Mon avis sur : BCAA powder

BCAA 1

Marque : DECATHLON

Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de tester la gamme de suppléments DECATHLON, et en particulier leurs BCAA. Est-il besoin de le rappeler, les BCAA sont l’un des supplément les plus incontournables pour un sportif, et en particulier pour ceux désireux d’accroître leur masse musculaire (ne pas hésiter à relire Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir?). En passant dans le rayon des articles de fitness, mon regard tombe sur ces pots, assez proches de ceux de grandes marques de nutrition sportive bien en place comme OPTIMUM NUTRITION ou SCITEC. Fini donc les packagings « à l’ancienne » façon barils de lessive que l’on pouvait trouver chez le géant du sport au début des années 2000. Devant l’engouement actuel pour le fitness et la condition physique, DECATHLON nous a sorti une gamme de suppléments nouvelle génération pouvant rivaliser avec des marques ayant pignon sur rue. Challenge accepted, j’ai testé ces BCAA powder pour voir ce qu’ils valent vraiment.

Je l’ai dit le packaging est proche de ce que l’on peut retrouver chez la plupart des grandes marques. Le conditionnement en pot est pratique, bien plus que les sachets refermables que DECATHLON a retenu pour sa poudre de glutamine. Les acides aminés sont conditionnés en pots de 250g, et sont déclinés en plusieurs parfums : fruits rouges, pastèque et « tropical » (sur l’étiquette on reconnaît des fraises, de la mangue et un kiwi, au goût on pencherait plus pour un cocktail orange mangue).

BCAA 2

Les BCAA font partie des suppléments difficilement contournables pour tout athlète, il est donc compréhensible que DECATHLON s’en soit saisi pour les ajouter à son catalogue, de même que la L-glutamine et la whey. Mais que vaut vraiment ce complexe d’acides aminés ramifiés ? Let’s try it.

Concernant la composition, nous avons évidemment les trois acides aminés ramifiés, Leucine Isoleucine Valine, dans un ratio 2: 1 : 1 : avec pour 100g de poudre 34g de leucine, 17g d’isoleucine et 17g de valine. On trouve aussi 761mg de vitamine C, 7,5mg de vitamine B6 et 1008µg de vitamine B9. Le produit contient également de la glutamine mais la quantité exacte n’est pas indiquée, des colorants (beta-caroten pour le parfum « tropical »), et des édulcorants (sucralose et acésulfame de potassium). Au final au obtient donc une formule assez basique, plus que correcte, pour un prix également très correct (10€ pour un pot de 250g).

Mon ressenti :

Je dois l’avouer, avant de tester ces BCAA de la marque DECATHLON, j’étais circonspect et n’en attendais pas le meilleur, marqué que j’étais par les souvenirs des suppléments DECATHLON ancienne génération (APTONIA), en particulier la protéine qui avait une texture proche de celle du plâtre (et un goût n’en étant pas tellement éloigné non plus). En une décennie DECATHLON a fait d’immenses progrès puisque ces BCAA sont bien formulés, dans un complexe équilibré ne contenant (presque) que le nécessaire. Quant au goût, les deux arômes que j’ai testés (« tropical » et fruits rouges) sont très réussis, au point de rendre ces BCAA addictifs.

BCAA 3

Proposés à 10€ le pot, le prix est très attractif, et plutôt dans la fourchette basse pour ce type de suppléments, la plupart des grandes marques proposant des poudres d’acides aminés ramifiés aromatisés aux alentours de 20/25€ (parfois plus) pour des conditionnements de 300/350g.

Au niveau de ma récupération proprement dite, puisque c’est l’effet le plus perceptible d’une consommation de BCAA pendant et autour de la séance, elle fut sensiblement identique qu’avec des  BCAA d’autres origines.

Conclusion :

Ces BCAA de DECATHLON sont pour moi une excellente surprise, et je dois reconnaître que j’ai plusieurs fois renouvelé mon achat. Peu onéreux, excellents au goût, facilement accessibles, ils constituent une bonne alternative aux produits de marques bien installées dans l’industrie de la nutrition sportive et du fitness, et qui nous font bien souvent payer leur notoriété. En deux mots, je recommande !

NOTE: 9/10

 

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Valeur nutritionnelle

Déclaration nutritionnelle: 100g | dose de 7g
Glucides : 2,9g | 0,2g
Sucres: 0g | 0g
L-leucine: 33,9g | 2,37g
L-isoleucine: 17g | 1,19g
L-valine: 17g | 1,19g
Vitamine C: 660 mg (829%)* | 46 mg (58%)*
Vitamine B6: 7,5 mg (529%)* | 0,52 mg (37%)*
Vitamine B9: 1008 µg (500%)* | 70,6 µg (35%)*
*% des valeurs nutritionnelles recommandées

