Mon avis sur : BODYTHERM

BODYTHERM 1

Marque : BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, Musclexperienceteam

Déjà le printemps, bientôt l’été, et il promet d’être chaud dans tous les sens du terme. Que l’on recherche à faire disparaître ces petites poignées d’amour héritée de cheat meals incontrôlés, ou que l’on cherche à assécher un peu plus un physique déjà affuté, un brûleur peut parfois donner un petit coup de pouce non négligeable (sans remplacer une bonne diète ni un entraînement sérieux, vous connaissez le refrain par cœur). Parmi les produits disponibles sur le marché européen actuellement  règne une grande disparité, à la fois au niveau de la qualité des produits et de leur prix. Cependant, avec les interdictions et les restrictions en cascade découlant des règlementations nationales et européennes, les ingrédients à la fois efficaces, légaux et inoffensifs pour la santé (à la condition d’être utilisés de manière responsable) se résument finalement à une liste assez restreinte d’extraits végétaux, d’acides aminés,  d’acides gras et de minéraux que l’on a tendance à retrouver dans la plupart des formulations.

Les objectifs sont également toujours les mêmes, favoriser le « déstockage » des triglycérides stockés dans les adipocytes (lipolyse), et leur utilisation comme source d’énergie (β-oxydation). Nous avons donc logiquement des composés favorisant la thermogénèse, c’est-à-dire l’augmentation du métabolisme basal, d’autres qui agissent comme régulateurs de la glycémie (chrome) ou de la lipidémie (niacine ou acide nicotinique). Certains composés agissent en amont pour capter les graisses alimentaires (c’est le cas du chitosan), ou pour en limiter le stockage et favoriser la masse maigre (comme l’acide linonéïque conjugué, CLA).

Les produits nous promettant ce type d’effets sont légion. Pour faire un choix, on peut évidemment faire confiance aux marques et aux vendeurs. On peut aussi lire les avis des utilisateurs, quand ils ne sont pas tronqués, et tout en sachant que leurs profils seront variés : certaines personne déclareront que tel ou tel supplément ne fonctionne pas, mais omettront de dire ou d’écrire qu’ils se sont gavés de junk food durant leur « cure ». D’autres encore adopteront un régime hypocalorique et hypoglucidique extrême, associé à beaucoup de cardio, et même si l’adjonction d’un « brûleur » ne leur a pas fait de mal, ils auraient tout à fait pu en faire l’économie. Il y a ensuite les sites qui vous proposent des avis et des tests, comme celui que vous consultez actuellement. C’est la bonne démarche (à condition qu’ils soient objectifs), même si cela ne vous affranchit pas de lire attentivement la composition du produit que vous vous apprêter à prendre. Tout est affaire de composition, de formulation et de dosages.

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Les produits de la marque européenne BODYMAXX sont généralement bien formulés, je n’ai jamais eu à m’en plaindre. Comme après l’hiver vient le printemps, après la masse vient le régime, et ainsi s’ouvre la période des tests de brûleurs de graisse. BODYTHERM, par BODYMAXX NUTRITION, ouvre le bal. Let’s try it !

Avant d’aller plus avant dans la description de la composition de BODYTHERM, je précise que j’ai utilisé l’intégralité de la boite contenant 90 comprimés avant de me lancer dans la rédaction de cet avis. A raison de trois comprimés par jour, la boîte correspond donc à une cure d’un mois. J’ai réparti les prises comme suit :

  • Un comprimé le matin entre le petit déjeuner et ma première collation.
  • Un comprimé l’après-midi après le déjeuner et environ une heure avant la collation près-entraînement.
  • Un comprimé avant l’entraînement.Les jours de repos, j’ai opté pour la répartition suivante : un comprimé vers 9h30 avec un café, un autre une heure avant le déjeuner (donc à 12h, déjeuner à 13h), et la dernière prise vers 14h (Je prends une collation légère vers 17h les jours de repos).Que dire de la composition de BODYTHERM ? En fait, BODYTHERM ne de distingue pas tant par l’originalité des composés utilisés que par leur sélection judicieuse et leur conjonction, créant une synergie intéressante. En outre, les dosages sont au point : ni trop (certaines marques vous balancent 500mg de caféine sur une journée en deux ou trois prises, c’est inutile voire dangereux), ni pas assez (les marques qui vous promettent un « proprietary blend » de 25 ingrédients sans indiquer les dosages exactes se moquent, hélas, souvent de vous).

Pour trois gélules de BODYTHERM de BODYMAXX NUTRITION nous avons:

  • 100mg de guarana, plante grimpante amazonienne contenant de la caféine à diffusion lente, causée par les polyphénols et les tanins de la plante, mais aussi de la de la théobromine (alcaloïde que l’on retrouve dans le cacao) et de la Théophylline, alcaloïde moins connu mais néanmoins lipolytique.
  • 200mg de ginseng sibérien, utilisé de longue date en médecine chinoise pour ses prétendues vertus énergisantes et anorexigènes (coupe-faim).
  • 300mg de café vert contenant 90mg d’acide chlorogénique, dont les effets sur le métabolisme des lipides a été mis en évidence dans plusieurs études[1].
  • 100mg de poivre noir, qui contient de la capsaïcine, responsable de la sensation de piquant sur la langue (ou sur la peau quand elle est concentrée, par exemple dans un spray de défense au poivre) connue pour stimuler la production de catécholamines, dont la libération dans le sang favorise le destockage des triglycérides à des fins énergétiques.
  • 100mg d’extrait de noix de kola, dont 10mg de théobromine, déjà présente dans le guarana. La noix de kola contient également de la caféine, des catéchines et des polyphénols dont certains possèdent des vertus antioxydantes.
  • 100mg d’extrait d’écorce de saule blanc. L’écorce du saule blanc affiche une forte teneur en acide salicylique, ou acide 2-hydroxybenzoïque, un isomère de l’acide hydroxybenzoïque. Parfois qualifié d’aspirine naturelle, l’acide 2-hydroxybenzoïque est effectivement un précurseur de l’aspirine, qui est désormais totalement synthétisée en laboratoire. On connaît la réputation d’adjuvant à la fonte adipeuse de l’aspirine, partie intégrante du fameux stack ECA (éphédrine, caféine, aspirine, l’éphédrine étant interdite en France depuis 2008, ainsi que dans l’Union européenne. Ce mélange s’est révélé, en outre, être toxique pour les reins). L’acide salicylique est un activateur connu de l’AMPK, « AMP-activated protein kinase », enzyme impliquée dans le métabolisme énergétique qui contribue à la mobilisation des graisses stockées par l’organisme et leur utilisation des fins énergétiques.
  • 60mg d’extrait de thé vert, dont 57mg de polyphénols. Les propriétés lipolytiques du thé vert son bien connues, attribuables à la caféine contenue dans la plante (improprement appelée théine, il s’agit bien du même alcaloïde, 1,3,7-triméthylxanthine ou méthylthéobromine) associée aux polyphénols et catéchines, notamment le gallate d’épigallocatéchine (EGCG), le flavanol le plus présent dans le thé … et qui active également l’AMPK. Le thé vert contient également de la théanine, acide aminé non essentiel permettant d’abaisser les niveaux de stress et favorisant la détente et la sérénité. Or l’on sait que le stress favorise la prise de gras, par le biais du cortisol mais également parce qu’il peut provoquer des prises alimentaires non contrôlées.

