Mon avis sur : TESTED GH BOOSTER

TESTED 1

Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperience team

Dans la catégorie des optimisateurs hormonaux naturels, aux côtés des fameux « boosters de testostérone », on trouve aujourd’hui une pléthore de suppléments censés agir comme des sécrétagogues naturels de l’homone de croissance.

L’hormone de croissance (Growth hormone en anglais, soit GH en abrégé, ou HGH, human growth hormone), est une hormone polypeptidique (donc composée de plusieurs peptides, molécules comprenant au moins deux résidus d’acides aminés reliés par la liaison peptidique) de 191 acides aminés, secrétée la partie antérieure de l’hypophyse et plus particulièrement par les cellules somatropes, d’où les appellations de somatotropine ou de somatropine qui sont également données à l’hormone de croissance. Il s’agit donc d’une hormone produite naturellement par l’organisme, principalement durant l’enfance et l’adolescence. Cette sécrétion entame un inexorable déclin peu après le cap de la vingtaine, et dégringole à partir de trente ans. A quarante ans, elle n’est plus que la moitié de ce qu’elle était dix ans plus tôt. A soixante ans, elle devient négligeable.

L’hormone de croissance est sécrétée par l’hypophyse par pics (pulses en anglais) qui surviennent principalement la nuit lors des phases de sommeil profond, mais également après l’exercice physique, ou à l’occasion d’une hypoglycémie. C’est donc à ces moments clés (on oublie l’hypoglycémie, même si le fait de consommer un « booster » de GH le ventre vide fait sens) que l’on pourrait opter pour une formule optimisatrice de l’hormone de croissance, formule naturelle évidemment puisque musclexperience.com n’a pas vocation à renseigner les utilisateurs sur des substances réglementées ou prohibées.

TESTED 2

Ces produits naturels sont le plus souvent des complexes d’acides aminés dont les effets secretagogues ont été plus ou moins significativement mis en évidence lors de recherches, parfois fort peu concluantes. Les plus répandus sont l’arginine, la lysine et l’ornithine, seuls ou combinés (voir par exemple Mon avis sur : GH SURGE). La glycine a également fait ses preuves, tout comme le GABA (acide γ-aminobutyrique) dont la prise peut être conseillée au coucher, de préférence sur un estomac vide.

Avec TESTED GH BOOSTER, la marque canadienne TESTED NUTRITION introduit un nouveau venu dans le club très fermé des secrétagogues naturels reconnus de l’hormone de croissance, j’ai nommé la L-alpha-glycerylphospohorylcholine ou α-GPC (on trouve parfois choline alfoscerate, il s’agit de la même substance). Il s’agit d’un composé de la choline que l’on retrouve dans le cerveau ainsi que dans le lait. Récent dans l’industrie de la supplémentation sportive, l’α-GPC a fait une entrée remarquée comme nootropique, auquel on a notamment attribué des propriétés positives sur la cognition. La L-alpha-glycerylphospohorylcholine a d’ailleurs fait l’objet d’études dans ce domaine, qui tendraient à en faire une piste intéressante dans le traitement de la maladie d’Alzheimer1.

L’ α-GPC a également été étudié comme potentiel ergogène a destination des athlètes, et les résultats ont été très encourageants2. Mais vous l’aurez compris, c’est son effet secretagogue qui nous intéresse ici, puisque c’est ainsi que l’ α-GPC est présenté par TESTED NUTRITION dans son TESTED GH BOOSTER. Celui semble ne pas être douteux, puisqu’il a été prouvé qu’une dose de 1g d’ α-GPC prise par voie orale avait la capacité d’augmenter la production d’hormone de croissance dans un délai de 60 à 120 minutes3. La question est de savoir si cette augmentation des pics naturels est capable de se répercuter sur la performance sportive, la récupération et éventuellement la construction musculaire (couplée avec une activité d’entraînement en résistance, évidemment). On se rappellera des précédents malheureux du GABA voire précédemment de l’arginine, présentés à cor et à cri comme le « next big thing » de l’industrie, pour être finalement recyclés (l’arginine comme vasodilatateur – voir mon article « La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement » – le GABA comme aide au sommeil) et remis à leur juste place par la réalité : celle de suppléments, pour lesquels il faut avoir des attentes raisonnables. Au moins, la marque canadienne TESTED NUTRITION ne nous vend pas [que] du rêve, mais un produit apparemment validé par des études sérieuses, et dosé comme il faut puisque une prise (deux gélules) apporte 900mg de L-alpha-glycerylphospohorylcholine, soit pas loin de la dose reconnue comme efficace dans l’étude citée plus haut.

TESTED 3

Alors, après deux mois de test, que dire de TESTED GH BOOSTER ?

Mon ressenti :

J’ai donc essayé TESTED GH BOOSTER pendant deux mois, à raison de deux gélules par jour une heure avant l’entraînement les jours « on », et vingt minutes avant le coucher des jours de repos (c’est bien d’en prendre, paraît-il, parfois), pour bénéficier des pics de sécrétion naturels. Et contre toute attente (je suis plutôt méfiant de nature), j’ai rapidement ressenti un effet subtil mais néanmoins incontestable, à la fois sur l’énergie durant la séance et sur la récupération post-exercice. J’ai pu noter que les soirs où je m’entrainais tard, après une dure journée de travail, TESTED GH BOOSTER me permettait d’attenuer la fatigue et de boucler ma séance de manière satisfaisante. Une concentration accrue, mais sans la nervosité qui peut accompagner la prise de certains suppléments stimulants, et sans l’anxiété qui peut être générée par ceux-ci, bien au contraire. La plus-value durant l’entraînement, si elle reste subtile, fut cependant pour moi certaine.

Les jours de repos, j’avais opté pour la prise de deux comprimés peu avant le coucher. Résultat : un sommeil de bébé, proche de celui que l’on peut avoir avec une prise de 2/3g de GABA, avec un révéil moins difficile qu’à l’accoutumée.

Conclusion :

Je dois avouer que TESTED GH BOOSTER a dépassé mes attentes. Il ne faut évidemment pas placer d’attentes démesurées dans ce type de « booster » d’ hormones de croissance, vous n’obtiendrez pas d’effet approchant ceux de produits dopants, ne vous fourvoyez pas. L’objectif est ici d’optimiser sa production naturelle, afin de bénéficier d’une meilleure récupération, d’une concentration accrue durant l’exercice, d’effets bénéfiques sur le sommeil qui est un allié indispensable pour tout sportif, bodybuilder ou non, et éventuellement de bénéficier d’une action anti-âge (tout en épargnant son porte monnaie et en restant dans la légalité). Concernant cette dernière, je pense que le test a été trop court pour pouvoir observer des effets notables. En ce qui concerne l’effet nootropique sur la concentration, ainsi que sur la récupération et la qualité du sommeil, l’action de TESTED GH BOOSTER de TESTED NUTRITION a été pour moi plutôt positive, en tout cas bien plus que celle de complexes d’acides aminés comme l’arginine/ ornithine/lysine (complexes dont l’impact sur la performance et la récupération sont incertains, et qui sont le plus souvent sous-dosés). TESTED GH BOOSTER est-il pour autant un « must » ? Je ne m’avancerai pas à ce point. Mais si vous traversez une période un peu chargée, avec un sommeil rare et/ou de qualité médiocre, et que vous avez quelques €uros (ou Dollars, ou Francs Suisses, ou CFA …) à investir, TESTED GH BOOSTER n’est pas un mauvais choix.

NOTE : 7/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact, sur la page d’accueil sur ordinateur ou tablette).

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Portion: 2 gélules

L-alpha-glycerylphospohorylcholine

900 mg

Autres ingrédients: Phosphate dicalcique, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested GH Booster

Prendre deux gélules avant entrainement ou avant le coucher. Pour une performance augmenté et une puissance maximale, prendre 2 gélules 30 minutes avant votre entrainement.

Avertissement Tested GH Booster : Garder hors de la portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée ! Ne pas utiliser chez les moins de 18 ans. Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique.

Note importante: nous vous conseillons de consulter un médecin ou un nutritionniste si vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir consommer ce produit sans risques.

