La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement

Par Alex Rees, MuscleXperience team

Un rapide coup d’œil sur la composition des dix vasodilatateurs/boosters d’oxyde nitrique pré-entrainement (« preworkout ») les plus vendus vous confirmera ce que vous savez surement déjà : l’acide aminé arginine est l’ingrédient incontournable de ces formules censées améliorer la congestion et fournir un surcroît d’énergie aux adeptes de la fonte. Cet acide aminé protéinogène considérée comme non essentiel chez l’homme peut être produit par le corps humain, en quantité possiblement insuffisante par l’organisme selon l’état de santé des individus, d’où un nécessaire apport alimentaire. Son utilisation dans les formules pré-entraînement remonte au temps glorieux des premiers prototypes de cette catégorie de suppléments qui aujourd’hui domine l’industrie de la nutrition sportive, c’est-à-dire au début des années 2000 (Si ma mémoire est bonne, la première version du NO-XPLODE de BSN est sortie en 2005). Les bodybuilders n’avaient pas attendu BSN pour se supplémenter en L-arginine, utilisée de longue date pour ses effets supposés sur la sécrétion d’hormone de croissance endogène. Aussi, ceux qui ont un peu de vécu derrière eux ont-ils pu connaître la bonne vieille arginine Veyron en ampoules, bien chargées en saccharose (l’arôme caramel était plutôt réussi), que l’on achetait à l’époque en pharmacie.

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Avant l’arrivée fracassante de NO-XPLODE sur le marché, les suppléments pré-entrainements étaient inexistants, et l’arginine était principalement utilisée avant le coucher sur un estomac vide (ce qui était censé favoriser une plongée plus rapide dans la phase de sommeil profond, et donc la sécrétion d’hormone de croissance) ainsi qu’au réveil, à jeun.

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Avec l’arrivée des vasodilatateurs dans l’industrie de la nutrition sportive, il a fallu trouver des ingrédients capables d’augmenter la sensation de congestion, et donc le niveau d’oxyde nitrique dans le sang, ce dernier étant responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins. L’acide aminé arginine étant converti dans ces vaisseaux par l’enzyme (oxydoréductase si l’on veut être précis) oxyde nitrique synthase (NOS) en oxyde nitrique (ou monoxyde d’azote), il était logique de penser qu’une supplémentation en arginine ferait drastiquement grimper le taux d’oxyde nitrique et nous offrirait un « pump » sans égal.

Ce ne fut pas tout à fait vrai, en partie puisque l’arginine, du moins sous la forme L-arginine chlorohydrate, est très mal assimilée par l’organisme, d’abord au niveau de l’estomac, puis au niveau des intestins. Les marques de nutrition ont donc sorti progressivement de multiples formes d’arginine, arginine alpha cétoglutarate (AAKG), Arginine ethyl ester (censée avoir une meilleure disponibilité), et récemment l’arginine nitrate, à laquelle j’ai consacré un article (Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE). Si certaines de ces nouvelles formes d’arginine sont effectivement plus assimilables, l’impact véritable de l’ingestion d’arginine sur la production d’oxyde nitrique semble être limité, certaines études ont même conclu à un résultat nul[1], que ce soit sur l’augmentation de l’afflux sanguin ou sur celle de la synthèse protéique. D’autres ont conclu à des résultats plus nuancés[2].

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On a vu précédemment que l’arginine est aussi utilisée en sa qualité de secretagogue naturel de l’hormone de croissance. Elle était utilisée au coucher et/ou au réveil, mais la mode est aux « preworkouts ». Le marketing nous dit donc que consommer de l’arginine avant l’entrainement créerait un environnement hormonal intéressant pour la construction musculaire. Qu’en est-il vraiment ?