Mon avis sur: FAT-X

Marque: BioTechUSA™

FAT X 1

Parmi les suppléments destinés à la perte de poids (de gras devrait-on plutôt dire), on distingue les brûleurs de graisse, qui sont généralement des thermogeniques à base de stimulants, les brûle graisse sans stimulants (le CLA) qui peuvent avoir un effet sur le ratio masse grasse/masse sèche, et les bloqueurs de lipides et/ou de glucides. FAT-X appartient à cette dernière catégorie.
Son ingrédient central est le chitosan, fibre extraite de la carapace de certains crustacés, qui serait à même de capter et d’agréger les graisses alimentaires entre douze et quinze fois son poids. Il en résulterait une sorte de gel impossible à digérer qui serait éliminé par les voies naturelles.
Ces propriétés du chitosan restent discutées, en particulier du fait de la faible disponibilité du chitosan une fois ingéré (du fait du pH particulièrement acide de l’estomac), et de ses effets qui seraient susceptibles de varier selon le type de lipides ingérés.
FAT-X inclut également dans sa formule quelques composés classiques dans ce type de supplément: un extrait de fenugrec (Trigonella foenum-graecum), dont l’une des nombreuses propriétés est d’agir positivement sur la glycémie, et de l’extrait de Garcinia Gambodgia (également appelé Garcinia gummi-gutta, ou « tamarinier de Malabar »), classique des suppléments « bloqueurs de glucides ». Ce fruit aurait la particularité de réduire l’appétit, et sa teneur en acide hydroxycitrique permettrait d’inhiber l’accumulation des graisses dans l’organisme, en bloquant la mise en réserve des glucides excédentaires sous forme de tissu adipeux. On y retrouve également du chlorure de chrome (20 microgramme par portion).
FAT X 2
FAT-X contient également de l’extrait d’averrhoa carambola, ou Carambolier, un arbre de la famille des Oxalidacées dont le fruit se nomme la carambole. Si l’on trouve peu d’éléments pouvant abonder la théorie selon laquelle ce fruit peut aider à la fonte adipeuse, en revanche sa toxicité est reconnue, du fait de la présence d’une toxine, la caramboxine, nephrotixique et ayant déjà entraîné des décès (inutile donc de s’appesantir plus dessus).
Enfin, FAT-X de BioTech USA™ intègre dans sa formule la très classique tyrosine, un acide aminé proteinogene qui participe à la synthèse des catécholamines : (Substance chimique de l’organisme appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones) : l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B. La tyrosine est également le précurseur de la DOPA  (3,4-dihydroxyphénylalanine), substance intermédiaire dans la synthèse des catécholamines précitées. Ce rôle de précurseur vaut souvent à la tyrosine de se retrouver dans des suppléments ayant pour vocation l’augmentation de la vigilance, de la concentration, voire dans des brûleurs de graisse, ce qui est ici le cas, même si son action directe sur la fonte adipeuse n’est pas caractérisée.
FAT X 3
Mon ressenti:
La formule de FAT-X, sans être médiocre, aurait sans doute pu être meilleure, en faisant l’économie de l’averrhoa carambola, et en ajoutant par exemple du nopal. On y retrouve néanmoins ce que l’on peut attendre de ce type de supplément. Je l’ai utilisé durant ma dernière sèche, et si elle fut couronnée de succès, difficile de dire en quoi FAT-X y a contribué. Contribution il y a sans doute eu, mais je n’ai pas remarqué d’accélération de la perte de graisse à partir du moment où j’ai intégré FAT-X à mon programme de supplémentation.
Conclusion:
FAT-X de BioTech USA™ n’est pas un mauvais produit, en tout cas en ce qui concerne sa formule. Est-ce un produit nécessaire voire indispensable durant un régime où une sèche: non. FAT-X ne donne aucun résultat visible et spectaculaire à même de plaider pour lui. Ce n’est cependant pas un produit cher (disponible entre 13€ et 20€ chez la plupart des vendeurs en ligne et en boutique), l’intégrer à un régime en cure d’attaque ne peut donc pas faire de mal. En revanche, si vous avez un budget serré, de meilleures options existent.

NOTE: 6,5/10

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FAT-X est un supplément alimentaire.

Mon avis sur: STACKER 2

STACKER

Marque: STACKER (NVE PHARMACEUTICALS)

Vous vous rappelez du fameux « world’s strongest fat burner »? C’était le fameux EURO STACKER 4, « ephedra free » (on se demande toujours pourquoi les fabricants persistent à indiquer cette mention alors que l’ephédrine a été totalement interdite en 2003-2004 aux États-Unis et peu après en Europe). C’est un produit il est vrai classique, au packaging un peu « à l’ancienne », n’ayant pratiquement pas évolué au fil des années, contenant du thé vert, du yerba mate, du guarana, de la noix de kola, de l’extrait de poivre (Capsicum Annuum, en latin ça fait toujours mieux mais ça reste du poivre), et du ginseng sibérien. Donc beaucoup de caféine, un peu de Théobromine, et de la capsaïcine. 100% légal, simple dans sa composition, et qui vous donne des suées assez épiques en particulier quand il est couplé avec du cardio.

J’ai voulu tester un autre produit de la gamme STACKER (proposée par le groupe américain NVE PHARMACEUTICALS), en restant dans le registre des brûleurs de graisse. En Europe le choix est limité, nous avons le STACKER 2 et le STACKER 7 PHENYL STACK. Aux États-Unis la gamme est un peu plus étendue notamment avec le STACKER 3 contenant du chitosan (composé extrait de la carapace de certains crustacés et qui agit comme bloqueur de glucides) et le STACKER 2 YELLOW HORNET (le « frelon jaune » …).

La composition de STACKER 2 m’ayant plutôt séduit, et le produit étant précédé par sa réputation, je me suis dit pourquoi pas … STACKER 2, let’s try it!

On trouve sur l’étiquette de STACKER 2 des ingrédients réunis au sein de trois groupes distincts:

Le premier est un proprietary blend contenant de la noix de Kola (la graine du colatier ou kolatier, qui a donné la moitié de son nom à la célèbre boisson gazeuse et qui entrait dans sa composition initiale), qui apporte un effet stimulant et dans une certaines mesure lipotrope dus aux alcaloïdes qu’elle contient: caféine et théobromine. Le « mélange propriétaire » contient également du Yerba Maté (ou simplement mate), plante d’origine amazonienne qui contient également de la caféine et possède des effets hypocholestérolémiants, hépatoprotecteur et diurétique.

Ce mélange propriétaire incorpore aussi un extrait de Cassia Mimosoide, plante que l’on trouve parfois appelée Chamaecrista mimosoides en botanique. Elle est répandue en Afrique tropicale ainsi qu’en Asie, notamment en Inde et aux Philippines. Fort peu d’études (en réalité presque aucune) ont été réalisées sur les effets potentiels de ce végétal, mais les rares éléments disponibles suggèrent qu’elle pourrait avoir un effet d’inhibition sur la lipase, enzyme produite par le pancréas et relâchée dans l’intestin grêle pour que soit effectuée la digestion des lipides. En inhibant la sécrétion de cette enzyme, on inhibe le métabolisme des triglycérides et donc l’assimilation des graisses alimentaires. Ce mélange propriétaire contient enfin l’incontournable écorce de saule blanc (Salix Alba), qui contient de l’acide salicylique, ce qui en fait une sorte d’aspirine naturelle (acide acétylsalicylique). Or on sait, grâce à la popularité du désormais prohibé ECA stack (Ephédrine, Caféine, Aspirine), que l’aspirine a un effet sur la fonte adipeuse, puisque elle active l’AMPK (protéine monophosphate kinase activée, Activated monophosphate Protéine Kinase), enzyme intervenant directement sur le métabolisme cellulaire. Rappelons tout de même ici, dans un but pédagogique, que ce fameux « stack » aujourd’hui interdit un peu partout sur la planète en raison de l’interdiction quasi générale de l’ephédrine, est toxique pour les reins, et que l’aspirine est hépatotoxique et a un impact négatif sur la production endogène de testostérone.