 

TESTED GH BOOSTER est un complément alimentaire.

 

1Traini E, Bramanti V, Amenta F, Choline alphoscerate (alpha-glyceryl-phosphoryl-choline) an old choline- containing phospholipid with a still interesting profile as cognition enhancing agent, Curr Alzheimer Res. 2013 Dec;10(10):1070-9

2David Bellar, Nina R. LeBlanc, and Brian Campbell, The effect of 6 days of alpha glycerylphosphorylcholine on isometric strength, J Int Soc Sports Nutr. 2015; 12: 42. Published online 2015 Nov 17.

3Kawamura T, Okubo T, Sato K, Fujita S, Goto K, Hamaoka T, Iemitsu M, Glycerophosphocholine enhances growth hormone secretion and fat oxidation in young adults, Nutrition. 2012 Nov-Dec;28(11-12):1122-6. doi: 10.1016/j.nut.2012.02.011. Epub 2012 Jun 5.

 

 

La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement

Par Alex Rees, MuscleXperience team

Un rapide coup d’œil sur la composition des dix vasodilatateurs/boosters d’oxyde nitrique pré-entrainement (« preworkout ») les plus vendus vous confirmera ce que vous savez surement déjà : l’acide aminé arginine est l’ingrédient incontournable de ces formules censées améliorer la congestion et fournir un surcroît d’énergie aux adeptes de la fonte. Cet acide aminé protéinogène considérée comme non essentiel chez l’homme peut être produit par le corps humain, en quantité possiblement insuffisante par l’organisme selon l’état de santé des individus, d’où un nécessaire apport alimentaire. Son utilisation dans les formules pré-entraînement remonte au temps glorieux des premiers prototypes de cette catégorie de suppléments qui aujourd’hui domine l’industrie de la nutrition sportive, c’est-à-dire au début des années 2000 (Si ma mémoire est bonne, la première version du NO-XPLODE de BSN est sortie en 2005). Les bodybuilders n’avaient pas attendu BSN pour se supplémenter en L-arginine, utilisée de longue date pour ses effets supposés sur la sécrétion d’hormone de croissance endogène. Aussi, ceux qui ont un peu de vécu derrière eux ont-ils pu connaître la bonne vieille arginine Veyron en ampoules, bien chargées en saccharose (l’arôme caramel était plutôt réussi), que l’on achetait à l’époque en pharmacie.

temp

Avant l’arrivée fracassante de NO-XPLODE sur le marché, les suppléments pré-entrainements étaient inexistants, et l’arginine était principalement utilisée avant le coucher sur un estomac vide (ce qui était censé favoriser une plongée plus rapide dans la phase de sommeil profond, et donc la sécrétion d’hormone de croissance) ainsi qu’au réveil, à jeun.

temp(1)

Avec l’arrivée des vasodilatateurs dans l’industrie de la nutrition sportive, il a fallu trouver des ingrédients capables d’augmenter la sensation de congestion, et donc le niveau d’oxyde nitrique dans le sang, ce dernier étant responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins. L’acide aminé arginine étant converti dans ces vaisseaux par l’enzyme (oxydoréductase si l’on veut être précis) oxyde nitrique synthase (NOS) en oxyde nitrique (ou monoxyde d’azote), il était logique de penser qu’une supplémentation en arginine ferait drastiquement grimper le taux d’oxyde nitrique et nous offrirait un « pump » sans égal.

Ce ne fut pas tout à fait vrai, en partie puisque l’arginine, du moins sous la forme L-arginine chlorohydrate, est très mal assimilée par l’organisme, d’abord au niveau de l’estomac, puis au niveau des intestins. Les marques de nutrition ont donc sorti progressivement de multiples formes d’arginine, arginine alpha cétoglutarate (AAKG), Arginine ethyl ester (censée avoir une meilleure disponibilité), et récemment l’arginine nitrate, à laquelle j’ai consacré un article (Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE). Si certaines de ces nouvelles formes d’arginine sont effectivement plus assimilables, l’impact véritable de l’ingestion d’arginine sur la production d’oxyde nitrique semble être limité, certaines études ont même conclu à un résultat nul[1], que ce soit sur l’augmentation de l’afflux sanguin ou sur celle de la synthèse protéique. D’autres ont conclu à des résultats plus nuancés[2].

temp(2)

On a vu précédemment que l’arginine est aussi utilisée en sa qualité de secretagogue naturel de l’hormone de croissance. Elle était utilisée au coucher et/ou au réveil, mais la mode est aux « preworkouts ». Le marketing nous dit donc que consommer de l’arginine avant l’entrainement créerait un environnement hormonal intéressant pour la construction musculaire. Qu’en est-il vraiment ?

Je vais casser l’ambiance: chez les sujets jeunes comme âgés, l’administration par voie oral d’arginine avant ou pendant l’entrainement n’augmente pas la sécrétion d’hormone de croissance induite par l’exercice[3]. C’est un lieu commun, mais une fois encore la nature est bien faite : après un exercice physique intense, l’hypophyse produit un pic d’hormone de croissance, qui participe à un environnement favorable à la récupération musculaire. Une étude publiée en 1999 dans The journals of gerontology. Series A, Biological sciences and medical sciences, Gerontological Society of America a ainsi montré que l’ingestion d’arginine n’amplifiait pas ce pic naturel, et semblait même interférer avec lui. Cela a été confirmé quelques années plus tard, et si la consommation d’arginine après une séance de musculation (ou d’un autre sport) est susceptible d’élever le niveau d’hormone de croissance et d’IGF1[4], avant la séance c’est l’inverse qui se produit. C’est scientifiquement prouvé, la prise d’arginine avant un exercice physique affecte négativement la production naturelle d’hormone de croissance qui intervient post exercice[5]. L’on parle ici d’une baisse conséquente, puisque dans l’étude publiée dans le très sérieux International journal of sport nutrition and exercise metabolism en 2014, l’ingestion de 6g d’arginine par des athlètes entraînés avant un entraînement en résistance a fait chuter les niveaux d’hormone de croissance et d’IGF1 de … 41%.

Cela n’empêche pas le marché d’être inondé de formules pré-entraînement incluant de l’arginine : Arginine X-PLODE (WEIDER), PUMP SERUM (PEAK NUTRITION), EPIC PUMP (encore PEAK – contient 6 000 mg de L-Arginine AKG et 2,000 mg de nitrate de L-arginine par portion !), HOT BLOOD (SCITEC NUTRITION), les différentes versions du C4 (CELLUCOR), ANIMAL PUMP (UNIVERSAL)… La liste est interminable.

temp(5)

En prenant ces produits avant une séance, vous troquez votre si précieuse et si rare hormone de croissance endogène contre une congestion certes agréable et gratifiante mais aussi éphémère, et vous compromettez votre récupération. L’arginine peut tout à fait avoir sa place dans votre programme de supplémentation, mais est à exclure avant l’exercice : dans une optique de gain musculaire à long terme, et à moins de disposer d’hormone de croissance synthétique, mieux vaut bannir définitivement de votre arsenal les preworkouts contenant de l’arginine, quelle que soit sa forme.

 

Alex REES, le 08/04/2018

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

 

 

[1] Tang JE, Lysecki PJ, Manolakos JJ, MacDonald MJ, Tarnopolsky MA, Phillips SM., Bolus arginine supplementation affects neither muscle blood flow nor muscle protein synthesis in young men at rest or after resistance exercise, J Nutr. 2011 Feb;141(2):195-200. doi: 10.3945/jn.110.130138. Epub 2010 Dec 29.

[2] Alvares TS, Conte CA, Paschoalin VM, Silva JT, Meirelles Cde M, Bhambhani YN, Gomes PS, Acute l-arginine supplementation increases muscle blood volume but not strength performance, Appl Physiol Nutr Metab. 2012 Feb;37(1):115-26. doi: 10.1139/h11-144. Epub 2012 Jan 17.

[3] Marcell TJ, Taaffe DR, Hawkins SA, Tarpenning KM, Pyka G, Kohlmeier L, Wiswell RA, Marcus R., Oral arginine does not stimulate basal or augment exercise-induced GH secretion in either young or old adults, J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 1999 Aug;54(8):M395-9.

