La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement

Par Alex Rees, MuscleXperience team

Un rapide coup d’œil sur la composition des dix vasodilatateurs/boosters d’oxyde nitrique pré-entrainement (« preworkout ») les plus vendus vous confirmera ce que vous savez surement déjà : l’acide aminé arginine est l’ingrédient incontournable de ces formules censées améliorer la congestion et fournir un surcroît d’énergie aux adeptes de la fonte. Cet acide aminé protéinogène considérée comme non essentiel chez l’homme peut être produit par le corps humain, en quantité possiblement insuffisante par l’organisme selon l’état de santé des individus, d’où un nécessaire apport alimentaire. Son utilisation dans les formules pré-entraînement remonte au temps glorieux des premiers prototypes de cette catégorie de suppléments qui aujourd’hui domine l’industrie de la nutrition sportive, c’est-à-dire au début des années 2000 (Si ma mémoire est bonne, la première version du NO-XPLODE de BSN est sortie en 2005). Les bodybuilders n’avaient pas attendu BSN pour se supplémenter en L-arginine, utilisée de longue date pour ses effets supposés sur la sécrétion d’hormone de croissance endogène. Aussi, ceux qui ont un peu de vécu derrière eux ont-ils pu connaître la bonne vieille arginine Veyron en ampoules, bien chargées en saccharose (l’arôme caramel était plutôt réussi), que l’on achetait à l’époque en pharmacie.

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Avant l’arrivée fracassante de NO-XPLODE sur le marché, les suppléments pré-entrainements étaient inexistants, et l’arginine était principalement utilisée avant le coucher sur un estomac vide (ce qui était censé favoriser une plongée plus rapide dans la phase de sommeil profond, et donc la sécrétion d’hormone de croissance) ainsi qu’au réveil, à jeun.

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Avec l’arrivée des vasodilatateurs dans l’industrie de la nutrition sportive, il a fallu trouver des ingrédients capables d’augmenter la sensation de congestion, et donc le niveau d’oxyde nitrique dans le sang, ce dernier étant responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins. L’acide aminé arginine étant converti dans ces vaisseaux par l’enzyme (oxydoréductase si l’on veut être précis) oxyde nitrique synthase (NOS) en oxyde nitrique (ou monoxyde d’azote), il était logique de penser qu’une supplémentation en arginine ferait drastiquement grimper le taux d’oxyde nitrique et nous offrirait un « pump » sans égal.

Ce ne fut pas tout à fait vrai, en partie puisque l’arginine, du moins sous la forme L-arginine chlorohydrate, est très mal assimilée par l’organisme, d’abord au niveau de l’estomac, puis au niveau des intestins. Les marques de nutrition ont donc sorti progressivement de multiples formes d’arginine, arginine alpha cétoglutarate (AAKG), Arginine ethyl ester (censée avoir une meilleure disponibilité), et récemment l’arginine nitrate, à laquelle j’ai consacré un article (Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE). Si certaines de ces nouvelles formes d’arginine sont effectivement plus assimilables, l’impact véritable de l’ingestion d’arginine sur la production d’oxyde nitrique semble être limité, certaines études ont même conclu à un résultat nul[1], que ce soit sur l’augmentation de l’afflux sanguin ou sur celle de la synthèse protéique. D’autres ont conclu à des résultats plus nuancés[2].

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On a vu précédemment que l’arginine est aussi utilisée en sa qualité de secretagogue naturel de l’hormone de croissance. Elle était utilisée au coucher et/ou au réveil, mais la mode est aux « preworkouts ». Le marketing nous dit donc que consommer de l’arginine avant l’entrainement créerait un environnement hormonal intéressant pour la construction musculaire. Qu’en est-il vraiment ?

Je vais casser l’ambiance: chez les sujets jeunes comme âgés, l’administration par voie oral d’arginine avant ou pendant l’entrainement n’augmente pas la sécrétion d’hormone de croissance induite par l’exercice[3]. C’est un lieu commun, mais une fois encore la nature est bien faite : après un exercice physique intense, l’hypophyse produit un pic d’hormone de croissance, qui participe à un environnement favorable à la récupération musculaire. Une étude publiée en 1999 dans The journals of gerontology. Series A, Biological sciences and medical sciences, Gerontological Society of America a ainsi montré que l’ingestion d’arginine n’amplifiait pas ce pic naturel, et semblait même interférer avec lui. Cela a été confirmé quelques années plus tard, et si la consommation d’arginine après une séance de musculation (ou d’un autre sport) est susceptible d’élever le niveau d’hormone de croissance et d’IGF1[4], avant la séance c’est l’inverse qui se produit. C’est scientifiquement prouvé, la prise d’arginine avant un exercice physique affecte négativement la production naturelle d’hormone de croissance qui intervient post exercice[5]. L’on parle ici d’une baisse conséquente, puisque dans l’étude publiée dans le très sérieux International journal of sport nutrition and exercise metabolism en 2014, l’ingestion de 6g d’arginine par des athlètes entraînés avant un entraînement en résistance a fait chuter les niveaux d’hormone de croissance et d’IGF1 de … 41%.

Cela n’empêche pas le marché d’être inondé de formules pré-entraînement incluant de l’arginine : Arginine X-PLODE (WEIDER), PUMP SERUM (PEAK NUTRITION), EPIC PUMP (encore PEAK – contient 6 000 mg de L-Arginine AKG et 2,000 mg de nitrate de L-arginine par portion !), HOT BLOOD (SCITEC NUTRITION), les différentes versions du C4 (CELLUCOR), ANIMAL PUMP (UNIVERSAL)… La liste est interminable.

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En prenant ces produits avant une séance, vous troquez votre si précieuse et si rare hormone de croissance endogène contre une congestion certes agréable et gratifiante mais aussi éphémère, et vous compromettez votre récupération. L’arginine peut tout à fait avoir sa place dans votre programme de supplémentation, mais est à exclure avant l’exercice : dans une optique de gain musculaire à long terme, et à moins de disposer d’hormone de croissance synthétique, mieux vaut bannir définitivement de votre arsenal les preworkouts contenant de l’arginine, quelle que soit sa forme.

 

Alex REES, le 08/04/2018

 

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[1] Tang JE, Lysecki PJ, Manolakos JJ, MacDonald MJ, Tarnopolsky MA, Phillips SM., Bolus arginine supplementation affects neither muscle blood flow nor muscle protein synthesis in young men at rest or after resistance exercise, J Nutr. 2011 Feb;141(2):195-200. doi: 10.3945/jn.110.130138. Epub 2010 Dec 29.

[2] Alvares TS, Conte CA, Paschoalin VM, Silva JT, Meirelles Cde M, Bhambhani YN, Gomes PS, Acute l-arginine supplementation increases muscle blood volume but not strength performance, Appl Physiol Nutr Metab. 2012 Feb;37(1):115-26. doi: 10.1139/h11-144. Epub 2012 Jan 17.

[3] Marcell TJ, Taaffe DR, Hawkins SA, Tarpenning KM, Pyka G, Kohlmeier L, Wiswell RA, Marcus R., Oral arginine does not stimulate basal or augment exercise-induced GH secretion in either young or old adults, J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 1999 Aug;54(8):M395-9.

[4] Zajac A, Poprzecki S, Zebrowska A, Chalimoniuk M, Langfort J. Arginine and ornithine supplementation increases growth hormone and insulin-like growth factor-1 serum levels after heavy-resistance exercise in strength-trained athletes, J Strength Cond Res. 2010 Apr;24(4):1082-90.

[5] Forbes SC, Harber V, Bell GJ., Oral L-arginine before resistance exercise blunts growth hormone in strength trained males, Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2014 Apr;24(2):236-44. doi: 10.1123/ijsnem.2013-0106. Epub 2013 Nov 13.

Mon avis sur : HOT BLOOD 3.0

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Marque : SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperience team

En matière de boosters « preworkout  » comme en matière de cinéma, je suis toujours un peu circonspect vis-à-vis des références faisant l’unanimité. Certains diront que je suis élitiste, voire snob, d’autres savent que je suis simplement à la recherche  de l’excellence, et parfois il est vrai, de l’exotisme.

HOT BLOOD 3.0 est tout sauf un produit exotique. Placé parmi les meilleures ventes en matière de boosters pré séance en Europe, c’est, dit-on dans les salles (« tu as testé HOT  » BLOUD  » », m’a-t-on quelque fois demandé) et lit-on sur le net, une valeur sûre. Il fallait bien que je me décide un jour à le tester. HOT BLOOD 3.0, let’s try it !

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Au niveau de la composition, pas de surprises, nous avons les ingrédients classiques dans ce genre de formulation :