Je vais casser l’ambiance: chez les sujets jeunes comme âgés, l’administration par voie oral d’arginine avant ou pendant l’entrainement n’augmente pas la sécrétion d’hormone de croissance induite par l’exercice[3]. C’est un lieu commun, mais une fois encore la nature est bien faite : après un exercice physique intense, l’hypophyse produit un pic d’hormone de croissance, qui participe à un environnement favorable à la récupération musculaire. Une étude publiée en 1999 dans The journals of gerontology. Series A, Biological sciences and medical sciences, Gerontological Society of America a ainsi montré que l’ingestion d’arginine n’amplifiait pas ce pic naturel, et semblait même interférer avec lui. Cela a été confirmé quelques années plus tard, et si la consommation d’arginine après une séance de musculation (ou d’un autre sport) est susceptible d’élever le niveau d’hormone de croissance et d’IGF1[4], avant la séance c’est l’inverse qui se produit. C’est scientifiquement prouvé, la prise d’arginine avant un exercice physique affecte négativement la production naturelle d’hormone de croissance qui intervient post exercice[5]. L’on parle ici d’une baisse conséquente, puisque dans l’étude publiée dans le très sérieux International journal of sport nutrition and exercise metabolism en 2014, l’ingestion de 6g d’arginine par des athlètes entraînés avant un entraînement en résistance a fait chuter les niveaux d’hormone de croissance et d’IGF1 de … 41%.

Cela n’empêche pas le marché d’être inondé de formules pré-entraînement incluant de l’arginine : Arginine X-PLODE (WEIDER), PUMP SERUM (PEAK NUTRITION), EPIC PUMP (encore PEAK – contient 6 000 mg de L-Arginine AKG et 2,000 mg de nitrate de L-arginine par portion !), HOT BLOOD (SCITEC NUTRITION), les différentes versions du C4 (CELLUCOR), ANIMAL PUMP (UNIVERSAL)… La liste est interminable.

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En prenant ces produits avant une séance, vous troquez votre si précieuse et si rare hormone de croissance endogène contre une congestion certes agréable et gratifiante mais aussi éphémère, et vous compromettez votre récupération. L’arginine peut tout à fait avoir sa place dans votre programme de supplémentation, mais est à exclure avant l’exercice : dans une optique de gain musculaire à long terme, et à moins de disposer d’hormone de croissance synthétique, mieux vaut bannir définitivement de votre arsenal les preworkouts contenant de l’arginine, quelle que soit sa forme.

 

Alex REES, le 08/04/2018

 

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[1] Tang JE, Lysecki PJ, Manolakos JJ, MacDonald MJ, Tarnopolsky MA, Phillips SM., Bolus arginine supplementation affects neither muscle blood flow nor muscle protein synthesis in young men at rest or after resistance exercise, J Nutr. 2011 Feb;141(2):195-200. doi: 10.3945/jn.110.130138. Epub 2010 Dec 29.

[2] Alvares TS, Conte CA, Paschoalin VM, Silva JT, Meirelles Cde M, Bhambhani YN, Gomes PS, Acute l-arginine supplementation increases muscle blood volume but not strength performance, Appl Physiol Nutr Metab. 2012 Feb;37(1):115-26. doi: 10.1139/h11-144. Epub 2012 Jan 17.

[3] Marcell TJ, Taaffe DR, Hawkins SA, Tarpenning KM, Pyka G, Kohlmeier L, Wiswell RA, Marcus R., Oral arginine does not stimulate basal or augment exercise-induced GH secretion in either young or old adults, J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 1999 Aug;54(8):M395-9.

[4] Zajac A, Poprzecki S, Zebrowska A, Chalimoniuk M, Langfort J. Arginine and ornithine supplementation increases growth hormone and insulin-like growth factor-1 serum levels after heavy-resistance exercise in strength-trained athletes, J Strength Cond Res. 2010 Apr;24(4):1082-90.

[5] Forbes SC, Harber V, Bell GJ., Oral L-arginine before resistance exercise blunts growth hormone in strength trained males, Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2014 Apr;24(2):236-44. doi: 10.1123/ijsnem.2013-0106. Epub 2013 Nov 13.