[4] Zajac A, Poprzecki S, Zebrowska A, Chalimoniuk M, Langfort J. Arginine and ornithine supplementation increases growth hormone and insulin-like growth factor-1 serum levels after heavy-resistance exercise in strength-trained athletes, J Strength Cond Res. 2010 Apr;24(4):1082-90.

[5] Forbes SC, Harber V, Bell GJ., Oral L-arginine before resistance exercise blunts growth hormone in strength trained males, Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2014 Apr;24(2):236-44. doi: 10.1123/ijsnem.2013-0106. Epub 2013 Nov 13.

Mon avis sur : ANABOLIC PUMP™

AP4

Marque : USP LABS

Par Alex, MuscleXperienceteam

ANABOLIC PUMP™ appartient à une classe récente de suppléments nommés « nutrition partitioners », soit « répartiteurs nutritionnels dans la langue de Molière. Ils sont également qualifiés de SIMS, pour « sensibilisateur sélectif d’insuline musculaire » (Selective Insulin Muscle Sensitizer dans la langue de Shakespeare)  ou encore d’« insulin mimickers » (imitateur d’insuline – oui ça rend mieux en anglais). Sur les rangs, ANABOLIC PUMP™ se trouve en compétition avec quelques références comme GLYCOLOG de Blackstone Labs™ (à ne pas confondre avec GlycoBol® de YAMAMOTO NUTRITION, qui est un polymère de glucose) ou RPG de REDCON 1. Ces suppléments, parfois uniquement composés d’extraits végétaux (comme ANABOLIC PUMP™), quelque fois soutenus par des minéraux ou des acides aminés, ont deux objectifs :

  1. Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires (myocytes) pour encourager la glycogénèse, au détriment des adipocytes et pré-adipocytes, qui ne demandent qu’à s’en gorger pour vous faire prendre du gras.
  2. Augmenter la sensibilité à l’insuline, c’est-à-dire diminuer la réponse insulinique après un repas chargé en glucides (ou après un shake de whey, la plupart des protéines et les lipides n’élèvent que très peu la glycémie, la protéine de lactosérum étant une exception notable puisque elle est suffisante pour provoquer le fameux « pic d’insuline » après une séance). Ainsi, une quantité moindre d’insuline sera nécessaire afin de faire baisser la glycémie et période postprandiale.

AP2

Quelques éclaircissements sur des mots clés de cette « review », dont usent et abusent la plupart des sites marchands qui proposent ANABOLIC PUMP™ à la vente, souvent à prix d’or.

  • L’insuline : hormone peptidique sécrétée par le pancréas qui favorise l’absorption du glucose circulant dans le sang par les cellules musculaires (myocytes), adipeuses (adipocytes), hépatiques (hépatocytes). Le glucose y est transformé en glycogène (muscles et foie), triglycérides (esters de glycérol et d’acides gras, donc dans les adipocytes et le foie). Elle joue un rôle majeur dans le métabolisme, et elle est essentielle pour tous les mammifères.
  • Le GLUT4 : le transporteur de glucose 4 est une protéine de la famille des GLUT de classe I qui assurent le transport du glucose aux cellules musculaires et adipeuses.
  • La résistance à l’insuline : également appelée insulino-résistance, se traduit par l’insensibilité des récepteurs membranaires des cellules à cette hormone. Cela entraîne une incapacité des cellules, en particulier musculaires, à capter le glucose sanguin : un cauchemar, pour un bodybuilder ou pour tout un chacun.

Concernant la composition, ANABOLIC PUMP™ contient deux extraits végétaux que l’on retrouve chez ses concurrents : de l’écorce de Phellodendron et un extrait de myrte de crêpe, ou Lagerstroemia Speciosia (Banaba), plante originaire d’Asie tropicale. On sait que séparément, ces deux extraits végétaux ont effectivement la capacité d’influer sur le transport du glucose, et auraient une action inhibitrice sur les adipocytes, des études ayant été publiées sur les effets de l’extrait de Lagerstroemiae[1] ainsi que sur ceux de la berberine, alcaloïde présent dans le Phellodendron[2]. La berberine, aurait la capacité d’activer l’AMPK (Adenosine Monophosphate activated Protein Kinase), une enzyme jouant un rôle fondamental sur le métabolisme énergétique (oxydation des acides gras, inhibition de la synthèse du cholestérol, de la lipogénèse, stimulation de la glycogénèse et ce qui nous intéresse ici : modulation de la sécrétion d’insuline par le pancréas).

AP3

Les extraits de Phellodendron et de banaba semblent donc être à même de remplir les promesses faites par USP LABS, firme à qui l’on doit le mythique Jack3D, et qui il est vrai jouit d’une solide réputation. Pour en être certain, c’est bien pratique, une étude a été commandée spécialement pour évaluer l’action d’un mélange de Phellodendron et de myrte de crêpe sur la « tolérance » au glucose[3] (on comprendra : son absorption). Ces deux végétaux ayant une action antidiabétique avérée (pour ce que cela vaut, en fouillant sur quelques forums américains on peut lire que certains utilisateurs, par ailleurs diabétiques insulino-dépendants, ont pu réduire la fréquence de leurs injections en utilisant ce type de suppléments), leurs effets synergiques permettraient donc à ANABOLIC PUMP™ de remplir le cahier des charges des « répartiteurs nutritionnels » : 1) Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires pour encourager la glycogénèse, notamment en activant GLUT 1 et GLUT 4, et cela au détriments des adipocytes et pré-adipocytes via une inhibition des mêmes transporteurs de glucose dans les adipocytes et pré- adipocytes. 2) Réduire la réponse insulinique à l’ingestion de glucides et du mélange breveté ANABOLIC PUMP™, effet qui est également mis en évidence dans cette étude : on y trouve deux graphiques (que je ne reproduis pas ici pour des questions de propriété intellectuelle) comparant les niveaux sanguin de glucose et d’insuline après ingestion par les sujets d’un placebo (groupe test) et d’une dose d’ANABOLIC PUMP™ (groupe contrôle). Le niveau de glucose dans le sérum sanguin diminue plus rapidement dans le groupe test, et la sécrétion d’insuline est moindre que dans le groupe placebo, ce qui tend à démontrer qu’ANABOLIC PUMP™ est conforme aux attentes de ses concepteurs.

En laboratoire, si l’on en croit cette étude réalisée sur mesure, ANABOLIC PUMP™ fonctionne. Mais en conditions réelles, sur un athlète lambda, les effets sont-ils mesurables et vérifiables ? Autour de ce supplément, le marketing a été particulièrement agressif, et on peut lire chez certains vendeurs des arguments de vente frisant le ridicule : un « genetic equilizer » (« égaliseur génétique »), permettant de construire du muscle sec tout en perdant du gras, et de faire l’expérience d’une congestion sans commune mesure avec celle offerte par les boosters d’oxyde nitrique. Un supplément faisant quasiment jeu égal avec des molécules interdites, catégorisées comme dopantes. Qu’en penser ? Une fois de plus j’ai fait le test.

AP6

Mon ressenti :

En essayant ANABOLIC PUMP™, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, n’ayant jamais testé de répartiteur nutritionnel par le passé ( ou Insulin mimicker, ou SIMS…) : selon les concepteurs et les vendeurs, ANABOLIC PUMP™ permet d’améliorer sa composition corporelle, en favorisant la croissance de la masse maigre au détriment du tissu adipeux : en favorisant la récupération musculaire et en accroissant la capacité à utiliser le « potentiel anabolisant de l’insuline au maximum, ANABOLIC PUMP™ serait la meilleure alternative aux produits dopants illégaux. Là, vous m’avez perdu, ce type d’arguments commerciaux à tendance à m’agacer. Qu’y-a-t-il de vérifiable dans ces allégations ?