  • Une matrice de cinq formes de créatines différentes : la bonne vieille créatine monohydrate (micronisée « MicronTec », donc sous forme de micro particules censée faciliter l’assimilation de la créatine), de la Kre-Alkalyn®, forme de créatine « tamponnée » popularisée dans les années 2000 pour avoir un Ph basique, ce qui éviterait les troubles du transit liés à l’acidité (je n’en ai pour ma part jamais fait l’expérience), pour sa propension à ne pas se transformer en créatinine (alors qu’en réalité si la prise d’une dose significative de créatine fait monter le taux sanguin de créatinine, celui-ci ne sera plus un marqueur de la fonction rénale), et ne pas être toxique (la créatine monohydrate, à condition de respecter les dosages recommandés notamment par l’EFSA et l’ANSES – 3g par jour – n’est pas toxique, sauf à la prendre conjointement avec certains médicaments). D’autres arguments de vente affirment qu’elle ne provoquerait pas de rétention d’eau, et qu’elle ne nécessiterait pas de « phase de charge ». La rétention d’eau consécutive à la consommation de créatine est un faux problème : il ne s’agit pas d’eau sous-cutanée mais  stockée à l’intérieur des cellules musculaires, ce qui constitue un effet secondaire plutôt positif : si sur le long terme la créatine permet bien de gagner en force, de de prendre plus lourd et de construire plus de masse musculaire, cette augmentation du volume des myocytes permet en théorie de paraître plus « gonflé ». Le vrai problème des pratiquants qui consomment (voire se surchargent) en créatine, c’est qu’ils se gavent de glucides, et ce sont lesdits glucides qui provoquent une vraie rétention d’eau sous-cutanée. HOT BLOOD 3.0 contient également de la créatine pyruvate, résultant de la liaison de la créatine et de l’acide pyruvique. Dans les muscles, une partie de la créatine disponible se lie au phosphate pour donner de la phosphocréatine qui elle-même se lie à l’adénosine diphosphate (ADP) pour créer l’adénosine triphosphate (ATP), source d’énergie musculaire impliquée dans de nombreuses réactions biochimiques. Le pyruvate étant également impliqué dans des processus de production d’énergie sous forme d’ATP (le pyruvate issu de la glycolyse intègre après sa décarboxylation oxydative en Acétyl-Coa le cycle de KREBS, dont l’un des produits est l’ATP), ce mariage peut avoir du sens… Même si en l’état actuel des recherches rien n’indique que cette forme soit supérieure à la créatine monohydrate. HOT BLOOD 3.0 affiche également dans sa composition du citrate de créatine et du phosphate de créatine, autrement dit la phosphocréatine qui est la forme directement utilisable pour le muscle pour créer l’ATP. Contrairement à d’autres formes « innovantes » de créatine dont la preuve de la supériorité n’a pas été  apportée, le phosphate de créatine a montré une capacité à augmenter le poids des athlètes et la capacité de travail anaérobie (ce qui est le cas de la musculation ou du cardio en fractionné ou high-intensity interval training (HIIT) de manière significative.
  • Un complexe d’acides aminés mêlant de l’arginine (pour la congestion), de la tyrosine (participant à la synthèse des catécholamines, l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B, elle est également le précurseur de la DOPA; la tyrosine est susceptible d’augmenter la vigilance et la concentration) de la taurine, qui joue un rôle important dans le métabolisme des lipides et augmente la sensibilité à l’insuline (et le taux de testostérone !) et de l’ornithine HCL, dont le double intérêt est d’être un précurseur de la citrulline (donc d’influer sur la production d’oxyde nitrique) et d’impacter positivement la sécrétion de facteurs de croissance (hormone de croissance, insulin-like growth factor-1 ou IGF-1, insulin-like growth factor-binding protein 3 ou IGFBP-3) , en particulier quand elle est prise conjointement avec de l’arginine.  
  • Un complexe de vitamines du groupe B (jouant un rôle majeur dans le métabolisme) et d’électrolytes (sodium, le plus important durant la séance en particulier si elle s’éternise, et du magnésium).
  • Le Multi-complexe « Hot blood », qui joint à des acides aminés soutenant la performance, la congestion (Bêta-alanine, Arginine AAKG, L-citrulline DL-malate) et le métabolisme (Acetyl L-Carnitine) une dose de caféine, incontournable dans les pre workout contenant des stimulants, des « polymères de glucose » (des glucides à IG élevé, mais polymères ça fait plus scientifique : il n s’agit que de dextrose) et de la Biopérine® pour optimiser l’assimilation du cocktail. Il faut cependant noter que si l’influence de l’arginine prise avant ou pendant la séance sur la congestion musculaire est largement battue en brèche par la recherche, l’AAKG (arginine et α-cétoglutarate, cétoacide intervenant également dans le cycle de KREBS) l’est tout autant, plusieurs études faisant peser de sérieux doutes sur son efficacité (elle de de surcroît plus chère).
  • Pour finir, HOT BLOOD 3.0 affiche dans sa composition un complexe d’antioxydants de bonne facture, où l’on retrouve un extrait de thé vert (Camellia sinensis), de l’extrait de pépin de raisin (qui en plus influence positivement le taux de testostérone) et de l’acide alpha-lipoïque, l’un des antioxydants les plus puissants disponibles actuellement. Est-ce une bonne idée de joindre ce genre de complexe à un booster pré séance ? La question fait l’objet de débat, mais la réponse est a priori négative : les antioxydants viendraient atténuer les effets positifs de l’exercice en brouillant les signaux transmis par les dérivés réactifs de l’oxygène (DRO, en anglais reactive oxygen species ou ROS), tels que les radicaux libres, qui influeraient positivement sur l’anabolisme post-entraînement. Nous ne trancherons par ce débat dans ce court article, mais limiter la prise d’antioxydants autour  de la séance semble être un choix plus judicieux.

 

Mon ressenti :

Il faut bien le reconnaître, j’ai été quelque peu déçu par les effets de HOT BLOOD 3.0. Peut-être est-ce qu’à force d’en entendre parler je m’attendais vraiment à quelque chose d’exceptionnel, mais en respectant le dosage recommandé je n’ai pas ressenti ce « pump » tant recherché, suivi de l’envie irrépressible de pousser l’entraînement au-delà de mes limites. Il faut dire que j’en teste beaucoup, des preworkouts, et parfois j’ai vraiment l’impression d’être habité par les flammes de l’Enfer. En mettant deux doses de HOT BLOOD 3.0 dans mon shaker, j’ai malgré tout fait l’expérience d’une énergie appréciable, et même d’un certain sentiment de bien-être pendant la séance (est-ce dû à la théanine contenue dans le thé vert ?). Je n’ai éprouvé aucun bénéfice à aller au-delà des deux doses (40g, tout de même…), même pas de la fébrilité due à la dose conséquente de caféine. Fait notable, je n’ai ressenti aucune paresthésie (vous savez, les petits picotements dus à la bêta-alanine qui remontent jusque dans les oreilles), ce qui me laisse quelque peu songeur puisqu’ on la ressent généralement dès un ou deux grammes.

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Conclusion :

HOT BLOOD 3.0 n’est pas un mauvais produit. La composition est plus que correcte pour un supplément de cette gamme, et le prix (environ 16€ pour 300g, un peu plus de 30€ pour 820g n’est pas délirant. Problème, avec une seule dose les effets se font désirer, et avec deux doses par séance (voire un peu plus pour ma part) HOT BLOOD 3.0 est tout de suite moins économique.

Le goût que j’ai choisi, à savoir « orange juice » (jus d’orange) n’est pas mauvais. En revanche un important dépôt se forme au fond du shaker, la dissolution n’est donc pas optimale.

Je dirai qu’ HOT BLOOD 3.0 est un booster pré séance d’entrée de gamme, parfait pour commencer en douceur dans cette catégorie de produits. Si en revanche vous êtes un utilisateur expérimenté habitué aux sensations fortes, et que vous voulez de l’acide dans les veines, des sueurs froides sur le front et la rage au ventre durant votre séance… passez votre chemin.

NOTE : 6,5/10

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles : Une dose : 20ml

 

Par dose

%AJR*

Vitamine B5

35 mg

219%

Vitamine B7

7,5 µg

15%

Vitamine B9

30 µg

15%

Magnésium

56,7 mg

15%

Calcium

202 mg

25%

Caféine (teneur totale)

80 mg

 
Matrice Hot Blood    
Matrice Multi-créatine

3430 mg

 
  dont créatine

3000 mg

 
(Créatine monohydrate, Kre-alkalyn, créatine pyruvate, créatine citrate, créatine monohydrate micronisée Microntec. )    
Matrice d’acides aminés

4250 mg

 
( L-arginine HCI (3000mg), L-tyrosine (1000 mg), Taurine (200 mg), L-ornithine (50 mg)    
Complexe Hot Blood

2322 mg

 
L-arginine alpha cétoglutarate (1200 mg), bêta-alanine (500 mg), acétyl L-carnitine HCI (250 mg), L-citrulline DL-malate (200 mg), caféine (62 mg), L-carnitine L-tartrate (55 mg), carbonate dhydrogène de sodium (50 mg), Bioperine® (5 mg)    
Complexe Anti-oxydant

210 mg

 
Extrait de thé vert (180 mg), extrait de pépins de raisin (20 mg), acide alpha lipoïque (10 mg)

Ingrédients : Orange sanguine: maltodextrine, créatine monohydrate, créatine monohydrate micronisée Mircontec, correcteur d’acidité (acide citrique anhydre), L-arginine alpha cétoglutarate 2:1, dextrose, L-tyrosine, arôme (orange sanguine), tricalcium phosphate, bêta-alanine, hydrochlorure d’acétyle L-carnitine, carbonate de magnésium, L-citrulline DL-malate 1:1, taurine, extrait de feuille de correlia sinensis (> 50% polyphénols), édulcorants (acésulfame-K, sucralose), colorants (rouge betterave, curcuma, carmoisine**), créatine pyruvate, caféine anhydre, L-carnitine L-tartrate, agent anti coagulant (dioxyde de silice colloïdal), L-ornithine hydrochlorure, carbonate d’hydrogène de sodium, nicotinamide, extrait de pépin de vitis vinifera (95% proanthocyanidine), créatine citrate, acide alpha lipoïque, monohydrate de créatine tamponnée Kre-alkalyn®, extrait de piper nigrum (fruit) Bioperine®, D-biotine, acide ptéroylmonoglutamique.

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Précautions :

  •    Comme pour tous les programmes d’exercices, régimes alimentaires ou compléments alimentaires, consultez votre médecin au préalable.
  •    Tenir hors de portée des enfants
  •    Ne doit pas être utilisé par les mineurs, femmes enceintes ou allaitantes.
  •    Ne pas dépasser la dose prescrite.
  •    Doit être utilisé dans le cadre d’une alimentation variée et d’un mode de vie sain, ne peut remplacer une nutrition équilibrée.
  •    Teneur élevée en caféine.
  •    Ne pas consommer de caféine ou autres stimulants du système nerveux pendant la prise de ce supplément.
  •    Suspendez la prise de ce supplément en cas de manifestation délétère inhabituelle.

Infos allergènes : Produit fabriqué dans une usine traitant des protéines de lait, du soja, des œufs, du gluten et des arachides.

Mon avis sur : NITRIUM II

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Marque : BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

 

Par Alex, MuscleXperience team

La marque néerlandaise BODYMAXX SPORTSNUTRITION, dont la ISO WHEY avait réussi haut la main le test que je lui avait fait passer il y a quelques mois, a sorti il y a peu un preworkout dont la composition m’a, en tout cas sur le papier, plutot séduit.