STACKER 2.jpg

STACKER a également intégré à son STACKER 2 un « TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ », dont la composition est intéressante. On y retrouve l’inévitable (et à raison) extrait de thé vert, mais également de la guggulsterone (orthographiée « guggelsterone » sur l’étiquette, mais il s’agit d’une erreur orthographique), qui est un phytostéroide de la plante nommée guggul (Commiphora wightii). Une étude a montré que chez le rat, la prise d’une dose importante d’extrait de guggul était à même d’augmenter l’activité de la glande thyroïde, et donc la production d’hormones thyroïdiennes, T3 et T4. Il faut néanmoins préciser, outre le fait qu’extrapoler des résultats obtenus avec des rats peut être hasardeux, que lesdits résultats ont été obtenus avec une dose de 10mg par kilo de poids de corps. Le TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ , contenant trois extraits, est dosé à 25mg par gélule. Si on veut être optimiste, on peut penser que chaque gélule de STACKER 2 contient au maximum 10mg de guggulsterone. Pour obtenir les mêmes résultats sur un individu de 80kg, cela impliquerait d’avaler quelques 80 gélules par jour, soit un peu moins d’une boîte entière. Cela est ÉVIDEMMENT déconseillé, puisque chaque gélule contient également plus de 200mg de caféine, et qu’un surdosage peut vous conduire directement à la morgue. Précisons que STACKER conseille de ne pas dépasser trois gélules par jour, donnant déjà plus de 600mg de caféine par jour, ce qui est très élevé.

Le « TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ » comprend également du Gymnema sylvestris (désigné comme « Gymneme Sylvestre » sur l’étiquette de STACKER 2), une plante aux nombreuses vertus supposées. Au nombre de celles-ci, un possible effet liporéducteur, et un effet positif sur la régulation de la glycémie, ce qui pourrait présenter un intérêt dans la prise en charge de patients souffrant de diabète de types 1 et 2. Pour l’instant nous n’en sommes pas là, mais ces pistes concernant le Gymnema sylvestris restent prometteuses. Encore une fois, cet extrait n’est pas fortement dosé, puisqu’il est intégré dans un complexe de trois plantes pour un total de 25mg.

Le tout est complété par une dose massive de 200mg de caféine par gélule que nous avons déjà évoquée, et qui interdit tout dépassement du dosage recommandé par le fabricant.

Mon ressenti:

STACKER est une marque à la solide réputation concernant ses brûleurs de graisse. Reste que nombre de réputations sont, dans l’industrie du fitness, basées sur un marketing efficace et agressif. N’ayant pas été déçu par STACKER 4, j’ai récidivé avec STACKER 2, et je dois reconnaître que la fonte adipeuse a été au rendez-vous. Dès le premier jour d’utilisation, à raison de deux gélules prises (en deux fois) après le petit déjeuner puis après le déjeuner, j’ai expérimenté une perte de gras, notamment abdominal, durant mon test. Celui-ci s’est évidemment accompagné d’une diète correcte (mais pas pour autant extrême), et des glucides relativement hauts. J’ai aussi expérimenté un peu plus de nervosité que d’habitude, et des bouffées de chaleur démoniaques. Donc si vous prenez ce supplément en plein été et que vous n’avez pas de climatisation, gare ! De même, il est nécessaire de bien s’hydrater (ce qui est du reste valable tout au long de l’année, brûleur de graisse ou pas), pour compenser les pertes sudorales.

Il me faut néanmoins préciser qu’au bout de trois semaines cette dynamique semble s’être interrompue, et qu’il m’a fallu augmenter le cardio et baisser les glucides pour continuer à perdre. Je me suis donc interrogé sur la possibilité de « cycler » STACKER 2, sur des périodes de trois semaines. Trois semaines ON, une ou deux semaines OFF, et ainsi de suite. J’essaierai!

STACKER 3.jpg

Conclusion:

Mon test de STACKER 2 a été plutôt concluant. Il se poursuit actuellement, et la fonte adipeuse, si elle est moins « brutale » que lors des trois premières semaines de prise, se poursuit graduellement. Certes STACKER 2, comme tout supplément brûle-graisse efficace, ne fait pas tout, mais c’est un adjuvant efficace. Le petit bémol que j’avancerai est le dosage de caféine anhydre par rapport aux autres composants: il s’agit de la matière première la moins chère, et la plus disponible, et à 200mg par gélule cela commence à faire beaucoup. On est d’ailleurs à la limite fixée par les autorités françaises en la matière (dose maximale recommandée par portion: 200mg). Je suis quant à moi resté sur deux par jour, car si l’on veut espacer les prises suffisamment, cela interdit de prendre une troisième gélule trop tard dans l’après-midi ou en soirée, sauf si l’on veut s’organiser une petite insomnie des familles. En outre, si l’on est amateur de café (comme moi) et que l’on prend un preworkout contenant de la caféine avant sa séance (comme moi), on s’approche vite d’une dose déraisonnable de cet alcaloïde. Outre le fait que la caféine provoque une accoutumance rapide et qu’elle est de moins en moins efficace à dose constante avec le temps, ce surdosage peut provoquer divers effets secondaires plus ou moins sérieux (anxiété, nervosité, agressivité avec les petits nouveaux qui vous prennent vos altères à la salle, mais aussi arythmies cardiaques…).

 A mettre au crédit de STACKER 2, l’absence d’additifs et/ou d’agents de texture ou colorants clairement toxiques pour l’organisme, comme le dioxyde de titane (Formule TiO2 référence E171), notoirement connu pour son impact négatif sur les défenses immunitaires et son effet possiblement cancérogène. Dans STACKER 2 on ne trouve que les anti-agglomérants acide stéarique et stéarate de magnésium, et des colorants dont la tartrazine (E102). Il faut néanmoins préciser que ce dernier serait également susceptible d’être cancérigène, mutagène et tératogène (nuisible à la fonction reproductrice et au développement embryonnaire). Nous ne sommes donc pas tout à fait ici sur un supplément « santé ». Chacun se fera donc son opinion sur le bilan avantages/inconvénients de ce produit, dont l’utilisation devra de toute façon être de courte durée. Pour ma part, je peux dire que STACKER 2 est un supplément brûle-graisse correct, mais pouvant être amélioré. En outre, la marque STACKER aurait tout intérêt à prioriser la santé de ses clients en évitant les colorants potentiellement néfastes pour leur santé.

A noter:

  1. une version américaine de ce produit existe, laquelle contient de l’extrait d’orange amère (dont le principe actif synephrine, qui a remplacé l’éphedrine dans de nombreux produits), et du dioxyde de titane. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) française et l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) européenne ayant recommandé de ne plus associer caféine et synephrine, la version européenne n’en contient donc pas.
  1. En 2019 la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) française a émis des avis de rappel concernant deux produits de la marque STACKER, STACKER 4 et STACKER 2 BLACK BURN, pour le motif suivant: La dose en caféine dépasse la dose journalière maximale autorisée. Pour cette administration, « la quantité de caféine par dose journalière recommandée doit être inférieure ou égale à la dose reconnue comme sûre (200 mg) ». Une nouvelle version du STACKER 4 est déjà sur le marché (faut dire l’ancienne était dosée à … 300g par dose, tout comme le STACKER 2 BLACK BURN).

