La maca, Viagra péruvien ?

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Par Alex, MuscleXperience team

La maca (Lepidium meyenii Walpers) est une plante de la famille des Brassicaceae (également dits crucifères, intégrant les choux, navets, raifort etc), originaire des hautes Andes péruviennes. Elle est cultivée et consommée depuis le néolithique dans les Andes péruviennes, en haute altitude (elle l’est également dans une moindre mesure en Bolivie). Elle est traditionnellement utilisée dans l’alimentation locale (en mangeant le tubercule frais, séché ou sous forme de gruau, même si on trouve aujourd’hui des boissons et même des chips à la maca) ainsi que comme plante médicinale en raison des vertus qu’on lui attribue : elle aurait un effet tonique sur l’organisme, et plus particulièrement sur l’appareil reproducteur tant masculin que féminin. En clair, ce serait un stimulateur de la fertilité mais aussi de la libido.

La maca connaît une popularité grandissante depuis quelques décennies en raison de sa réputation d’aphrodisiaque. On la surnomme ainsi parfois le « viagra péruvien », mais également le ginseng péruvien car elle partagerait avec ce dernier sa qualité d’adaptogène.

Il y encore quelques années la maca en tant que supplément alimentaire était cantonnée aux magasins de produits biologiques et aux préparations formulées pour renforcer naturellement le désir sexuel et les capacités érectiles… avec plus ou moins d’efficacité. Son apparition dans les produits destinés aux sportifs est récente. Elle peut néanmoins faire sens en vertu des vertus prétendument adaptogènes et toniques précitées. Mais on retrouve également de l’extrait de maca dans des formules censées maximiser naturellement le taux de testostérone. Que penser de cette utilisation du «viagra péruvien» ?

Je ne sais pas vous mais moi je suis intrigué par un point. Dans les pays occidentaux, les préparations contenant de la maca affiche quelques grammes voire quelques milligrammes de ce tubercule plein de promesses. Mais au Pérou, l’utilisation traditionnelle qu’en font certaines populations andines va de la dizaine à la centaine de grammes. Ça doit en faire de sacrés chauds lapins, non ? Je pense donc qu’avant tout il faut relativiser les surnoms et qualificatifs à usage promotionnel. Promouvoir les cultures des petits producteurs locaux, c’est louable. Mais il faut être honnête, la maca n’a rien à voir, même de loin, avec le citrate de sildénafil contenu dans la pilule bleue mise sur le marché par Pfizer en 1998. Le rapprochement est donc sympathique mais abusif.

Le Viagra comme les autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) empêche la destruction de la guanosine monophosphate cyclique (GMPc) qui ainsi maintient la concentration de monoxyde d’azote responsable de l’érection. Le citrate de sildénafil n’est pas le seul composé à avoir ces propriétés: dans la classe des inhibiteurs de synthèse de la PED5 on compte également le tadalafil, le vardénafil et l’avanafil. En outre, certains extraits végétaux ont également des propriétés similaires, quoi que dans de moindres proportions: c’est le cas de l’Epidemium (fleur des elfes ou horny goat weed) et d’un de ses flavonoïdes en particulier, l’icariine. Ce serait également celui du Tribulus terrestris (voir Le Tribulus terrestris au-delà du mythe). La maca, quant à elle n’a pas de propriétés inhibitrices de la PED5, elle n’agit pas sur la GMP cyclique et n’a donc, a priori, pas d’effets sur l’érection. A moins que …

Le Lepidium meyenii Walpers a fait l’objet de nombreuses études, dont plusieurs suggèrent un effet positif sur la dysfonction érectile et sur la fonction sexuelle chez la femme ménopausée. La réputation ancestrale de cette plante doublée de ces résultats encourageants a évidemment incité l’industrie de la nutrition sportive à s’engouffrer dans la brèche. Pourtant, il est désormais prouvé que la maca n’a aucune influence hormonale¹², si sur les taux de testostérone ou de testostérone libre, ni sur les taux d’estradiol. L’utilisation de l’extrait de maca dans des produits censés augmenter naturellement le taux de testostérone est donc sujette à caution. Est-elle pour autant bonne à reléguer au cimetière des suppléments inutiles et n’ayant pas tenues les promesses (trop belles pour être vraies) de l’industrie ? Ma réponse est négative.