Je suis en  effet toujours à la recherche de sensations fortes durant l’entrainement, j’aime sentir ce supplément d’énergie courir dans mes veines et la congestion irréelle qui doit s’en suivre… Si on ne m’a pas vendu de la camelotte prétendument hardcore contenant 50mg de caféine, 200mg d’arginine et un savant mélange de poudre de perlimpinpin. Quand je m’entraîne, je suis à la salle pour souffrir, suer, déchirer de la fibre musculaire, pas pour boire de la limonade.

NITRIUM II se propose donc de suppléer de la manière la plus efficace possible aux besoins de l’athlète pendant la séance, sous plusieurs angles :

L’apport d’énergie, avec un mélange de glucides permettant d’avoir un taux de glucose sanguin optimal avant la séance, ce qui permet de ne pas « taper » dans ses réserves (le glycogène musculaire): dextrose, fructose, palatinose et waxy maize, amidon de maïs cireux en français, donc trois index glycémiques élevés et un bas, le palatinose. Avec un index glycémique de 32, ce diholoside est produit industriellement à partir du saccharose et se caractérise par une libération lente de glucose dans le sang.

Pour accroître la production d’énergie, BODYMAXX SPORTSNUTRITION a intégré à ce preworkout une matrice de trois forme de créatines différentes : créatine monohydrate micronisée (dont les particules sont de plus petite taille que celles de la monohydrate classique, ce qui rend son asboprtion plus aisée), créatine « tamponnée » (buffered), autre nom de la kre-alkalyn, forme de créatine dont l’avantage majeur est de ne pas se convertir en créatinine avant d’atteindre les muscles grâce à son pH basique, et enfin de la créatine α-cétoglutarate, créatine à laquelle on a attaché une molécule d’acide α-cétoglutarique. Ce dernier est un intermédiaire dans le cycle de Krebs ou cycle de l’acide citrique, voie métabolique produisant des substrats énergétiques qui assurent l’essentiel des besoins en énergie de la cellule. Il suit la glycolyse et précède la chaîne respiratoire, les deux autres voies métaboliques qui produisent la majorité de l’ATP. L’ATP étant issu de la liaison entre la phosphocréatine et l’ADP, on comprend la plus-value que peut représenter cette forme de créatine par rapport à une monohydrate classique: elle permettrait aux personnes ne répondant habituellement pas à la créatine de bénéficier de ses effets, même si la bonne vieille créatine monohydrate reste incontestablement la plus largement étudiée et documentée. La formule contient également de la taurine, grand classique des suppléments pré-entraînements, qui permet aux cellules musculaires de retenir plus d’eau, comme le fait la créatine, jouant ainsi un effet synergique avec cette dernière.

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Pour amplifier la congestion musculaire dont nous sommes en quête perpetuelle, NITRIUM II contien évidemment de l’arginine, de la bêta-alanine, dont les effets sur l’amélioration de la force et la performance sont avérés, et deux formes de citrullines, L-citrulline DL-Malate (1:1) et L-citrulline.

NITRIUM II contient enfin un cocktail de stimulants et de composants agissant sur la concentration: l’incontournable tyrosine, acide aminé participe à la synthèse des catécholamines (l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B), de la caféine (200mg pour la dose recommandée de 14g de NITRIUM II), et de l’extrait d’orange amère titré à 5% de synéphrine et 35% d’hesperidine. La synéphrine et la caféine sont deux puissants stimulateurs du système nerveux, et possède de sucroît une capacité à oxyder les lipides, tout comme les catécholamines dont la tyrosine est un précurseur et qui stimulent l’hydrolyse des tryglicérides contenues dans les adipocytes. Nous avons donc un effet stimulant doublé d’un impact positif sur la fonte adipeuse. Sur la prise conjointe de caféine et de synéphrine, merci de vous reporter à la note en fin d’article.

La formule est complétée par un complexe des BCAA sur la nécessité desquels on ne revient pas, de la vitamine B3 en soutien du métabolisme, du glycerol qui, quand il est consommé avec de l’eau, permet une meilleure hydratation et peut permettre une amélioration de la performance en aérobie et anaérobie, et un extrait de ginseng sibérien (éleuthérocoque) standardisé, souvent conseillé aux sportifs car réputé pour être une plante adaptogène (qui améliore la résistance du corps aux divers stress) aux propriétés  immunostimulantes.

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Mon ressenti :

Une liste d’ingrédients a beau être prometteuse, seule l’épreuve de la salle permet d’affirmer qu’un preworkout apporte vraiment un plus à une séance, et je dois avouer qu’assez souvent c’est la déception qui domine car les marques de nutrition en font parfois trop niveau marketing pour vendre leurs produits. On s’attend donc à un produit hardcore qui se révèle en deçà de la réalité.

Rien de tel avec NITRIUM II.  BODYMAXX SPORTSNUTRITION n’en fait pas des tonnes, la marque nous livre une formule pré-entraînement qui supporte l’énergie et le métabolisme ainsi que la croissance et le maintien de la masse maigre, et après l’avoir essayé pendant deux semaines je peux dire que le job est fait. Je n’ai pas gagné de masse, mais je n’en ai pas perdu. Par contre niveau énergie je dois dire qu’avec une simple dose de 14g (l’équivalent de deux dosettes) j’ai vraiment senti un surcroit d’énergie et un « pump » dans les avant-bras dès les premières répétitions. Comme je ne suis pas toujours un garçon raisonnable j’ai continué mon test avec trois dosettes (ce que je ne recommande évidemment à personne!) vingt minutes avant chaque séance (environ 20g de poudre) et là… La RAGE ! Et j’ignore si c’est à mettre sur le compte de la saison estivale, de NITRIUM II ou des deux conjugués, mais j’ai rarement eu aussi chaud et transpiré autant pendant une séance ! Derniers points, accessoires mais néanmoins appreciables: l’arôme et la miscibilité: l’arôme « Fresh lemon » (citron frais) est léger discret et naturel, et la miscibilité est parfaite: à peine agité avec de l’eau, aucun résidu ne se forme au fond du shaker.

Conclusion :

NITRIUM II a été une très bonne surprise : crée par une marque qui n’a pas (encore) la notoriété de certains poids lourds de la nutrition sportive en Europe, BODYMAXX SPORTSNUTRITION fait sur ce coup aussi bien, voire mieux que certains classiques. Un produit bien dosé qui apporte un supplément d’énergie indéniable, un support pour la concentration et la congestion, et éventuellement à la fonte adipeuse. Avec un preworkout cela correspond à mon cahier des charges, et là il est respecté. NITRIUM II est proposé à la vente aux alentours de 35€, ce qui correspond au prix attendu pour cette catégorie de suppléments. Mon seul regret est la rareté des produits BODYMAXX SPORTSNUTRITION actuellement, mais ceux-ci devraient être bientôt plus largement distribués. En deux mots: MuscleXperience approved!

NOTE : 8/10

Information importante : Certains pays, notamment la Suède, le Danemark et le Canada, ont interdit les compléments alimentaires associant synéphrine (alcaloïde présent dans l’écorce d’orange amère, Citrus aurantium) et caféine. Précisons que la synéphrine n’est pas seulement présente dans l’écorces de ces agrumes, mais dans tous les fruits de cette catégorie, à des doses variables. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail recommande de ne pas utiliser conjointement ces deux composants et souligne les risques inhérents à la consommation de synéphrine par les personnes à risques (les conclusions de cette agence sont disponibles sur son site internet). Certains blogueurs nutrition/santé se font l’écho de ces recommandations (ce qui ne les empêchent pas d’écrire pour des sites qui commercialisent des produits associant les deux). Plusieurs marques, deux poids lourds de la nutrition sportive auxquels j’ai déjà consacré des articles, commercialisent des produits associant caféine et synéphrine. De nombreuses études effectuées sur ces deux composants seuls ou associés infirment ces conclusions, et pointent un risque seulement avec l’association d’un dosage très élevé en caféine. Il appartient à chacun de prendre ses précautions, ses responsabilités et bien évidemment de respecter sa législation nationale. Dans l’état actuel du droit, la synéphrine n’est pas interdite en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne… En cas de doute, vérifiez votre législation nationale.

Teneur élevée en caféine. Déconseillé aux enfants ou aux femmes enceintes. Ce produit ne doit pas être pris pendant l’allaitement et chez les patients souffrant de maladies cardiaques, d’hypertension et d’hypersensibilité à l’un des constituants de la préparation.

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Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Valeur nutritionnelle /14g /100g
Energie 40kcal 289kcal
172kj 1227kj
Protéines 8,4g 60g
Glucides 0,96g 6,9g
Dont sucre 0,8g 5,9g
Lipides 0,2g 1,4g
Dont saturés 0,2g 1,4g
Sodium 0,0002g 0,02g
Ingrédients actifs /14g /100g
BCAA 2:1:1 2000mg 14,29g
L-Leucine,L-Valine,L-Isoleucine
L-Arginine 1000mg 7,14g
AAKG COMPLEX 500mg 3,57g
-L-Arginine 328mg 2,18g
-Alpha Ketoglutarate Calcium 172mg 1,15g
CREATINE COMPLEX 2000mg 14,29g
– créatine monohydrate micronisée 840mg 6g
–Buffered Creatine (créatine tamponnée) 700mg 5g
–Creatine AKG 461mg 3,29g
– Dont  créatine 1,6g 11g
Beta-Alanine 1500mg 10,71g
L-Citrulline DL-Malate(1:1) 800mg 5,71g
Taurine 1000mg 7,14g
L-Tyrosine 100mg 714mg
Ginseng sibérien 400mg 2,86g
(Eleutherococcus Senticosus Root Extract)
Glycerol Monostearate 200mg 1429mg
Orange amère 50mg 0,4g
(Citrus Aurantium 100% Fruit Extract)
Cafféine anhydre 200mg 1429mg
Vitamin B3 40mg 286mg
(sous la forme de Niacinamide)

NITRIUM II est un complément alimentaire.