 

         NOTE: 7,5/10

 

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Stacker 2 100 caps

Information nutritionnelle Stacker 2 : 100 caps

Quantité de la portion: 1 capsule

Nombre de portions: 100

Par portion

% Valeur quotidienne

Mélange breveté

198 mg

*

Kola Nut (semences) (3 mg de caféine Groupe alcaloïdes), Yerba Mate (Leaf), Mimosides Cassia Extrait (feuilles / tiges / Dosettes), Écorce de saule blanc

Caféine anhydre

200 mg

*

Tri-Gugglyptoid complexe

25 mg

*

Thé vert (feuilles) (<1 mg de caféine Groupe alcaloïdes), Guggulsterone (plante entière), Gymnema (feuilles)

Autres ingrédients: Dextrose, Gélatine, Acide stéarique, Sels de magnésium d’acides gras, Dioxyde de titane, FD & C Yellow n ° 5, FD & C Bleu # 1, FD & C Red # 3, FD & C Yellow n ° 6

 

 

 

Mon avis sur: MAMMOTH MASS

MAMMOTH 1

Marque: INTERACTIVE NUTRITION™

Dans mon article Les weight ou mass gainers: amis ou ennemis? , j’ai exposé mon opinion sur les suppléments de prise de masse, plus communément appelés « weight gainers » ou simplement « gainers ». Contrairement aux protéines en poudre, les gainers sont des complexes alliant des protéines (issues d’une ou de plusieurs sources) et des glucides: on vise donc ici l’assimilation d’une quantité importante de nutriments et de calories, dans l’optique d’une prise de masse qui idéalement se rapprochera le plus possible d’une prise de masse musculaire « sèche ». L’objectif n’est pas ici de détailler le processus de prise de masse, même s’il est utile de souligner, pour les débutants au moins, que les mass gainers ne constituent en rien une solution miracle pour prendre du muscle, et ne remplacent évidemment pas une diète intelligente et équilibrée. Un autre point que l’on peut rappeler pour ne pas avoir à y revenir, c’est qu’une prise de masse musculaire est impossible naturellement sans un excèdent calorique. C’est l’alchimie entre un entraînement intense et adapté et une balance calorique positive qui aboutira in fine à la création de tissu musculaire. Or un excédent calorique implique souvent une prise de gras et d’eau. Pour le gras, on peut limiter la casse en ajustant au plus près son excédent calorique, en répartissant au mieux protéines/glucides/lipides, et en consommant des aliments de qualité. Quant à l’eau, le stockage du glucose sous forme de glycogène musculaire entraîne mécaniquement une rétention d’eau musculaire (et non sous-cutanée) puisque pour un gramme de glycogène le corps retient de trois à quatre grammes d’eau. C’est ce qui explique la prise de poids importante lors d’un rebond glucidique (« carbs loading, god damn it! »[1]), et permet aux compétiteurs d’avoir des muscles plus gros et plus « pleins ».

Les bases étant posées, j’ai écrit dans Les weight ou mass gainers: amis ou ennemis? qu’un gainer bien formulé peut être un allié précieux pour une prise de masse réussie. Il peut permettre de remplacer effacement un repas ou une collation en cas d’emploi du temps contraint, et d’ingurgiter une quantité importantes de calories autour de la séance tout en les assimilant rapidement. Ainsi, lors de mon test de MAMMOTH MASS, j’ai consommé un shake contenant deux dosettes (30g de protéines, 114g de glucides, pas loin de 625 calories, tout de même) 45 minutes avant la séance, et deux dosettes immédiatement après celle-ci. Une heure après, j’enchaînais avec un repas solide complet.

MAMMOTH 2

Après un mois de test, je vous livre donc mon avis et mes conclusions sur le désormais emblématique MAMMOTH MASS, de la marque canadienne INTERACTIVE NUTRITION™.

Mon avis: 

Concernant la composition, INTERACTIVE NUTRITION™ à joué avec MAMMOTH MASS la carte des aliments « santé » et donc de la qualité. On y retrouve ainsi comme sources de glucides des flocons d’avoine, de la patate douce et du quinoa, tout cela en poudre évidemment. On croirait le panier de course type du bodybuilder, avec des glucides qualitatifs et des index glycémiques de, respectivement, 60, 70 et 35 (environ), soit plutôt modérés. Ce cocktail renferme en outre des vitamines et minéraux intéressants, des « bons lipides » (acides gras insaturés dans les flocons d’avoine) et même des ecdysteroïdes qui auraient selon certaines études de légers effets anabolisants, raison pour laquelle certaines marques vous en vendent à prix d’or (ECDYSONE de PEAK INTERNATIONAL, Béta-ecdysterone de WEIDER), présents dans le quinoa. Dommage que le tableau soit terni par l’éternelle maltodextrine, dont nous ignorons ici la proportion exacte.

Concernant les sources de protéines, MAMMOTH MASS contient un mélange de protéines à assimilation lente et rapide, ce qui est judicieux car la libération des acides aminés dans le sang se fait graduellement, et il est prouvé que la prisé post-entraînement d’un mélange lactoserum/caséine a un effet anabolique plus prononcé que la protéine de lactosérum seule.

La formule de MAMMOTH MASS est complétée par un judicieux mélange d’acides aminés (acides aminés ramifiés – Leucine isoleucine Valine – ainsi que de la glutamine et de la glycine) ainsi que par l’ajout de lipides apportant omégas 6 et 9 (Acide linoléique, poly-insaturé, et acide oléique mono-insaturé dans l’huile de tournesol) et les fameux triglycérides à chaînes moyennes de l’huile de noix de coco, composée d’environ 60% de TCM (acides laurique, caprylique, caprique). Ceux-ci sont plébiscités pour leur faculté à être digérés plus rapidement, sans recours à la lipase, et à être mobilisables rapidement comme source d’énergie (raisin pour laquelle on les conseille parfois en « intra-workout », à tort ou à raison, durant les régimes cétogènes) Une mention particulière pour le choix de ces ingrédients, en particulier les acides aminés: le mélange BCAA/glutamine/glycine est exactement celui que ajoute à mes shakes « faits maison », en raison de leur propriétés respectives. Ainsi, au moins au niveau de la composition, MAMMOTH MASS correspond quasiment à tout point de vue à ce que je pourrais me concocter moi-même comme shake post-séance, du moins au niveau de la composition. Quant au goût, je dois à contrecœur avouer que j’ai été un peu déçu. Non pas que le parfum « chocolat » soit mauvais, mais quand on achète un gainer on imagine quelque chose de délicieusement décadent, ayant le goût du péché, quelque part entre la glace Ben&Jerry’s au brownie et votre dessert maison préféré. Le but est après tout également de se faire plaisir. Certaines protéines en poudre sont si savoureuses que le pot de 920g se vide en quelques jours. Avec MAMMOTH MASS, je n’ai pas été atteint par cette frénésie.