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Trois comprimés de BODYTHERM de BODYMAXX NUTRITION apportent également :

  • 100mg d’extrait de piment de Cayenne, (Capsicum Annuum L.), dont 21mg de son principe actif, la capsaïcine, mentionnée plus haut car présente dans le poivre.
  • 80mg de caféine anhydre.
  • 200mg de tyrosine, acide aminé précurseur des catécholamines : dopamine, noradrénaline (norepinephrine), et adrénaline (epinephrine).
  • 300mg de L-carnitine, qui transporte les acides gras à travers la membrane cellulaire pour qu’ils soient transformés en énergie.
  • 100mg de chitosan (ou chitosane). Le chitosan est un polyoside extrait de la carapace des arthropodes (crustacés) dont la polarité lui permet d’attirer les lipides, et de les agglutiner sous la forme d’un gel impossible à digérer, qui est excrété par les voies naturelles. Le chitosan pris avant un repas permet donc de limiter de manière importante l’absorption des graisses alimentaires.
  • 60mg d’acide alpha lipoïque, puissant oxydant, activant également l’AMPK et donc la mobilisation des triglycérides stockés.
  • 108mg de chrome. Le chrome, en particulier sous sa forme picolinate (présente dans BODYTHERM), a un effet régulateur de la glycémie, et améliore la résistance à l’insuline. Il joue un rôle essentiel dans la synthèse du GTF (Glucose Tolerance Factor). De plus, il permettrait, dans une certaine mesure, de conserver la masse musculaire sèche durant une période de restriction calorique.

La formule contient en outre du zinc, qui contribue au métabolisme normal des lipides et des glucides.

Mon ressenti :

J’ai essayé BODYTHERM lors d’une phase de maintien précédant une prise de masse. Je n’étais donc pas en déficit calorique, mais je voulais perdre un peu de tissu adipeux avant d’attaquer une période plus riche en glucides et partir de la meilleure base possible. L’essai a été concluant. Au bout d’un mois j’affichais une définition musculaire légèrement plus accentuée, et surtout le gras réfractaire qui me restait au bas du dos, si difficile à éliminer totalement, avait été bien entamé. Sur la balance, j’affichais 600g en moins.

Conclusion:

BODYTHERM de BODYMAXX NUTRITION est une formule brûle graisse efficace, alliant composés thermogènes et non stimulants, dont l’efficacité n’est pas douteuse (je suis un peu circonspect concernant le ginseng sibérien, mais au vu de ses supposées vertus « adaptogènes », il ne peut pas faire de mal). Elle agit par différentes voies, pour accélérer le métabolisme, favoriser le déstockage des graisses stockées au niveau cellulaire, puis les utiliser à des fins énergétiques. Si vous êtes tentés, n’oubliez pas de bien vous hydrater durant la cure pour compenser les pertes hydriques et éliminer les déchets et toxines libérés par les acides gras (Et oui, les métaux lourds, PCB et autres joyeux polluants sont stockés dans nos graisses corporelles. En tous cas BODYTHERM m’a apporté un plus, subtil mais néanmoins incontestable, je le recommande donc à tout pratiquant sérieux, à la condition d’avoir un taux de graisse corporelle déjà suffisamment bas, donc plutôt en fin de régime.

 

NOTE : 9/10

 

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Ingrédients et valeurs nutritionnelles:

Composants          1 comprimé              2 comprimés
Guarana
Guarana Paullinia Cupana (extrait de graines) 33 mg 100mg
Ginseng sibérien
–          Poudre de racine d’Eleutherococcus Senticosus 67mg 200mg
–          Dont Eleutherosides 2mg 6mg
Café vert
–          Extrait de grains de café Arabica 100mg 300mg
–          Dont acide chlorogénique 30mg 90mg
Poivre noir
-Piper Nigrum Fruit Extract 33mg 100mg
Noix de Kola
–          Extrait de graine de Cola Nitida 33mg 100mg
-dont Theobromine 3.3mg 10mg
Saule blanc
-extrait d’écorce de Salix Alba 33mg 100mg
Green Tea
–          Extrait de feuilles de Camellia Sinesis 20mg 60mg
–          Dont Polyphenols 19mg 57mg
Piment de cayenne
-Capsicum Annuum L. Fruit Extract 33mg 100mg
-Capsaicin 7mg 21mg
Caféine anhydre 27mg 80mg
L Tyrosine 67mg 200mg
L Carnitine 267mg 800mg
Chitosan 33mg 100mg
Acide alpha lipoïque 20mg 60mg
Chromium Picoliate 7mg 20mg
Chromium 67mg 200mg
Zinc as Zinc Oxide 5.33mg 16mg

 

 

BODYTHERM est un complément alimentaire

[1] Notamment : Cho AS, Jeon SM, Kim MJ, Yeo J, Seo KI, Choi MS, Lee MK,.Chlorogenic acid exhibits anti-obesity property and improves lipid metabolism in high-fat diet-induced-obese mice, Food Chem Toxicol. 2010 Mar;48(3):937-43. doi: 10.1016/j.fct.2010.01.003. Epub 2010 Jan 12.

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La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement

Par Alex Rees, MuscleXperience team

Un rapide coup d’œil sur la composition des dix vasodilatateurs/boosters d’oxyde nitrique pré-entrainement (« preworkout ») les plus vendus vous confirmera ce que vous savez surement déjà : l’acide aminé arginine est l’ingrédient incontournable de ces formules censées améliorer la congestion et fournir un surcroît d’énergie aux adeptes de la fonte. Cet acide aminé protéinogène considérée comme non essentiel chez l’homme peut être produit par le corps humain, en quantité possiblement insuffisante par l’organisme selon l’état de santé des individus, d’où un nécessaire apport alimentaire. Son utilisation dans les formules pré-entraînement remonte au temps glorieux des premiers prototypes de cette catégorie de suppléments qui aujourd’hui domine l’industrie de la nutrition sportive, c’est-à-dire au début des années 2000 (Si ma mémoire est bonne, la première version du NO-XPLODE de BSN est sortie en 2005). Les bodybuilders n’avaient pas attendu BSN pour se supplémenter en L-arginine, utilisée de longue date pour ses effets supposés sur la sécrétion d’hormone de croissance endogène. Aussi, ceux qui ont un peu de vécu derrière eux ont-ils pu connaître la bonne vieille arginine Veyron en ampoules, bien chargées en saccharose (l’arôme caramel était plutôt réussi), que l’on achetait à l’époque en pharmacie.

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Avant l’arrivée fracassante de NO-XPLODE sur le marché, les suppléments pré-entrainements étaient inexistants, et l’arginine était principalement utilisée avant le coucher sur un estomac vide (ce qui était censé favoriser une plongée plus rapide dans la phase de sommeil profond, et donc la sécrétion d’hormone de croissance) ainsi qu’au réveil, à jeun.

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Avec l’arrivée des vasodilatateurs dans l’industrie de la nutrition sportive, il a fallu trouver des ingrédients capables d’augmenter la sensation de congestion, et donc le niveau d’oxyde nitrique dans le sang, ce dernier étant responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins. L’acide aminé arginine étant converti dans ces vaisseaux par l’enzyme (oxydoréductase si l’on veut être précis) oxyde nitrique synthase (NOS) en oxyde nitrique (ou monoxyde d’azote), il était logique de penser qu’une supplémentation en arginine ferait drastiquement grimper le taux d’oxyde nitrique et nous offrirait un « pump » sans égal.

Ce ne fut pas tout à fait vrai, en partie puisque l’arginine, du moins sous la forme L-arginine chlorohydrate, est très mal assimilée par l’organisme, d’abord au niveau de l’estomac, puis au niveau des intestins. Les marques de nutrition ont donc sorti progressivement de multiples formes d’arginine, arginine alpha cétoglutarate (AAKG), Arginine ethyl ester (censée avoir une meilleure disponibilité), et récemment l’arginine nitrate, à laquelle j’ai consacré un article (Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE). Si certaines de ces nouvelles formes d’arginine sont effectivement plus assimilables, l’impact véritable de l’ingestion d’arginine sur la production d’oxyde nitrique semble être limité, certaines études ont même conclu à un résultat nul[1], que ce soit sur l’augmentation de l’afflux sanguin ou sur celle de la synthèse protéique. D’autres ont conclu à des résultats plus nuancés[2].