Article sponsorisé 

Mon avis sur : Intra-VeNOus

 

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Marque : Peak International

Par Alex, MuscleXperience team

Trouver la formule intra-entraînement idéale n’est pas une mince affaire. Certes une boisson de l’effort devra toujours comporter à minima des glucides, des électrolytes (sodium, potassium, calcium, magnésium) dont le sodium est le seul dont il ne faudra jamais faire l’économie dans le cas d’une séance qui s’éternise, ou dans le cas où on enchaîne musculation et cardio… et évidemment de l’eau, le tout dans une boisson isotonique, c’est-à-dire qui a une pression osmotique égale à celle du plasma sanguin. Cela est nécessaire pour que le passage des nutriments dans le sang soit rapide et optimal.

Le classique de la boisson de l’effort « à l’ancienne » c’est donc de l’eau, du sucre, et du sel. Pour un litre d’eau, de 30 à 80g de glucides et 1g/1,5g de chlorure de sodium (sel de table). On peut aussi choisir le fameux jus de raisin, plébiscité depuis des lustres pour cet usage, pur ou dilué. On peut préférer les options industrielles et plus chères des boissons de l’effort (Powerade, Gatorade, Overtsim Isostar et j’en passe), qui sont généralement davantage élaborées pour les sports d’endurance que pour la musculation. Si on y trouve le strict nécessaire, on regrette toujours dans ce genre de boisson l’absence, au minimum, de BCAA, et pourquoi pas de glutamine. Et pourquoi pas un peu de créatine (lien glossaire) aussi, puisqu’ elle soutient la production d’ATP (la créatine est convertie – phosphorylée – en phosphocréatine qui en se liant à l’ADP va donner de l’ATP, source d’énergie musculaire).

Du coup la liste s’allonge, et j’ai pris l’habitude de préparer moi-même mon « stack intra-entraînement », pour être sûr que rien n’y manque. Problème:  mélanger 5 ou 6 poudres différentes dans les bonnes proportions, peser la maltodextrine ou le Waxy Maize, ajouter l’arôme, tout cela est très chronophage. Alors en parallèle j’ai continué à chercher, et j’ai testé des dizaines d’intra-workout différents, avec plus ou moins de succès. Dans cet article je vous présente Intra-VeNOus, de PEAK INTERNATIONAL, qui fait partie de mes heureuses surprises.

Intra-VeNOus est présenté par PEAK comme une « formule intra-entraînement supersonique pour un apport ultra-rapide de 65 agents anaboliques et anti-cataboliques clés », qui « stoppe la fatigue et limite la dégradation musculaire avec une intensification spectaculaire de la pompe musculaire au cours de la séance». Cela correspond, en tout cas sur le papier, à ce que je cherche … Let’s try it !

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Jusqu’ici je dois reconnaître que je n’ai que très rarement (pour ne pas dire jamais) été déçu par les produits PEAK (et je précise au passage que je n’ai jusqu’à présent jamais été sponsorisé par cette marque); cependant, quand j’ai lu que cette formule intra-entraînement contenait 65 ergogènes (substance susceptible d’améliorer les performances, le rendement musculaire) différents, cela m’a interpell. Je suis toujours méfiant vis-à-vis des formules affichant des listes d’ingrédients longues comme le bras, qui plus est quand le dosage exact n’est pas indiqué, ce qui est le cas de Intra-VeNOus. Malgré cela, la (longue) liste des composants n’est pas construite en dépit du bon sens, mais semble au contraire avoir été choisie de manière cohérente pour aider les athlètes à repousser leurs limites durant la séance.

Les composants sont regroupés au sein de 7 matrices distinctes:

1. TURBO-charge-INJECTION

De l’amidon de maïs cireux (Waxy maize starch), un glucide à indice glycémique élevé (aux alentours de 95) et à la bonne digestibilité, auquel est adjoint de l’inositol (molécule organique impliquée dans de nombreux processus biochimiques, notamment la dégradation des graisses, le taux de cholestérol sanguin ou le taux de calcium intracellulaire), de l’acide alpha-lipoïque et du glucuronolactone (ce dernier a une action détoxifiante notamment sur le foie et agirait comme stimulant, on le retrouve d’ailleurs dans la composition du RedBull).

2. veNOus X-pander

Une matrice de stimulation de l’oxyde nitrique destinée à favoriser la congestion, contenant 5 formes d’arginine, de la citrulline malate (lien glossaire), de la norvaline et de l’ornithine (HCL)

3. Myocyte RELOADER & Performance BOOSTER

Elle regroupe 8 forme de créatine différentes, deux formes de taurine  (taurine et taurine AAKG – Alpha-kétoglutarate), de la béta-alanine micronisée et de la D-Ribose, un pentose (monosaccharide qui comporte 5 atomes de carbone) essentiel pour les êtres vivants puisque c’est un des composants de l’ARN et que l’un de ses dérivés (le désoxyribose) est un élément de la chaîne composant les hélices de l’ADN. Quelle utilité dans un supplément ? Le D-ribose s’est montré potentiellement efficace dans la réduction des symptômes de la fibromyalgie et du syndrome de fatigue chronique chez des patients atteints de ces pathologies.

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4. emergency INTRA-aid

Un mélange d’antioxydants judicieusement choisis (thé vert à teneur élevé en gallate d’épigallocatéchine – epigallocatechin gallate en anglais d’ou EGCG, extrait de pépin de raisin riche en oligo-proanthocyanidines, un flavonoïde aux puissants effets antioxydants, N-acétylcystéine, ou NAC, précurseur du glutathion utilisé en médecine depuis des décennies dans les cas d’intoxication au paracétamol, dont le surdosage est toxique pour le foie), d’adaptogènes (plantes dont la consommation assiste l’organisme dans l’adaptation aux différents stress qu’il peut ressentir, c’est le cas du Ginseng – Panax ginseng, de la Rhodiola rosea, de l’ecdystéroïde ecdystérone, notamment extrait de l’épinard et qui a également un effet adaptogène), de composés protecteurs des articulations (méthylsulfonylméthane ou MSM, sulfate de glucosamine, sulfate de chondroïtine), ainsi que de la carnitine et du cordyceps, un champignon qui agirait sur le renforcement de l’immunité et élèverait le taux de testostérone chez l’homme.  

5. Amino-IN-fusion

C’est une matrice de plusieurs acides aminés intégrant des BCAA dont le l’effet anti-catabolique est particulièrement appréciable durant la séance et de la glutamine, acide aminé clé de la récupération qui a une influence positive sur la concentration de leucine dans les fibres musculaires, sur la digestion, l’immunité et la sécrétion d’hormone de croissance. Ces acides aminés sont présents dans la matrice Amino-IN-fusion, qui contient en outre du HMB. L’ensemble est cohérent, c’est un complexe axé autour de la récupération, de la synthèse protéique et de l’optimisation du taux de GH.

6. Testo-INTRActivator

Une matrice à base d’extraits végétaux et de minéraux visant à optimiser les taux de testostérone naturelle chez l’athlète durant la séance. Pour les extraits nous avons le célèbre et sulfureux Tribulus terrestris, ainsi que du Maca (Lepidium meyenii Walpers) et du Fenugrec, dont l’effet sur la composition corporelle, le taux de testosterone total et le taux de testostérone biodisponible est avéré. Ce complexe végétal est soutenu par de la glycine, du magnésium et du zinc.

7. electro-IN-jection

Les pertes sudorales sont composées d’eau et d’électrolytes, principalement du sodium dont la présence est nécessaire dans toute boisson de l’effort consommée durant un exercice d’endurance ou de longue durée. Nous avons ici du tri-potassium citrate et du tri-sodium citrate, ce dernier consommé en solution ayant fait ses preuves dans l’amélioration des performances chez les coureurs à pied entraînés.

Mon ressenti :

Je suis toujours méfiant devant une liste d’ingrédients interminable, des noms de matrices d’ingrédients alambiqués et de manière générale devant les produits « all in one » (tout en un), qui se proposent à la fois de vous fournir une boisson glucidique de l’effort, un booster d’oxyde nitrique, de testostérone, et en plus de soulager vos articulations. À ce titre Intra-VeNOus fait pour moi figure d’exception, et en ce moment j’imagine mal m’en passer. Auparavant je prenais durant la séance un mélange d’acides aminés, de glucides et de vitamines, mais il me manquait un petit quelque chose pour les séances vraiment hardcore qui se prolongent au-delà d’une heure. Mon astuce consistait à ajouter une dose (ou deux…) de pre-workout à cette formule pour accroître ma congestion et mon énergie en cours de séance. Problème, j’arrivais à des doses cumulées de caféine vraiment trop élevées. Intra-VeNOus a pour moi répondu à un vrai besoin, une formule intra-entraînement qui me garde énervé et congestionné à outrance jusqu’à la dernière rep.  

Intra-venous n’est vendu que dans un seul parfum, Plasma punch injection, au goût fruits rouges plutôt agréable, et qui à la couleur … du sang. C’est cohérent avec le nom du produit, son packaging, et le nom du parfum, mais j’ai remarqué que les regards des adhérents de ma salle étaient encore plus interrogateurs que d’habitude (pourtant avec moi ils en voient de toutes les couleurs, c’est le cas de le dire). Le produit est vraiment concentré, les effets sont indéniables, le packaging soigné: le pot contient la poudre (j’en mets pour ma part deux bonnes dosettes, mais cela dépendra de votre poids et de la durée de votre séance), et le compartiment situé dans le couvercle du pot contient des comprimés à prendre en début de séance (j’en prends deux). Pour les séances de plus de 45 minutes, PEAK conseille de doubler la dose, soit 4 dosettes de poudre et 4 comprimés.

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Conclusion : 

Intra-VeNOus est pour moi un très bon produit, qui m’apporte vraiment un plus durant les séances éreintantes. Les effets sont là, qu’il s’agisse de l’énergie ou de la congestion, et le goût agréable est un plus qui permet de rester parfaitement hydraté tout au long de la séance (si le goût est médiocre, vous ne boirez pas votre boisson régulièrement, ou à contrecœur, et il vous en restera au fond de la bouteille quand vous aurez terminé). Le petit bémol que j’apporterais est l’absence d’un complexe d’acides aminés essentiels complet, qui sont essentiels à la synthèse protéique et que je considère comme un must dans une formule intra-entraînement (Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir?). J’ajoute donc 10g d’EAA en poudre à 43/45g d’Intra-VeNOus pour obtenir la parfaite potion magique.