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Tout d’abord, si la maca n’a pas d’effet hormonal, elle n’en reste pas moins un véritable super aliment contenant du calcium, du potassium, du fer, de l’iode, du manganèse, du zinc, du sélénium, du magnésium, de l’acide malique, les vitamines B1, B2, B12, C, D3, E, et P ainsi que 19 acides aminés. Rien que pour ce contenu riche en nutriments, la maca est intéressante en tant que cocktail mutivitaminé naturel.

C’est en outre un aphrodisiaque éprouvé : même si cela est indépendant d’une quelconque influence hormonale, l’effet de la maca sur le désir sexuel semble être indubitable, ce qui se manifeste par une fréquence plus importante des rapports. Plusieurs études ont conclu dans ce sens, même si la méthodologie utilisée a pu être questionnées, et si des doutes subsistent quant aux dosages utilisés, au type de maca testé sur les sujets et à la qualité des extraits.

Ensuite, la consommation de maca semble être capable d’améliorer la qualité du sperme et donc d’impacter positivement la fertilité³. Remémorons-nous les légendes ancestrales, les indiens péruviens conseillant aux premiers colons espagnols (qui les exploitaient allégrement) de donner de la maca aux animaux qui avaient du mal à se reproduire. Si c’est valable pour les ânes ou les chevaux, ça devrait l’être pour nous, non ?

En réalité, il est à l’heure actuelle impossible de comprendre précisément quels sont les mécanismes à l’œuvre avec le « ginseng péruvien ». Si l’on ne peut ignorer les nombreux retours positifs, l’utilisation traditionnelle dont elle fait l’objet en tant que plante médicinale et les quelques études sérieuses soutenant un effet certain sur la libido et la fertilité, il est nécessaire de garder une certaine réserve vis-à-vis des extraits végétaux vendus à toutes les sauces et porteurs d’innombrables promesses. Pour avoir avalé des dizaines de grammes de maca de types et de qualités diverses sous des formes variées, je peux affirmer que cette plante, aussi bénéfique et riche en nutriments qu’elle soit, n’a rien de commun avec les inhibiteurs de la PED5 de synthèse, et cela quel que soit le dosage utilisé. Cependant, il faut garder à l’esprit que mère nature protège bien ses secrets, et qu’une plante comme la maca renferme des centaines de phytocomposants, que l’on découvre progressivement, mais dont la très grande majorité nous est inconnue. Les effets « aphrodisiaques » de la maca peuvent trouver leur source dans un flavonoïde pour l’instant non identifié, ou dans un alcaloïde, ou dans une synergie opérée entre plusieurs de ses phytocomposants. Dans le doute, et au vu des résultats prometteurs, du prix de la maca et de sa disponibilité, je ne vois pas de raison de s’en priver: la maca peut totalement trouver sa place dans une routine de suppléments destinée à se maintenir dans une bonne forme générale, voire à accroître la vitalité et la vigueur sexuelle. Pour ma part, j’expérimente de vrais bénéfices dès 1,5g par jour, même si le dosage qui me convient le mieux se situe quelque part en 5 et 10g quotidiens.   

On pourra par exemple l’inclure dans un stack avec de l’horny goat weed ou du Tribulus qui ont une influence directe sur la fonction érectile, ou avec de l’extrait de fenugrec ou de muira puama, et avec quantité d’autres extraits intéressants donc les effets peuvent agir en synergie avec la maca. Un « viagra péruvien », peut-être pas, mais une arme de plus dans l’arsenal des hommes et des femmes(4) à la recherche de la performance, sûrement.

1 Gonzales GF, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C, Castillo S. Effect of Lepidium meyenii (MACA) on sexual desire and its absent relationship with serum testosterone levels in adult healthy men, Andrologia. 2002 Dec;34(6):367-72.

2 Gonzales GF1, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C., Effect of Lepidium meyenii (Maca), a root with aphrodisiac and fertility-enhancing properties, on serum reproductive hormone levels in adult healthy men, J Endocrinol. 2003 Jan;176(1):163-8.

3 Gonzales GF1, Cordova A, Gonzales C, Chung A, Vega K, Villena A., Lepidium meyenii (Maca) improved semen parameters in adult men, Asian J Androl. 2001 Dec;3(4):301-3.

4 Les hommes ne sont pas les seuls à posséder des corps caverneux, et donc à pouvoir expérimenter les bienfaits des extrais végétaux susmentionnés.  