J’ai obtenu deux pots d’ANABOLIC PUMP™, soit un mois et demi de supplémentation puisque USP LABS précise qu’il faut prendre une capsule par jour 15 à 20 minutes avant un repas contenant des glucides la première semaine, puis 3 capsules par jour avant les principaux repas en suivant les mêmes modalités. J’ai suivi ces instructions, et j’avoue que je n’ai pas été impressionné par les résultats la première semaine. En revanche, à partir de la deuxième semaine, avec 3 capsules par jour, j’ai pu ressentir de subtils effets : tout d’abord, une dizaine de minutes après la prise de la gélule, et donc avant le repas, une sensation de faim plus prononcée, comme besoin d’ingurgiter des glucides rapidement. Ensuite, un aspect musculaire un peu plus « plein », ce qui est logique si la synthèse du glycogène est optimisée.

Ma principale déception a été la congestion promise : lors de certaines séances j’ai effectivement fait l’expérience d’un « pump » sympathique, mais rien de transcendant, en tout cas rien d’inaccessible avec un bon booster chargé en citrulline et bêta-alanine.

En fait je me suis véritablement rendu compte de l’efficacité d’ANABOLIC PUMP™ une fois le test achevé. En conservant les mêmes apports en glucides que pendant le test, mon tour de taille s’est épaissi, tout comme mon taux de masse adipeuse, et cela dès la première semaine après la fin de la « cure ». J’en conclus donc qu’ANABOLIC PUMP™ m’a permis de charger sur les glucides pendant un mois et demi, tout en limitant la prise de gras, et de prendre de la masse rapidement (deux kilos sur la balance, sans modifier négativement ma composition corporelle.

Conclusion :

ANABOLIC PUMP™ est un bon produit, basé sur une composition solide donc l’efficacité est appuyée par au moins une étude concluante. Les résultats sont vérifiables, en tout cas en ce qui me concerne, même s’ils sont variables selon les utilisateurs. En consultant des dizaines d’avis sur des sites américains, on peut voir que certains consommateurs font l’expérience d’une congestion phénoménale quand la séance a été précédée d’un repas glucidique optimisé par une prise d’ANABOLIC PUMP™, alors que d’autres se plaignent d’avoir payé cher un supplément totalement inefficace. Puis-je recommander ANABOLIC PUMP™ ? Tout dépend de votre profil. Si vous êtes débutant, que votre diète est correcte, vous pouvez vous en passer. Si vous mangez KFC et McDONALD’S régulièrement, et que votre collation postworkout se compose d’un savant mélange de Pépitos et de Granolas, vous pouvez aussi en faire l’économie, vous jetterez votre argent dans les toilettes. Si vous êtes un athlète sérieux, très strict quant à la diète, dans l’optique d’une recomposition corporelle, d’une prise de masse propre, ou de la préparation d’une compétition, ANABOLIC PUMP™ peut être un allié de poids. Cependant, gare au miroir aux alouettes : il s’agit d’un SUPPLÉMENT, son objectif est de vous aider à atteindre le meilleur de vous-même naturellement. USP LABS étant une marqué réputée pour son sérieux, et ANABOLIC PUMP™ étant un précurseur dans cette nouvelle classe de suppléments, les vendeurs s’en donnent à cœur joie, avec des prix allant de moins de 25€ à 50€ (parfois plus !) par bouteille. Il faut savoir raison garder !

 

NOTE : 8,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients et valeurs nutritionelles :

Anabolic Pump 60 gellules

Information nutritionnelle Anabolic Pump 60 gellules

Quantité de la portion: 1 capsule

Nombre de portions: 60

Par portion – Mélange breveté

750 mg: Phellodendron (écorce), Crêpe Mertle (Lagerstroemia Speciosia) (souches) (Extrait)

Autres ingrédients: Gélatine, Amidon de maïs, Stéarate de Magnésium, FD & C Yellow n ° 5, FD & C Red # 40

Instructions Anabolic Pump

Comme supplément alimentaire, prendre 1 capsule deux fois par jour, 15-20 minutes avant un repas contenant des glucides. Avoir un intervalle d’au moins 4 heures entre chaque dose.

 

Avertissement Anabolic Pump : Ce produit n’est pas déstiné à être utilisé par les personnes de moins de 18 ans. Les femmes enceintes ou allaitantes devraient éviter ce produit. Consultez votre professionnel da snaté avant d’utiliser ce produit, spécialemennt si vous prenez des médicaments soumis à ordonnance ou en vente libre, des suppléments alimentaire ou si vous souffrez de problèmes de santé préexistants incluant entre autre : une forte ou faible pression sanguine, de l’arythmie cardiaque, des tremblements, des troubles du coeurs, du foie, des reins, ou de la thyroide, des troubles épiléptiques, des troubles psychiatriques, du diabètes, des difficultés à uriner due à un élargissement de la prostate ou si vous prenez des inhibateurs MAO-B ou tout autres médicaments. Arretez la consommation et consultez votre professionnel de santé si vous souffrez de quelques réaction secondaire suite à la prise de ce produit. Ne pas consommer si le bouchon de sécurité est cassé ou manquant. Garder hors de la portée des enfants. Ces indications n’ont pas été évaluées par l’administration des médicaments et de la nutrition (Food and Drugs Admnistration). Ce produit n’est pas indiqué pour diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladies que cela soit.

 

Note importante: nous vous conseillons de consulter un médecin ou un nutritionniste si vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir consommer ce produit sans risques.

 

[1]Liu F, Kim J, Li Y, Liu X, Li J, Chen X, An extract of Lagerstroemia speciosa L. has insulin-like glucose uptake-stimulatory and adipocyte differentiation-inhibitory activities in 3T3-L1 cells, in J Nutr. 2001 Sep;131(9):2242-7.

[2] Zhou L, Yang Y, Wang X, Liu S, Shang W, Yuan G, Li F, Tang J, Chen M, Chen J, Berberine stimulates glucose transport through a mechanism distinct from insulin Metabolism, in 2007 Mar;56(3):405-12.

[3] Robert E. Canale, Tyler M. Farney, Cameron G. McCarthy, and Richard J. Bloomer, A Blend of Phellodendron and Crape Myrtle Improves Glucose Tolerance in Exercise-Trained Men, in Nutr Metab Insights. 2011; 4: 39–47.

 

 

Mon avis sur : GH SURGE

gh1

Marque: SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperienceteam

L’hormone de croissance (Growth hormone en anglais, soit GH en abrégé, ou HGH, human growth hormone), est une hormone polypeptidique (donc composée de plusieurs peptides, molécules comprenant au moins deux résidus d’acides aminés reliés par la liaison peptidique) de 191 acides aminés, secrétée la partie antérieure de l’hypophyse et plus particulièrement par les cellules somatropes, d’où les appellations de somatotropine ou de somatropine qui sont également données à l’hormone de croissance.

Hormone naturellement secrétée par le corps humain (dans le cas de l’hormone de croissance humaine, chaque espèce ayant sa déclinaison, par exemple la somatropine bovine – STB –  pour les bovins), sa seule évocation est dans certains pays est entachée d’opprobre, en raison d’une part du scandale de l’hormone de croissance contaminée qui a éclaté à la fin des années 90 et qui a donné lieu à des procès retentissants en France notamment, d’autre part aux nombreuses dérives liées à l’utilisation de somatotropine « naturelle » puis synthétique (hormone de croissance recombinée) dans certains milieux sportifs de haut niveau.

Ce qu’oublient les médias de masse en nous rebattant encore et toujours les oreilles avec les mêmes inepties, c’est que l’hormone de croissance est avant tout une hormone produite naturellement par le corps humain, essentielle pour la reproduction cellulaire et donc pour sa croissance, ainsi que pour sa santé. Si la production non régulée de cette hormone est pathologique, impactant la taille des os et des organes, et l’état de santé général de celles et ceux qui en souffrent (acromégalie, gigantisme), sa déficience conduit au nanisme, terme désignant une insuffisance de croissance pouvant avoir comme origine une insuffisance hypophysaire.

gh2

Encore une fois, les déformations et approximations médiatiques se révèlent nuisibles, car entretenir des niveaux sains d’hormone de croissance naturelle permet à tout à chacun et en particulier aux sportifs, de bénéficier d’un meilleur sommeil (et vice-versa), d’une meilleure récupération post-effort, et de mieux vieillir.  Comment un tel miracle est-il possible ? Et bien à  proprement parler il ne s’agit pas d’un miracle, mais avant tout d’hygiène de vie. Pratiquer une activité sportive intense et régulière et en particulier certains exercices, impliquant le maniement de charges lourdes, permet d’optimiser sa production naturelle de « GH ». Cette production est également influencée par la nutrition, et par la qualité du sommeil, la majeure partie de l’hormone de croissance endogène étant produite la nuit, durant les phases de sommeil profond. Il a en effet été mis en évidence qu’un sommeil profond et suffisant influait positivement sur la sécrétion nocturne d’hormone de croissance (mais pas seulement, puisque la prolactine, l’hormone lutéinisante et les hormones thyroïdiennes aussi sont concernées), et que la privation de sommeil entraîne des conséquences inverses[1].