Globalement, Intra-VeNOus est un produit bien formulé, efficace, vendu à un prix correct (aux alentours de 50€ les 1125g). Bref je valide. MuscleXperience approved !

NOTE : 8,5/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Valeur nutritionnelle   /100g  / portion ( 45g )  GDA*
Valeur énergétique   302 kcal / 1310 kJ   136 kcal / 589 kJ   6,8%
Proteines    26,6 g   12,0 g   23,9%
Total Carbohydrates    48,9 g   22,0 g   8,2%
dont sucres    0,0 g   0,0 g   0,0 g
Total lipides    0,7 g   0,3 g   0,4%
dont saturés    0,2 g   0,1 g   0,5%
Fibres    1,0 g   0,4 g   1,8%
Sodium    333 mg   150 mg   2,5%
* GDA – % of the Guide Daily Amount
Vitamines-Mineraux    / dose (45 g)   AJR*
Potassium (as Tri-Potassiumcitrate)    100 mg   /
Vitamin B3 (as Niacinamide)    14 mg   75%
Vitamin B6 (as Pyridoxine-HCl)    1,5 mg   75%
Vitamin B12 (as Cyanocobalamine)    0,75 µg   75%
*AJR – Apport Journalier Recommandé
INTRAveNOus ULTIMATE PROPRIETARY BLEND    45.000 mg
Waxy Maize hydrolisé à haute masse moléculaire    †
3-O-Methyl-Chiro-Inositol    †
Extrait de Garcinia-Cambogia (standardizé à 60% d’Acide Hydroxycitric)    †
R-Alpha-Lipoic-Acid (R-ALA)    †
Glucuronolactone    †
veNOus X-pander    I
Di-Arginine-Malate    †
L-Arginine-Hydrochloride    †
L-Arginine-Keto-Isocaproate (A-KIC)    †
L-Arginine-Pyroglutamate    †
L-Citrulline-Malate    †
L-Norvaline    †
L-Ornithine-Hydrochloride    †
L-Arginine-Alpha-Ketoglutarate (A-AKG)    †
Myocyte RELOADER & Performance BOOSTER    I
Creatine-Alpha-Ketoglutarate    †
Creatine-Taurinate    †
Creatine-Magnesium-Chelate    †
Alkalinized Creatine    †
Tri-Creatine-Malate (TCM)    †
Micronized Creatine-Monohydrate    †
Creatine-Pyruvate    †
Creatine-L-Pyroglutamate    †
D-Ribose    †
Taurine    †
Taurine-Alpha-Ketoglutarate    †
Micronized Beta-Alanine    †
emergency INTRA-aid    I
N-Acetyl-L-Cystein (NAC)    †
Acetyl-L-Carnitine (ALCAR)    †
Beta-Ecdysterone (from Spinach)    †
Green-Tea-Extract (HPLC standardized to 95% Polyphenols, 40% Epigallocatechin-3-Gallate (EGCG))    †
Grape-Seed-Extract (standardized to 95% Oligomeric-Proanthocyanidins (OPC))    †
L-Histidine-Hydrochloride    †
Glucosaminsulfate    †
Chondroitinsulfate    †
Methylsulfonylmethane (MSM)    †
Rhodiola-Rosae-Extract (standardized to 4% Rosavines)    †
Cordyceps-Extract (standardized to 7% Polysaccharides)    †
amino-IN-fusion    I
L-Glutamine-Alpha-Ketoglutarate    †
N-Acetyl-L-Glutamine    †
L-Alanyl-L-Glutamine    †
L-Glutamine    †
L-Leucine    †
L-Leucine-Malate    †
L-Leucine-Alpha-Ketoglutarate    †
N-Acetyl-L-Leucine    †
L-Isoleucine    †
L-Isoleucine-Alpha-Ketoglutarate    †
N-Acetyl-L-Isoleucine    †
L-Valine    †
L-Valine-Malate    †
L-Valine-Alpha-Ketoglutarate    †
N-Acetyl-L-Valine    †
Calcium-Hydroxy-Methyl-Butyrate (HMB)    †
testo-INTRActivator    I
Tribulus-Terrestris-Extract (standardized to 90% Saponins)    †
Fenugreek-Extract (standardized to 50% Saponins)    †
Maca-Root-Extract (standardized to 0,6% Glucosinolate)    †
Magnesium-Aspartate    †
Zinc-L-Monomethione    †
Glycine    †
electro-IN-jection    I
Tri-Potassium-Citrate    †
Tri-Sodium-Citrate    †
† Valeur journalière recommandée non établie
AUTRES INGREDIENTS    I
ALLERGENS    I

« Ce produit a été fabriqué d’après les normes HACCP, GMP et ISO 9001-2000. Contrôle qualité constant des produits par un laboratoire indépendant »

BATTLE : C4 EXTREME vs PUMP SERUM

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Par Alex, MuscleXperience team

Le booster/vasodilatateur C4 de la marque CELLUCOR est un classique, désormais décliné en versions « extreme », « ripped » (déchiré, écorché, sec quoi…) et « mass ». Sur le plan de la renommée, il surpasse PUMP SERUM de PEAK INTERNATIONAL. Mais sur musclexperience.com on ne s’attache pas à savoir quel est le produit le plus vendu ou le plus visible, mais quel est le le mieux dosé et le plus EFFICACE. J’ai testé les deux pour vous, et je vous livre mes constatations.

Je dois dire d’emblée que j’ai testé à plusieurs reprises la version EXTREME du C4, et que j’en ai  toujours été satisfait. De bonnes congestions, de l’énergie, la sensation provoquée par l’afflux massif de bêta-alanine dans le sang, un goût limite addictif ( le « fruit punch » est une tuerie, même s’il ne surpasse pas le « icy blue razz » de la version classique !) et 0 calories, bref que du bon, ou presque. J’ai toujours regretté l’absence de citrulline malate dans la formule, qui est pour moi l’un des « must » de tout preworkout qui se respecte.

En face, le PUMP SERUM de PEAK INTERNATIONAL. Moins plébiscité par les consommateurs, ce booster pré-entraînement a attiré mon attention avec une formule bien étudiée, sans glucides et un prix vraiment raisonnable par rapport à ceux pratiqués par certaines marques concurrentes. Il faut l’avouer, dans le rayon preworkout c’est un peu la surenchère niveau prix, et si j’accepte de payer pour de la qualité, il ne faut pas essayer de me refourguer de la camelote à prix d’or !

C4 EXTREME VS PUMP SERUM, voilà ce qu’a donné la confrontation ! Je précise que ce test n’est sponsorisé par aucune des deux marques représentées, j’ai acheté les deux produits moi-même.

C4 EXTREME (CELLUCOR)

PUMP SERUM (PEAK INTERNATIONAL)

Les essentiels

Par portion (6g)

100g Par portion (20g)

100g

Arginine

1000mg

16949,15mg 3660mg

18300mg

Bêta-alanine

1500mg

25423,73mg 3000mg

15000mg

Caféine

160mg

2711,86mg 300mg

1500mg

Citrulline malate

N/A

N/A 3000mg

15000mg

Créatine

1000mg

16949,15mg 3000mg

15000mg

Tyrosine

200mg

3389,83mg 500mg

2500mg

Vitamines
Vit C

250mg

3846,15mg 80mg

400mg

Vit B 6

N/A

N/A 1,4mg

5,20mg

Vit B12

20mcg

338,98mcg 2,5mcg

20,25mcg

Vit B9

150mcg

2542,37mg

Vit B3

30mg

508,48mg 16mg

80mg

Les « plus »
Ginseng Panax

N/A

N/A 200mg

2000mg

Extrait d’orange amère (dont 30% synephrine)

50mg

847,46mg N/A

N/A

Prix indicatif

Environ 1€ (60 servings/360g)

Environ 14 € (60 servings/360g) Environ 1,00 €

Environ 4,98 €

N/A/ non applicable

Conclusion :

Le point fort de PUMP SERUM est clairement le dosage des acides aminés. PEAK INTERNATIONAL a intégré l’arginine, la bêta-alanine et la citrulline dans leurs dosages optimaux, c’est à dire ceux qui ont été mis en évidence dans les recherches scientifiques menées sur ces composés comme étant les plus efficaces sur la performance. Il en est de même pour la tyrosine et la créatine, dont le dosage de 3g correspond à la dose quotidienne généralement recommandée en Europe.

Sur les vitamines, c’est le C4 EXTREME de CELLUCOR qui écrase PUMP SERUM avec des doses massives de vitamine C et de vitamines du groupe B dont l’importance sur le métabolisme est incontestable, alors que PUMP SERUM contient des dosages de ces vitamines établis d’après les apports journaliers recommandés (AJR) . Est-il bénéfique de se surdoser ainsi, en particulier autour de la séance ? Je ne le recommande pas, et même si la vitamine C gagne a être consommée en quantité plus importante que celle qui est souvent intégrée dans les compléments multi-vitamines européens, on parle ici d’un booster/vasodilatateur pré-séance, pas d’un  multi-vitamines. Ce que je veux quand j’achète et quand je consomme ce type de produit, c’est de l’énergie pour attaquer ma séance avec férocité (envers les barres, pas envers les clients ou le staff de la salle…), et une congestion inhumaine… et pour cela je vais avoir besoin de doses massives d’arginine, de bêta-alanine et de citrulline.

Idem pour la créatine, car même si théoriquement il faudrait la répartir en deux ou trois prises pour en optimiser l’assimilation, c’est durant l’entraînement que vais en avoir besoin pour soutenir la production d’ATP (la créatine est convertie – phosphorylée – en phosphocréatine qui en se liant à l’ADP va donner de l’ATP, source d’énergie musculaire).

En outre, C4 EXTREME contient de la synephrine, alcaloïde présent dans l’écorce d’orange amère dont j’ai abondamment parlé dans Mon avis sur : THERMOPRO™. La consommation de compléments joignant caféine et synéphrine est fortement déconseillée dans plusieurs pays, dont la France, le Canada, le Danemark et la Suède, en raison de potentiels risques pour la santé. La consommation d’un complément alimentaire contenant des stimulants n’est en rien anodine, et il est nécessaire de consulter votre médecin traitant au préalable.

