La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement

Par Alex Rees, MuscleXperience team

Un rapide coup d’œil sur la composition des dix vasodilatateurs/boosters d’oxyde nitrique pré-entrainement (« preworkout ») les plus vendus vous confirmera ce que vous savez surement déjà : l’acide aminé arginine est l’ingrédient incontournable de ces formules censées améliorer la congestion et fournir un surcroît d’énergie aux adeptes de la fonte. Cet acide aminé protéinogène considérée comme non essentiel chez l’homme peut être produit par le corps humain, en quantité possiblement insuffisante par l’organisme selon l’état de santé des individus, d’où un nécessaire apport alimentaire. Son utilisation dans les formules pré-entraînement remonte au temps glorieux des premiers prototypes de cette catégorie de suppléments qui aujourd’hui domine l’industrie de la nutrition sportive, c’est-à-dire au début des années 2000 (Si ma mémoire est bonne, la première version du NO-XPLODE de BSN est sortie en 2005). Les bodybuilders n’avaient pas attendu BSN pour se supplémenter en L-arginine, utilisée de longue date pour ses effets supposés sur la sécrétion d’hormone de croissance endogène. Aussi, ceux qui ont un peu de vécu derrière eux ont-ils pu connaître la bonne vieille arginine Veyron en ampoules, bien chargées en saccharose (l’arôme caramel était plutôt réussi), que l’on achetait à l’époque en pharmacie.

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Avant l’arrivée fracassante de NO-XPLODE sur le marché, les suppléments pré-entrainements étaient inexistants, et l’arginine était principalement utilisée avant le coucher sur un estomac vide (ce qui était censé favoriser une plongée plus rapide dans la phase de sommeil profond, et donc la sécrétion d’hormone de croissance) ainsi qu’au réveil, à jeun.

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Avec l’arrivée des vasodilatateurs dans l’industrie de la nutrition sportive, il a fallu trouver des ingrédients capables d’augmenter la sensation de congestion, et donc le niveau d’oxyde nitrique dans le sang, ce dernier étant responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins. L’acide aminé arginine étant converti dans ces vaisseaux par l’enzyme (oxydoréductase si l’on veut être précis) oxyde nitrique synthase (NOS) en oxyde nitrique (ou monoxyde d’azote), il était logique de penser qu’une supplémentation en arginine ferait drastiquement grimper le taux d’oxyde nitrique et nous offrirait un « pump » sans égal.

Ce ne fut pas tout à fait vrai, en partie puisque l’arginine, du moins sous la forme L-arginine chlorohydrate, est très mal assimilée par l’organisme, d’abord au niveau de l’estomac, puis au niveau des intestins. Les marques de nutrition ont donc sorti progressivement de multiples formes d’arginine, arginine alpha cétoglutarate (AAKG), Arginine ethyl ester (censée avoir une meilleure disponibilité), et récemment l’arginine nitrate, à laquelle j’ai consacré un article (Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE). Si certaines de ces nouvelles formes d’arginine sont effectivement plus assimilables, l’impact véritable de l’ingestion d’arginine sur la production d’oxyde nitrique semble être limité, certaines études ont même conclu à un résultat nul[1], que ce soit sur l’augmentation de l’afflux sanguin ou sur celle de la synthèse protéique. D’autres ont conclu à des résultats plus nuancés[2].

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On a vu précédemment que l’arginine est aussi utilisée en sa qualité de secretagogue naturel de l’hormone de croissance. Elle était utilisée au coucher et/ou au réveil, mais la mode est aux « preworkouts ». Le marketing nous dit donc que consommer de l’arginine avant l’entrainement créerait un environnement hormonal intéressant pour la construction musculaire. Qu’en est-il vraiment ?

Je vais casser l’ambiance: chez les sujets jeunes comme âgés, l’administration par voie oral d’arginine avant ou pendant l’entrainement n’augmente pas la sécrétion d’hormone de croissance induite par l’exercice[3]. C’est un lieu commun, mais une fois encore la nature est bien faite : après un exercice physique intense, l’hypophyse produit un pic d’hormone de croissance, qui participe à un environnement favorable à la récupération musculaire. Une étude publiée en 1999 dans The journals of gerontology. Series A, Biological sciences and medical sciences, Gerontological Society of America a ainsi montré que l’ingestion d’arginine n’amplifiait pas ce pic naturel, et semblait même interférer avec lui. Cela a été confirmé quelques années plus tard, et si la consommation d’arginine après une séance de musculation (ou d’un autre sport) est susceptible d’élever le niveau d’hormone de croissance et d’IGF1[4], avant la séance c’est l’inverse qui se produit. C’est scientifiquement prouvé, la prise d’arginine avant un exercice physique affecte négativement la production naturelle d’hormone de croissance qui intervient post exercice[5]. L’on parle ici d’une baisse conséquente, puisque dans l’étude publiée dans le très sérieux International journal of sport nutrition and exercise metabolism en 2014, l’ingestion de 6g d’arginine par des athlètes entraînés avant un entraînement en résistance a fait chuter les niveaux d’hormone de croissance et d’IGF1 de … 41%.

Cela n’empêche pas le marché d’être inondé de formules pré-entraînement incluant de l’arginine : Arginine X-PLODE (WEIDER), PUMP SERUM (PEAK NUTRITION), EPIC PUMP (encore PEAK – contient 6 000 mg de L-Arginine AKG et 2,000 mg de nitrate de L-arginine par portion !), HOT BLOOD (SCITEC NUTRITION), les différentes versions du C4 (CELLUCOR), ANIMAL PUMP (UNIVERSAL)… La liste est interminable.