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On a vu précédemment que l’arginine est aussi utilisée en sa qualité de secretagogue naturel de l’hormone de croissance. Elle était utilisée au coucher et/ou au réveil, mais la mode est aux « preworkouts ». Le marketing nous dit donc que consommer de l’arginine avant l’entrainement créerait un environnement hormonal intéressant pour la construction musculaire. Qu’en est-il vraiment ?

Je vais casser l’ambiance: chez les sujets jeunes comme âgés, l’administration par voie oral d’arginine avant ou pendant l’entrainement n’augmente pas la sécrétion d’hormone de croissance induite par l’exercice[3]. C’est un lieu commun, mais une fois encore la nature est bien faite : après un exercice physique intense, l’hypophyse produit un pic d’hormone de croissance, qui participe à un environnement favorable à la récupération musculaire. Une étude publiée en 1999 dans The journals of gerontology. Series A, Biological sciences and medical sciences, Gerontological Society of America a ainsi montré que l’ingestion d’arginine n’amplifiait pas ce pic naturel, et semblait même interférer avec lui. Cela a été confirmé quelques années plus tard, et si la consommation d’arginine après une séance de musculation (ou d’un autre sport) est susceptible d’élever le niveau d’hormone de croissance et d’IGF1[4], avant la séance c’est l’inverse qui se produit. C’est scientifiquement prouvé, la prise d’arginine avant un exercice physique affecte négativement la production naturelle d’hormone de croissance qui intervient post exercice[5]. L’on parle ici d’une baisse conséquente, puisque dans l’étude publiée dans le très sérieux International journal of sport nutrition and exercise metabolism en 2014, l’ingestion de 6g d’arginine par des athlètes entraînés avant un entraînement en résistance a fait chuter les niveaux d’hormone de croissance et d’IGF1 de … 41%.

Cela n’empêche pas le marché d’être inondé de formules pré-entraînement incluant de l’arginine : Arginine X-PLODE (WEIDER), PUMP SERUM (PEAK NUTRITION), EPIC PUMP (encore PEAK – contient 6 000 mg de L-Arginine AKG et 2,000 mg de nitrate de L-arginine par portion !), HOT BLOOD (SCITEC NUTRITION), les différentes versions du C4 (CELLUCOR), ANIMAL PUMP (UNIVERSAL)… La liste est interminable.

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En prenant ces produits avant une séance, vous troquez votre si précieuse et si rare hormone de croissance endogène contre une congestion certes agréable et gratifiante mais aussi éphémère, et vous compromettez votre récupération. L’arginine peut tout à fait avoir sa place dans votre programme de supplémentation, mais est à exclure avant l’exercice : dans une optique de gain musculaire à long terme, et à moins de disposer d’hormone de croissance synthétique, mieux vaut bannir définitivement de votre arsenal les preworkouts contenant de l’arginine, quelle que soit sa forme.

 

Alex REES, le 08/04/2018

 

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[1] Tang JE, Lysecki PJ, Manolakos JJ, MacDonald MJ, Tarnopolsky MA, Phillips SM., Bolus arginine supplementation affects neither muscle blood flow nor muscle protein synthesis in young men at rest or after resistance exercise, J Nutr. 2011 Feb;141(2):195-200. doi: 10.3945/jn.110.130138. Epub 2010 Dec 29.

[2] Alvares TS, Conte CA, Paschoalin VM, Silva JT, Meirelles Cde M, Bhambhani YN, Gomes PS, Acute l-arginine supplementation increases muscle blood volume but not strength performance, Appl Physiol Nutr Metab. 2012 Feb;37(1):115-26. doi: 10.1139/h11-144. Epub 2012 Jan 17.

[3] Marcell TJ, Taaffe DR, Hawkins SA, Tarpenning KM, Pyka G, Kohlmeier L, Wiswell RA, Marcus R., Oral arginine does not stimulate basal or augment exercise-induced GH secretion in either young or old adults, J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 1999 Aug;54(8):M395-9.

[4] Zajac A, Poprzecki S, Zebrowska A, Chalimoniuk M, Langfort J. Arginine and ornithine supplementation increases growth hormone and insulin-like growth factor-1 serum levels after heavy-resistance exercise in strength-trained athletes, J Strength Cond Res. 2010 Apr;24(4):1082-90.

[5] Forbes SC, Harber V, Bell GJ., Oral L-arginine before resistance exercise blunts growth hormone in strength trained males, Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2014 Apr;24(2):236-44. doi: 10.1123/ijsnem.2013-0106. Epub 2013 Nov 13.

Mon avis sur : ANABOLIC PUMP™

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Marque : USP LABS

Par Alex, MuscleXperienceteam

ANABOLIC PUMP™ appartient à une classe récente de suppléments nommés « nutrition partitioners », soit « répartiteurs nutritionnels dans la langue de Molière. Ils sont également qualifiés de SIMS, pour « sensibilisateur sélectif d’insuline musculaire » (Selective Insulin Muscle Sensitizer dans la langue de Shakespeare)  ou encore d’« insulin mimickers » (imitateur d’insuline – oui ça rend mieux en anglais). Sur les rangs, ANABOLIC PUMP™ se trouve en compétition avec quelques références comme GLYCOLOG de Blackstone Labs™ (à ne pas confondre avec GlycoBol® de YAMAMOTO NUTRITION, qui est un polymère de glucose) ou RPG de REDCON 1. Ces suppléments, parfois uniquement composés d’extraits végétaux (comme ANABOLIC PUMP™), quelque fois soutenus par des minéraux ou des acides aminés, ont deux objectifs :

  1. Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires (myocytes) pour encourager la glycogénèse, au détriment des adipocytes et pré-adipocytes, qui ne demandent qu’à s’en gorger pour vous faire prendre du gras.
  2. Augmenter la sensibilité à l’insuline, c’est-à-dire diminuer la réponse insulinique après un repas chargé en glucides (ou après un shake de whey, la plupart des protéines et les lipides n’élèvent que très peu la glycémie, la protéine de lactosérum étant une exception notable puisque elle est suffisante pour provoquer le fameux « pic d’insuline » après une séance). Ainsi, une quantité moindre d’insuline sera nécessaire afin de faire baisser la glycémie et période postprandiale.

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Quelques éclaircissements sur des mots clés de cette « review », dont usent et abusent la plupart des sites marchands qui proposent ANABOLIC PUMP™ à la vente, souvent à prix d’or.

  • L’insuline : hormone peptidique sécrétée par le pancréas qui favorise l’absorption du glucose circulant dans le sang par les cellules musculaires (myocytes), adipeuses (adipocytes), hépatiques (hépatocytes). Le glucose y est transformé en glycogène (muscles et foie), triglycérides (esters de glycérol et d’acides gras, donc dans les adipocytes et le foie). Elle joue un rôle majeur dans le métabolisme, et elle est essentielle pour tous les mammifères.
  • Le GLUT4 : le transporteur de glucose 4 est une protéine de la famille des GLUT de classe I qui assurent le transport du glucose aux cellules musculaires et adipeuses.
  • La résistance à l’insuline : également appelée insulino-résistance, se traduit par l’insensibilité des récepteurs membranaires des cellules à cette hormone. Cela entraîne une incapacité des cellules, en particulier musculaires, à capter le glucose sanguin : un cauchemar, pour un bodybuilder ou pour tout un chacun.