Conclusion: 

Je peux dire sans hésiter que MAMMOTH MASS est un bon supplément de gain de poids. Il assure un bon équilibre entre des glucides majoritairement qualitatifs (« complexe de glucides propres », nous dit l’emballage) et des protéines à diffusion rapide et lente, sans oublier les lipides. La miscibilité est excellente, ce qui est un atout remarquable pour un « gainer », par définition très dense en nutriments. En revanche je conseille soit de le passer au mixeur, soit de le mélanger vigoureusement avec une bonne quantité d’eau (« very important to put the water in first » – de qui est cette citation mythique?), et de le laisser reposer quelques minutes avant dégustation, pour que la dissolution de la poudre soit parfaite.

mammoth 3

MAMMOTH MASS se digère étonnamment très bien pour un gainer si calorique: je n’ai expérimenté ni ballonnements ni inconfort d’aucune sorte, ce qui n’aurait pas été surprenant au vu de l’avalanche de nutriments consécutive à sa prise, même avec deux dosettes au lieu des quatre recommandées!

Le parfum n’est pas renversant, sans être pour autant rédhibitoire, même si pour un produit de cette catégorie on aurait pu s’attendre à mieux.

Dernier bémol, mais de taille, l’ajout de l’éternelle maltodextrine qui fait un peu tache sur une étiquette par ailleurs franchement « propre », a fortiori quand la répartition exacte des différents ingrédients n’est pas mentionnée. Qu’on ajoute une petite quantité de glucides à index glycémique élevé (celui de la maltodextrine est de 95), cela peut se défendre (de moins en moins, cependant), mais cela interdit de consommer MAMMOTH MASS en milieu de journée en lieu et place d’une collation, à moins que l’on ne tienne pas du tout à son tour de taille et que l’on soit dans un esprit « dirty bulk ». En revanche, pour une utilisation autour de la séance , je considère que MAMMOTH MASS est un produit de qualité, bien formulé, et que je peux par conséquent recommander.

 

       NOTE: 8/10

 

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Ingrédients :

Mélange de glucides (maltodextrine, flocons d’avoine, patate douce, quinoa), mélange de proteines (concentré de protéine de lactosérum (contient du lait), isolat de protéine de lactosérum (contient du lait), caséine micellaire (contient du lait), caséine de calcium (contient du lait), mélange d’acide aminés Mommoth (glycine, L-glutamine, L-leucine, L-isoleucine, L-valine), huile de tournesol, huile de noix de coco en poudre (fournit des triglycérides á chaînes moyennes).

Valeurs nutritionnelles:

mammoth compo

[1] Rich PIANA, évidemment.

Mon avis sur: GOLD STANDARD PRE-WORKOUT

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Marque: OPTIMUM NUTRITION

Les formules pré-entraînement ou « preworkout » ont leurs adeptes comme leurs détracteurs. Le fait de rejeter en bloc le fait de prendre une formule mêlant plusieurs ingrédients susceptibles d’influer positivement sur la performance, au motif que les athlètes « à l’ancienne » faisaient sans et qu’il existerait une accoutumance à ce genre de produits, est un non-sens. Il n’y a rien de valorisant et de glorieux à se targuer de s’entraîner à l’eau claire alors que d’autres utilisent la potion magique (je parle de suppléments pas d’autre chose), c’est du même niveau que les Gaulois qui allaient au combat torse nu voire carrément nus de la tête aux pieds pour prouver à leurs adversaires et à leurs dieux qu’ils n’avaient peur de rien[1]. C’était sans doute courageux, et il vaut effectivement mieux ne rien porter plutôt que de porter un pantalon trop moulant (ce qui comprime les testicules et nuit à la fertilité), pour autant ils ont été vaincus par les légions romaines arborant des cuirasses conçues pour protéger les soldats. À la salle comme sur le champ de bataille, l’avantage est à celui qui est le mieux préparé.

Catégorie de suppléments très à la mode depuis quelques années, elle voit fleurir régulièrement sur les étagères des boutiques de nutritions les noms les plus effrayants (« The curse », soit « la malédiction », de Cobra labs, « Massacra », de Olimp, « Poison » de TF7 LABS), les packagings les plus extrêmes, les formules les plus « à la limite de la légalité ». Au milieu de cette débauche de marketing racoleur, la sobriété de GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est presque rafraîchissante. Let’s try it!

Mon avis: 

GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est un produit composé de manière simple et efficace à la fois. Sa formule comprend une matrice d’acides aminés, un alcaloïde (caféine), des vitamines et des extraits végétaux.

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Pour les acides aminés, OPTIMUM NUTRITION a mêlé L-Tyrosine (précurseur des catécholamines adrénaline/ épinéphrine, noradrénaline/norépinephrine, dopamine, qui jouent le rôle de neurotransmetteur – 135mg par dose), créatine monohydrate (sous forme de creapure, 1600mg par dose), de la bêta-alanine sous forme de CarnoSyn®, ainsi que de la L-Citrulline et de la L-Carnitine. Le tout est complété par un complexe de vitamines du groupe B (B1, B5, B6, B9, B12), de la vitamine D en petite quantité (2,7 µg par dose), ainsi que par des bioflavonoïdes de pamplemousse (extraits des pépins de pamplemousse, on leur connaît de très nombreuses propriétés bénéfiques pour l’organisme, à commencer par leur action antioxydante. Ils peuvent être contre indiqués si vous suivez un traitement médicamenteux car ils peuvent altérer les propriétés de certains principes actifs) et de l’extrait de Panax notoginseng, une variété de ginseng utilisée en médecine chinoise notamment pour améliorer la santé cardiovasculaire. Certaines études suggèrent également que l’extrait de notoginseng serait à même de soutenir voire d’améliorer les performances athlétiques, mais avec des dosages sans commune mesure avec ce qui est utilisé par OPTIMUM NUTRITION dans son GOLD STANDARD PRE-WORKOUT (plus d’un gramme par jour, contre seulement 25mg dans GOLD STANDARD PRE-WORKOUT).