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En prenant ces produits avant une séance, vous troquez votre si précieuse et si rare hormone de croissance endogène contre une congestion certes agréable et gratifiante mais aussi éphémère, et vous compromettez votre récupération. L’arginine peut tout à fait avoir sa place dans votre programme de supplémentation, mais est à exclure avant l’exercice : dans une optique de gain musculaire à long terme, et à moins de disposer d’hormone de croissance synthétique, mieux vaut bannir définitivement de votre arsenal les preworkouts contenant de l’arginine, quelle que soit sa forme.

 

Alex REES, le 08/04/2018

 

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[1] Tang JE, Lysecki PJ, Manolakos JJ, MacDonald MJ, Tarnopolsky MA, Phillips SM., Bolus arginine supplementation affects neither muscle blood flow nor muscle protein synthesis in young men at rest or after resistance exercise, J Nutr. 2011 Feb;141(2):195-200. doi: 10.3945/jn.110.130138. Epub 2010 Dec 29.

[2] Alvares TS, Conte CA, Paschoalin VM, Silva JT, Meirelles Cde M, Bhambhani YN, Gomes PS, Acute l-arginine supplementation increases muscle blood volume but not strength performance, Appl Physiol Nutr Metab. 2012 Feb;37(1):115-26. doi: 10.1139/h11-144. Epub 2012 Jan 17.

[3] Marcell TJ, Taaffe DR, Hawkins SA, Tarpenning KM, Pyka G, Kohlmeier L, Wiswell RA, Marcus R., Oral arginine does not stimulate basal or augment exercise-induced GH secretion in either young or old adults, J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 1999 Aug;54(8):M395-9.

[4] Zajac A, Poprzecki S, Zebrowska A, Chalimoniuk M, Langfort J. Arginine and ornithine supplementation increases growth hormone and insulin-like growth factor-1 serum levels after heavy-resistance exercise in strength-trained athletes, J Strength Cond Res. 2010 Apr;24(4):1082-90.

[5] Forbes SC, Harber V, Bell GJ., Oral L-arginine before resistance exercise blunts growth hormone in strength trained males, Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2014 Apr;24(2):236-44. doi: 10.1123/ijsnem.2013-0106. Epub 2013 Nov 13.

Mon avis sur : ANABOLIC PUMP™

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Marque : USP LABS

Par Alex, MuscleXperienceteam

ANABOLIC PUMP™ appartient à une classe récente de suppléments nommés « nutrition partitioners », soit « répartiteurs nutritionnels dans la langue de Molière. Ils sont également qualifiés de SIMS, pour « sensibilisateur sélectif d’insuline musculaire » (Selective Insulin Muscle Sensitizer dans la langue de Shakespeare)  ou encore d’« insulin mimickers » (imitateur d’insuline – oui ça rend mieux en anglais). Sur les rangs, ANABOLIC PUMP™ se trouve en compétition avec quelques références comme GLYCOLOG de Blackstone Labs™ (à ne pas confondre avec GlycoBol® de YAMAMOTO NUTRITION, qui est un polymère de glucose) ou RPG de REDCON 1. Ces suppléments, parfois uniquement composés d’extraits végétaux (comme ANABOLIC PUMP™), quelque fois soutenus par des minéraux ou des acides aminés, ont deux objectifs :

  1. Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires (myocytes) pour encourager la glycogénèse, au détriment des adipocytes et pré-adipocytes, qui ne demandent qu’à s’en gorger pour vous faire prendre du gras.
  2. Augmenter la sensibilité à l’insuline, c’est-à-dire diminuer la réponse insulinique après un repas chargé en glucides (ou après un shake de whey, la plupart des protéines et les lipides n’élèvent que très peu la glycémie, la protéine de lactosérum étant une exception notable puisque elle est suffisante pour provoquer le fameux « pic d’insuline » après une séance). Ainsi, une quantité moindre d’insuline sera nécessaire afin de faire baisser la glycémie et période postprandiale.

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Quelques éclaircissements sur des mots clés de cette « review », dont usent et abusent la plupart des sites marchands qui proposent ANABOLIC PUMP™ à la vente, souvent à prix d’or.

  • L’insuline : hormone peptidique sécrétée par le pancréas qui favorise l’absorption du glucose circulant dans le sang par les cellules musculaires (myocytes), adipeuses (adipocytes), hépatiques (hépatocytes). Le glucose y est transformé en glycogène (muscles et foie), triglycérides (esters de glycérol et d’acides gras, donc dans les adipocytes et le foie). Elle joue un rôle majeur dans le métabolisme, et elle est essentielle pour tous les mammifères.
  • Le GLUT4 : le transporteur de glucose 4 est une protéine de la famille des GLUT de classe I qui assurent le transport du glucose aux cellules musculaires et adipeuses.
  • La résistance à l’insuline : également appelée insulino-résistance, se traduit par l’insensibilité des récepteurs membranaires des cellules à cette hormone. Cela entraîne une incapacité des cellules, en particulier musculaires, à capter le glucose sanguin : un cauchemar, pour un bodybuilder ou pour tout un chacun.