Concernant la composition, ANABOLIC PUMP™ contient deux extraits végétaux que l’on retrouve chez ses concurrents : de l’écorce de Phellodendron et un extrait de myrte de crêpe, ou Lagerstroemia Speciosia (Banaba), plante originaire d’Asie tropicale. On sait que séparément, ces deux extraits végétaux ont effectivement la capacité d’influer sur le transport du glucose, et auraient une action inhibitrice sur les adipocytes, des études ayant été publiées sur les effets de l’extrait de Lagerstroemiae[1] ainsi que sur ceux de la berberine, alcaloïde présent dans le Phellodendron[2]. La berberine, aurait la capacité d’activer l’AMPK (Adenosine Monophosphate activated Protein Kinase), une enzyme jouant un rôle fondamental sur le métabolisme énergétique (oxydation des acides gras, inhibition de la synthèse du cholestérol, de la lipogénèse, stimulation de la glycogénèse et ce qui nous intéresse ici : modulation de la sécrétion d’insuline par le pancréas).

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Les extraits de Phellodendron et de banaba semblent donc être à même de remplir les promesses faites par USP LABS, firme à qui l’on doit le mythique Jack3D, et qui il est vrai jouit d’une solide réputation. Pour en être certain, c’est bien pratique, une étude a été commandée spécialement pour évaluer l’action d’un mélange de Phellodendron et de myrte de crêpe sur la « tolérance » au glucose[3] (on comprendra : son absorption). Ces deux végétaux ayant une action antidiabétique avérée (pour ce que cela vaut, en fouillant sur quelques forums américains on peut lire que certains utilisateurs, par ailleurs diabétiques insulino-dépendants, ont pu réduire la fréquence de leurs injections en utilisant ce type de suppléments), leurs effets synergiques permettraient donc à ANABOLIC PUMP™ de remplir le cahier des charges des « répartiteurs nutritionnels » : 1) Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires pour encourager la glycogénèse, notamment en activant GLUT 1 et GLUT 4, et cela au détriments des adipocytes et pré-adipocytes via une inhibition des mêmes transporteurs de glucose dans les adipocytes et pré- adipocytes. 2) Réduire la réponse insulinique à l’ingestion de glucides et du mélange breveté ANABOLIC PUMP™, effet qui est également mis en évidence dans cette étude : on y trouve deux graphiques (que je ne reproduis pas ici pour des questions de propriété intellectuelle) comparant les niveaux sanguin de glucose et d’insuline après ingestion par les sujets d’un placebo (groupe test) et d’une dose d’ANABOLIC PUMP™ (groupe contrôle). Le niveau de glucose dans le sérum sanguin diminue plus rapidement dans le groupe test, et la sécrétion d’insuline est moindre que dans le groupe placebo, ce qui tend à démontrer qu’ANABOLIC PUMP™ est conforme aux attentes de ses concepteurs.

En laboratoire, si l’on en croit cette étude réalisée sur mesure, ANABOLIC PUMP™ fonctionne. Mais en conditions réelles, sur un athlète lambda, les effets sont-ils mesurables et vérifiables ? Autour de ce supplément, le marketing a été particulièrement agressif, et on peut lire chez certains vendeurs des arguments de vente frisant le ridicule : un « genetic equilizer » (« égaliseur génétique »), permettant de construire du muscle sec tout en perdant du gras, et de faire l’expérience d’une congestion sans commune mesure avec celle offerte par les boosters d’oxyde nitrique. Un supplément faisant quasiment jeu égal avec des molécules interdites, catégorisées comme dopantes. Qu’en penser ? Une fois de plus j’ai fait le test.

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Mon ressenti :

En essayant ANABOLIC PUMP™, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, n’ayant jamais testé de répartiteur nutritionnel par le passé ( ou Insulin mimicker, ou SIMS…) : selon les concepteurs et les vendeurs, ANABOLIC PUMP™ permet d’améliorer sa composition corporelle, en favorisant la croissance de la masse maigre au détriment du tissu adipeux : en favorisant la récupération musculaire et en accroissant la capacité à utiliser le « potentiel anabolisant de l’insuline au maximum, ANABOLIC PUMP™ serait la meilleure alternative aux produits dopants illégaux. Là, vous m’avez perdu, ce type d’arguments commerciaux à tendance à m’agacer. Qu’y-a-t-il de vérifiable dans ces allégations ?

J’ai obtenu deux pots d’ANABOLIC PUMP™, soit un mois et demi de supplémentation puisque USP LABS précise qu’il faut prendre une capsule par jour 15 à 20 minutes avant un repas contenant des glucides la première semaine, puis 3 capsules par jour avant les principaux repas en suivant les mêmes modalités. J’ai suivi ces instructions, et j’avoue que je n’ai pas été impressionné par les résultats la première semaine. En revanche, à partir de la deuxième semaine, avec 3 capsules par jour, j’ai pu ressentir de subtils effets : tout d’abord, une dizaine de minutes après la prise de la gélule, et donc avant le repas, une sensation de faim plus prononcée, comme besoin d’ingurgiter des glucides rapidement. Ensuite, un aspect musculaire un peu plus « plein », ce qui est logique si la synthèse du glycogène est optimisée.

Ma principale déception a été la congestion promise : lors de certaines séances j’ai effectivement fait l’expérience d’un « pump » sympathique, mais rien de transcendant, en tout cas rien d’inaccessible avec un bon booster chargé en citrulline et bêta-alanine.

En fait je me suis véritablement rendu compte de l’efficacité d’ANABOLIC PUMP™ une fois le test achevé. En conservant les mêmes apports en glucides que pendant le test, mon tour de taille s’est épaissi, tout comme mon taux de masse adipeuse, et cela dès la première semaine après la fin de la « cure ». J’en conclus donc qu’ANABOLIC PUMP™ m’a permis de charger sur les glucides pendant un mois et demi, tout en limitant la prise de gras, et de prendre de la masse rapidement (deux kilos sur la balance, sans modifier négativement ma composition corporelle.

Conclusion :

ANABOLIC PUMP™ est un bon produit, basé sur une composition solide donc l’efficacité est appuyée par au moins une étude concluante. Les résultats sont vérifiables, en tout cas en ce qui me concerne, même s’ils sont variables selon les utilisateurs. En consultant des dizaines d’avis sur des sites américains, on peut voir que certains consommateurs font l’expérience d’une congestion phénoménale quand la séance a été précédée d’un repas glucidique optimisé par une prise d’ANABOLIC PUMP™, alors que d’autres se plaignent d’avoir payé cher un supplément totalement inefficace. Puis-je recommander ANABOLIC PUMP™ ? Tout dépend de votre profil. Si vous êtes débutant, que votre diète est correcte, vous pouvez vous en passer. Si vous mangez KFC et McDONALD’S régulièrement, et que votre collation postworkout se compose d’un savant mélange de Pépitos et de Granolas, vous pouvez aussi en faire l’économie, vous jetterez votre argent dans les toilettes. Si vous êtes un athlète sérieux, très strict quant à la diète, dans l’optique d’une recomposition corporelle, d’une prise de masse propre, ou de la préparation d’une compétition, ANABOLIC PUMP™ peut être un allié de poids. Cependant, gare au miroir aux alouettes : il s’agit d’un SUPPLÉMENT, son objectif est de vous aider à atteindre le meilleur de vous-même naturellement. USP LABS étant une marqué réputée pour son sérieux, et ANABOLIC PUMP™ étant un précurseur dans cette nouvelle classe de suppléments, les vendeurs s’en donnent à cœur joie, avec des prix allant de moins de 25€ à 50€ (parfois plus !) par bouteille. Il faut savoir raison garder !