On sait que certaines substances naturelles ou artificielles auraient la capacité (réelle ou supposée/fantasmée) d’induire une augmentation de la sécrétion de cette hormone : les secretagogues. On trouve dans cette catégorie des acides aminés, des extrais végétaux, et des substances de synthèse, illégales à la vente et à l’achat dans la plupart des pays et interdits aux athlètes participant à des compétitions. Les moins onéreux, et les plus accessibles, restent donc les acides aminés. Les recherches menées dans ce domaine ont principalement porté sur la L-lysine, la L-arginine, et la L-ornithine. La glycine pourrait compléter utilement ce trio de tête, classiques des « boosters de GH » naturels.

GH SURGE (littéralement « poussée de GH ») de SCITEC NUTRITION® est donc l’un des produits que la marque a lancé sur le marché dans cette gamme, avec son T/GH. Pour illustrer les publicités de ce différents produits, SCITEC NUTRITION® utilise les visuels de son athlète IFBB pro Cédric McMILLAN, qui n’en doutons pas un seul instant a eu recours à GH SURGE pour se batir son physique de titan. Business is business.

Au-delà de ces propos aigre-doux, que penser de GH SURGE ? Des études menées sur la combinaison L-lysine, la L-arginine et  L-ornithine concluent que celle-ci pourraient induire un modeste pic d’hormone de croissance entre 30 et 90 minutes après son ingestion, chez des hommes jeunes. D’autres réfutent cette hypothèse, mettant en avant l’inefficacité de cette combinaison, en particulier avant un exercice de résistance. Si l’on souhaite retenir les éléments positifs concernant ce « combo », retenons que s’il semble contre-productif quand il est absorbé autour de la séance, il pourrait avoir un impact positif sur la production endogène de GH pris au repos et l’estomac vide.

Mon ressenti :

On ne va pas se mentir : après un mois de test de GH SURGE à raison de deux doses par périodes de 24h, je ne peux faire état d’aucun ressenti particulier. J’ai opté pour une dose de trois comprimés le matin au réveil, et une autre au moment du coucher.  Pour autant je ne me sens pas plus mal qu’avant, ma récupération post-séance est correcte, bref je me porte bien. GH SURGE participe-t-il à mon bon état de santé général… Je pense que cela relève plus du domaine de la foi que de celui de la science.

gh3

Conclusion :

GH SURGE est un produit qui surfe sur les quelques études avançant la possible augmentation de la sécrétion de GH endogène chez l’homme du fait de la consommation de la combinaison L-lysine, L-arginine, et L-ornithine. S’il existe une clientèle, SCITEC NUTRITION® aurait tort de s’en priver. A mon avis, on peut tout à fait se passer de ce complément. Si l’on souhaite se rassurer sur sa production d’hormone de croissance, se donner un petit plus imperceptible sur le court et moyen terme, ou si vous bénéficiez d’une offre spéciale sur ce produit (si on vous l’offre dans un package par exemple, ce qui a été mon cas), pourquoi pas. Son prix est modique, généralement aux alentours de 10€, parfois moins (certaines boutiques en ligne le vendent à 15€, c’est trop cher pour trois acides aminés timidement dosés, navré). N’en attendez pas grand-chose, vous ne serez pas déçu.

[1] Notamment : Neuroendocrinological investigations during sleep deprivation in depression. II. Longitudinal measurement of thyrotropin, TH, cortisol, prolactin, GH, and LH during sleep and sleep deprivation, Baumgartner, Riemann D, Berger M. in Biol Psychiatry. 1990 Oct 1;28(7):569-87

 

NOTE : 5/10

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Une dose : 3 gélules

Par dose %AJR

L-arginine HCL   1050mg                †

L-lysine HCL       525mg  †

L-ornithine HCL                525mg  †

AJR non déterminés

 

Ingrédients:

Chlorhydrate de L-arginine, chlorhydrate de L-lysine, chlorhydrate de L-ornithine, tunique: gélatine, antiagglomérant: stéarate de magnésium, colorants: rouge allura AC**, bleu brillant FCF, dioxyde de titane.

 

GH SURGE est un complément alimentaire.

 

 

Mon avis sur : XT-BOL

XT BOL 1

Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai abordé dans plusieurs articles l’importance que revêt pour les hommes et pour les femmes, sportifs ou non, une balance hormonale équilibrée. Dans MON AVIS SUR : ROCKET TESTO BOOSTER, je confirmais ce que la plupart des lecteurs de MuscleXperience savent déjà: la testostérone est une hormone fondamentale pour l’homme, mais elle est également importante pour la femme (un taux de testostérone normale chez la femme est essentiel pour sa libido), et elle est généralement citée comme la principale hormone androgène, bien qu’elle ne soit pas la seule (la dihydrotestostérone, l’androstènediol, l’androstènedione ou l’androstérone sont également des hormones androgènes).

BODYMAXX SPORTSNUTRITION vient donc compléter sa gamme avec un complément destiné à favoriser un taux de testostérone normal : « normal testosterone levels, regulation of hormonal activity », nous déclare la marque, qui indique également que ce produit peut influer positivement sur la réduction de la fatigue, le métabolisme et le système nerveux.

Il faut toujours être prudent avec les suppléments destinés à « optimiser » naturellement la balance hormonale. Pourquoi ? Simplement parce qu’avec les hormones on arrive dans le domaine médical, que les fabricants de suppléments ne sont pas médecins, que nombre de composés vendus comme « boosters » sont de pures arnaques, et que les avis et retours que l’on peut trouver un peu partout sur le net relèvent souvent de ce que les anglo-saxons appellent « bro science » : la science des frères, ou des potes de salle de sport.

XT BOL 2

Quand un composé végétal m’est présenté comme la dernière innovation de la nutrition sportive, à même de multiplier plusieurs fois mes taux d’androgènes naturellement, je suis naturellement prudent : pour ma santé certes, mais également pour mon porte-monnaie. La démarche de BODYMAXX SPORTSNUTRITION est différente : on ne me promet pas monts et merveilles, mais simplement de maintenir ma production hormonale, malmenée par le stress ou les perturbateurs endocriniens environnementaux et alimentaires, à un niveau normal. Pour un supplément à base d’extraits végétaux et d’acides aminés, ce n’est déjà pas si mal. Let’s try it !

La liste d’ingrédients de XT-BOL correspond effectivement à ce que la marque communique autour de ce produit : pas d’esbroufe ni d’ingrédient mystérieux et innovant, pas de « proprietary blend » douteux, mais une composition qui a du sens pour un supplément de support hormonal masculin :

De l’acétyl-L-carnitine, ou ALCAR. Largement utilisée comme « fat burner » (voir mon article La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ?) , la carnitine a toute sa place dans un supplément destiné à soutenir l’équilibre hormonal, puisque son effet positif sur l’amélioration des symptômes lié au vieillissement chez l’homme a été mis en évidence, et même comparé à celui d’une thérapie hormonale de remplacement. Dans les deux cas, et contrairement au groupe placebo, une amélioration des érections nocturnes, une réduction de la fatigue et une amélioration de la fonction cardiovasculaire ont été notés. En outre, l’action au niveau cellulaire que j’ai abordé dans l’article précité joue également sur les récepteurs androgéniques de ces mêmes cellules : la carnitine, quelle que soit la forme sous laquelle elle est administrée (Propionyl-L-Carnitine, ALCAR, L-Carnitine-L-Tartrate) multiplie les récepteurs androgéniques, et accroît leur sensibilité. Enfin, de par son action antioxydante, elle possède une action positive sur la spermatogénèse.

xt b ol 3

XT-BOL affiche également dans sa composition un extrait de Tribulus terrestris, dosé à 1g pour 6 gélules. Si le Tribulus ne possède vraisemblablement pas la capacité d’agir sur les taux d’hormones androgènes, c’est un adaptogène éprouvé et un ingrédient de choix dans un stack destiné à accroître la vitalité et … la vigueur.