Concernant la composition, ANABOLIC PUMP™ contient deux extraits végétaux que l’on retrouve chez ses concurrents : de l’écorce de Phellodendron et un extrait de myrte de crêpe, ou Lagerstroemia Speciosia (Banaba), plante originaire d’Asie tropicale. On sait que séparément, ces deux extraits végétaux ont effectivement la capacité d’influer sur le transport du glucose, et auraient une action inhibitrice sur les adipocytes, des études ayant été publiées sur les effets de l’extrait de Lagerstroemiae[1] ainsi que sur ceux de la berberine, alcaloïde présent dans le Phellodendron[2]. La berberine, aurait la capacité d’activer l’AMPK (Adenosine Monophosphate activated Protein Kinase), une enzyme jouant un rôle fondamental sur le métabolisme énergétique (oxydation des acides gras, inhibition de la synthèse du cholestérol, de la lipogénèse, stimulation de la glycogénèse et ce qui nous intéresse ici : modulation de la sécrétion d’insuline par le pancréas).

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Les extraits de Phellodendron et de banaba semblent donc être à même de remplir les promesses faites par USP LABS, firme à qui l’on doit le mythique Jack3D, et qui il est vrai jouit d’une solide réputation. Pour en être certain, c’est bien pratique, une étude a été commandée spécialement pour évaluer l’action d’un mélange de Phellodendron et de myrte de crêpe sur la « tolérance » au glucose[3] (on comprendra : son absorption). Ces deux végétaux ayant une action antidiabétique avérée (pour ce que cela vaut, en fouillant sur quelques forums américains on peut lire que certains utilisateurs, par ailleurs diabétiques insulino-dépendants, ont pu réduire la fréquence de leurs injections en utilisant ce type de suppléments), leurs effets synergiques permettraient donc à ANABOLIC PUMP™ de remplir le cahier des charges des « répartiteurs nutritionnels » : 1) Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires pour encourager la glycogénèse, notamment en activant GLUT 1 et GLUT 4, et cela au détriments des adipocytes et pré-adipocytes via une inhibition des mêmes transporteurs de glucose dans les adipocytes et pré- adipocytes. 2) Réduire la réponse insulinique à l’ingestion de glucides et du mélange breveté ANABOLIC PUMP™, effet qui est également mis en évidence dans cette étude : on y trouve deux graphiques (que je ne reproduis pas ici pour des questions de propriété intellectuelle) comparant les niveaux sanguin de glucose et d’insuline après ingestion par les sujets d’un placebo (groupe test) et d’une dose d’ANABOLIC PUMP™ (groupe contrôle). Le niveau de glucose dans le sérum sanguin diminue plus rapidement dans le groupe test, et la sécrétion d’insuline est moindre que dans le groupe placebo, ce qui tend à démontrer qu’ANABOLIC PUMP™ est conforme aux attentes de ses concepteurs.

En laboratoire, si l’on en croit cette étude réalisée sur mesure, ANABOLIC PUMP™ fonctionne. Mais en conditions réelles, sur un athlète lambda, les effets sont-ils mesurables et vérifiables ? Autour de ce supplément, le marketing a été particulièrement agressif, et on peut lire chez certains vendeurs des arguments de vente frisant le ridicule : un « genetic equilizer » (« égaliseur génétique »), permettant de construire du muscle sec tout en perdant du gras, et de faire l’expérience d’une congestion sans commune mesure avec celle offerte par les boosters d’oxyde nitrique. Un supplément faisant quasiment jeu égal avec des molécules interdites, catégorisées comme dopantes. Qu’en penser ? Une fois de plus j’ai fait le test.

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Mon ressenti :

En essayant ANABOLIC PUMP™, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, n’ayant jamais testé de répartiteur nutritionnel par le passé ( ou Insulin mimicker, ou SIMS…) : selon les concepteurs et les vendeurs, ANABOLIC PUMP™ permet d’améliorer sa composition corporelle, en favorisant la croissance de la masse maigre au détriment du tissu adipeux : en favorisant la récupération musculaire et en accroissant la capacité à utiliser le « potentiel anabolisant de l’insuline au maximum, ANABOLIC PUMP™ serait la meilleure alternative aux produits dopants illégaux. Là, vous m’avez perdu, ce type d’arguments commerciaux à tendance à m’agacer. Qu’y-a-t-il de vérifiable dans ces allégations ?

J’ai obtenu deux pots d’ANABOLIC PUMP™, soit un mois et demi de supplémentation puisque USP LABS précise qu’il faut prendre une capsule par jour 15 à 20 minutes avant un repas contenant des glucides la première semaine, puis 3 capsules par jour avant les principaux repas en suivant les mêmes modalités. J’ai suivi ces instructions, et j’avoue que je n’ai pas été impressionné par les résultats la première semaine. En revanche, à partir de la deuxième semaine, avec 3 capsules par jour, j’ai pu ressentir de subtils effets : tout d’abord, une dizaine de minutes après la prise de la gélule, et donc avant le repas, une sensation de faim plus prononcée, comme besoin d’ingurgiter des glucides rapidement. Ensuite, un aspect musculaire un peu plus « plein », ce qui est logique si la synthèse du glycogène est optimisée.

Ma principale déception a été la congestion promise : lors de certaines séances j’ai effectivement fait l’expérience d’un « pump » sympathique, mais rien de transcendant, en tout cas rien d’inaccessible avec un bon booster chargé en citrulline et bêta-alanine.

En fait je me suis véritablement rendu compte de l’efficacité d’ANABOLIC PUMP™ une fois le test achevé. En conservant les mêmes apports en glucides que pendant le test, mon tour de taille s’est épaissi, tout comme mon taux de masse adipeuse, et cela dès la première semaine après la fin de la « cure ». J’en conclus donc qu’ANABOLIC PUMP™ m’a permis de charger sur les glucides pendant un mois et demi, tout en limitant la prise de gras, et de prendre de la masse rapidement (deux kilos sur la balance, sans modifier négativement ma composition corporelle.