Mon avis sur: AMI-NO XPRESS

AMINO 1Marque : SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperienceteam

Le lien entre la congestion musculaire et le gain en force et en volume n’est pas direct. Pourtant, vétéran, pilier de salle ou « newbie », nous sommes tous à la recherche de cette sensation d’engorgement musculaire sans nulle autre pareille. En outre, elle indique que l’exercice exécuté stimule bien le tissu musculaire, et cette sensation renforce inévitablement la motivation du pratiquant. La congestion, par la circulation sanguine accrue qui la caractérise, occasionne également une augmentation de la quantité de nutriments «  pompés » par le tissu musculaire, ce qui va améliorer le travail musculaire lui-même, mais également la récupération.

Ainsi, la recherche de la congestion n’est pas qu’une quête narcissique à la limite du plaisir sexuel (la comparaison n’est pas de moi, mais d’un ancien gouverneur de Californie), mais fait bien partie d’une stratégie afin de gagner durablement en force et en volume.

Les marques de nutrition sont toujours à la recherche de nouveaux produits à nous proposer, c’est l’essence même du marketing. Si ceux-ci répondent à des besoins, tant mieux, sinon… On crée de nouveaux besoins. Autrefois on s’entraînait « à l’ancienne », à l’eau claire, avec parfois un mélange « à la papa » quand la séance s’éternisait, avec le classique jus de raisin dilué et une pincée de sel (pour le sodium, puisque la transpiration est composée principalement d’eau et des minéraux, dont beaucoup de sodium), ou de l’eau additionnée de jus de citron et de miel. Ces mélanges à l’ancienne contiennent donc ce dont on a réellement besoin durant une grosse séance (plus de 45-50 minutes) : de l’eau pour l’hydratation, des glucides (même si le fructose présent en majorité dans ces préparation maison n’est pas optimal, sauf pour préserver le glycogène hépatique), et du sodium. Ne manque que les acides aminés (BCAA et également EAA, nécessaires pour déclencher l’anabolisme).

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Les marques nous ont convaincu, à la longue, qu’on ne pouvait pas s’entraîner sans Preworkout. C’est faux. Avant que la première version du NO-XPLODE de BSN ne sorte aux US, les anciens faisaient sans, et aujourd’hui, si vous n’avez pas les moyens, c’est l’un des produits dont on peut parfaitement se passer. Si on a les moyens et que l’on veut s’amuser, ou que l’on est dans une logique d’optimisation ergogénique naturelle, un vasodilatateur bien formulé peut trouver sa place dans un programme de supplémentation. On peut aussi se le formuler sois même, en mélangeant quelques-uns des ingrédients  reconnus pour favoriser la congestion : Citrulline, Bêta-alanine, taurine, bétaïne (je n’ai pas oublié l’arginine : cet acide aminé possède nombre de vertus, mais il doit être déconseillé avant l’entraînement, puisque il a tendance à influer négativement sur la production hormonale pendant l’entrainement NOTE) etc.

Une fois que l’on a atteint une congestion phénoménale grâce à un bon « vaso », comment améliorer encore cette sensation, et comment la faire perdurer le plus longtemps possible après la séance (vous savez, en été, quand vous sortez de la salle les bras nus et veineux et que vous allez trainer sur les terrasses de cafés)? Réponse des marques : en sortant une formule vasodilatatrice « intra-workout ». C’est ce qu’a fait SCITEC, avec son AMI-NO XPRESS.