 

NOTE : 8,5/10

 

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Ingrédients et valeurs nutritionelles :

Anabolic Pump 60 gellules

Information nutritionnelle Anabolic Pump 60 gellules

Quantité de la portion: 1 capsule

Nombre de portions: 60

Par portion – Mélange breveté

750 mg: Phellodendron (écorce), Crêpe Mertle (Lagerstroemia Speciosia) (souches) (Extrait)

Autres ingrédients: Gélatine, Amidon de maïs, Stéarate de Magnésium, FD & C Yellow n ° 5, FD & C Red # 40

Instructions Anabolic Pump

Comme supplément alimentaire, prendre 1 capsule deux fois par jour, 15-20 minutes avant un repas contenant des glucides. Avoir un intervalle d’au moins 4 heures entre chaque dose.

 

Avertissement Anabolic Pump : Ce produit n’est pas déstiné à être utilisé par les personnes de moins de 18 ans. Les femmes enceintes ou allaitantes devraient éviter ce produit. Consultez votre professionnel da snaté avant d’utiliser ce produit, spécialemennt si vous prenez des médicaments soumis à ordonnance ou en vente libre, des suppléments alimentaire ou si vous souffrez de problèmes de santé préexistants incluant entre autre : une forte ou faible pression sanguine, de l’arythmie cardiaque, des tremblements, des troubles du coeurs, du foie, des reins, ou de la thyroide, des troubles épiléptiques, des troubles psychiatriques, du diabètes, des difficultés à uriner due à un élargissement de la prostate ou si vous prenez des inhibateurs MAO-B ou tout autres médicaments. Arretez la consommation et consultez votre professionnel de santé si vous souffrez de quelques réaction secondaire suite à la prise de ce produit. Ne pas consommer si le bouchon de sécurité est cassé ou manquant. Garder hors de la portée des enfants. Ces indications n’ont pas été évaluées par l’administration des médicaments et de la nutrition (Food and Drugs Admnistration). Ce produit n’est pas indiqué pour diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladies que cela soit.

 

Note importante: nous vous conseillons de consulter un médecin ou un nutritionniste si vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir consommer ce produit sans risques.

 

[1]Liu F, Kim J, Li Y, Liu X, Li J, Chen X, An extract of Lagerstroemia speciosa L. has insulin-like glucose uptake-stimulatory and adipocyte differentiation-inhibitory activities in 3T3-L1 cells, in J Nutr. 2001 Sep;131(9):2242-7.

[2] Zhou L, Yang Y, Wang X, Liu S, Shang W, Yuan G, Li F, Tang J, Chen M, Chen J, Berberine stimulates glucose transport through a mechanism distinct from insulin Metabolism, in 2007 Mar;56(3):405-12.

[3] Robert E. Canale, Tyler M. Farney, Cameron G. McCarthy, and Richard J. Bloomer, A Blend of Phellodendron and Crape Myrtle Improves Glucose Tolerance in Exercise-Trained Men, in Nutr Metab Insights. 2011; 4: 39–47.

 

 

Mon avis sur: AMINO MAXX

AMINO MAXXé

Marque : BODYMAXX SPORTSNUTRITION

Par Alex, MuscleXperience team

En ce moment je m’entraîne le soir, plutôt tard, et la problématique à laquelle je suis confronté est de trouver un bon vasodilatateur/booster d’oxyde nitrique sans stimulants. Si cela semble très simple sur le papier, c’est en fait une tâche ardue, puisque la quasi totalité des produits de cette catégorie actuellement sur le marché contiennent de la caféine (1,3,7-triméthylxanthine ou méthylthéobromine selon les étiquetages, mais c’est la même chose), ou au moins du thé vert ou du guarana, qui en contiennent également. Il convient de noter que même pour les pratiquants de musculation qui s’entraînent le matin ou l’après-midi, la caféine, si elle a un effet certain sur la force et les performances, finit par ne plus agir en raison d’une forte accoutumance du corps. On doit alors augmenter la dose pour ressentir les mêmes effets, ce qui peut induire des effets néfastes pour le corps (irritabilité, troubles du rythme cardiaque…). En outre, à long terme, la caféine pourrait engendrer une résistance à l’insuline. La prudence et la modération sont donc de mise.

AMINO MAXX '

BODYMAXX SPORTSNUTRITION a répondu à cette problématique, en nous livrant AMINO MAXX, un complexe d’acide aminés axé autour de la congestion, de l’énergie et de la récupération. Comme sait le faire la marque, c’est une formule simple, sans fioritures, avec uniquement ce dont on a besoin :

  • Un complexe d’acides aminés ramifiés (BCAA), ratio 2:1:1, ou l’acide aminé Leucine, clé de l’anabolisme musculaire, est majoritaire

  • De la bêta-alanine, qui favorise l’énergie et la force durant un entraînement en résistance

  • de la L-citrulline DL-malate, l’acide aminé citrulline, le must en matière de congestion et d’énergie, conjugué à de l’acide malique (qui est un acide dicarboxylique, d’oû le « DL » , intermédiaire du cycle de Krebs, l’une des voies métaboliques majeures chez l’homme comme chez la plupart des autres espèces).

  • De la taurine, dont l’impact sur l’endurance et la récupération ne sont plus en débat, et qui présente également de multiples bienfaits pour la santé (au niveau cardiovasculaire notamment)

  • de la glutamine, acide aminé le plus abondant dans le corps et primordial pour la récupération.

  • Last but not least, de l’arginine, que l’on ne présente plus. Elle est nécessaire à la synthèse de l’oxyde nitrique, qui favorise une meilleure vasodilatation et un meilleur débit sanguin.

Tout y est, sauf peut-être la bétaïne, qui par son rôle dans la régularisation de l’hydratation cellulaire et de l’homéostasie des fluides agit en prévention de la baisse des performances consécutive à la désydratation. La bétaine aurait également un impact sur la production d’homone de croissance et d’IGF1 durant l’entrainement, ainsi que sur les performances de manière générale, ce qui en aurait fait un ajout interessant dans AMINO MAXX. Peut-être pour la prochaine version !

AMINO MAXX3.jpg

Mon ressenti :

Produit très agréable à consommer, AMINO MAXX apporte énergie et congestion sans excitabilité. On ressent vraiment une bonne congestion, mais tout en douceur. On est loin des boosters hardcore proposés par certains concurrents, mélangeant caféine synéphrine et théacrine, qui vous tiennent éveillé pendant 48h après la séance et vous rendent à moitié psychotique et paranoïaque. Rien de tout cela avec AMINO MAXX, même si pour ma part j’ai dû mettre deux dosettes de 10,3g dans mon shaker pour en ressentir pleinement les effets.

Conclusion :

AMINO MAXX est le genre de produit vraiment salvateur pour ceux d’entre nous qui s’entraînent le soir (ou la nuit, tels des loups garous), et recherchent un petit vasodilatateur sympa, apportant les sensations sur la force et la congestion sans apport de stimulants, ou pour les personnes vraiment sensibles aux stimulants. En tout cas c’est un produit qualitatif, qui répond à un besoin précis : apporter un plus pour la congestion, l’énergie intra-workout et la récupération, sans l’apport massif de caféine et sa cascade d’effets secondaires parfois délétère. En bonus, le parfum que j’ai choisi, Fruity berry mix, est juste irréel. Délicieux, on croirait vraiment un cocktail sans alcool. En bref, MuscleXperience approved !

NOTE : 7,5/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Valeurs pour 110g

Pour une portion

(10,3g+250 ml d’eau)

 Ajr

Energie (kJ)

1475

153

 –

Energie (kcal)

347

36

 –

Graisse (g)

0

0

 –

– dont saturées (g)

0

0

 –

Glucides (g)

0,5

<0,5

 –

– dont sucre (g)

0,1

<0,5

 –

Fibres (g)

<0,5

<0,5

 –

Protéines (g)

85

8,8

 –

Sodium (g)

0,01

<0,01

<1

Ingredients:

L-leucine, Beta alanine, L citrulline DL-malate (1:1), Taurine, L-glutamine, L-isoleucine, L-valine, L-arginine, Acid (citric acid), Flavourings, Sweetener (sucralose), Anti-caking agent (silicon dioxide), Colours (anthocyanin, carmine).