Il faut donc saluer la formulation de PUMP SERUM comme étant la plus proche des besoins de l’athlète juste avant une séance éprouvante. Mais, me direz-vous, la formule du C4 EXTREME est beaucoup plus concentrée, donc plus dosée ! Et bien non, puisque si la formule est plus concentrée (une dose de C4 EXTREME= 6g, contre 20g pour PUMP SERUM), et qu’elle est correctement dosée pour la bêta-alanine (1,5g par dose, c’est la fourchette basse du dosage efficace), elle est un peu faible pour l’arginine (1g par dose). Je suis donc tenté de mettre deux doses de C4 EXTREME dans mon shaker pré-entraînement (12g), et avec une telle quantité PUMP SERUM devient beaucoup plus économique pour un dosage à peu près équivalent en bêta-alanine et caféine, mais toujours moins élevé pour les autres composants.

Le prix est en effet un facteur décisif dans ce test, et sur ce point il n’y a pas photo, PUMP SERUM remporte la manche.

Au final, je dirai donc que le seul point sur lequel C4 EXTREME se démarque par rapport à son concurrent c’est le parfum. L’arôme orange de PUMP SERUM que j’ai pu tester n’est pas extraordinaire, sur ce point j’ai préféré le C4. En revanche en ce qui concerne la formulation, l’efficacité et le rapport qualité prix, PUMP SERUM creuse l’écart face à son concurrent.

WINNER : PUMP SERUM

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Information importante : Certains pays, notamment la Suède, le Danemark et le Canada, ont interdit les complément alimentaire associant synéphrine (alcaloïde présent dans l’écorce d’orange amère, Citrus aurantium) et caféine. Précisons que la synéphrine n’est pas seulement présente dans l’écorces de ces agrumes, mais dans tous les fruits de cette catégorie, à des doses variables. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail recommande de ne pas utiliser conjointement ces deux composants et souligne les risques inhérents à la consommation de synéphrine par les personnes à risques (les conclusions de cette agence sont disponibles sur son site internet).  Il appartient à chacun de prendre ses précautions, ses responsabilités et bien évidemment de respecter sa législation nationale. Dans l’état actuel du droit, la synéphrine n’est pas interdite en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne… En cas de doute, vérifiez votre législation nationale.

Ces produits ont une teneur élevée en caféine. Déconseillés aux enfants ou aux femmes enceintes. Ces produits ne doivent pas être pris pendant l’allaitement et chez les patients souffrant de maladies cardiaques, d’hypertension et d’hypersensibilité à l’un des constituants de la préparation.

Mon avis sur : THERMOPRO™

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Marque : THE PROTEIN WORKS™

Par Alex, MuscleXperience team

Il y a une chose particulièrement frustrante quand on est exigeant en matière de supplémentation sportive, c’est qu’il est difficile de trouver un produit correspondant parfaitement à vos attentes. J’entends par-là un produit qui contient exactement les principes actifs que vous auriez intégré, par exemple dans un preworkout ou un fat burner, pour peu bien évidemment que vous ayez fait des recherches préalables sur les ingrédients. Si l’emballage est prometteur il y a souvent quelque chose qui cloche : un ingrédient inutile ou inefficace inclus dans la formule (mais que vous payez quand même), ou au contraire un composé dont l’efficacité est reconnue et éprouvée qui sera absent de la formule (si par exemple un brûleur ne contient pas d’extrait de thé vert, ou si un vasodilatateur ne contient pas de citrulline malate ou d’arginine, c’est clairement un mauvais point) ou sous-dosé.

Deux options s’offrent alors à nous : soit acheter tous les composés séparément et passer sa journée à farfouiller dans un pilulier énorme, soit essayer d’acheter le produit le plus complet et le mieux dosé possible, le cas échéant en complétant ses lacunes : il est par exemple évident qu’aucun brûleur de graisse « all in one » ne pourra nous apporter 3g de carnitine et 7g de CLA (ou ALC en français pour acide linoléique conjugué). La carnitine et le CLA doivent être répartis sur la journée, alors que les thermogènes sont surtout utiles pendant la séance. En outre pour mettre 7g de CLA et 3 ou 4g de carnitine dans un seul supplément en plus d’autres composés, il faudrait conditionner en bidons de 500 ou 1000 comprimés…

Ainsi ma stratégie concernant les brûleurs de graisse est la suivante : séparer composés stimulants et non stimulants. Pour les non stimulants, je prends la carnitine et le CLA (si je choisis d’en inclure) séparément et répartis les prises sur la journée. Pour les stimulants, je me mets en quête du brûleur le plus complet possible, regroupant les ingrédients thermogènes que je juge nécessaire car leur efficacité et prouvée et éprouvée, et les vitamines et minéraux supportant le métabolisme. Si composés stimulants et non stimulants ont leur place dans un programme de supplémentation axé autour de la fonte adipeuse, il est important de les différencier car d’une part certaines personnes ne supportent pas les stimulants, et que d’autre part pour les pratiquants qui les supportent bien les thermogènes présentent une plus-value intéressante avant une séance : on vise ici la stimulation du système nerveux pour repousser les limites de la fatigue physique, ainsi que la thermogenèse (production de chaleur par l’organisme), qui est enclenchée par l’exercice et se traduit par une accélération du métabolisme, et que la prise de thermogènes va accentuer.

Reste à trouver ce produit regroupant tout ce que j’inclurais dans MA formule idéale, et là comme sur Tinder, le perfect « Match » est plutôt rare.

En passant en revue nombre de produits proposés par des marques différentes, j’ai trouvé mon bonheur en constatant que le THERMOPRO™ de THE PROTEIN WORKS™ incluait tous les ingrédients dont je n’envisage pas de me passer quand j’ai du gras à carboniser. Il ne me restait plus qu’à le tester !

Premier bon point, le marketing entourant ce produit : il est minimaliste. Packaging sobre, présentation conforme à l’étiquetage. On nous dit qu’il s’agit d’une formule regroupant des ingrédients sélectionnés avec soins pour délivrer une efficacité maximale. Quand je pense thermogène je pense : caféine, capsaïcine, synephrine (alcaloïde présent dans l’écorce du Citrus aurantium ou orange amère). Parmi les principes actifs disponibles légalement ce sont ceux qui m’ont donné les résultats les plus impressionnants. Les trois sont présents dans  THERMOPRO™. Ensuite, THE PROTEIN WORKS™ prévient :

« AVERTISSEMENT : Avant de prendre THERMOPRO™, consultez un médecin car la formule est TRÈS PUISSANTE. »

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Je l’ai déjà dit dans des articles précédents, il est particulièrement agaçant de lire des publicités jouant à fond la carte du hardcore, vous mettant en garde contre les effets extrêmes de tel ou tel brûleur de graisse « à la limite de la légalité », et de se rendre compte que ce produit contient 2mg d’extrait d’ortie, 3mg de pissenlit saupoudré d’acide ascorbique (vitamine C). Or ici pour trois capsules de THERMOPRO™ nous avons 300mg de Citrus aurantium, deux sources de capsaïcine et … 450mg de caféine, auxquels s’ajoute la caféine apportée par le café vert, le thé vert et le guarana. Strong stuff here, THE PROTEIN WORKS™ ne s’est pas moqué de nous et il est clair que je n’aurais pas besoin de me surdoser pour avoir des effets ! J’en profite pour insister sur l’importance de la recommandation faite par la marque de ne pas dépasser les dosages conseillés et je rappelle qu’il est fortement déconseillé de consommer ce produit si vous souffrez d’une pathologie, si vous suivez un traitement médical, si vous êtes sensible à la caféine ou à l’un des autres composants.   

Autre point vraiment appréciable dans la composition de THERMOPRO™ : on y trouve pas d’ingrédients cosmétiques. J’entends pas là des ingrédients à l’efficacité douteuse, ou à des doses grotesquement basses. Rien d’inutile, tout est là pour une raison précise.

Concernant les ingrédients stimulants, nous avons bien sûr de la caféine anhydre (principe actif en poudre), qui stimule le système cardiovasculaire, nerveux (particulièrement utile en période de régime), et qui joue également un rôle avéré dans l’augmentation de la force avant un exercice physique. Nous avons également du thé vert, qui en plus de la caféine contient de l’EGCG (pour épigallocatéchine-3-gallate), puissant antioxydant aux nombreuses vertus qui a un impact positif sur le métabolisme et le stockage des graisses corporelles ainsi que sur la glycémie, en imitant le rôle de l’insuline. On trouve également du guarana et du café vert qui contiennent également de la caféine, mais pas seulement. La caféine anhydre est l’alcaloïde pur, alors que le guarana, le café vert contiennent comme le thé vert divers substances dont des polyphénols antioxydants et de l’acide chlorogénique, qui améliore la captation du glucose et diminue la lipogenèse hépatique (synthèse des acides gras à partir du glucose) : idéal pour limiter la prise de gras. L’autre intérêt d’additionner différentes sources végétales de caféine et d’obtenir des temps de diffusion différents, car les différents nutriments peuvent différer l’effet de la caféine.

La capsaïcine est un autre composé clé dans un bon brûleur de graisse, car elle stimule la production d’adrénaline et de noradrénaline, et a un impact positif sur la dépense énergétique et l’oxydation des graisses. On en trouve deux sources dans THERMOPRO™, le piment de Cayenne et le poivre noire. Cela nous promet des suées extrêmes…

On trouve ensuite un complexe d’ingrédients classiques pour ce type de supplément, avec de la biotine (vitamine B8 en France, B7 dans tous la plupart des autres pays) et du chrome qui ont tous deux un impact positif sur la régulation de la glycémie et le métabolisme des lipides, de la vitamine B5 (acide  pantothénique, dont l’action sur la dégradation des acides gras ainsi que sur le cholestérol est avéré), de la B12 (également impliqué dans le métabolisme des lipides), de la carnitine (je vous revoie à La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ?), de la tyrosine, qui avec la phénylalanine (qui est son précurseur) participent à la synthèse de l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B, dont l’effet sur la fonte adipeuse a été évoquée plus haut.