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Pas de secret pour créer un bon « intra » : on prend les mêmes et on recommence : Citrulline, Bêta-alanine, taurine etc etc. Le vrai point fort de AMI-NO XPRESS de SCITEC ? N’avoir quasiment rien oublié dans cette formule très complète :

  • Un mélange de vitamines concourant au métabolisme, à l’utilisation optimale des autres nutriments dont les glucides, et à la synthèse hormonale : vitamine b6 (Pyroxidine), B9 (acide folique ou acide ptéroylmonoglutamique)), B12 (cyanocobalamine), Vitamine C.
  • Une matrice d’acides aminés axés sur la congestion, la performance musculaire et la récupération : Betaïne, L-citrulline, Bêta-alanine, DL-acide malique, L-arginine, L-arginine AKG, taurine, L-glutamline, L-tyrosine.
  • Des acides aminés branchés ou ramifiés micronisés (BCAA) : leucine, isoleucine, valine.
  • Une matrice d’électrolytes et de minéraux : phosphore (nécessaire à la synthèse de l’ATP), magnésium et potassium sous différentes formes, etc.

Au final, on obtient une formule complète, qui tient la route et contient la plupart des nutriments susceptibles de soutenir la performance durant une séance intensive.

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Mon ressenti :

Essayer, c’est presque l’adopter. Le premier pot, que j’ai obtenu en réduction a un très bon prix (qui sans réduction est disponible entre 18 et 25€ selon les détaillants) m’a vraiment enthousiasmé. Energie (et non pas excitation car AMI-NO XPRESS ne contient pas de caféine ou d’autre stimulant, ce qui est un plus puisque on peut le prendre à tout moment sans risquer l’insomnie), une congestion solide et durable, et un goût vraiment agréable, genre « Oasis » (j’avais opté pour le parfum « Mangue orange ».

Le prix étant intéressant, je me suis empressé d’en recommander pour faire du stock. Résultat j’ai voulu varier et je me suis retrouvé avec un pot du parfum « Ice tea pêche » que j’ai vraiment eu du mal à finir (Désolé pour le formateur, mais le goût n’est pas terrible, loin derrière « mangue orange »). Enfin j’ai remarqué que quand je chargeais un peu la dose, mon transit avait tendance à … « s’accélérer ». AMI-NO XPRESS ne contient pourtant pas de Glycerol monostearate (glycérine) très à la mode dans les preworkout actuels, et connu pour être un laxatif notoire (Tout étant une question de dosage, bien entendu).

Mon ressenti sur ce produit est donc plutôt positif, même si je n’en fais pas un must.

Conclusion :

AMI-NO XPRESS est un bon produit, qui tient ses promesses. Cela dit, il est tout à fait possible d’en faire l’économie. En ce qui me concerne, 5 -15 g de BCAA, 5g d’EAA, du dextrose, de la maltodextrine ou du Waxymaize font le job, c’est la base (en phase régime, on peut supprimer les glucides, évidemment). Mais une fois de temps en temps, on peut se laisser tenter par ce genre de formule pour pimenter un peu une séance difficile. Quelques bémols : quitte à être complet, pourquoi ne pas avoir intégré du sodium ? Quant au goût « Mangue orange » et aux effets secondaires en cas de surdosage, même léger, je suppose que c’est du ressenti très personnel, vous vous ferez (ou pas) votre opinion. AMI-NO XPRESS … Why not ?

NOTE : 7,5/10

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Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

 

Informations nutritionnelles :

Une dose : 1 dosette pleine Nombre de doses par boîte: 20

  Par dose %AJR*
Vitamine B6 (Pyridoxine) 2.8 mg 200%
Vitamine B9 (acide folique) 30.2 μg 15.1 %
Vitamine B12 (cyanocobalamine) 0.38 μg 15%
Vitamine C (acide L-ascorbique) 200 mg 250%
Magnésium 56.3 mg 15%
Phosphore 350 mg 50%
Potassium 441 mg 22%
Matrice Ami-No de marque déposée 18809 mg 15%
Matrice Ami-NO XPRESS 7781 mg
Bétaïne anhydre (2500 mg), L-citrulline (1531 mg), Bêta -alainine (1500 mg), acide malqie DL (1500 mg), L-arginine micronisée (500 mg), L-arginine alpha-cétoglutarate [AAKG 2 :1] (250 mg)
Matrice BCAA micronisés XPRESS 5000 mg
L-leucine micronisée (2500 mg), L-isoleucine micronisée (1250 mg), L-valine micronisée (1250 mg)
Matrice d’acides aminés 3000 mg
L-glutamine (1000 mg), taurine (1000 mg), L-tyrosine (1000 mg)
Matrice de récupération 3027.8 mg
Phosphate de potassium dihydrogène (1600 mg), glycine (1000 mg), carbonate de magnésium (224 mg), vitamine C (200 mg), pyridoxine HCI (3,45 mg), acide ptéroylmonoglutamique (330 μg), cyanocobalamine (40μg)