Conclusion :

ANABOLIC PUMP™ est un bon produit, basé sur une composition solide donc l’efficacité est appuyée par au moins une étude concluante. Les résultats sont vérifiables, en tout cas en ce qui me concerne, même s’ils sont variables selon les utilisateurs. En consultant des dizaines d’avis sur des sites américains, on peut voir que certains consommateurs font l’expérience d’une congestion phénoménale quand la séance a été précédée d’un repas glucidique optimisé par une prise d’ANABOLIC PUMP™, alors que d’autres se plaignent d’avoir payé cher un supplément totalement inefficace. Puis-je recommander ANABOLIC PUMP™ ? Tout dépend de votre profil. Si vous êtes débutant, que votre diète est correcte, vous pouvez vous en passer. Si vous mangez KFC et McDONALD’S régulièrement, et que votre collation postworkout se compose d’un savant mélange de Pépitos et de Granolas, vous pouvez aussi en faire l’économie, vous jetterez votre argent dans les toilettes. Si vous êtes un athlète sérieux, très strict quant à la diète, dans l’optique d’une recomposition corporelle, d’une prise de masse propre, ou de la préparation d’une compétition, ANABOLIC PUMP™ peut être un allié de poids. Cependant, gare au miroir aux alouettes : il s’agit d’un SUPPLÉMENT, son objectif est de vous aider à atteindre le meilleur de vous-même naturellement. USP LABS étant une marqué réputée pour son sérieux, et ANABOLIC PUMP™ étant un précurseur dans cette nouvelle classe de suppléments, les vendeurs s’en donnent à cœur joie, avec des prix allant de moins de 25€ à 50€ (parfois plus !) par bouteille. Il faut savoir raison garder !

 

NOTE : 8,5/10

 

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Ingrédients et valeurs nutritionelles :

Anabolic Pump 60 gellules

Information nutritionnelle Anabolic Pump 60 gellules

Quantité de la portion: 1 capsule

Nombre de portions: 60

Par portion – Mélange breveté

750 mg: Phellodendron (écorce), Crêpe Mertle (Lagerstroemia Speciosia) (souches) (Extrait)

Autres ingrédients: Gélatine, Amidon de maïs, Stéarate de Magnésium, FD & C Yellow n ° 5, FD & C Red # 40

Instructions Anabolic Pump

Comme supplément alimentaire, prendre 1 capsule deux fois par jour, 15-20 minutes avant un repas contenant des glucides. Avoir un intervalle d’au moins 4 heures entre chaque dose.

 

Avertissement Anabolic Pump : Ce produit n’est pas déstiné à être utilisé par les personnes de moins de 18 ans. Les femmes enceintes ou allaitantes devraient éviter ce produit. Consultez votre professionnel da snaté avant d’utiliser ce produit, spécialemennt si vous prenez des médicaments soumis à ordonnance ou en vente libre, des suppléments alimentaire ou si vous souffrez de problèmes de santé préexistants incluant entre autre : une forte ou faible pression sanguine, de l’arythmie cardiaque, des tremblements, des troubles du coeurs, du foie, des reins, ou de la thyroide, des troubles épiléptiques, des troubles psychiatriques, du diabètes, des difficultés à uriner due à un élargissement de la prostate ou si vous prenez des inhibateurs MAO-B ou tout autres médicaments. Arretez la consommation et consultez votre professionnel de santé si vous souffrez de quelques réaction secondaire suite à la prise de ce produit. Ne pas consommer si le bouchon de sécurité est cassé ou manquant. Garder hors de la portée des enfants. Ces indications n’ont pas été évaluées par l’administration des médicaments et de la nutrition (Food and Drugs Admnistration). Ce produit n’est pas indiqué pour diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladies que cela soit.

 

Note importante: nous vous conseillons de consulter un médecin ou un nutritionniste si vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir consommer ce produit sans risques.

 

[1]Liu F, Kim J, Li Y, Liu X, Li J, Chen X, An extract of Lagerstroemia speciosa L. has insulin-like glucose uptake-stimulatory and adipocyte differentiation-inhibitory activities in 3T3-L1 cells, in J Nutr. 2001 Sep;131(9):2242-7.

[2] Zhou L, Yang Y, Wang X, Liu S, Shang W, Yuan G, Li F, Tang J, Chen M, Chen J, Berberine stimulates glucose transport through a mechanism distinct from insulin Metabolism, in 2007 Mar;56(3):405-12.

[3] Robert E. Canale, Tyler M. Farney, Cameron G. McCarthy, and Richard J. Bloomer, A Blend of Phellodendron and Crape Myrtle Improves Glucose Tolerance in Exercise-Trained Men, in Nutr Metab Insights. 2011; 4: 39–47.

 

 

Mon avis sur : GH SURGE

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Marque: SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperienceteam

L’hormone de croissance (Growth hormone en anglais, soit GH en abrégé, ou HGH, human growth hormone), est une hormone polypeptidique (donc composée de plusieurs peptides, molécules comprenant au moins deux résidus d’acides aminés reliés par la liaison peptidique) de 191 acides aminés, secrétée la partie antérieure de l’hypophyse et plus particulièrement par les cellules somatropes, d’où les appellations de somatotropine ou de somatropine qui sont également données à l’hormone de croissance.

Hormone naturellement secrétée par le corps humain (dans le cas de l’hormone de croissance humaine, chaque espèce ayant sa déclinaison, par exemple la somatropine bovine – STB –  pour les bovins), sa seule évocation est dans certains pays est entachée d’opprobre, en raison d’une part du scandale de l’hormone de croissance contaminée qui a éclaté à la fin des années 90 et qui a donné lieu à des procès retentissants en France notamment, d’autre part aux nombreuses dérives liées à l’utilisation de somatotropine « naturelle » puis synthétique (hormone de croissance recombinée) dans certains milieux sportifs de haut niveau.