 

Mon avis sur : TESTED ANTI-ESTRO

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Marque : TESTED NUTRITION 

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai déjà abordé dans plusieurs articles, notamment dans MON AVIS SUR : ROCKET TESTO BOOSTER, l’importance que revêt pour les hommes et pour les femmes, sportifs ou non, une balance hormonale équilibrée. Dans l’article précité, je confirmais ce que la plupart des lecteurs de MuscleXperience savent déjà: la testostérone est l’hormone stéroïde fondamentale pour l’homme, mais elle est également importante pour la femme (un taux de testostérone normale chez la femme est essentiel pour sa libido), et elle est  généralement citée comme la principale hormone androgène, bien qu’elle ne soit pas la seule, puisque la dihydrotestostérone est également une hormone androgène essentielle, et souvent mésestimée.

Les œstrogènes sont également un groupe d’hormones stéroïdes (On parle souvent des œstrogènes comme d’une hormone, alors qu’il s’agit d’un groupe d’hormones, comme le sont les androgènes), dont la fonction est d’être des hormones sexuelles femelles primaires. Elles sont sécrétées par les follicules des ovaires, le corps jaune (formation temporaire résultant de la transformation du follicule mûr après qu’il ait expulsé l’ovocyte) le cortex surrénal, dans le placenta mais également dans les testicules. Le foie, les seins et le tissu produisent également des œstrogènes en petites quantités.

Les trois œstrogènes naturels sont l’estrone (E1), l’estradiol (E2) et l’estriol (E3). Dans le corps, ils sont tous produits par des conversions enzymatiques d’androgènes (testostérone et androstènedione) : une enzyme, la tristement célèbre aromatase (ou œstrogène synthase – P450 issue du gène CYP19A1). L’estradiol est produit par une conversion de la testostérone et l’estrone à partir de d’une conversion de l’androstènedione.

Les œstrogènes sont présents chez les femmes comme chez les hommes (et oui messieurs…), bien qu’en quantité significativement moins importantes chez ces derniers. Elles favorisent le développement des caractères sexuels secondaires comme les seins, et son impliquées dans les cycles menstruels, d’où leur présence dans de nombreux contraceptifs hormonaux (pas tous, puisque certains contiennent uniquement de la progestérone).

Un taux d’œstrogènes élevé n’est pas une panacée pour l’homme. On peut aisément s’en convaincre en constatant qu’avec l’andropause, qui voit les niveaux d’androgènes décliner et ceux des œstrogènes grimper, des manifestations peut réjouissantes apparaissent : perte de densité musculaire, osseuse, prise de masse grasse, en particulier dans la région abdominale et pectorale (Gynécomastie, développement de la glande mammaire chez l’homme, adipomastie,forme de gynécomastie constituée par une surcharge graisseuse sous-cutanée localisée dans la poitrine de l’homme), ce qui est fort disgracieux quand on est en tee-shirt ou torse nu), et évidemment  baisse de la libido et des performance sexuelles.

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Cette modification de la balance hormonale est hélas inéluctable. On peut tenter de l’enrayer naturellement en adoptant un mode de vie sain (nourriture saine, variée et qualitative donc essentiellement biologique, éviction de l’alcool, du tabac, de drogues en tout genre puisque certaines font baisser le taux de testostérone, pratique de l’exercice physique régulière, et supplémentation efficace (et oui, contrairement à ce que certains gourous autoproclamés de la nutrition vous disent, les stimulateurs NATURELS de testostérone existent, et certains sont très efficients pour peu que l’on sache les sélectionner et les doser, même si identifier ces composés parmi la myriade de suppléments existants relève, il faut bien le reconnaître, d’une quête digne de celle de la toison d’or).

MuscleXperience.com est dédié à la supplémentation sportive, donc à la musculation et au fitness naturels, j’entends par là sans produits dopants. Il n’y a là ni jugement ni condamnation morale de ma part, les produits dopants, donc classés comme tels par les instances sportives et illégaux à la vente ne sont simplement pas mon propos. Je prends la peine d’aborder le sujet car l’utilisation de stéroïdes anabolisants peut évidemment conduire à des déséquilibres hormonaux majeurs, ce qui présente des risques grave pour la santé de l’athlète: outre le fait que l’athlète dopé consommateur de telles substances adopte un comportement contrevenant à la loi et à l’éthique sportive, il modifie de manière drastique sa balance hormonale en avalant ou en injectant des doses massives d’androgènes, ce qui a un effet suppressif sur sa production endogène d’hormones androgènes. Qui dit taux d’androgènes supra physiologiques dit conversion en œstrogènes supra physiologiques et effets secondaires regrettables. D’autres médicaments détournés de leur usage premier peuvent alors être utilisés pour contrecarrer ces effets, et le cycle infernal commence.