Ingrédients:

Bétaïne anhydre, L-leucine micronisée, arômes (jus d’orange, mangue, orange), phosphate de potassium dihydrogène, L-citrulline, bêta alanine, acide malique DL, L-isoleucine micronisée, L-valine micronisée, glycine, L-glutamine, L-tyrosine, Taurine, régulateur d’acidité (acide citrique anhydre), L-arginine base micronisée, L-arginine alpha cétoglutarate 2 :1, carbonate de magnésium, édulcorants (sucralose, acésulfame K) L-acide ascorbique, colorant (riboflavine), pyridoxine HCI, acide ptéroylmonoglutamique, cyanocobalamine

 

Mon avis sur: AMINO MAXX

AMINO MAXXé

Marque : BODYMAXX SPORTSNUTRITION

Par Alex, MuscleXperience team

En ce moment je m’entraîne le soir, plutôt tard, et la problématique à laquelle je suis confronté est de trouver un bon vasodilatateur/booster d’oxyde nitrique sans stimulants. Si cela semble très simple sur le papier, c’est en fait une tâche ardue, puisque la quasi totalité des produits de cette catégorie actuellement sur le marché contiennent de la caféine (1,3,7-triméthylxanthine ou méthylthéobromine selon les étiquetages, mais c’est la même chose), ou au moins du thé vert ou du guarana, qui en contiennent également. Il convient de noter que même pour les pratiquants de musculation qui s’entraînent le matin ou l’après-midi, la caféine, si elle a un effet certain sur la force et les performances, finit par ne plus agir en raison d’une forte accoutumance du corps. On doit alors augmenter la dose pour ressentir les mêmes effets, ce qui peut induire des effets néfastes pour le corps (irritabilité, troubles du rythme cardiaque…). En outre, à long terme, la caféine pourrait engendrer une résistance à l’insuline. La prudence et la modération sont donc de mise.

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BODYMAXX SPORTSNUTRITION a répondu à cette problématique, en nous livrant AMINO MAXX, un complexe d’acide aminés axé autour de la congestion, de l’énergie et de la récupération. Comme sait le faire la marque, c’est une formule simple, sans fioritures, avec uniquement ce dont on a besoin :

  • Un complexe d’acides aminés ramifiés (BCAA), ratio 2:1:1, ou l’acide aminé Leucine, clé de l’anabolisme musculaire, est majoritaire

  • De la bêta-alanine, qui favorise l’énergie et la force durant un entraînement en résistance

  • de la L-citrulline DL-malate, l’acide aminé citrulline, le must en matière de congestion et d’énergie, conjugué à de l’acide malique (qui est un acide dicarboxylique, d’oû le « DL » , intermédiaire du cycle de Krebs, l’une des voies métaboliques majeures chez l’homme comme chez la plupart des autres espèces).

  • De la taurine, dont l’impact sur l’endurance et la récupération ne sont plus en débat, et qui présente également de multiples bienfaits pour la santé (au niveau cardiovasculaire notamment)

  • de la glutamine, acide aminé le plus abondant dans le corps et primordial pour la récupération.

  • Last but not least, de l’arginine, que l’on ne présente plus. Elle est nécessaire à la synthèse de l’oxyde nitrique, qui favorise une meilleure vasodilatation et un meilleur débit sanguin.