Pour finir, THERMOPRO™ contient de l’extrait de haricot blanc riche en phaséolamine, qui agit comme un « bloqueur » de glucides en inhibant l’enzyme alpha-amylase, ce qui empêche la transformation de l’amidon en glucose puis en acides gras via la lipogenèse.

Mon ressenti :

Actuellement en phase de régime, j’utilise déjà de l’extrait de thé vert, du guarana, de la L-carnitine, et mon preworkout contient de la caféine. Pourtant, au vu des suées auxquelles j’ai eu droit le premier jour de mon test où j’ai pris, ainsi que recommandé par THE PROTEIN WORKS™, 3 capsules 15 minutes avant mon entraînement, je peux vous assurer que le terme « thermogène » n’est pas usurpé en ce qui concerne ce produit. Beaucoup d’énergie, de l’envie d’en découdre avec les barres, THERMOPRO™ m’a vraiment mis en « beast mode ». Les 9 autres jours ou j’ai utilisé ce produit, j’ai choisi de répartir les doses ainsi:  les jours d’entraînement, une capsule le matin entre le petit déjeuner et la première collation, puis deux capsules avant l’entraînement. Les jours de repos, une capsule à 10h entre mon petit-déjeuner et la première collation, une capsule juste avant le déjeuner, puis une capsule vers 15h avant la deuxième collation. L’augmentation de la chaleur corporelle se ressent dès les premières prises, même sans exercice, on sent que le métabolisme tourne à plein régime. Durant cette dizaine de jours je n’ai pas touché à la répartition de mes macronutriments ni augmenté mon cardio, et sur la balance j’ai constaté une baisse de 0,4% de ma masse grasse corporelle.

Conclusion :

Si je devais formuler moi-même un supplément thermogène complet, je dois avouer que sa composition serait très proche de celle de THERMOPRO™. Bien formulé, efficace et très abordable (18,49€ les 90 capsules), ce brûleur thermogène a répondu très positivement à mes attentes.

NOTE : 9/10

Information importante : Certains pays, notamment la Suède, le Danemark et le Canada, ont interdit les compléments alimentaires associant synéphrine (alcaloïde présent dans l’écorce d’orange amère, Citrus aurantium) et caféine. Précisons que la synéphrine n’est pas seulement présente dans l’écorces de ces agrumes, mais dans tous les fruits de cette catégorie, à des doses variables. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail recommande de ne pas utiliser conjointement ces deux composants et souligne les risques inhérents à la consommation de synéphrine par les personnes à risques (les conclusions de cette agence sont disponibles sur son site internet). Certains blogueurs nutrition/santé se font l’écho de ces recommandations (ce qui ne les empêchent pas d’écrire pour des sites qui commercialisent des produits associant les deux). Plusieurs marques, deux deux poids lourds de la nutrition sportive auxquels j’ai déjà consacré des articles commercialisent des produits associant caféine et synéphrine. De nombreuses études effectuées sur ces deux composants seuls ou associés infirment ces conclusions, et pointent un risque seulement avec l’association d’un dosage très élevé en caféine. Il appartient à chacun de prendre ses précautions, ses responsabilités et bien évidemment de respecter sa législation nationale. Dans l’état actuel du droit, la synéphrine n’est pas interdite en France, en Belgique, en Suisse, en Allemagne… En cas de doute, vérifiez votre législation nationale.

Teneur élevée en caféine. Déconseillé aux enfants ou aux femmes enceintes. Ce produit ne doit pas être pris pendant l’allaitement et chez les patients souffrant de maladies cardiaques, d’hypertension et d’hypersensibilité à l’un des constituants de la préparation.


Ne pas donner aux enfants de moins de 18 ans, aux femmes enceintes ou allaitant, aux personnes sous traitement médical. Mettre hors de la portée des enfants. Ce produit est un complément alimentaire. Ne constitue pas un substitut d’un régime alimentaire varié. Respecter les dosages recommandés.

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AVERTISSEMENT : Avant de prendre THERMOPRO™, consultez un médecin car la formule est TRÈS PUISSANTE. Ne PAS utiliser si vous êtes enceinte ou sujet à la déshydratation, et arrêter d’en prendre ou réduire la dose en cas d’insomnie, tremblements, vertiges, nervosité, maux de tête ou palpitations. THERMOPRO™ est une formule volontairement puissante, à base de stimulants, destinée à la perte de poids, et doit être consommée par des adultes en bonne santé, âgés de 18 à 50 ans, pour les aider à atteindre différents plateaux d’entraînement.

Composition :  3 capsules de Thermopro contiennent

Vitamine B12

600 µg

Biotine

600 µg

Vitamine B5

18 mg

Chrome

57 µg

L-tyrosine

600 mg

Caféine

450 mg

N-acétyl L-carnitine

300 mg

Peau d’orange amère

300 mg

Extrait de haricot blanc

285 mg

Extrait de thé vert

150 mg

L-phénylalanine

75 mg

Extrait de guarana

21,6 mg

Extrait de café vert

27 mg

Piment de Cayenne

15 mg

Extrait de poivre noir

3 mg

Recommandations du fabricant (pour une consommation quotidienne type) : 1 à 3 capsules par jour. En raison de l’effet puissant de THERMOPRO™, il est important d’évaluer tout d’abord votre tolérance, nous vous conseillons donc de commencer par 1 capsule par jour avant l’entraînement, puis d’augmenter la dose si nécessaire. Les utilisateurs qui ont davantage l’habitude peuvent prendre 3 capsules avant l’entraînement ou espacées régulièrement tout au long de la journée.

Article sponsorisé 

Mon avis sur : REDWEILER™

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Marque : OLIMP®

Par Alex, MuscleXperience team

Je vais introduire mon test de ce produit en précisant qu’il s’agit d’un avis personnel qui n’engage que moi et ceux qui travaillent avec moi sur le blog, qu’il ne s’agit d’un avis qui ne concerne que le produit REDWEILER™ et pas la gamme entière de la marque OLIMP®, et que cet article n’a pas été sponsorisé.

Pourquoi avoir choisi le tester REDWEILER™ ? Parce que depuis que ce produit est sorti la publicité pour ce vasodilatateur ou « booster preworkout » (pré-séance) la publicité le concernant est omniprésente. C’est l’un des produits de cette catégories les plus testés sur YouTube, les avis le concernant sont plutôt positifs et le marketing d’OLIMP® nous promet un produit hardcore, à grand renfort de graphismes et de terminologies chocs, que l’on retrouve également dans les versions successives de leur MASSACRA® (épisodes 1, 2 et 3), qui utilise les visuels sanglants de films d’horreurs comme Vendredi 13.

Avec REDWEILER™ , on a le droit à un gros chien très en colère (on suppose qu’il s’agit d’un Rottweiller) aux yeux rouges, à des slogans chocs (« Rip your muscles up » soit « déchire tes muscles », « PUMP FURIOUS » soit « Congestions furieuses »). En outre dans la composition les ingrédients sont regroupés dans trois matrices aux appellations tout aussi hardcore. Puisque les grammages sont indiqués en fonction du poids, je vais retenir la dose de 12g correspondant à des pratiquants pesant entre 75 et 90kg, qui est la fourchette de poids la plus commune (Il nous est dit sur le pot : « inférieur à 75kg, 1 portion de 6g – au dessus de 75kg une portion de 12g. » Je remarque que sur les précautions d’emploi en français le grammage pour les plus de 90kg (ce qui est mon cas) n’est pas indiqué, mais qu’en anglais on nous dit : « over 90kg – 1 portion of 18g about 30 minutes before training).   

Pour 12g (environ) de REDWEILER™: « Armageddon Pump formula » pour un mélange d’arginine AAKG (2200mg), de Citruline malate (1500mg), citrate de sodium (1500m – c’est l’additif E331 que l’on retrouve dans les limonades industrielles pour leur donner un goût acide) et de vitamine B6. Si c’est la recette de la fin du monde  la terre est pas prête d’arrêter de tourner.

« Berserker’s Performance Blend » : un peu de culture, rappelons que les Berzerkers étaient des guerriers vikings particulièrement féroces combattant dans un état de transe sacrée qui les immunisaient contre les coups de leurs adversaires. Quand je vois ça sur un pot de booster je me dis que c’est celui qu’il me faut. Voyons un peu ce qu’on nous a mis dans la potion : De la béta-alanine (2200mg pour 12g), de la créatine monohydrate (1500mg), de la créatine malate (700mg – la créatine malate ou tricréatine malate est simplement de la créatine monohydrate associée à de l’acide malique pour faciliter la resynthèse de l’ATP à partir de la créatine, et donc fournir – en théorie – de l’énergie aux muscles plus rapidement). On a aussi de la niacine qui n’est rien d’autre que de la vitamine B3 et de la vitamine B1 : des vitamines certes essentielles pour tous sportifs et non sportifs que l’on trouve dans une alimentation équilibrée et/ou dans un bon complexe de vitamines du groupe B, qui pour moi est un « must ». La seule chose qui m’a mis en mode Berzerk dans ce booster, c’est son manque d’efficacité mis en parallèle avec ses promesses, qui certes n’engagent que ceux qui les font.

« RedFury Matrix » : de la tyrosine (300mg) fréquemment incorporée dans les boosters/vasodilatateurs pour ses potentiels effets sur la vigilance et son rôle de précurseur des catécholamines (Adrénaline, dopamine B, noradrénaline B), de la caféine (200mg), de l’extrait de piment de cayenne (14mg) dont 1,1mg de capsaïcine, qui est un alcaloïde présent dans le poivre et le piment, et qui stimule la production d’adrénaline et de noradrénaline et a un impact positif sur la dépense énergétique et l’oxydation des graisses. Il faut préciser que les études concluantes sur la capsaïcine ont été menées avec des dosages supérieurs à 2,5 par prise…

Commençons par les points positifs de ce produit : la composition est à priori transparente, les composés sont regroupés aux sein de formules et de «blends » aux noms fantaisistes (pour ne pas dire ridicules) mais qui affichent néanmoins au milligramme près les composants et leurs quantités exactes. C’est un bon point que l’on retrouve trop rarement pour mériter d’être souligné. Ensuite, les pots sont bardés de labels de qualité : GMP (certification gerée par une association internationale privée créée dans les années 1990 pour répondre à plusieurs scandales sanitaires dans l’industrie agroalimentaire), GLG (good laboratory practice, ensemble de règles définies par l’OCDE puis par une directive de l’Union européenne concernant les essais pré-cliniques), HACCP (voir Mon avis sur :  NO + ELITE Nitric Oxide formula), Iso.9001. Le produit est en outre fabriqué en UE.