Au nombre des composants d’XT-BOL figure de la NAC, ou N-Acétyl-L-Cystéine (ou N-Acétylcystéine). C’est un acide aminé non essentiel qui stimule la production de glutathion, tripeptide aux vertus antioxydantes. Cela explique la popularité dont jouit la NAC dans les suppléments destinés à soutenir le fonctionnement du foie, ou à le détoxifier. La NAC fait d’ailleurs partie de certains protocoles médicaux suite à l’intoxication par certaines substances toxiques (mais pas seulement, puisque la NAC se retrouve également dans le traitement symptomatique des maux de gorge, elle fluidifie le mucus. Ce que l’on sait moins, c’est que son action antioxydante joue également sur la fonction testiculaire : des recherches ont prouvé que l’administration de NAC améliorait significativement la qualité du sperme chez les sujets en ayant consommé, par rapport au groupe placebo.

Pour finir, XT-BOL contient de l’arginine, classique dans les suppléments vasodilatateurs du fait de son action sur le taux d’oxyde nitrique, et qui possède, ainsi que le zinc que BODYMAXX SPORTSNUTRITION a judicieusement inclus dans sa formule, une action protectrice sur les testicules, qui synthétisent la grande majorité de la testostérone chez l’homme. Du magnésium, de la vitamine B6 et de la vitamine C viennent compléter ce cocktail.

XT BOL 4

Mon ressenti :

Je ne qualifierais pas XT-BOL de BODYMAXX SPORTSNUTRITION de « booster de testostérone », car ce n’en est pas un. Ces « boosters » sont bien souvent des compilations sans fin de micro doses d’extraits végétaux tous plus exotiques les uns que les autres, aux effets incertains, et dont le mélange n’est pas forcément indiqué. Leur composition est fréquemment dictée par des effets de modes, intégrant le dernier ingrédient à la pointe, qui quelques mois ou années plus tard fera l’effet d’un pétard mouillé tant on en avait vanté (à tort) les prétendus mérites. Il est nécessaire de garder à l’esprit qu’ici on parle de suppléments, et en aucun cas de produits dopants. L’objectif est donc d’obtenir le meilleur de nous-mêmes naturellement et légalement, et de prendre soin de notre corps et de notre santé. Etre massif est veineux c’est bien, le rester longtemps c’est encore mieux.

XT-BOL s’inscrit parfaitement dans cette démarche : protéger « le site de production » de la testostérone chez l’homme, pour en assurer une synthèse normale. Mon ressenti a été plutôt positif durant mon test, et il me semble avoir expérimenté un certain regain d’énergie et un sentiment de bien-être général. Seul bémol, le dosage : il faut avaler 6 comprimés par jour, le flacon part donc assez vite. C’est la contrepartie d’un dosage correct, puisque on a quand même un gramme de carnitine, un gramme de vitamine C, 400mg de NAC et 300mg d’arginine.

Conclusion :

Pas d’esbroufe, de la précision et de la technicité dans la formulation, XT-BOL est un produit qui m’a donné satisfaction, car mes attentes n’étaient pas irréalistes : ce que j’en attendais, c’est simplement de trouver un supplément à même de me garantir le meilleur rendement

naturellement, en dépit d’un mode de vie urbain (stress, pollution) et actif (fatigue, manque de sommeil). Pour ceux qui cherchent à dépasser les limites physiologiques, ou qui sont séduits par les chimères comme « l’augmentation naturelle de votre taux de testostérone de 300% en 10 jours », passez votre chemin, XT-BOL n’est pas pour vous. Si en revanche vous prenez soin de ce que la nature vous a donné, et que vous souhaitez entretenir au mieux votre capital hormonal naturel le plus longtemps possible … Pourquoi ne pas se laisser tenter ?

NOTE : 8/10

 

Composition et valeurs nutritionnelles : Pour 6 gélules

Acétyl-L-Carnitine 1000g
Tribulus terrestris 1000g
NAC (N-Acetyl-L-Cystéine) 400mg
L-Arginine 300mg
Vitamine C 1000mg
Vitamine B6 (Pyroxydine Hydrochloride) 11mg
Magnésium Chelate

  • magnésium
75mg

26mg

Zinc 24mg

Ingrédients: Maltodextrine, acetyl-L-Carnitine, Tribulus terrestris fruit extract, Acide ascorbique, gélules (gelatin, purified water, colorant – dioxyde de titane), magnesium chelate, NAC (N-Acetyl-L-Cystéine), L-Arginine, Zinc oxide, Pyroxidine Hydrochloride.

Article sponsorisé

La maca, Viagra péruvien ?

img_4018

Par Alex, MuscleXperience team

La maca (Lepidium meyenii Walpers) est une plante de la famille des Brassicaceae (également dits crucifères, intégrant les choux, navets, raifort etc), originaire des hautes Andes péruviennes. Elle est cultivée et consommée depuis le néolithique dans les Andes péruviennes, en haute altitude (elle l’est également dans une moindre mesure en Bolivie). Elle est traditionnellement utilisée dans l’alimentation locale (en mangeant le tubercule frais, séché ou sous forme de gruau, même si on trouve aujourd’hui des boissons et même des chips à la maca) ainsi que comme plante médicinale en raison des vertus qu’on lui attribue : elle aurait un effet tonique sur l’organisme, et plus particulièrement sur l’appareil reproducteur tant masculin que féminin. En clair, ce serait un stimulateur de la fertilité mais aussi de la libido.

La maca connaît une popularité grandissante depuis quelques décennies en raison de sa réputation d’aphrodisiaque. On la surnomme ainsi parfois le « viagra péruvien », mais également le ginseng péruvien car elle partagerait avec ce dernier sa qualité d’adaptogène.

Il y encore quelques années la maca en tant que supplément alimentaire était cantonnée aux magasins de produits biologiques et aux préparations formulées pour renforcer naturellement le désir sexuel et les capacités érectiles… avec plus ou moins d’efficacité. Son apparition dans les produits destinés aux sportifs est récente. Elle peut néanmoins faire sens en vertu des vertus prétendument adaptogènes et toniques précitées. Mais on retrouve également de l’extrait de maca dans des formules censées maximiser naturellement le taux de testostérone. Que penser de cette utilisation du «viagra péruvien» ?

Je ne sais pas vous mais moi je suis intrigué par un point. Dans les pays occidentaux, les préparations contenant de la maca affiche quelques grammes voire quelques milligrammes de ce tubercule plein de promesses. Mais au Pérou, l’utilisation traditionnelle qu’en font certaines populations andines va de la dizaine à la centaine de grammes. Ça doit en faire de sacrés chauds lapins, non ? Je pense donc qu’avant tout il faut relativiser les surnoms et qualificatifs à usage promotionnel. Promouvoir les cultures des petits producteurs locaux, c’est louable. Mais il faut être honnête, la maca n’a rien à voir, même de loin, avec le citrate de sildénafil contenu dans la pilule bleue mise sur le marché par Pfizer en 1998. Le rapprochement est donc sympathique mais abusif.