Tout y est, sauf peut-être la bétaïne, qui par son rôle dans la régularisation de l’hydratation cellulaire et de l’homéostasie des fluides agit en prévention de la baisse des performances consécutive à la désydratation. La bétaine aurait également un impact sur la production d’homone de croissance et d’IGF1 durant l’entrainement, ainsi que sur les performances de manière générale, ce qui en aurait fait un ajout interessant dans AMINO MAXX. Peut-être pour la prochaine version !

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Mon ressenti :

Produit très agréable à consommer, AMINO MAXX apporte énergie et congestion sans excitabilité. On ressent vraiment une bonne congestion, mais tout en douceur. On est loin des boosters hardcore proposés par certains concurrents, mélangeant caféine synéphrine et théacrine, qui vous tiennent éveillé pendant 48h après la séance et vous rendent à moitié psychotique et paranoïaque. Rien de tout cela avec AMINO MAXX, même si pour ma part j’ai dû mettre deux dosettes de 10,3g dans mon shaker pour en ressentir pleinement les effets.

Conclusion :

AMINO MAXX est le genre de produit vraiment salvateur pour ceux d’entre nous qui s’entraînent le soir (ou la nuit, tels des loups garous), et recherchent un petit vasodilatateur sympa, apportant les sensations sur la force et la congestion sans apport de stimulants, ou pour les personnes vraiment sensibles aux stimulants. En tout cas c’est un produit qualitatif, qui répond à un besoin précis : apporter un plus pour la congestion, l’énergie intra-workout et la récupération, sans l’apport massif de caféine et sa cascade d’effets secondaires parfois délétère. En bonus, le parfum que j’ai choisi, Fruity berry mix, est juste irréel. Délicieux, on croirait vraiment un cocktail sans alcool. En bref, MuscleXperience approved !

NOTE : 7,5/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Valeurs pour 110g

Pour une portion

(10,3g+250 ml d’eau)

 Ajr

Energie (kJ)

1475

153

 –

Energie (kcal)

347

36

 –

Graisse (g)

0

0

 –

– dont saturées (g)

0

0

 –

Glucides (g)

0,5

<0,5

 –

– dont sucre (g)

0,1

<0,5

 –

Fibres (g)

<0,5

<0,5

 –

Protéines (g)

85

8,8

 –

Sodium (g)

0,01

<0,01

<1

Ingredients:

L-leucine, Beta alanine, L citrulline DL-malate (1:1), Taurine, L-glutamine, L-isoleucine, L-valine, L-arginine, Acid (citric acid), Flavourings, Sweetener (sucralose), Anti-caking agent (silicon dioxide), Colours (anthocyanin, carmine).

Suggestion d’utilisation :

Mélangez une dosette(10,3 g) d’AMINO MAXX avec 250 ml d’eau froide. Prendre une dose par jour, avant l’entraînement.

Avertissements:

Les suppléments alimentaires ne remplacent pas un mode de vie sain!

Ne dépassez pas les dosages recommandés!

Tenez ce produit hors de portée des enfants!

AMINO MAXX est un complément alimentaire.

Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE

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Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperienceteam

Pour nous autres piliers de salle, il existe une quête mystique, quasi sacrée, que Saint-Arnold comparaît autrefois à l’orgasme : la congestion. Pour l’atteindre et la maximiser, je suis évidemment toujours à l’affût des dernières nouveautés en matière de suppléments, et il se trouve qu’une nouvelle venue a récemment fait son entrée sur scène : l’arginine nitrate.

Pour tester ce composé fraichement débarqué dans les magasins de nutrition sportive, j’ai opté pour l’arginine nitrate de la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui m’avait plutôt séduit avec quelques-unes de ses références, notamment TESTED ANTI-ESTRO. La marque cherche à se démarquer en proposant des formules simples, ne comptant le plus souvent qu’un ingrédient et dosé de manière optimale, et c’est le cas pour TESTED ARGININE NITRATE. 500mg d’arginine nitrate par capsule, et rien d’autre. Let’s try it !