Suggestion d’utilisation :

Mélangez une dosette(10,3 g) d’AMINO MAXX avec 250 ml d’eau froide. Prendre une dose par jour, avant l’entraînement.

Avertissements:

Les suppléments alimentaires ne remplacent pas un mode de vie sain!

Ne dépassez pas les dosages recommandés!

Tenez ce produit hors de portée des enfants!

AMINO MAXX est un complément alimentaire.

Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE

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Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperienceteam

Pour nous autres piliers de salle, il existe une quête mystique, quasi sacrée, que Saint-Arnold comparaît autrefois à l’orgasme : la congestion. Pour l’atteindre et la maximiser, je suis évidemment toujours à l’affût des dernières nouveautés en matière de suppléments, et il se trouve qu’une nouvelle venue a récemment fait son entrée sur scène : l’arginine nitrate.

Pour tester ce composé fraichement débarqué dans les magasins de nutrition sportive, j’ai opté pour l’arginine nitrate de la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui m’avait plutôt séduit avec quelques-unes de ses références, notamment TESTED ANTI-ESTRO. La marque cherche à se démarquer en proposant des formules simples, ne comptant le plus souvent qu’un ingrédient et dosé de manière optimale, et c’est le cas pour TESTED ARGININE NITRATE. 500mg d’arginine nitrate par capsule, et rien d’autre. Let’s try it !

La supplémentation en L-arginine est bien connue des adeptes de la musculation et du fitness cherchant à accroître la vasodilatation en stimulant la production d’oxyde nitrique (également appelé monoxyde d’azote ou oxyde azotique, de formule NO). L’arginine est en effet impliquée dans la production d’oxyde nitrique dans une réaction catalisée par l’enzyme oxyde nitrique synthase. Se supplémenter en arginine avait donc du sens, mais plusieurs études datant de quelques années maintenant sont venues contredire cette séduisante perspective : une supplémentation accrue en L-arginine n’entraînerait pas d’augmentation du taux d’oxyde nitrique chez l’être humain. Qu’est ce qu’on a pu en absorber, pourtant, via tous ces boosters de NO vendus à grand coup de photos d’athlètes aux physiques striés et veineux… Mais rassurons-nous, le débat n’est pas encore tranché, et l’arginine présente bien d’autres vertus, notamment la capacité d’augmenter, certes modestement, la production d’hormone de croissance.

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Revenons à nos moutons : TESTED ARGININE NITRATE. De formule C6H15N5O5 , l’arginine nitrate comprend une molécule de l’acide aminé arginine et un groupe nitrate, reliés par une liaison hydrogène.

L’utilisation des nitrates (NO3) dans la supplémentation sportive est relativement récente. Si une avalanche de suppléments intègrent l’arginine nitrate à leurs formules (Chrome NO3 de Cellucor, YOK3D, de USP Labs, Ritual de ANS…), il ne semble pas que ce soit le « netx big thing » de l’industrie du fitness . Des travaux ont cependant montré un effet ergogénique potentiel, notamment sur les fibres musculaires de type II (fibres rapides dites « blanches ») des athlètes réalisant des efforts de forte intensité, comme les sports de force dont la musculation1.

La supplémentation en nitrates serait particulièrement bénéfique quand les niveaux d’oxygène sont bas ou moyens, et pourrait contribuer à mieux « rentabiliser » l’oxygène utilisé pendant par le sportif pendant l’effort. En effet, j’ai remarqué que durant les séances où j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE, je n’ai ressenti une amélioration de la congestion « normale » qu’en milieu voire en fin de séance, ce qui est peut-être dû à la baisse des niveaux d’oxygène consécutive à l’effort.

Les marques qui commercialisent l’arginine nitrate ou l’incluent dans leurs formules « preworkout » nous promettent ceci : un débit sanguin amélioré, une vasodilatation plus importante, un apport en nutriments augmenté, un aspect plus « veineux » et de manière générale une amélioration des performances physiques. Est-ce justifié ?

Mon ressenti :

Les gélules de TESTED ARGININE NITRATE sont dosées à 500mg. Lors de mes deux premières séances de test, à l’occasion desquelles j’ai travaillé les pectoraux, les bras et les jambes, j’ai pris deux gélules 30 minutes avant la séance, sans autre supplément pré-séance. Résultat ? Imperceptible.

Par la suite, j’ai opté pour le protocole suivant : deux gélules 30 minutes avant la séance, puis deux autres environ 20 minutes après le début de celle-ci. Je m’entraîne généralement une heure et demie, et en suivant ce mode opératoire j’ai bien ressenti un petit quelque chose au niveau du « pump ». un petit quelque chose donc rien de transcendant, et puisque j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE seul, je n’ai pas ressenti les autres sensations procurées par un « booster » classique, énergie, renforcement de la concentration (caféine, tyrosine), paresthésie (bêta-alanine).

Pour finir ma boîte de 120 gélules, j’ai simplement ajouté TESTED ARGININE NITRATE à mon stack pré-entraînement. De bonnes sensations, de l’énergie et de la congestion à revendre, mais dans cette configuration difficile de connaître la part jouée par TESTED ARGININE NITRATE, sans compter que si cet ajout devait être durable, ce produit ne serait pas forcément rentable, puisque la boîte est vendue entre 20 et 25€ dans la plupart des boutiques de diététique sportive en ligne. A choisir entre un stack d’acides aminés classiques et TESTED ARGININE NITRATE, je choisis donc sans hésiter le premier.

Conclusion :

TESTED ARGININE NITRATE n’est pas un mauvais produit. Ce n’est pas non plus le phénomène tel qu’il est parfois présenté par certaines marques qui commercialisent la molécule, en tout cas pas à mon humble avis. Un simple petit mélange arginine AAKG ou L-arginine, citrulline malate et bêta-alanine reste bien moins onéreux, et beaucoup plus efficace. Si vous avez les moyens, vous pouvez, au moins pour tester, inclure un à deux grammes d’arginine nitrate à ce « combo » éprouvé, vos performances n’en seront certainement pas tirées vers le bas. Vous pouvez également fort bien vous en passer !

NOTE : 6/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Quantité de la portion: 2 gélules

Nombre de portions: 60

Par portion

Arginine nitrate 1000 mg

Ingrédients:

Arginine nitrate, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested Arginine Nitrate

Prendre deux capsules une à deux fois par jour.

 

Avertissement Tested Arginine Nitrate: Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique. Ne convient pas aux personnes de moins de 18 ans. Garder hors de la portée des enfants. Stocker dans un endroit sec et frais. Ne pas utiliser si le bouchon de sécurité est cassé.

Ces données n’ont pas été évaluées par la FDA.

Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladie que ce soit.

Arginine nitrate est un complément alimentaire.

1Jones, A.M. (2014) Influence of dietary nitrate on the physiological determinants of exercise performance: a critical review. Applied Physiology, Nutrition and Metabolism 39, 1019-1028

Mon avis sur : XT-BOL

XT BOL 1

Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai abordé dans plusieurs articles l’importance que revêt pour les hommes et pour les femmes, sportifs ou non, une balance hormonale équilibrée. Dans MON AVIS SUR : ROCKET TESTO BOOSTER, je confirmais ce que la plupart des lecteurs de MuscleXperience savent déjà: la testostérone est une hormone fondamentale pour l’homme, mais elle est également importante pour la femme (un taux de testostérone normale chez la femme est essentiel pour sa libido), et elle est généralement citée comme la principale hormone androgène, bien qu’elle ne soit pas la seule (la dihydrotestostérone, l’androstènediol, l’androstènedione ou l’androstérone sont également des hormones androgènes).