L’assemblage a du sens, on y retrouve des acides aminés agissant directement sur la performance: la tyrosine pour soutenir le système nerveux, la bêta-Alanine dont la supplémentation provoque un accroissement de carnosine dans les muscles (ce peptide ayant la capacité de faire baisser le pH au sein des cellules musculaires, et donc de réduire l’acidité des muscles), la L-Citrulline, ingrédient incontournable dans une formule pré-entraînement, susceptible de retarder l’apparition de la fatigue et d’augmenter les niveaux sanguins d’arginine et donc d’oxyde nitrique, et enfin la L-Carnitine, surtout plébiscité pour sa fonction de transport des acides gras du cytosol vers les mitochondries dans le cadre du métabolisme énergétique. L’ajout de créatine est toujours une bonne idée dans une formule pré-entraînement, même si cette utilisation est parfois décriée car elle serait susceptible de provoquer de l’hypoglycémie, dont je n’ai pour ma part jamais fait l’expérience. En revanche, l’augmentation du taux de phosphocréatine consécutive à cette supplémentation, et donc l’accélération de la resynthèse de l’ATP (adénosine triphosphate), sont eux bien réels.

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Quant aux vitamines du groupe B, elles sont également impliquées dans le métabolisme énergétique et le fonctionnement du système nerveux, les ajouter à une telle formule est donc cohérent.

Conclusion:

GOLD STANDARD PRE WORKOUT est un produit formulé avec soin, dont le principal point fort est de ne contenir (pratiquement) que des composants utiles et notoirement efficaces. Sur les garanties en matière de procédés de fabrication, même si ce n’est pas indiqué sur l’emballage (très soigné soit dit en passant), on peut supposer que GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est produit dans une installation répondant aux normes HACCP, et OPTIMUM NUTRITION nous précise même que GOLD STANDARD-PRE WORKOUT est testé et certifié « antidopage », c’est à dire qu’il ne contient pas de substance interdite (ça vous rassure beaucoup j’en suis sûr, c’est le genre de certification qui ne sert pas à grand-chose mais qui fait toujours bien sûr une étiquette).

Pour les points faibles, il y en a un de taille … c’est le sous dosage des ingrédients. En effet, GOLD STANDARD PRE-WORKOUT peut apparaître à première vue comme étant une bonne affaire: disponible aux alentours de 20€ (19,90€ pour l’une des plus grande chaîne de magasins de nutrition sportive en France) pour un pot de 330g. Dans l’absolu, cela en fait l’un des moins chers de cette catégorie, mais pas si l’on regarde le prix au kilogramme. En outre, et c’est là où le bât blesse, la totalité des ingrédients, hormis la caféine et peut être la créatine, sont sous dosés: pour une dose recommandée de 6g, OPTIMUM NUTRITION nous met 0,8 de Bêta-alanine, alors que la dose efficace tourne autour de 3g. Concernant la tyrosine, alors que la dose efficace avoisine les 1g, OPTIMUM NUTRITION nous en met généreusement 0,135g par dose. Cela vaut également pour la Citrulline (800mg, alors qu’il en faudrait trois fois plus) et évidemment pour la L-Carnitine, dont la présence est ici avant tout cosmétique (205mg pour une dose de 6g de GOLD STANDARD PRE-WORKOUT).

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Lors de mon test, j’ai fait ce que tout utilisateur exigeant ferait, j’ai forcé la dose, c’est à dire que je l’ai doublée voire triplée. Et j’avoue qu’à partir de deux dosettes pleines, les sensations en matière de congestion et de concentration sont au rendez-vous; pas féroces comme c’est le cas avec d’autres produits concurrents, mais néanmoins correcte. En revanche, à ce régime, GOLD STANDARD PRE-WORKOUT n’est plus si bon marché…

GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est disponible en trois parfums, pastèque, « fruit punch », et pomme verte. J’ai eu l’occasion de tester les deux derniers, plutôt agréables et convaincants.

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Au final, je dirais que GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est plutôt un bon produit, à condition d’avoir la main lourde pour le dosage. Pour les amateurs de sensations fortes ou pour les athlètes cherchant vraiment à améliorer leurs performances au moyen d’ergogènes parfaitement dosés, des alternatives existent.

 

NOTE: 6,5/10

 

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Composition et valeurs nutritionnelles:

 

Complément alimentaire prêt au mélange avec acides aminés, caféine et vitamines avec édulcorants. Haute teneur en caféine (95 mg par portion).

Valeurs nutritives pour 6 g
Energie  62,85 kJ / 15 kcal
Niacine (Vitamine B3 / PP) 9,3 mg (58 % )
Acide Pantothénique (Vitamine B5) 5,5 mg (92 % )
Vitamine B6 1,1 mg (79 % )
Thiamine (Vitamine B1) 1,1 mg (100 % )
Acide folique (Vitamine B9) 109 µg (54 % )
Vitamine B12 4,9 µg (196 % )
Vitamine D 2,7 µg (54 % )
Composition pour 6 g
L-Tyrosine 0,135 g
Créatine 1600 mg
L-Alanine 0,8 g
L-Citrulline 800 mg
L-Carnitine 205 mg
Caféine 95 mg

Ingrédients :

Créatine monohydratée 1,9 g, acides aminés 1,8 g (L-citrulline, bêta-alanine sous forme de CarnoSyn®, N-acétyl L-tyrosine), régulateurs d’acidité (acide citrique, acide malique, acide tartarique), arômes, L-carnitine, vitamines (chlorhydrate de pyridoxine, nicotinamide, D-pantothénate de calcium, cyanocobalamine, chlorhydrate de thiamine, cholécalciférol, acide ptéroylmonoglutamique), colorants (rouge de betterave, bêta-carotène, curcumine), complexe bioflavonoïde de pamplemousse 25 mg, caféine naturelle, épaississants (gomme de cellulose, gomme xanthane, carraghénane), agents anti-agglomérants (dioxyde de silicium, silicate de calcium), édulcorants (sucralose, acésulfame K), poudre d’extrait de racine de Panax notoginseng 25 mg, pour 6 g de produit.

Infos Allergènes : Peut contenir du lait, soja, gluten, œuf, noix et cacahuètes.