La supplémentation en L-arginine est bien connue des adeptes de la musculation et du fitness cherchant à accroître la vasodilatation en stimulant la production d’oxyde nitrique (également appelé monoxyde d’azote ou oxyde azotique, de formule NO). L’arginine est en effet impliquée dans la production d’oxyde nitrique dans une réaction catalisée par l’enzyme oxyde nitrique synthase. Se supplémenter en arginine avait donc du sens, mais plusieurs études datant de quelques années maintenant sont venues contredire cette séduisante perspective : une supplémentation accrue en L-arginine n’entraînerait pas d’augmentation du taux d’oxyde nitrique chez l’être humain. Qu’est ce qu’on a pu en absorber, pourtant, via tous ces boosters de NO vendus à grand coup de photos d’athlètes aux physiques striés et veineux… Mais rassurons-nous, le débat n’est pas encore tranché, et l’arginine présente bien d’autres vertus, notamment la capacité d’augmenter, certes modestement, la production d’hormone de croissance.

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Revenons à nos moutons : TESTED ARGININE NITRATE. De formule C6H15N5O5 , l’arginine nitrate comprend une molécule de l’acide aminé arginine et un groupe nitrate, reliés par une liaison hydrogène.

L’utilisation des nitrates (NO3) dans la supplémentation sportive est relativement récente. Si une avalanche de suppléments intègrent l’arginine nitrate à leurs formules (Chrome NO3 de Cellucor, YOK3D, de USP Labs, Ritual de ANS…), il ne semble pas que ce soit le « netx big thing » de l’industrie du fitness . Des travaux ont cependant montré un effet ergogénique potentiel, notamment sur les fibres musculaires de type II (fibres rapides dites « blanches ») des athlètes réalisant des efforts de forte intensité, comme les sports de force dont la musculation1.

La supplémentation en nitrates serait particulièrement bénéfique quand les niveaux d’oxygène sont bas ou moyens, et pourrait contribuer à mieux « rentabiliser » l’oxygène utilisé pendant par le sportif pendant l’effort. En effet, j’ai remarqué que durant les séances où j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE, je n’ai ressenti une amélioration de la congestion « normale » qu’en milieu voire en fin de séance, ce qui est peut-être dû à la baisse des niveaux d’oxygène consécutive à l’effort.

Les marques qui commercialisent l’arginine nitrate ou l’incluent dans leurs formules « preworkout » nous promettent ceci : un débit sanguin amélioré, une vasodilatation plus importante, un apport en nutriments augmenté, un aspect plus « veineux » et de manière générale une amélioration des performances physiques. Est-ce justifié ?

Mon ressenti :

Les gélules de TESTED ARGININE NITRATE sont dosées à 500mg. Lors de mes deux premières séances de test, à l’occasion desquelles j’ai travaillé les pectoraux, les bras et les jambes, j’ai pris deux gélules 30 minutes avant la séance, sans autre supplément pré-séance. Résultat ? Imperceptible.

Par la suite, j’ai opté pour le protocole suivant : deux gélules 30 minutes avant la séance, puis deux autres environ 20 minutes après le début de celle-ci. Je m’entraîne généralement une heure et demie, et en suivant ce mode opératoire j’ai bien ressenti un petit quelque chose au niveau du « pump ». un petit quelque chose donc rien de transcendant, et puisque j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE seul, je n’ai pas ressenti les autres sensations procurées par un « booster » classique, énergie, renforcement de la concentration (caféine, tyrosine), paresthésie (bêta-alanine).

Pour finir ma boîte de 120 gélules, j’ai simplement ajouté TESTED ARGININE NITRATE à mon stack pré-entraînement. De bonnes sensations, de l’énergie et de la congestion à revendre, mais dans cette configuration difficile de connaître la part jouée par TESTED ARGININE NITRATE, sans compter que si cet ajout devait être durable, ce produit ne serait pas forcément rentable, puisque la boîte est vendue entre 20 et 25€ dans la plupart des boutiques de diététique sportive en ligne. A choisir entre un stack d’acides aminés classiques et TESTED ARGININE NITRATE, je choisis donc sans hésiter le premier.