Le Viagra comme les autres médicaments de la classe des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (PDE5) empêche la destruction de la guanosine monophosphate cyclique (GMPc) qui ainsi maintient la concentration de monoxyde d’azote responsable de l’érection. Le citrate de sildénafil n’est pas le seul composé à avoir ces propriétés: dans la classe des inhibiteurs de synthèse de la PED5 on compte également le tadalafil, le vardénafil et l’avanafil. En outre, certains extraits végétaux ont également des propriétés similaires, quoi que dans de moindres proportions: c’est le cas de l’Epidemium (fleur des elfes ou horny goat weed) et d’un de ses flavonoïdes en particulier, l’icariine. Ce serait également celui du Tribulus terrestris (voir Le Tribulus terrestris au-delà du mythe). La maca, quant à elle n’a pas de propriétés inhibitrices de la PED5, elle n’agit pas sur la GMP cyclique et n’a donc, a priori, pas d’effets sur l’érection. A moins que …

Le Lepidium meyenii Walpers a fait l’objet de nombreuses études, dont plusieurs suggèrent un effet positif sur la dysfonction érectile et sur la fonction sexuelle chez la femme ménopausée. La réputation ancestrale de cette plante doublée de ces résultats encourageants a évidemment incité l’industrie de la nutrition sportive à s’engouffrer dans la brèche. Pourtant, il est désormais prouvé que la maca n’a aucune influence hormonale¹², si sur les taux de testostérone ou de testostérone libre, ni sur les taux d’estradiol. L’utilisation de l’extrait de maca dans des produits censés augmenter naturellement le taux de testostérone est donc sujette à caution. Est-elle pour autant bonne à reléguer au cimetière des suppléments inutiles et n’ayant pas tenues les promesses (trop belles pour être vraies) de l’industrie ? Ma réponse est négative.

fullsizerender

Tout d’abord, si la maca n’a pas d’effet hormonal, elle n’en reste pas moins un véritable super aliment contenant du calcium, du potassium, du fer, de l’iode, du manganèse, du zinc, du sélénium, du magnésium, de l’acide malique, les vitamines B1, B2, B12, C, D3, E, et P ainsi que 19 acides aminés. Rien que pour ce contenu riche en nutriments, la maca est intéressante en tant que cocktail mutivitaminé naturel.

C’est en outre un aphrodisiaque éprouvé : même si cela est indépendant d’une quelconque influence hormonale, l’effet de la maca sur le désir sexuel semble être indubitable, ce qui se manifeste par une fréquence plus importante des rapports. Plusieurs études ont conclu dans ce sens, même si la méthodologie utilisée a pu être questionnées, et si des doutes subsistent quant aux dosages utilisés, au type de maca testé sur les sujets et à la qualité des extraits.

Ensuite, la consommation de maca semble être capable d’améliorer la qualité du sperme et donc d’impacter positivement la fertilité³. Remémorons-nous les légendes ancestrales, les indiens péruviens conseillant aux premiers colons espagnols (qui les exploitaient allégrement) de donner de la maca aux animaux qui avaient du mal à se reproduire. Si c’est valable pour les ânes ou les chevaux, ça devrait l’être pour nous, non ?

En réalité, il est à l’heure actuelle impossible de comprendre précisément quels sont les mécanismes à l’œuvre avec le « ginseng péruvien ». Si l’on ne peut ignorer les nombreux retours positifs, l’utilisation traditionnelle dont elle fait l’objet en tant que plante médicinale et les quelques études sérieuses soutenant un effet certain sur la libido et la fertilité, il est nécessaire de garder une certaine réserve vis-à-vis des extraits végétaux vendus à toutes les sauces et porteurs d’innombrables promesses. Pour avoir avalé des dizaines de grammes de maca de types et de qualités diverses sous des formes variées, je peux affirmer que cette plante, aussi bénéfique et riche en nutriments qu’elle soit, n’a rien de commun avec les inhibiteurs de la PED5 de synthèse, et cela quel que soit le dosage utilisé. Cependant, il faut garder à l’esprit que mère nature protège bien ses secrets, et qu’une plante comme la maca renferme des centaines de phytocomposants, que l’on découvre progressivement, mais dont la très grande majorité nous est inconnue. Les effets « aphrodisiaques » de la maca peuvent trouver leur source dans un flavonoïde pour l’instant non identifié, ou dans un alcaloïde, ou dans une synergie opérée entre plusieurs de ses phytocomposants. Dans le doute, et au vu des résultats prometteurs, du prix de la maca et de sa disponibilité, je ne vois pas de raison de s’en priver: la maca peut totalement trouver sa place dans une routine de suppléments destinée à se maintenir dans une bonne forme générale, voire à accroître la vitalité et la vigueur sexuelle. Pour ma part, j’expérimente de vrais bénéfices dès 1,5g par jour, même si le dosage qui me convient le mieux se situe quelque part en 5 et 10g quotidiens.   

On pourra par exemple l’inclure dans un stack avec de l’horny goat weed ou du Tribulus qui ont une influence directe sur la fonction érectile, ou avec de l’extrait de fenugrec ou de muira puama, et avec quantité d’autres extraits intéressants donc les effets peuvent agir en synergie avec la maca. Un « viagra péruvien », peut-être pas, mais une arme de plus dans l’arsenal des hommes et des femmes(4) à la recherche de la performance, sûrement.

1 Gonzales GF, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C, Castillo S. Effect of Lepidium meyenii (MACA) on sexual desire and its absent relationship with serum testosterone levels in adult healthy men, Andrologia. 2002 Dec;34(6):367-72.

2 Gonzales GF1, Córdova A, Vega K, Chung A, Villena A, Góñez C., Effect of Lepidium meyenii (Maca), a root with aphrodisiac and fertility-enhancing properties, on serum reproductive hormone levels in adult healthy men, J Endocrinol. 2003 Jan;176(1):163-8.

3 Gonzales GF1, Cordova A, Gonzales C, Chung A, Vega K, Villena A., Lepidium meyenii (Maca) improved semen parameters in adult men, Asian J Androl. 2001 Dec;3(4):301-3.

4 Les hommes ne sont pas les seuls à posséder des corps caverneux, et donc à pouvoir expérimenter les bienfaits des extrais végétaux susmentionnés.  

 

Mon avis sur : TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA

Marque : BODY MAXX NUTRITION

img_0273
Par Alex, MuscleXperience team

Dans l’article que j’ai consacré au Tribulus terrestris, Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, j’ai expliqué pourquoi cet extrait végétal à la fois largement plébiscité par nombre d’athlètes naturels et controversé voire dénigré par d’autres mérite que l’on s’intéresse à lui.

Si le Tribulus terrestris est omniprésent dans les « boosters de testostérone » commercialisés par la plupart des marques de nutrition sportive, quelques rapides recherches menées sur des forums de musculation francophones vous renverront souvent les mêmes échos : le Tribulus ne « marche pas » ; et bien cette assertion répétée avec tant de conviction, en plus d’être mal formulée, n’est pas vraie.

Je suis toujours sceptique vis-à-vis de l’argument d’autorité (cette plante est utilisée depuis 2000 ans dans différentes pharmacopées traditionnelles, donc les plus anciennes, la pharmacopée chinoise et ayurvédique : c’est qu’elle doit être efficace), voire carrément méfiant vis-à-vis des contes de fée botaniques et autres légendes ancestrales appliquées à la supplémentation sportive (« cet extrait végétal, déjà utilisé dans les antiques remèdes druidiques… ») dont la valeur scientifique est proche de zéro et qui le plus souvent sont utilisés à des fins de marketing tapageur.  Il faut cependant bien reconnaître que souvent l’utilisation traditionnelle de telle ou telle plante (cela vaut pour les composés organiques ou minéraux) nous met sur la piste d’extraits aux vertus prometteuses. En conservant la distance et la rigueur nécessaires à une étude de fond, on peut examiner ces composés au cas par cas, et séparer ceux qui recèlent un potentiel indéniable (le maca, le mucuna pruriens, le ginseng sibérien ou non, et également le tribulus, à l’instar de centaines d’autres), de ceux qui constituent une ancestrale arnaque, doublée bien souvent d’un désastre environnemental (non, ingurgiter de la poudre de corne de rhinocéros n’a jamais donné d’érection à qui que ce soit où alors par un pur effet placebo: autant manger ses cheveux, c’est également de la kératine donc c’est tout aussi inutile et ça ne conduit pas une espèce entière à l’extinction).  

img_0276

Nombre de débutants se lancent dans une « cure » de Tribulus comme s’il s’agissait d’un cycle de stéroïdes, en en attendant les mêmes effets. Forcément ; ils encourent une inévitable déception.  Cependant, si vos attentes sont proportionnées à ce supplément, vous pourriez être agréablement surpris par le résultat.