Ce qu’oublient les médias de masse en nous rebattant encore et toujours les oreilles avec les mêmes inepties, c’est que l’hormone de croissance est avant tout une hormone produite naturellement par le corps humain, essentielle pour la reproduction cellulaire et donc pour sa croissance, ainsi que pour sa santé. Si la production non régulée de cette hormone est pathologique, impactant la taille des os et des organes, et l’état de santé général de celles et ceux qui en souffrent (acromégalie, gigantisme), sa déficience conduit au nanisme, terme désignant une insuffisance de croissance pouvant avoir comme origine une insuffisance hypophysaire.

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Encore une fois, les déformations et approximations médiatiques se révèlent nuisibles, car entretenir des niveaux sains d’hormone de croissance naturelle permet à tout à chacun et en particulier aux sportifs, de bénéficier d’un meilleur sommeil (et vice-versa), d’une meilleure récupération post-effort, et de mieux vieillir.  Comment un tel miracle est-il possible ? Et bien à  proprement parler il ne s’agit pas d’un miracle, mais avant tout d’hygiène de vie. Pratiquer une activité sportive intense et régulière et en particulier certains exercices, impliquant le maniement de charges lourdes, permet d’optimiser sa production naturelle de « GH ». Cette production est également influencée par la nutrition, et par la qualité du sommeil, la majeure partie de l’hormone de croissance endogène étant produite la nuit, durant les phases de sommeil profond. Il a en effet été mis en évidence qu’un sommeil profond et suffisant influait positivement sur la sécrétion nocturne d’hormone de croissance (mais pas seulement, puisque la prolactine, l’hormone lutéinisante et les hormones thyroïdiennes aussi sont concernées), et que la privation de sommeil entraîne des conséquences inverses[1].

On sait que certaines substances naturelles ou artificielles auraient la capacité (réelle ou supposée/fantasmée) d’induire une augmentation de la sécrétion de cette hormone : les secretagogues. On trouve dans cette catégorie des acides aminés, des extrais végétaux, et des substances de synthèse, illégales à la vente et à l’achat dans la plupart des pays et interdits aux athlètes participant à des compétitions. Les moins onéreux, et les plus accessibles, restent donc les acides aminés. Les recherches menées dans ce domaine ont principalement porté sur la L-lysine, la L-arginine, et la L-ornithine. La glycine pourrait compléter utilement ce trio de tête, classiques des « boosters de GH » naturels.

GH SURGE (littéralement « poussée de GH ») de SCITEC NUTRITION® est donc l’un des produits que la marque a lancé sur le marché dans cette gamme, avec son T/GH. Pour illustrer les publicités de ce différents produits, SCITEC NUTRITION® utilise les visuels de son athlète IFBB pro Cédric McMILLAN, qui n’en doutons pas un seul instant a eu recours à GH SURGE pour se batir son physique de titan. Business is business.

Au-delà de ces propos aigre-doux, que penser de GH SURGE ? Des études menées sur la combinaison L-lysine, la L-arginine et  L-ornithine concluent que celle-ci pourraient induire un modeste pic d’hormone de croissance entre 30 et 90 minutes après son ingestion, chez des hommes jeunes. D’autres réfutent cette hypothèse, mettant en avant l’inefficacité de cette combinaison, en particulier avant un exercice de résistance. Si l’on souhaite retenir les éléments positifs concernant ce « combo », retenons que s’il semble contre-productif quand il est absorbé autour de la séance, il pourrait avoir un impact positif sur la production endogène de GH pris au repos et l’estomac vide.

Mon ressenti :

On ne va pas se mentir : après un mois de test de GH SURGE à raison de deux doses par périodes de 24h, je ne peux faire état d’aucun ressenti particulier. J’ai opté pour une dose de trois comprimés le matin au réveil, et une autre au moment du coucher.  Pour autant je ne me sens pas plus mal qu’avant, ma récupération post-séance est correcte, bref je me porte bien. GH SURGE participe-t-il à mon bon état de santé général… Je pense que cela relève plus du domaine de la foi que de celui de la science.

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Conclusion :

GH SURGE est un produit qui surfe sur les quelques études avançant la possible augmentation de la sécrétion de GH endogène chez l’homme du fait de la consommation de la combinaison L-lysine, L-arginine, et L-ornithine. S’il existe une clientèle, SCITEC NUTRITION® aurait tort de s’en priver. A mon avis, on peut tout à fait se passer de ce complément. Si l’on souhaite se rassurer sur sa production d’hormone de croissance, se donner un petit plus imperceptible sur le court et moyen terme, ou si vous bénéficiez d’une offre spéciale sur ce produit (si on vous l’offre dans un package par exemple, ce qui a été mon cas), pourquoi pas. Son prix est modique, généralement aux alentours de 10€, parfois moins (certaines boutiques en ligne le vendent à 15€, c’est trop cher pour trois acides aminés timidement dosés, navré). N’en attendez pas grand-chose, vous ne serez pas déçu.

[1] Notamment : Neuroendocrinological investigations during sleep deprivation in depression. II. Longitudinal measurement of thyrotropin, TH, cortisol, prolactin, GH, and LH during sleep and sleep deprivation, Baumgartner, Riemann D, Berger M. in Biol Psychiatry. 1990 Oct 1;28(7):569-87

 

NOTE : 5/10

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Une dose : 3 gélules

Par dose %AJR

L-arginine HCL   1050mg                †

L-lysine HCL       525mg  †

L-ornithine HCL                525mg  †

AJR non déterminés

 

Ingrédients:

Chlorhydrate de L-arginine, chlorhydrate de L-lysine, chlorhydrate de L-ornithine, tunique: gélatine, antiagglomérant: stéarate de magnésium, colorants: rouge allura AC**, bleu brillant FCF, dioxyde de titane.