Parmi ces médicaments, certains ont un effet anti-œstrogènes ou anti-aromatase. Il est nécessaire de rappeler que TESTED ANTI-ESTRO n’a absolument rien à voir avec ces produits, qui quand ils sont utilisés en dehors des prescriptions médicales sont illégaux et dangereux pour la santé.  TESTED ANTI-ESTRO est effectivement un supplément à vocation anti-œstrogénique, mais élaboré à partir de composés naturels issus d’extraits végétaux. Cela signifie :

  1. Qu’il ne faut pas en attendre des effets similaires à ceux d’un médicament, puisque TESTED ANTI-ESTRO n’a pas vocation à soigner une quelconque pathologie.
  2. Qu’a priori son usage est sans risque pour la santé, puisque faisant l’objet d’une autorisation de mise sur le marché, et qu’il est en tout cas légal à l’achat et à la vente.

Pourquoi se supplémenter avec un complexe anti-œstrogènes ? Pour un homme, la finalité est évidemment d’influer sur la balance hormonale pour faire grimper la testostérone, et de limiter les conséquences néfastes d’un excès d’œstrogènes, surtout à partir d’un certain âge (à vingt ou vingt-cinq ans, inutile d’investir dans ce type de produit vous allez jeter votre argent dans la cuvette des toilettes) : quand je parle d’effets néfastes, je parle ne parle évidemment pas de soigner des pathologies liées à un excès d’œstrogènes, ce qui serait hors de propos. Si vous décidez de vous supplémenter avec un complexe anti-œstrogènes naturel, vous pouvez raisonnablement espérer améliorer (un peu votre composition corporelle), votre libido et faire légèrement grimper votre aux de testostérone, vous ne soignerez en aucun cas une gynécomastie.

Autre point important avant d’aborder les composants de TESTED ANTI-ESTRO de TESTED NUTRITION par le menu : pour espérer bénéficier pleinement des vertus attribuées à un tel produit, vous devez au préalable réduire votre taux de masse grasse, puisque il existe une corrélation entre taux de masse grasse important et activité œstrogénique, les adipocytes étant particulièrement sensibles aux œstrogènes, et la testostérone ayant au contraire une action réductrice sur la lipase hormono-sensible. Le tissu adipeux est une source importance d’aromatase, qui s’exprime à la fois dans les adipocytes et les préadipocytes : une raison supplémentaire pour surveiller son tout de taille.

Du côté des ingrédients intégrés à ce complexe, la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui axe sa communication autour de la qualité de ses produits et de ses matières premières ainsi que de la précision des dosages en multipliant les tests en laboratoires et sur les athlètes, à choisi une matrice d’extraits végétaux plutôt originale. On y retrouve un extrait de mangoustan (Garcinia Mangostana), fruit de l’arbre tropical mangoustanier, présent dans certains pays asiatiques. Faisant l’objet d’une utilisation traditionnelle dans la pharmacopée chinoise, son fruit est très riche en antioxydants. Des chimistes de l’université de l’Illinois ont également découvert que les xanthènes contenues dans ce fruit (dont le 9-OXO-Xanthenes) avait un puissant effet anti-aromatase, comparant même leur effet au letrozole, un médicament inhibiteur de l’aromatase utilisé dans le traitement du cancer du sein hormono-dépendant. Il s’agirait donc de l’un des inhibiteurs naturels de l’aromatase les plus puissants découverts jusqu’à présent.

On trouve dans la formule de TESTED ANTI-ESTRO un extrait de fénugrec (Trigonella Foenum-Graecum), plante médicinale largement utilisée par les athlètes naturels, et cela depuis longtemps puisque certaines sources avancent que les gladiateurs de l’antiquité en consommaient déjà. Elle a en effet la capacité d’accroître l’appétit (donc de permettre d’augmenter la ration alimentaire et de contribuer à la prise de masse). Elle aurait également un effet sur la sensibilité à l’insuline, en raison du composé 4-hydroxyisoleucine qui agirait sur le métabolisme du glucose. Ces effets son encore controversés, restent une capacité de cet extrait à soutenir la lactation chez la femme allaitante, ce qui n’est pas forcément utile chez la plupart de mes lecteurs.