Quid du prix? dans les 30€ un pot de 480g, on est dans les prix de la plupart des boosters de la même catégorie, pas excessif s’il correspond à l’attente du consommateur.

Passons aux mauvais points. Ce produit a t-il répondu à mes attentes ? Non et je vais vous expliquer en détail pourquoi. Un produit qui affiche des arguments de vente aussi forts (« Pump furious » etc) qui utilise des visuels chocs (certes ce n’est rien à côté du MASSACRA de la même marque, mais on a quand même un chien enragé aux yeux injectés de sang comme mascotte, un loup féroce pour le « Berserker’s performance blend »un crâne énervé pour la « Red fury matrix », et Mariusz PUDZIANOWSKI comme ambassadeur, qui est un sportif au physique et au Curriculum vitae sérieux. On peut donc dire qu’OLIMP® a mis le paquet pour vendre son REDWEILER™. Ceci dit le marketing est indissociable de l’industrie de la nutrition sportive ça fait partie du jeu. A mon sens le problème apparaît quand la disproportion est trop grande entre l’imagerie et les allégations faites par le fabricant et les effets réels du produit. Pour REDWEILER™ j’ai donc moi aussi sorti le grand jeu. Je déconseille à quiconque de reproduire mon protocole de test, et de se surdoser en consommant ce produit ou tout autre complément ou supplément alimentaire. En cas de doute prenez toujours conseil auprès de votre médecin avant de consommer un quelconque complément ou supplément alimentaire. Je rappelle les recommandations du fabricant :

« Attention : Teneur élevée en caféine, déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes (caffeine : 100mg/portion de 6g 200mg/portion de 12g = 95mg/100ml. Ce produit ne doit pas être [consommé?] chez des patients souffrant de maladies cardiaques, d’hypertension et d’hypersensibilité à l’un des constituants de la préparation. »

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Mon ressenti :

Lors de ma première prise de REDWEILER™, je me suis sous dosé en prenant la dose conseillée par OLIMP® pour les pratiquants pesant entre 75 et 90kg, soit le contenu d’une demi dosette (environ 6g nous dit le fabricant – je pèse le contenu de la dosette, elle contient 6,650g). Le jour du test, dimanche 10 avril, la balance affichait 97kg. Résultats ? Aucun. Aucune énergie supplémentaire, aucune suée anormale, et la congestion et apparue normalement au fil des séries comme elle apparaît quand je consomme uniquement ma préparation intra-workout (EAA et glucides). J’accorde le bénéfice du doute, je me suis sous-dosé ce jour là.

Lundi 11 avril, séance de bras. Je mets une dosette complète dans mon shaker et je prends la préparation 30 minutes avant le début de la séance. Je pèse de la même manière que la veille avec une balance électronique la quantité exacte de produit avant consommation : 14,920g. OLIMP® nous dit 12g j’ai sans doute eu la main lourde. Effet : néant ou en tout cas imperceptible. J’ai l’impression de m’entraîner en ayant pris de l’eau aromatisée avant ma séance.

Mardi 12 avril, séance de pectoraux: Je ne suis pas Mariusz PUDZIANOWSKI mais je ne suis pas non plus un poids plume, et surtout je consomme beaucoup de café pendant la journée ce qui explique que je suis susceptible d’être moins sensible à la caféine. Je mets donc deux dosettes pleines dans mon shaker, soit 29,710g, que je consomme 30 minutes avant la séance. Je suis obligé de remettre de l’eau deux fois car un important dépôt se forme au fond du shaker, ce qui me donne l’impression de ne pas consommer l’intégralité du produit. Effet : un soupçon de fébrilité, rien que je puisse obtenir en buvant une tasse de café et une congestion qui apparaît normalement après quelques séries. REDWEILER™ ne me semble pas y avoir un joué un rôle j’obtiens ce que j’obtiens en consommant uniquement mes EAA et glucides habituels.

Jeudi 14 avril : après une journée de repos/cardio je suis tout frais pour ma séance préférée de la semaine, dos/épaules. On est un Berzerk ou on ne l’est pas, je mets 3 doses de REDWEILER™ dans mon shaker, ce qui nous fait 43,625g de produit. Effets : je sens un effet stimulant et une augmentation de la température corporelle après les premières répétitions. Si je suis l’étiquetage d’OLIMP® pour trois dosettes, je me suis envoyé 4,5g de citrulline, 6,6g de béta-alanine, « 3,3g de capsaïcine, et 600mg de caféine (A ne pas reproduire!).

Vendredi 15, leg day: je mets 3 doses et demi dans mon shaker, soit 49,095g de produit. Effet : après avoir remis de l’eau plusieurs fois et secoué comme un damné pour ne pas laisser de dépôt au fond du shaker, je commence ma séance et là je ressens un bon effet stimulant, et un sursaut de motivation. Quant à la congestion, elle est plus intense que celle que je j’aurais obtenu sans REDWEILER™. En revanche aucune paresthésie (sensations de picotements notamment au visage typiques de la bêta-alanine) alors que j’ai absorbé environ 6g de bêta-alanine.  

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Un problème majeur se pose: la quantité de caféine que j’ai dû ingurgiter pour ressentir des effets vraiment perceptibles est carrément dangereuse.

Mon test de REDWEILER™ est donc un peu décevant, d’autant plus si l’on tient compte des allégations hardcore que l’on retrouve dans la communication qui entoure la commercialisation de ce produit. Mon « hot spot » se situe aux alentours des 3 dosettes, et à ce dosage les effets sont ceux que l’on peu raisonnablement attendre d’un booster pré séance.

Quant à l’arôme « BLUEBERRY MADNESS » (« Folie à la myrtille » ou « démence arôme myrtille », encore une fois tout est dans la mesure…) que j’ai choisi car jadore la myrtille, il n’est pas mauvais. J’ai été un peu décontenancé par la poudre jaune qui ne correspond pas à proprement parler à la couleur des myrtilles, mais le goût (un peu chimique il est vrai), sans être pour autant une « folie », passe plutôt bien. Le produit est également décliné en « CITRON POWER » et « LIME CRIME MINT ».

Conclusion :

Un produit au marketing jouant à fond la carte du hardcore, mais qui n’est pas pour moi un booster les plus extrêmes actuellement disponibles en Europe. Peut-être ai-je une résistance d’origine génétique à la formule « Armageddon-Berzerker’s-Red FURY »! REDWEILER™ n’est pas pour autant un mauvais produit, la formulation est correcte, le parfum également. J’ai hâte de tester l’autre booster classique de OLIMP®, MASSACRA, pour voir s’il me donne plus de sensations extrêmes.

NOTE : 6/10

Informations nutritionnelles : Boite de 480 g

 

portion 6 g
(<75kg)

portion 12 g
(75-90kg)

Formule Armageddon Pump

2351 mg

4702 mg

L-arginine alpha kétoglutarate

1100 mg

2200 mg

Citruline malate

750 mg

1500 mg

Sodium citrate

500 mg

1000 mg

Vitamine B6

0,93 mg (66,7%**)

1,87 mg (133,4%**)

Complexe Berserker Performance

2540 mg

5080 mg

Bêta Alanine

1100 mg

2200 mg

Créatine monohydrate

750 mg

1500 mg

Tricreatine malate

350 mg

700 mg

Calcium phosphate

323 mg

646 mg

Niacine

16 mg (100%**)

32 mg (200%**)

Vitamine B1

0,92 mg (83,3%**)

1,83 mg (166,7%**)

Matrice Red FURY

260 mg

520 mg

L-Tyrosine

150 mg

300 mg

Caféine

100 mg

200 mg

Extrait de poivre de Cayenne (8% de capsaïcine)

7 mg

14 mg

Extrait de poivre noir  (95% de pipérine)

3 mg

6 mg

** %AJR : Apports Journaliers Recommandés

Ingrédients : bêta alanine, L-arginine alpha kétoglutarate, citruline malate, créatine monohydrate, sodium citrate, acide citrique,  créatine malate, calcium phosphate,  arômes, dioxyde de silicone, L-Tyrosine, caféine, acide malique, acésulfame potassium, sucralose, nicotinamide, niacine, extrait de poivre de Cayenne (Capsicum annum), extrait de poivre noir (Piper nigrum) Bioperine®, pyridoxine Hcl, thiamine Hcl (vitamine B1), colorants: cumin.

Conseils d’utilisation :

Prendre 1 portion par jour – 12 g, (20 unités de la dosette Olimp =  1 cuillère à café) dilué dans 150 – 200ml d’eau, environ 30 minutes avant l’entraînement. Consommer directement après la préparation.

Ne convient pas aux enfants et aux adolescents. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée. Les compléments alimentaires ne doivent pas être utilisés comme substitut à un régime alimentaire varié et équilibré. Une alimentation variée et équilibrée et un mode de vie sain sont recommandés. Tenir hors de portée des enfants.

Attention: Teneur élevée en caféine. Déconseillé aux enfants ou aux femmes enceintes. Ce produit ne doit pas être pris pendant l’allaitement et chez les patients souffrant de maladies cardiaques, d’hypertension et d’hypersensibilité à l’un des constituants de la préparation.

En France, le dosage recommandé maximum par jour est de 3 grammes de créatine.

Ce produit ne contient pas d’Ephedrine ou Ephedra
Ne pas donner aux enfants de moins de 18 ans, aux femmes enceintes ou allaitant, aux personnes sous traitement médical.
Mettre hors de la portée des enfants.
Ce produit est un complément alimentaire. Ne constitue pas un substitut d’un régime alimentaire varié.
Respecter les dosages recommandés.