[1] L’historien grec Polybe (vers 205-126 avant J.-C.) en donne un bel exemple dans une description – de seconde main – de la bataille de Télamon, en 225 avant J.-C. « L’aspect de l’armée gauloise et le bruit qui s’y faisait glaçaient (les Romains) d’épouvante, écrit-il. Le nombre des cors et des trompettes était incalculable (…). Une chose non moins effrayante, c’était l’apparence et les mouvements des hommes nus placés au premier rang : ils étaient tous d’une force et d’une beauté extraordinaires, tous parés de colliers et de bracelets en or. »

 

Mon avis sur : EAA ZERO

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Marque : BIOTECH USA™

Dans mon article « Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir? », j’explique pourquoi un complexe d’acides aminés essentiels (Essential amino acids, donc EAA, en Anglais), est un choix judicieux dans un programme de supplémentation.
Les acides aminés essentiels jouent en effet un rôle essentiel dans la synthèse des protéines: ce processus fait intervenir les 22 acides aminés protéinogènes, c’est à dire les constituants des protéines. Parmi ces 22 acides aminés, les 8 (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine – 9 si l’on compte l’histidine, 10 avec l’arginine) qui ne peuvent être synthétisés doivent faire l’objet d’un apport exogène par la voie alimentaire. Sans eux, la synthèse des protéines est impossible.
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Il ne s’agit pas ici de dénigrer les BCAA (Branched amino acids, ou acides aminés ramifiés en français), qui ont évidemment leur utilité dan l’arsenal d’un sportif, en particulier pendant une période de régime ou de « sèche » pour éviter la fonte musculaire. Cependant, pour stimuler la synthèse protéique entre les repas ou avant et pendant la séance, un complexe d’acides aminés essentiels s’avérera supérieur. Ce choix est tout indiqué en période de « prise de masse », quand il s’agit de bâtir du muscle. Comme j’aime varier les plaisirs, j’ai donné sa chance à EAA ZERO de BIOTECH USA™. Let’s try it!
Mon avis: 
EAA ZERO est un complexe d’acides aminés essentiels contenant six acides aminés de cette catégorie: Leucine, Lysine, Valine, Isoleucine, Thréonine, Méthionine, avec une surreprésentation des acides aminés ramifiés et en particulier de la Leucine, ce qui a du sens puisque l’on sait que la Leucine est l’acide aminé clé de l’anabolisme via la voie mTOR, activée par la Leucine.
En revanche on cherche sans les trouver le tryptophane (précurseur de la sérotonine et de la mélatonine, donc important) la phénylalanine (qui intervient dans la synthèse des neurotransmetteurs comme la tyrosine, et des catécholamines adrénaline et noradrénaline) et l’histidine, auxquels on aurait pu ajouter l’arginine, considéré comme demi-essentiel. A priori la liste des acides aminés essentiels stricto sensu compte neuf acides aminés, il peut donc paraître étonnant de n’en avoir inclus que six dans EAA ZERO. Ne me demandez la raison de ce choix que je déplore: je l’ignore (Veuillez noter la rime).
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En dehors de ça, la composition est tout à fait correcte: une quantité de sucre insignifiante (0,08g pour 100g), du sucralose et des glycosides de stéviol comme édulcorants. On fait pire. Comme tous les produits BIOTECH USA™, EAA ZERO est produit dans des installations respectant les normes HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point, système d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise en français) et GMP donc aucun souci au niveau de la qualité elle-même.
Quant aux parfums, j’ai acheté le produit dans deux déclinaisons, citron et raisin rouge. Il n’est pas indiqué sur l’étiquette que les arômes sont naturels, je suppose donc qu’ils sont artificiels, dans le cas contraire BIOTECH USA™ n’aurait pas manqué de le souligner. Le parfum citron passe très bien, en revanche le « raisin rouge » laisse à désirer. Il n’est pas véritablement mauvais, juste plutôt éloigné de son objectif (moi qui aime beaucoup le raisin, j’avoue que je n’aurais pas su l’identifier), et vite écœurant.
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Conclusion:
Pourquoi avoir lancé sur le marché un complexe d’acides aminés essentiels en omettant un tiers de ceux-ci? Je n’ai pas la réponse, mais c’est fort dommage, et si je ne déconseille pas EAA ZERO, ce ne sera pas non plus mon premier choix: des alternatives plus complètes existent, parfois moins onéreuses (EAA ZERO est disponible aux alentours de 20€ pour un conditionnements de 330g) et avec un arôme plus convainquant en prime. EAA ZERO, pas mal mais peut mieux faire!

NOTE: 6,5/10

 

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Ingrédients et valeurs nutritionnelles:

Informations nutritionnelles

Analyse moyenne
Pour 100g
Pour une dose quotidienne (12g)
Énergie 356 KJ / 83 kcal 43 kj / 10 kcal
Graisses
dont saturs
0,82 g
0,69 g
0,09 g
0,08 g
Glucides
dont sucres
8,2 g
0,66 g
0,96 g
0,08 g
Protéines
0,02 g 0 g
Sel
0,11 g 0,01 g
Leucine
2340 mg
Lysine
1800 mg
Valine
1560 mg
isoleucine
1200 mg
thréonine
900 mg
Méthionine
600 mg

Ingrédients: L-leucine, chlorhydrate de L-lysine, L-valine, L-isoleucine, L-thréonine, L-méthionine, Acidifiant: Acide citrique, Arôme: raisins bleus, édulcorants: Sucralose et glycosides de stéviol, Anti-agglomérants: Magnésium sels avec des acides gras, sel, colorant: Red Allura AC et indigotin. Citron: L-leucine, Chlorhydrate de L-lysine, L-valine, L-isoleucine, L-thréonine, L-méthionine, Acidifiant: Acide citrique, Arôme de citron, Édulcorants: Sucralose et glycosides de stéviol, Anti-agglomérants: Sels de magnésium avec Les acides gras .

* Il peut affecter négativement l’activité et l’attention des enfants.

Allergènes: produits dans un établissement qui traite également du lait, des œufs, du gluten, du soja, du céleri, des crustacés, du dioxyde de soufre et des noix .

 

Mon avis sur : MYOFUEL

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Marque: Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

Avec les suppléments comme avec les rencontres, le « perfect match » est pour moi difficile à trouver. Pour peu que l’on soit raisonnablement exigeant, il est difficile de trouver le produit qui correspondra parfaitement à vos attentes (là je ne parle plus que de suppléments…). Je passe ainsi mon temps à ajouter un peu de glutamine par ci, un peu de taurine par là, à ajouter de la glycine dans mon shake post workout, à charger mon preworkout (parlons français, ma formule pré-entraînement) en tyrosine … Et pour les protéines c’est la même chose, puisque l’on sait que les mélanges sont supérieurs aux protéines de lactosérum (wheys) seules pour soutenir l’anabolisme. Je me concocte donc régulièrement mes mélanges personnels, renfermant un savant mélange de protéines à assimilation rapides (whey), lente (caséine) et moyenne (œuf), qui semble être la formule la plus efficace pour renflouer durablement ses muscles en acides aminés après une séance éprouvante.

Sans parler de véritable problème (il y en a quand même de plus graves), l’inconvénient du mélange personnalisé réside dans les différences de miscibilité des protéines (notamment le blanc d’œuf, qui a tendance à faire des grumeaux, tout comme la caséine) le goût, et éventuellement le dosage qui peut être approximatif. Pour peu que l’on veuille en plus ajouter des glucides, cela fait beaucoup de dosettes. Toujours à la recherche de solutions pour me faciliter la vie, et pour varier un peu les plaisirs, j’ai décidé d’essayer un produit de l’une des marques que j’affectionne particulièrement, et à raison, BODYMAXX NUTRITION.