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J’ai en ce qui me concerne consommé de larges doses de fenugrec à une certaine période, et je dois reconnaître que l’effet qu’on lui attribue traditionnellement sur la libido s’est vérifié dans mon cas. Je sais que certains l’utilisent également pour soutenir la fonction testiculaire, mais une étude menée au Yémen à véritablement refroidi mes ardeurs, puisqu’elle a mis en évidence des dommages causés aux tubes séminifères des testicules (de lapins, mais si c’est toxique pour les lapins, je ne vois pas de raison de courir le risque pour cette partie de mon anatomie). Il s’agit pour l’instant de données marginales, non confirmées par d’autres essais que ce soit sur des animaux ou des humains.

En revanche, une action potentielle action inhibitrice sur l’enzyme 5-alpha reductase du fenugrec a également été mise en avant : bonne nouvelle pour ceux qui ont tendance à perdre leurs cheveux ou qui vivent avec une phobie de l’hypertrophie de la prostate, mais pas pour moi. Si le fenugrec inhibe l’enzyme 5-alpha reductase elle fait par voie de conséquence baisser le taux de conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (DHT – androstanolone), une hormone androgène clé, justement pour la libido et la virilisation. Contradictoire, non ? Ce ne serait pas la première fois qu’un extrait végétal recèlerait ce genre de contradictions apparentes, et moi je ne m’en étonne pas. En revanche, puisque je soigne particulièrement mon taux de DHT naturel, j’évite désormais les doses importantes de fenugrec.

TESTED ANTI-ESTRO contient également un extrait de damiana (Turnera Diffusa), un arbuste originaire d’Amérique centrale faisant l’objet d’une utilisation traditionnelle. On lui attribue des vertus euphorisantes, raison pour laquelle certains aiment la fumer, on la retrouve également dans des dizaines de complexes vendus pour accroître le désir chez l’homme comme chez la femme, améliorer la qualité de l’érection, soulager (le choix du mot est-il judicieux?) l’éjaculation précoce, réduction de la période réfractaire etc. Ce qui est sûr, c’est que l’une des flavones de la plante (l’acacétine –   4’Metoxy-5,7-Dihydroxyflavone) a un effet inhibiteur de l’aromatase, ce que nous recherchons ici.

Le 3,3′-Diindolymethane (DIM) est également un classique des suppléments anti-oestrogènes/inhibiteurs de l’aromatase. Il s’agit d’une molécule issue de l’indole-3-carbinol, composé extrait des légumes crucifères (choux de Bruxelles, brocolis etc), l’un de mes anti-œstrogènes naturels préférés (difficile cependant à trouver « pur »  en Europe, je recommande celui de NOW FOOD) et dont l’efficacité n’est pas douteuse.

Last but not least, TESTED NUTRITION nous ajoute à tout cela un extrait de Zingiber officinale, soit du gimgembre, titré à 5 % de gingerols, l’un de nombreux composés présents dans le gingembre (zingerone, gingerdiol et j’en passe). L’effet du gingembre sur les taux de testostérone et d’hormone lutéinisante n’est plus douteux : cela a été mis en évidence par plusieurs études, et les spermogrammes avant/après les cures de gingembre prouvent une action positive sur la spermatogenèse. Si les mécanismes du gingembre sur la fonction testiculaire sont encore mal connus, je ne vois aucune raison de se priver de ce super-aliment facilement accessible et peu onéreux, et je valide entièrement sa présence dans ce type de complexe visant la réduction naturelle du taux d’œstrogène et l’augmentation du taux de testostérone.

TESTED NUTRITION ajoute à sa formule la classique vitamine D, pro-hormone incontournable dont aucun homme ne devrait se passer tant elle est essentielle, pour la synthèse de la testostérone mais pas seulement. Contrairement à ce que certains médias nous disent, il est quasiment impossible  d’obtenir des taux satisfaisants de cette vitamine en exposant vingt minutes par jour son visage au soleil, surtout si vous passez le reste de la journée enfermé dans un bureau ou dans les transports en commun, et que vous vivez dans une ville surplombée par un nuage de pollution. A moins de passer votre vie quasiment (ou carrément) nu sur une plage en plein soleil… Ne faites pas l’économie de la vitamine D. Une dose de TESTED ANTI-ESTRO (deux capsules) contient 1000 unités internationales de vitamine D3 (cholécalciférol, l’autre forme de vitamine D étant la D2, ergocalciférol), l’apport nutritionnel conseillé étant en France de 600 Ui (Certains chercheurs avançant des dosages utiles à 7000 voire 9000 Ui, la limite de sécurité généralement retenue étant de 10000 Ui, et notre corps exposé au soleil durant une duré significative produisant … entre 10000 et 25000 Ui de vitamine D par jour).