La Tribule terrestre, également appelée « Croix-de-Malte » ou puncture vine en anglais est une plante appartenant à la famille des Zygophyllaceae. C’est son fruit qui est le plus souvent utilisé dans les préparations commercialisées comme optimisateurs hormonaux, et TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA ne fait pas exception. Le Tribulus contient un grand nombre de phytoconstituants dont des saponines, des flavonoïdes, des alcaloïdes, des phytostérols, des sucres des acides etc. Ses principes actifs les plus mis en valeur par l’industrie de la nutrition sportive sont les saponines, dont la composition phytochimique ressemble à celle des stéroïdes.  Le Tribulus en contient une myriade : les fameuses protodioscin et prototribestin, mais également les TerrestrosinsA-E,terrestrosins F-K, neotigogenin, desgalctotigonin, F-gitonin, ruscogenin, desglucolanatigonin, gitonin, diosgenin, hecogenin, chlorogenin, Tribulosaponin A-E, Isoterrestrosin-B et 25-D spirosta-3,5 diene.

Pourquoi consommer un extrait de Tribulus quand on est un athlète ? La question peut paraître simple, la réponse l’est beaucoup moins. Dans les années 1980, le Tribulus a fait la renommée des haltérophiles bulgares, dont on attribuait les performances à la consommation de ce supplément. Plusieurs études datant de cette époque ont confirmé un effet positif sur la performance, les taux de certaines hormones androgènes, et les vertus « adaptogènes » du Tribulus, c’est-à-dire la capacité induite par la consommation de cet extrait à mieux résister aux divers stress (physique, psychologique) environnementaux. Aujourd’hui, bien qu’une myriade d’études ait été menée à la fois sur des animaux et des humains pour confirmer ou infirmer ces supposés effets hormonaux, les résultats sont toujours contrastés d’une étude à l’autre.  Certaines ont cependant bien mis en évidence une augmentation significative de la production hormones stéroïdes (testostérone, dihydrotestostérone mais aussi DHEA) consécutive à un traitement avec un extrait de Tribulus.

Ce qui n’est pas sujet caution, c’est la capacité du Tribulus terrestris à augmenter la production d’oxyde nitrique dans l’organisme, est particulièrement au niveau des fibres musculaires lisses des corps caverneux de la verge… ce qui expliquerait son effet aphrodisiaque. Il a été démontré qu’une supplémentation de Tribulus était en capacité d’augmenter la fréquence des rapports sexuels, et un cas de priapisme imputable  à même été rapporté.

Après, reste à définir le dosage adapté. Bien évidemment il s’agit d’un choix individuel dépendant du ressenti de chacun. Le Tribulus terrestris ne fait pas partie de ma routine tout au long de l’année, mais j’en fais des cures à raison de six mois cumulés, généralement de deux ou trois mois avec des interruptions de durée équivalente. Après avoir testé différents protocoles et différentes références, j’ai arrêté la dose efficace pour moi entre deux et quatre grammes, et je suis généralement plus proches des quatre. Le souci majeur de ce type de supplément et qu’il est généralement dosé à 500mg par gélules, plus rarement un gramme. Puisque la majorité d’entre nous avalons déjà des poignées de gélules tous les jours (entre les omégas 3, 6, les BCAA, la L-carnitine … ça commence à faire beaucoup), cela fait encore quatre voire huit gélules ou comprimés supplémentaires. Je privilégie donc toujours les extraits de qualité, disponibles dans un format adéquat, c’est-à-dire bien chargés.

Quand j’ai lu sur l’étiquette du Tribulus proposé par la marque BODY MAXX NUTRITION, dont la ISO WHEY m’avait plutôt impressionné par sa qualité, la mention « EXTRA STRONG FORMULA », j’ai voulu vérifier par moi-même…

img_0275

Mon ressenti :

Effectivement, deux grammes par comprimé, quatre grammes pour deux, le dosage est idéal. Un le matin avec mes blancs d’œufs et mes flocons d’avoine, l’autre avant de me coucher pour faciliter la récupération nocturne, c’est simple et efficace. On peut évidemment se contenter de deux grammes par jour, le dosage habituellement conseillé (sans qu’aucun dosage recommandé par les autorités de santé n’existe, puisqu’il ne s’agit pas d’une vitamine ou d’un oligo-élément) étant situé quelque part entre 500mg et 1,5 voire deux grammes. Cela n’engage que moi (et je ne prends pas trop de risques, la limite de sécurité concernant le Tribulus est élevée comme je l’indique dans mon article Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, pour peu que l’on ne souffre pas de pathologies hépatiques, rénales, ou d’autres affections – si c’est le cas il est préférable de consulter un médecin avant de consommer ce supplément), j’ai effectué le test à quatre grammes par jour, pendant un mois,  la boîte contenant 60 comprimés.

Il est évidemment toujours difficile de jauger les résultats de ce type de suppléments, souvent subtils. Non, je n’ai pas pris dix kilos de muscles secs, veineux et striés, je n’ai pas non plus perdu mes cheveux ou uriné violet ou vert. Par contre j’ai encaissé une période de fatigue très importante due à mon rythme de vie actuel sans broncher, en dormant peu et en m’entraînant six jours par semaine à raison d’une heure et demie par séance ; et en augmentant mes calories issues des glucides (c’est la période), sur un mois j’ai réussi à prendre pas loin d’ 1,5kg , dont très peu de gras (c’est la balance impédancemètre qui le dit).  

Est-ce entièrement dû à TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA ? Je ne le crois pas. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA a ti-il contribué à cette prise de muscle ? Je le crois. Des entraînements durs, une récupération correcte, une congestion  intense malgré la fatigue, un sommeil profond et une prise de gras pratiquement nulle. Sans oublier… une libido plus que satisfaisante.

img_0274

Conclusion :

BODY MAXX NUTRITION nous livre donc un Tribulus de qualité, uniquement élaboré à partir du fruit et donc pas des parties aériennes le plus souvent moins riches en saponines, dans un conditionnement optimal.

A titre de comparaison, le Tribulus proposé par PEAK NUTRITION est disponible en gélules d’un gramme, dont seulement 750mg de Tribulus , le reste étant composé d´extrait de Saw-Palmetto ou palmier nain (utilisé pour son action inhibitrice de l’enzyme 5-alpha-reductase qui est responsable de la conversion d’une fraction de la testostérone en androstanolone ou dihydrotestostérone , soit une hormone plus anabolisante et plus androgénique que la testostérone… ajout totalement inutile dans ce type de supplément) de zinc et de vitamines, et le TRIBULUS MAXIMUS de BIOTECH USA, déjà l’un des plus dosés disponibles actuellement, contient « seulement » 1500mg de Tribulus par gélule. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est un produit bien conçu, simple et sans fioritures ce qui semble être la marque de fabrique de BODY MAXX NUTRITION : on a ce que l’on veut acheter, pas de vitamines additionnelles, pas de minéraux censés agir (à tort ou à raison) en synergie avec le Tribulus… Seul petit bémol, le taux de saponines (dont protodioscine) n’est pas indiqué, un oubli qui gagnerait à être réparé puisque les extraits de Tribulus récoltés en Europe centrale (Bulgarie, Macédoine) affichent des taux de protodioscine parmi les plus élevés du monde… et que la matière première de TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA provient justement de Bulgarie. TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est un produit de qualité, à un prix décent (moins de 30€), dans le conditionnement le plus dosé du marché. Rien à ajouter !

NOTE : 9/10

Valeurs nutritionnelles:

Tribulus Terrestris Extract (100% fruit) : Pour un comprimé : 2000mg  /  Pour deux comprimés : 4000mg

Ingrédients: Tribulus Terrestris Extract (100% fruit), microcrystalline cellulose, magnesium stearate, silicon dioxide

Retrouvez BODYMAXX SPORTS NUTRITION sur Instagram et Facebook

TRIBULUS EXTRA STRONG FORMULA est disponible en ligne chez FIGHT FITNESS EQUIPMENT

Article sponsorisé