MYOFUEL semble effectivement remplir parfaitement le cahier des charges de mon shake post-entraînement: un mélange de protéines de haute qualité, aux temps d’assimilation différents, dont je connaisse la provenance, soutenue par une matrice d’acides aminés efficace et par l’ajout d’une petite quantité de glucides complexes à index glycémique élevé pour enclencher la synthèse du glycogène dès la fin de mon entraînement. Si vous prenez des glucides après l’entraînement, c’est qu’a priori vous ne cherchez pas à perdre du poids, et il vous est donc loisible de prendre un repas solides comprenant des glucides à index glycémique bas dans l’heure qui suit la fin de votre entraînement. Pour autant, la présence d’une petite quantité de glucides ajoutée au mélange de protéines n’est pas un inconvénient, et même au contraire, puisque le duo protéines/glucides est supérieur à la protéine seule pour provoquer la synthèse post-entraînement du glycogène musculaire, et donc promouvoir une meilleure récupération.[1]

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MYOFUEL ne contient que 3g de glucides pour 30g de produit, soit exactement 10% du total, dont le lactose naturellement présent dans la protéine de lait et un peu de dextrose. Ce n’est pas supérieur au ratio que l’on retrouve dans la plupart des whey. MYOFUEL convient donc parfaitement comme shake post-entraînement, mais cette faible quantité de glucides permet également de l’utiliser en lieu et place d’une collation à tout moment de la journée, même si l’on suit un régime pauvre en glucides.

Un mélange de différentes sources de protéines de qualité (pas un mélange douteux de whey à bas prix et de protéine de soja, que l’on retrouve hélas dans bon nombre de « blends », dont la PRO MIX de chez SCITEC NUTRITION, ce qui explique son prix), un mélange de glucides à IG élevé, une matrice d’acides d’acides aminés adaptés à la récupération… sur l’étiquette en tout cas, MYOFUEL semble correspondre en tout point à mes attentes.

Mon ressenti:

BODYMAXX a fait le choix d’additionner de la protéine de lait (contenant donc du lactosérum et de la caséine), de la protéine de lactosérum concentrée (whey), ainsi que de l’isolat de protéine de bœuf hydrolysée. Évidemment déconseillé aux vegans, MYOFUEL offre donc trois sources de protéines hautement assimilables, qui libéreront progressivement leurs acides aminés dans l’organisme pour soutenir l’anabolisme. Avec BODYMAXX, pas d’inquiétudes concernant la qualité et la provenance de la protéine, là traçabilité est assurée à 100%, et à ma demande la marque m’a fourni tous les renseignements que j’ai pu sollicité, ce qui n’est pas le cas de toutes les marques, loin s’en faut.

Ce mélange de protéines est soutenu par une matrice d’acides aminés très complète et parfaitement adaptée à la récupération: pour 100g de produit, on bénéficie ainsi de 3,034g d’Isoleucine, 5,355g de Leucine, et de 3,502g de Valine, soit plus de 11g de BCAA (ne pas hésiter à relire Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir?).

Parmi les acides aminés non essentiels (EAA), on retrouve de l’alanine, de l’arginine (plus de 3g, ce qui va soutenir le pic d’hormone de croissance post-séance), des peptides de glutamine, forme hautement assimilable de glutamine, acide aminé clé de la récupération. Pour 100g de produit, MYOFUEL affiche également près de 4,5g de glycine, qui favorise la récupération et l’augmentation des niveaux d’hormone de croissance[2]. BODYMAXX conseille une dose de 30g de produit, je suis plus sur 50g, ce qui me permet d’absorber dans les minutes qui suivent mon entraînement 5g de BCAA, plus de 23g d’EAA, dont 2,2g de glycine. Pour moi c’est un produit sur mesure.

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Conclusion: 

MYOFUEL répond à un vrai besoin, à savoir un mélange de protéines réunissant une source à assimilation rapide (whey), lente (protéine de lait contenant de la caséine et de la whey, et « moyenne », à savoir l’isolat de protéine de bœuf hydrolysée. Si j’opte souvent pour un mélange whey/caséine/œuf, MYOFUEL m’a permis de varier les plaisirs, et j’utilise ici le mot « plaisir » à dessein car le goût Stracciatella (la stracciatella est une crème glacée à base de lait entier et de crème fraîche, à laquelle sont ajoutés des copeaux de chocolat, le genre de choses que l’on ne devrait pas s’autoriser, même en prise de masse) est exquis. On y retrouve le goût de la crème, les morceaux de vrai chocolat, bref c’est à tomber par terre, et cela évite la lassitude. Même si ces dernières années la plupart des marques rivalisent d’ingéniosité avec les parfums, j’avoue que sur ce point MYOFUEL se place directement dans mon top 5.

La composition est satisfaisante et efficace: la teneur en glucides (aux alentours de 10%) est faible, équivalente à ce que l’on trouve dans la majorité des wheys (certaines montent bien plus haut), il s’agit majoritairement du lactose présent naturellement dans le lait; les lipides sont également sous contrôle, avec moins de deux grammes pour une portion de 30g de MYOFUEL, et il s’agit de Triglycérides à chaîne moyenne, donc de lipides bénéfiques pour la santé.

En raison de sa composition, ce produit devra évidemment être évité par les vegans (protéine de lait et de bœuf) et les personnes intolérantes au lactose. Pour les autres, je peux leur recommander MYOFUEL sans hésiter!

 

NOTE: 8,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients:

-Mélange de protéines: concentré de protéines de lait, concentré de protéine de lactosérum, isolat de peptides de glutamine, isolat de protéine de bœuf hydrolysée.

– Dextrose

– Triglycérides à chaîne moyenne (TCM) végétales (huile de palme non hydrogénée, huile de noix de coco.

– Arômes

– Édulcorants: sucralose, cyclamate de sodium.

– Émulsifiant: sodium carboxymethyl cellulose/lécithine

– Colorant: bêta-carotène

Valeurs nutritionnelles :

Valeurs nutritionnelles /30gr /100gr
Energie 508 1668kcal
Protéine 23g 75g
Glucides 3g 11g
Dont sucre 2,3g 8,3g
Lipides 1,7g 5,5g
Dont saturés 0,36g 1,2g
Sodium 0,144g 0,480g

 

[1] Post-exercise carbohydrate plus whey protein hydrolysates supplementation increases skeletal muscle glycogen level in rats. Morifuji M, et al. Amino Acids. 2010.

 

[2] Stimulatory effect of glycine on human growth hormone secretion. Kasai K, et al. Metabolism. 1978.