 

GH SURGE est un complément alimentaire.

 

 

Mon avis sur : XT-BOL

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Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai abordé dans plusieurs articles l’importance que revêt pour les hommes et pour les femmes, sportifs ou non, une balance hormonale équilibrée. Dans MON AVIS SUR : ROCKET TESTO BOOSTER, je confirmais ce que la plupart des lecteurs de MuscleXperience savent déjà: la testostérone est une hormone fondamentale pour l’homme, mais elle est également importante pour la femme (un taux de testostérone normale chez la femme est essentiel pour sa libido), et elle est généralement citée comme la principale hormone androgène, bien qu’elle ne soit pas la seule (la dihydrotestostérone, l’androstènediol, l’androstènedione ou l’androstérone sont également des hormones androgènes).

BODYMAXX SPORTSNUTRITION vient donc compléter sa gamme avec un complément destiné à favoriser un taux de testostérone normal : « normal testosterone levels, regulation of hormonal activity », nous déclare la marque, qui indique également que ce produit peut influer positivement sur la réduction de la fatigue, le métabolisme et le système nerveux.

Il faut toujours être prudent avec les suppléments destinés à « optimiser » naturellement la balance hormonale. Pourquoi ? Simplement parce qu’avec les hormones on arrive dans le domaine médical, que les fabricants de suppléments ne sont pas médecins, que nombre de composés vendus comme « boosters » sont de pures arnaques, et que les avis et retours que l’on peut trouver un peu partout sur le net relèvent souvent de ce que les anglo-saxons appellent « bro science » : la science des frères, ou des potes de salle de sport.

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Quand un composé végétal m’est présenté comme la dernière innovation de la nutrition sportive, à même de multiplier plusieurs fois mes taux d’androgènes naturellement, je suis naturellement prudent : pour ma santé certes, mais également pour mon porte-monnaie. La démarche de BODYMAXX SPORTSNUTRITION est différente : on ne me promet pas monts et merveilles, mais simplement de maintenir ma production hormonale, malmenée par le stress ou les perturbateurs endocriniens environnementaux et alimentaires, à un niveau normal. Pour un supplément à base d’extraits végétaux et d’acides aminés, ce n’est déjà pas si mal. Let’s try it !

La liste d’ingrédients de XT-BOL correspond effectivement à ce que la marque communique autour de ce produit : pas d’esbroufe ni d’ingrédient mystérieux et innovant, pas de « proprietary blend » douteux, mais une composition qui a du sens pour un supplément de support hormonal masculin :

De l’acétyl-L-carnitine, ou ALCAR. Largement utilisée comme « fat burner » (voir mon article La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ?) , la carnitine a toute sa place dans un supplément destiné à soutenir l’équilibre hormonal, puisque son effet positif sur l’amélioration des symptômes lié au vieillissement chez l’homme a été mis en évidence, et même comparé à celui d’une thérapie hormonale de remplacement. Dans les deux cas, et contrairement au groupe placebo, une amélioration des érections nocturnes, une réduction de la fatigue et une amélioration de la fonction cardiovasculaire ont été notés. En outre, l’action au niveau cellulaire que j’ai abordé dans l’article précité joue également sur les récepteurs androgéniques de ces mêmes cellules : la carnitine, quelle que soit la forme sous laquelle elle est administrée (Propionyl-L-Carnitine, ALCAR, L-Carnitine-L-Tartrate) multiplie les récepteurs androgéniques, et accroît leur sensibilité. Enfin, de par son action antioxydante, elle possède une action positive sur la spermatogénèse.

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XT-BOL affiche également dans sa composition un extrait de Tribulus terrestris, dosé à 1g pour 6 gélules. Si le Tribulus ne possède vraisemblablement pas la capacité d’agir sur les taux d’hormones androgènes, c’est un adaptogène éprouvé et un ingrédient de choix dans un stack destiné à accroître la vitalité et … la vigueur.

Au nombre des composants d’XT-BOL figure de la NAC, ou N-Acétyl-L-Cystéine (ou N-Acétylcystéine). C’est un acide aminé non essentiel qui stimule la production de glutathion, tripeptide aux vertus antioxydantes. Cela explique la popularité dont jouit la NAC dans les suppléments destinés à soutenir le fonctionnement du foie, ou à le détoxifier. La NAC fait d’ailleurs partie de certains protocoles médicaux suite à l’intoxication par certaines substances toxiques (mais pas seulement, puisque la NAC se retrouve également dans le traitement symptomatique des maux de gorge, elle fluidifie le mucus. Ce que l’on sait moins, c’est que son action antioxydante joue également sur la fonction testiculaire : des recherches ont prouvé que l’administration de NAC améliorait significativement la qualité du sperme chez les sujets en ayant consommé, par rapport au groupe placebo.

Pour finir, XT-BOL contient de l’arginine, classique dans les suppléments vasodilatateurs du fait de son action sur le taux d’oxyde nitrique, et qui possède, ainsi que le zinc que BODYMAXX SPORTSNUTRITION a judicieusement inclus dans sa formule, une action protectrice sur les testicules, qui synthétisent la grande majorité de la testostérone chez l’homme. Du magnésium, de la vitamine B6 et de la vitamine C viennent compléter ce cocktail.