BODYMAXX SPORTSNUTRITION vient donc compléter sa gamme avec un complément destiné à favoriser un taux de testostérone normal : « normal testosterone levels, regulation of hormonal activity », nous déclare la marque, qui indique également que ce produit peut influer positivement sur la réduction de la fatigue, le métabolisme et le système nerveux.

Il faut toujours être prudent avec les suppléments destinés à « optimiser » naturellement la balance hormonale. Pourquoi ? Simplement parce qu’avec les hormones on arrive dans le domaine médical, que les fabricants de suppléments ne sont pas médecins, que nombre de composés vendus comme « boosters » sont de pures arnaques, et que les avis et retours que l’on peut trouver un peu partout sur le net relèvent souvent de ce que les anglo-saxons appellent « bro science » : la science des frères, ou des potes de salle de sport.

XT BOL 2

Quand un composé végétal m’est présenté comme la dernière innovation de la nutrition sportive, à même de multiplier plusieurs fois mes taux d’androgènes naturellement, je suis naturellement prudent : pour ma santé certes, mais également pour mon porte-monnaie. La démarche de BODYMAXX SPORTSNUTRITION est différente : on ne me promet pas monts et merveilles, mais simplement de maintenir ma production hormonale, malmenée par le stress ou les perturbateurs endocriniens environnementaux et alimentaires, à un niveau normal. Pour un supplément à base d’extraits végétaux et d’acides aminés, ce n’est déjà pas si mal. Let’s try it !

La liste d’ingrédients de XT-BOL correspond effectivement à ce que la marque communique autour de ce produit : pas d’esbroufe ni d’ingrédient mystérieux et innovant, pas de « proprietary blend » douteux, mais une composition qui a du sens pour un supplément de support hormonal masculin :

De l’acétyl-L-carnitine, ou ALCAR. Largement utilisée comme « fat burner » (voir mon article La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ?) , la carnitine a toute sa place dans un supplément destiné à soutenir l’équilibre hormonal, puisque son effet positif sur l’amélioration des symptômes lié au vieillissement chez l’homme a été mis en évidence, et même comparé à celui d’une thérapie hormonale de remplacement. Dans les deux cas, et contrairement au groupe placebo, une amélioration des érections nocturnes, une réduction de la fatigue et une amélioration de la fonction cardiovasculaire ont été notés. En outre, l’action au niveau cellulaire que j’ai abordé dans l’article précité joue également sur les récepteurs androgéniques de ces mêmes cellules : la carnitine, quelle que soit la forme sous laquelle elle est administrée (Propionyl-L-Carnitine, ALCAR, L-Carnitine-L-Tartrate) multiplie les récepteurs androgéniques, et accroît leur sensibilité. Enfin, de par son action antioxydante, elle possède une action positive sur la spermatogénèse.

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XT-BOL affiche également dans sa composition un extrait de Tribulus terrestris, dosé à 1g pour 6 gélules. Si le Tribulus ne possède vraisemblablement pas la capacité d’agir sur les taux d’hormones androgènes, c’est un adaptogène éprouvé et un ingrédient de choix dans un stack destiné à accroître la vitalité et … la vigueur.

Au nombre des composants d’XT-BOL figure de la NAC, ou N-Acétyl-L-Cystéine (ou N-Acétylcystéine). C’est un acide aminé non essentiel qui stimule la production de glutathion, tripeptide aux vertus antioxydantes. Cela explique la popularité dont jouit la NAC dans les suppléments destinés à soutenir le fonctionnement du foie, ou à le détoxifier. La NAC fait d’ailleurs partie de certains protocoles médicaux suite à l’intoxication par certaines substances toxiques (mais pas seulement, puisque la NAC se retrouve également dans le traitement symptomatique des maux de gorge, elle fluidifie le mucus. Ce que l’on sait moins, c’est que son action antioxydante joue également sur la fonction testiculaire : des recherches ont prouvé que l’administration de NAC améliorait significativement la qualité du sperme chez les sujets en ayant consommé, par rapport au groupe placebo.

Pour finir, XT-BOL contient de l’arginine, classique dans les suppléments vasodilatateurs du fait de son action sur le taux d’oxyde nitrique, et qui possède, ainsi que le zinc que BODYMAXX SPORTSNUTRITION a judicieusement inclus dans sa formule, une action protectrice sur les testicules, qui synthétisent la grande majorité de la testostérone chez l’homme. Du magnésium, de la vitamine B6 et de la vitamine C viennent compléter ce cocktail.

XT BOL 4

Mon ressenti :

Je ne qualifierais pas XT-BOL de BODYMAXX SPORTSNUTRITION de « booster de testostérone », car ce n’en est pas un. Ces « boosters » sont bien souvent des compilations sans fin de micro doses d’extraits végétaux tous plus exotiques les uns que les autres, aux effets incertains, et dont le mélange n’est pas forcément indiqué. Leur composition est fréquemment dictée par des effets de modes, intégrant le dernier ingrédient à la pointe, qui quelques mois ou années plus tard fera l’effet d’un pétard mouillé tant on en avait vanté (à tort) les prétendus mérites. Il est nécessaire de garder à l’esprit qu’ici on parle de suppléments, et en aucun cas de produits dopants. L’objectif est donc d’obtenir le meilleur de nous-mêmes naturellement et légalement, et de prendre soin de notre corps et de notre santé. Etre massif est veineux c’est bien, le rester longtemps c’est encore mieux.

XT-BOL s’inscrit parfaitement dans cette démarche : protéger « le site de production » de la testostérone chez l’homme, pour en assurer une synthèse normale. Mon ressenti a été plutôt positif durant mon test, et il me semble avoir expérimenté un certain regain d’énergie et un sentiment de bien-être général. Seul bémol, le dosage : il faut avaler 6 comprimés par jour, le flacon part donc assez vite. C’est la contrepartie d’un dosage correct, puisque on a quand même un gramme de carnitine, un gramme de vitamine C, 400mg de NAC et 300mg d’arginine.

Conclusion :

Pas d’esbroufe, de la précision et de la technicité dans la formulation, XT-BOL est un produit qui m’a donné satisfaction, car mes attentes n’étaient pas irréalistes : ce que j’en attendais, c’est simplement de trouver un supplément à même de me garantir le meilleur rendement

naturellement, en dépit d’un mode de vie urbain (stress, pollution) et actif (fatigue, manque de sommeil). Pour ceux qui cherchent à dépasser les limites physiologiques, ou qui sont séduits par les chimères comme « l’augmentation naturelle de votre taux de testostérone de 300% en 10 jours », passez votre chemin, XT-BOL n’est pas pour vous. Si en revanche vous prenez soin de ce que la nature vous a donné, et que vous souhaitez entretenir au mieux votre capital hormonal naturel le plus longtemps possible … Pourquoi ne pas se laisser tenter ?

NOTE : 8/10

 

Composition et valeurs nutritionnelles : Pour 6 gélules

Acétyl-L-Carnitine 1000g
Tribulus terrestris 1000g
NAC (N-Acetyl-L-Cystéine) 400mg
L-Arginine 300mg
Vitamine C 1000mg
Vitamine B6 (Pyroxydine Hydrochloride) 11mg
Magnésium Chelate

  • magnésium
75mg

26mg

Zinc 24mg

Ingrédients: Maltodextrine, acetyl-L-Carnitine, Tribulus terrestris fruit extract, Acide ascorbique, gélules (gelatin, purified water, colorant – dioxyde de titane), magnesium chelate, NAC (N-Acetyl-L-Cystéine), L-Arginine, Zinc oxide, Pyroxidine Hydrochloride.

