiné à soutenir la santé articulaire, l’amélioration se voyant généralement sur le moyen ou long terme. Par contre, quand un produit est complètement inefficace, on s’en rend vite compte. Avec le recul je peux donc dire que CHONDROSTÉO a rempli sa mission me concernant, et pour l’instant il figure en haut de la liste de mes suppléments pro-articulaires favoris. Pas parce que la marque est réputée ou que le packaging est attrayant, mais parce que c’est un produit bien formulé, bien dosé, et que son prix est abordable (environ 25€ pour 180 comprimés).

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Conclusion :

CHONDROSTÉO est un supplément destiné à soutenir la santé articulaire, à favoriser l’assouplissement des articulations, à améliorer la mobilité articulaire et à maintenir le capital osseux. Ce supplément est bien formulé, il contient les composés phares de cette catégorie de supplément, mais également un complexe d’oligo-éléments et d’extraits végétaux intelligemment sélectionnés pour agir en synergie. Le dosage de chaque composé a été établi à partir des dosages reconnus comme efficaces chez l’homme, et son format n’est pas contraignant (trois comprimés par jour en une prise). Son prix (environ 25€ pour 180 comprimés) en fait un supplément au bon rapport qualité prix.

Concernant les douleurs articulaires dont je souffre régulièrement, j’ai pu noter leur atténuation concomitante avec la consommation de CHONDROSTÉO et d’un complexe d’oméga 3 et 6. Je suis donc satisfait de ce produit, et ne peux que le recommander.  

NOTE : 8,5/10

Ingrédients : glucosamine HCL (crustacés), plantes : extrait d’harpagophytum – reine des prés (poudre) – feuilles de cassis (poudre) – extrait de bambou 40%, silice, minéraux : phosphate tricalcique – carbonate de calcium (maltodextrine) – gluconate de manganèse – gluconate de cuivre, MSM, chondroïtine sulfate (poisson), anti-agglomérants : stéarate de magnésium – mono et di glycérides d’acides gras.

Ingrédients d’enrobage : hydroxypropyl methyl cellulose, hydroxypropylcellulose, cellulose microcristalline, acide stéarique, colorants : dioxyde de titane – indigotine. Possibilité de traces d’iode.

Valeurs nutritionnelles – Composition / 3 comprimés :

Glucosamine HCL ………………1126 mg

Chondroïtine sulfate ………….. 150 mg

MSM …………………………….. 225 mg

Extrait d’Harpagophytum …….. 146 mg

Reine des prés …………………. 124 mg

Cassis (feuille) …………………. 102 mg

Extrait de Bambou ……………… 102 mg

dont silice …………………………41 mg

Calcium …………………………. 134 mg ..16,8% VNR*

Manganèse……………………….2,6 mg …130% VNR*

Cuivre …………………………….1,5 mg …150% VNR*

*VNR = Valeurs Nutritionnelles de Référence.

Conseils d’utilisation: 3 comprimés en 1 prise avec un grand verre d’eau de préférence le matin au cours du petit déjeuner.