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Mon ressenti :

Je ne qualifierais pas XT-BOL de BODYMAXX SPORTSNUTRITION de « booster de testostérone », car ce n’en est pas un. Ces « boosters » sont bien souvent des compilations sans fin de micro doses d’extraits végétaux tous plus exotiques les uns que les autres, aux effets incertains, et dont le mélange n’est pas forcément indiqué. Leur composition est fréquemment dictée par des effets de modes, intégrant le dernier ingrédient à la pointe, qui quelques mois ou années plus tard fera l’effet d’un pétard mouillé tant on en avait vanté (à tort) les prétendus mérites. Il est nécessaire de garder à l’esprit qu’ici on parle de suppléments, et en aucun cas de produits dopants. L’objectif est donc d’obtenir le meilleur de nous-mêmes naturellement et légalement, et de prendre soin de notre corps et de notre santé. Etre massif est veineux c’est bien, le rester longtemps c’est encore mieux.

XT-BOL s’inscrit parfaitement dans cette démarche : protéger « le site de production » de la testostérone chez l’homme, pour en assurer une synthèse normale. Mon ressenti a été plutôt positif durant mon test, et il me semble avoir expérimenté un certain regain d’énergie et un sentiment de bien-être général. Seul bémol, le dosage : il faut avaler 6 comprimés par jour, le flacon part donc assez vite. C’est la contrepartie d’un dosage correct, puisque on a quand même un gramme de carnitine, un gramme de vitamine C, 400mg de NAC et 300mg d’arginine.

Conclusion :

Pas d’esbroufe, de la précision et de la technicité dans la formulation, XT-BOL est un produit qui m’a donné satisfaction, car mes attentes n’étaient pas irréalistes : ce que j’en attendais, c’est simplement de trouver un supplément à même de me garantir le meilleur rendement

naturellement, en dépit d’un mode de vie urbain (stress, pollution) et actif (fatigue, manque de sommeil). Pour ceux qui cherchent à dépasser les limites physiologiques, ou qui sont séduits par les chimères comme « l’augmentation naturelle de votre taux de testostérone de 300% en 10 jours », passez votre chemin, XT-BOL n’est pas pour vous. Si en revanche vous prenez soin de ce que la nature vous a donné, et que vous souhaitez entretenir au mieux votre capital hormonal naturel le plus longtemps possible … Pourquoi ne pas se laisser tenter ?

NOTE : 8/10

 

Composition et valeurs nutritionnelles : Pour 6 gélules

Acétyl-L-Carnitine 1000g
Tribulus terrestris 1000g
NAC (N-Acetyl-L-Cystéine) 400mg
L-Arginine 300mg
Vitamine C 1000mg
Vitamine B6 (Pyroxydine Hydrochloride) 11mg
Magnésium Chelate

  • magnésium
75mg

26mg

Zinc 24mg

Ingrédients: Maltodextrine, acetyl-L-Carnitine, Tribulus terrestris fruit extract, Acide ascorbique, gélules (gelatin, purified water, colorant – dioxyde de titane), magnesium chelate, NAC (N-Acetyl-L-Cystéine), L-Arginine, Zinc oxide, Pyroxidine Hydrochloride.

Article sponsorisé

Mon avis sur : TRIBULUS PLUS

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Marque : QUAMTRAX

Par Alex, MuscleXperience team

Dans l’article que j’ai consacré au Tribulus terrestris, Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, j’explique pourquoi cet extrait végétal controversé et parfois méprisé peut s’avérer utile pour un athlète naturel en quête d’un petit plus pouvant faire la différence. On ne cherchera pas à obtenir un quelconque effet hormonal, et a fortiori des résultats steroid-like : si certains essais menés sur des animaux (singes, lapins) concluent à une augmentation significative de la production hormones stéroïdes (testostérone, dihydrotestostérone mais aussi DHEA) consécutive à un traitement avec un extrait de Tribulus , d’autres ont infirmé l’hypothèse que le Tribulus terrestris était à même de stimuler le système endocrinien et les taux d’androgènes. Plusieurs études menées cette fois sur des hommes en bonnes santé (en particulier sur des sportifs) sont également arrivées à la conclusion que le Tribulus n’avait pas d’effet hormonal.

Au-delà des vertus attribuées en phytothérapie au Tribulus terrestris (il serait diurétique, analgésique, anti -inflammatoire, antibactérien), ce végétal présente quelques sérieux atouts:

  • C’est une plante dite adaptogène, ce qui la rend susceptible d’améliorer la réponse de l’organisme aux divers stress auxquels il peut être exposé, même si certains spécialiste jugent ce concept aujourd’hui dépassé.  
  • Ses effets sur la fonction érectile sont avérés : le Tribulus aurait un effet sur la relaxation des fibres musculaires lisses des corps caverneux de la verge et la production d’oxyde nitrique (NO) au niveau de leur endothélium.

Le Tribulus terrestris peut donc être une option utile pour l’athlète naturel en quête de performance à la salle ou sous la couette, pour peu que le produit soit sélectionné avec soin et la dose adaptée.

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Les bases étant ainsi posées, on peut se demander si  TRIBULUS PLUS, de la marque espagnole QUAMTRAX, est conforme à notre cahier des charges. En matière de Tribulus, il est assez basique : la qualité de l’extrait dépend :

  1. de son origine (Plusieurs experts recommandent logiquement de sélectionner en priorité les extraits végétaux  provenant d’Europe centrale, qui seraient plus riches en protodioscine, même si cette recommandation est à nuancer, les mécanismes d’action de la plante conservant à l’heure actuelle leur mystère).
  2. De son taux de saponines dont protodioscine (Elles sont les principes actifs de la plante, ce qui explique que le taux de saponines, dites stéroïdiennes car leur structure ressemble à celles de hormones stéroïdes, soit fièrement affiché par certaines marques de nutrition sportive).
  3. De son dosage

 

TRIBULUS PLUS passe-t-il le test ? Let’s try it !