Mon ressenti : 

J’ai procédé comme suit : pour un test d’un mois, j’ai suivi la dose recommandée pendant deux semaines, puis les deux semaines suivantes j’ai doublé la dose pour arriver à quatre capsules par jour, prises le ventre vide : la première dose au lever avec un grand verre d’eau (de source !), la deuxième entre la collation de l’après midi et le dîner.

J’ignore si c’est à attribuer à un quelconque effet placebo ou réellement à TESTED ANTI-ESTRO, mais quelque jours après que j’aie commencé à tester ce supplément j’ai expérimenté de légères douleurs articulaires, comme si mes articulations, en particulier au niveau des genoux, étaient plus « sèches », moins lubrifiées… Ce qui est un signe d’un niveau d’œstrogènes très bas.

Durant cette même période, je n’ai pas changé mes habitudes en matière de suppléments, ce qui en matière de soutien hormonal donne 30mg de zinc (gluconate) et 3,5g d’acide aspartique (DAA), que je prends depuis des années. Je n’ai pas touché à ma diète.

Suite à ce test j’ai expérimenté une définition accentuée, une congestion nettement meilleure pendant mes entraînements avec des veines plus apparentes sur les biceps, les triceps et les avant-bras, une peau plus fine, et une motivation accrue à la fois à l’entraînement et durant mes activités diurnes et nocturnes. Je me suis donc mis en quête de TESTED ANTI-ESTRO sur les différents sites européens le proposant pour l’intégrer à ma routine, et sa disponibilité indique qu’il se vend bien, ce qui ne m’étonne pas, puisque c’est un bon produit.

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Conclusion :

TESTED NUTRITION avance que TESTED ANTI-ESTRO contient des composants dont l’efficacité est scientifiquement prouvée, et si je n’ai pas l’habitude de croire les marques sur parole, ici ces allégations se vérifient. TESTED ANTI-ESTRO est bien formulé, avec précision et méthode, ce n’est pas un produit fourre-tout, la liste d’ingrédients n’a rien d’ésotérique ni de folklorique, et il m’a donné entière satisfaction au niveau des résultats. C’est un supplément anti-œstrogènes naturel réunissant plusieurs des meilleurs inhibiteurs de l’aromatase naturels actuellement disponibles (l’on peut cependant noter l’absence de chrysine, qui a également fait ses preuves), doublé d’un optimiseur de testostérone qui ne vous vide pas les poches de vos euros durement gagnés pour quelques milligrammes de zinc et de niacine (TESTED ANTI-ESTRO est disponible aux alentours de 20-25 € chez la plupart des revendeurs). Je valide, et je recommande, MuscleXperience approved !

NOTE: 8,5/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles : 

Posologie / portion : 2 capsules
Portions par conteneur : 60 (120 capsules)

  Quantité par portion      % apport quotidien
Garcinia Mangostana
(10% HPLC fournissant du 9-OXO-Xanthenes)
275 mg +
Trigonella Foenum-Graecum
(Steroidal Saponins 20% fournissant du Diosgenin)
275 mg +
Turnera Diffusa
(4:1 ration fournissant de l’Acacetin (4’Metoxy-5,7-Dihydroxyflavone))
275 mg +
3,3′-Diindolymethane 110 mg +
[6]-Gingerol 5% de Zingiber officinale Rhizhome
((S)-5Hydroxy-1-(4-Hydroxy-3-Methoxyphenyl)-3-Decanone)
110 mg +
Vitamine D 1000 IU (en Cholecalciferol) 10 mg +

* Le pourcentage des valeurs quotidiennes est basé sur une diète de 2000 calories.
+ Valeur quotidienne non établie

AUTRES INGRÉDIENTS : Microcrystalline Cellulose, stearate de magnesium, gélatine et eau.

TESTED ANTI-ESTRO est un supplément alimentaire