Article sponsorisé

Mon avis sur : TRIBULUS PLUS

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Marque : QUAMTRAX

Par Alex, MuscleXperience team

Dans l’article que j’ai consacré au Tribulus terrestris, Le Tribulus terrestris au-delà du mythe, j’explique pourquoi cet extrait végétal controversé et parfois méprisé peut s’avérer utile pour un athlète naturel en quête d’un petit plus pouvant faire la différence. On ne cherchera pas à obtenir un quelconque effet hormonal, et a fortiori des résultats steroid-like : si certains essais menés sur des animaux (singes, lapins) concluent à une augmentation significative de la production hormones stéroïdes (testostérone, dihydrotestostérone mais aussi DHEA) consécutive à un traitement avec un extrait de Tribulus , d’autres ont infirmé l’hypothèse que le Tribulus terrestris était à même de stimuler le système endocrinien et les taux d’androgènes. Plusieurs études menées cette fois sur des hommes en bonnes santé (en particulier sur des sportifs) sont également arrivées à la conclusion que le Tribulus n’avait pas d’effet hormonal.

Au-delà des vertus attribuées en phytothérapie au Tribulus terrestris (il serait diurétique, analgésique, anti -inflammatoire, antibactérien), ce végétal présente quelques sérieux atouts:

  • C’est une plante dite adaptogène, ce qui la rend susceptible d’améliorer la réponse de l’organisme aux divers stress auxquels il peut être exposé, même si certains spécialiste jugent ce concept aujourd’hui dépassé.  
  • Ses effets sur la fonction érectile sont avérés : le Tribulus aurait un effet sur la relaxation des fibres musculaires lisses des corps caverneux de la verge et la production d’oxyde nitrique (NO) au niveau de leur endothélium.

Le Tribulus terrestris peut donc être une option utile pour l’athlète naturel en quête de performance à la salle ou sous la couette, pour peu que le produit soit sélectionné avec soin et la dose adaptée.

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Les bases étant ainsi posées, on peut se demander si  TRIBULUS PLUS, de la marque espagnole QUAMTRAX, est conforme à notre cahier des charges. En matière de Tribulus, il est assez basique : la qualité de l’extrait dépend :

  1. de son origine (Plusieurs experts recommandent logiquement de sélectionner en priorité les extraits végétaux  provenant d’Europe centrale, qui seraient plus riches en protodioscine, même si cette recommandation est à nuancer, les mécanismes d’action de la plante conservant à l’heure actuelle leur mystère).
  2. De son taux de saponines dont protodioscine (Elles sont les principes actifs de la plante, ce qui explique que le taux de saponines, dites stéroïdiennes car leur structure ressemble à celles de hormones stéroïdes, soit fièrement affiché par certaines marques de nutrition sportive).
  3. De son dosage

 

TRIBULUS PLUS passe-t-il le test ? Let’s try it !

Quand on opte pour un supplément, il faut toujours garder à l’esprit qu’il s’agit justement d’un supplément et pas d’un quelconque produit dopant. Les effets de nombre d’extraits végétaux, même s’ils sont réels, restent malgré tout le plus souvent subtils.  Pour expérimenter ces subtils effets, encore faut-il consommer l’extrait sous une forme assimilable, en respectant un dosage adapté. Encore une fois parler de dosage avec un extrait végétal est délicat : pour ma part je me base sur les études menées sur des humains ou à défaut sur des rats (ou des souris, ou des lapins…) en adaptant le rapport grammes/kilogramme de poids de corps, et également sur mon ressenti. Concernant le Tribulus, beaucoup d’athlètes naturels le juge inutile. Je ne suis pas de cet avis, le l’ai expliqué dans Le Tribulus terrestris au-delà du mythe.  

Il m’arrive donc fréquemment d’ajouter du Tribulus terrestris à un stack naturel, donc la composition peut varier. Gingembre, maca, Mucuna pruriens, fenugrec… Mais dans tous les cas de figure j’incorpore au moins 1,5 gramme de Tribulus. En dessous- les effets ne sont pas subtils, ils sont imperceptibles. Quand certaines marques mettent sur le marché des comprimés contenant jusqu’à 2 grammes d’extrait de Tribulus, forcément TRIBULUS PLUS de QUAMTRAX et ses 385mg ont l’air un peu légers. En outre, les gélules  de TRIBULUS PLUS ne contiennent selon l’étiquette, outre le sulfate de zinc, que 72,64% d’extrait, le reste étant de la maltodextrine, du stéarate de magnésium et du dioxyde de titane (rien d’exceptionnel dans des gélules, mais cela rend la teneur réel en principe actif encore plus tenue).  Ce ne sont pas les 10mg de sulfate de zinc par gélule qui ont été ajoutés à  la formule qui y changeront grand-chose.

Mon ressenti :

Aucun. Dire le contraire serait mentir : je suis en ce moment plutôt fatigué, j’encaisse moins bien les séances qu’il y a quelques mois, et le petit plus pour la récupération que j’attends généralement avec du Tribulus ne s’est pas fait sentir. Il est vrai qu’avec moins de 385mg d’extrait de Tribulus par gélule et 10mg de zinc, il ne faut pas s’attendre à grand-chose. En respectant le(s) dosage(s) préconisé(s) par QUAMTRAX (les recommandations diffèrent selon les emballages du même produit, ce qui ne facilite pas la lisibilité : sur mes boîtes le dosage recommandé est d’une gélule, sur d’autres QUAMTRAX conseille deux gélules après le repas, mais on trouve également des étiquettes mentionnant 3 gélules avant la séance… Dans le doute j’ai essayé les trois « protocoles » sur une semaine chacun, et la dernière semaine je suis passé à 4/5 gélules par jour pour les finir)) je n’ai donc ressenti aucun accroissement de force, d’amélioration et d’accélération de la récupération post entrainement, et évidemment je n’ai pas expérimenté de priapisme…  

Durant le mois qu’a duré mon test de TRIBULUS PLUS, j’ai donc davantage considéré ce produit comme étant du « ZINC PLUS », du zinc (oligo-élément essentiel à plus d’un titre, et en particulier concernant la synthèse de la testostérone et la spermatogénèse) agrémenté d’un petit quelque chose à l’efficacité bien incertaine. La dernière semaine de mon test, il m’est arrivé d’en gober une petite poignée, sans pour autant ressentir plus d’effets.   

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Conclusion :

Un supplément contenant du Tribulus et du zinc, et vendu comme un optimisateur hormonal, alors que les effets du Tribulus terrestris sur la production d’hormones androgènes ne sont pas démontrés scientifiquement, et que si une carence en zinc (fort rare) peut avoir des effets délétères sur la santé (et pas seulement sur les fonctions reproductives), une overdose de zinc ne fera pas monter votre taux de testostérone mais sera en revanche toxique pour votre organisme (il faudrait quand même dépasser les 150/200mg par jour).

QUAMTRAX n’indique pas l’origine géographique de son Tribulus, uniquement le taux de saponines (sur certains emballages, d’autres sont dépourvus de cette indication), qui serait de 40%. De même, l’on ne sait pas s’il s’agit du fruit ou des parties aériennes (qui contiennent des taux de saponines différents). Seul vrai point positif, le prix de TRIBULUS PLUS : moins de 10€ chez la plupart des revendeurs, c’est plutôt économique… Sauf si on envisage d’en consommer plusieurs grammes. Dans ce cas de figure, il est plus avantageux de préférer à TRIBULUS PLUS d’autres références, plus qualitatives et mieux dosées.

NOTE : 4/10

Composition et valeurs nutritionnelles : Pour deux gélules

Graisses 0.01g
Glucides 0.71g
Protéines 0.19g
Zinc 20mg
Tribulus terrestris 40% saponines 770mg

Ingrédients : Tribulus terrestris 40% de saponines, gélatine (capsules), sulfate de zinc, maltodextrine, Antiagglomérant (stéarate de magnésium), E171 (colorant), dioxyde de titane.