Quand on opte pour un supplément, il faut toujours garder à l’esprit qu’il s’agit justement d’un supplément et pas d’un quelconque produit dopant. Les effets de nombre d’extraits végétaux, même s’ils sont réels, restent malgré tout le plus souvent subtils.  Pour expérimenter ces subtils effets, encore faut-il consommer l’extrait sous une forme assimilable, en respectant un dosage adapté. Encore une fois parler de dosage avec un extrait végétal est délicat : pour ma part je me base sur les études menées sur des humains ou à défaut sur des rats (ou des souris, ou des lapins…) en adaptant le rapport grammes/kilogramme de poids de corps, et également sur mon ressenti. Concernant le Tribulus, beaucoup d’athlètes naturels le juge inutile. Je ne suis pas de cet avis, le l’ai expliqué dans Le Tribulus terrestris au-delà du mythe.  

Il m’arrive donc fréquemment d’ajouter du Tribulus terrestris à un stack naturel, donc la composition peut varier. Gingembre, maca, Mucuna pruriens, fenugrec… Mais dans tous les cas de figure j’incorpore au moins 1,5 gramme de Tribulus. En dessous- les effets ne sont pas subtils, ils sont imperceptibles. Quand certaines marques mettent sur le marché des comprimés contenant jusqu’à 2 grammes d’extrait de Tribulus, forcément TRIBULUS PLUS de QUAMTRAX et ses 385mg ont l’air un peu légers. En outre, les gélules  de TRIBULUS PLUS ne contiennent selon l’étiquette, outre le sulfate de zinc, que 72,64% d’extrait, le reste étant de la maltodextrine, du stéarate de magnésium et du dioxyde de titane (rien d’exceptionnel dans des gélules, mais cela rend la teneur réel en principe actif encore plus tenue).  Ce ne sont pas les 10mg de sulfate de zinc par gélule qui ont été ajoutés à  la formule qui y changeront grand-chose.

Mon ressenti :

Aucun. Dire le contraire serait mentir : je suis en ce moment plutôt fatigué, j’encaisse moins bien les séances qu’il y a quelques mois, et le petit plus pour la récupération que j’attends généralement avec du Tribulus ne s’est pas fait sentir. Il est vrai qu’avec moins de 385mg d’extrait de Tribulus par gélule et 10mg de zinc, il ne faut pas s’attendre à grand-chose. En respectant le(s) dosage(s) préconisé(s) par QUAMTRAX (les recommandations diffèrent selon les emballages du même produit, ce qui ne facilite pas la lisibilité : sur mes boîtes le dosage recommandé est d’une gélule, sur d’autres QUAMTRAX conseille deux gélules après le repas, mais on trouve également des étiquettes mentionnant 3 gélules avant la séance… Dans le doute j’ai essayé les trois « protocoles » sur une semaine chacun, et la dernière semaine je suis passé à 4/5 gélules par jour pour les finir)) je n’ai donc ressenti aucun accroissement de force, d’amélioration et d’accélération de la récupération post entrainement, et évidemment je n’ai pas expérimenté de priapisme…  

Durant le mois qu’a duré mon test de TRIBULUS PLUS, j’ai donc davantage considéré ce produit comme étant du « ZINC PLUS », du zinc (oligo-élément essentiel à plus d’un titre, et en particulier concernant la synthèse de la testostérone et la spermatogénèse) agrémenté d’un petit quelque chose à l’efficacité bien incertaine. La dernière semaine de mon test, il m’est arrivé d’en gober une petite poignée, sans pour autant ressentir plus d’effets.   

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Conclusion :

Un supplément contenant du Tribulus et du zinc, et vendu comme un optimisateur hormonal, alors que les effets du Tribulus terrestris sur la production d’hormones androgènes ne sont pas démontrés scientifiquement, et que si une carence en zinc (fort rare) peut avoir des effets délétères sur la santé (et pas seulement sur les fonctions reproductives), une overdose de zinc ne fera pas monter votre taux de testostérone mais sera en revanche toxique pour votre organisme (il faudrait quand même dépasser les 150/200mg par jour).

QUAMTRAX n’indique pas l’origine géographique de son Tribulus, uniquement le taux de saponines (sur certains emballages, d’autres sont dépourvus de cette indication), qui serait de 40%. De même, l’on ne sait pas s’il s’agit du fruit ou des parties aériennes (qui contiennent des taux de saponines différents). Seul vrai point positif, le prix de TRIBULUS PLUS : moins de 10€ chez la plupart des revendeurs, c’est plutôt économique… Sauf si on envisage d’en consommer plusieurs grammes. Dans ce cas de figure, il est plus avantageux de préférer à TRIBULUS PLUS d’autres références, plus qualitatives et mieux dosées.

NOTE : 4/10

Composition et valeurs nutritionnelles : Pour deux gélules

Graisses 0.01g
Glucides 0.71g
Protéines 0.19g
Zinc 20mg
Tribulus terrestris 40% saponines 770mg

Ingrédients : Tribulus terrestris 40% de saponines, gélatine (capsules), sulfate de zinc, maltodextrine, Antiagglomérant (stéarate de magnésium), E171 (colorant), dioxyde de titane.