Conclusion :

TESTED ARGININE NITRATE n’est pas un mauvais produit. Ce n’est pas non plus le phénomène tel qu’il est parfois présenté par certaines marques qui commercialisent la molécule, en tout cas pas à mon humble avis. Un simple petit mélange arginine AAKG ou L-arginine, citrulline malate et bêta-alanine reste bien moins onéreux, et beaucoup plus efficace. Si vous avez les moyens, vous pouvez, au moins pour tester, inclure un à deux grammes d’arginine nitrate à ce « combo » éprouvé, vos performances n’en seront certainement pas tirées vers le bas. Vous pouvez également fort bien vous en passer !

NOTE : 6/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Quantité de la portion: 2 gélules

Nombre de portions: 60

Par portion

Arginine nitrate 1000 mg

Ingrédients:

Arginine nitrate, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested Arginine Nitrate

Prendre deux capsules une à deux fois par jour.

 

Avertissement Tested Arginine Nitrate: Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique. Ne convient pas aux personnes de moins de 18 ans. Garder hors de la portée des enfants. Stocker dans un endroit sec et frais. Ne pas utiliser si le bouchon de sécurité est cassé.

Ces données n’ont pas été évaluées par la FDA.

Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladie que ce soit.

Arginine nitrate est un complément alimentaire.

1Jones, A.M. (2014) Influence of dietary nitrate on the physiological determinants of exercise performance: a critical review. Applied Physiology, Nutrition and Metabolism 39, 1019-1028

Mon avis sur : GH SURGE

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Marque: SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperienceteam

L’hormone de croissance (Growth hormone en anglais, soit GH en abrégé, ou HGH, human growth hormone), est une hormone polypeptidique (donc composée de plusieurs peptides, molécules comprenant au moins deux résidus d’acides aminés reliés par la liaison peptidique) de 191 acides aminés, secrétée la partie antérieure de l’hypophyse et plus particulièrement par les cellules somatropes, d’où les appellations de somatotropine ou de somatropine qui sont également données à l’hormone de croissance.

Hormone naturellement secrétée par le corps humain (dans le cas de l’hormone de croissance humaine, chaque espèce ayant sa déclinaison, par exemple la somatropine bovine – STB –  pour les bovins), sa seule évocation est dans certains pays est entachée d’opprobre, en raison d’une part du scandale de l’hormone de croissance contaminée qui a éclaté à la fin des années 90 et qui a donné lieu à des procès retentissants en France notamment, d’autre part aux nombreuses dérives liées à l’utilisation de somatotropine « naturelle » puis synthétique (hormone de croissance recombinée) dans certains milieux sportifs de haut niveau.

Ce qu’oublient les médias de masse en nous rebattant encore et toujours les oreilles avec les mêmes inepties, c’est que l’hormone de croissance est avant tout une hormone produite naturellement par le corps humain, essentielle pour la reproduction cellulaire et donc pour sa croissance, ainsi que pour sa santé. Si la production non régulée de cette hormone est pathologique, impactant la taille des os et des organes, et l’état de santé général de celles et ceux qui en souffrent (acromégalie, gigantisme), sa déficience conduit au nanisme, terme désignant une insuffisance de croissance pouvant avoir comme origine une insuffisance hypophysaire.

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Encore une fois, les déformations et approximations médiatiques se révèlent nuisibles, car entretenir des niveaux sains d’hormone de croissance naturelle permet à tout à chacun et en particulier aux sportifs, de bénéficier d’un meilleur sommeil (et vice-versa), d’une meilleure récupération post-effort, et de mieux vieillir.  Comment un tel miracle est-il possible ? Et bien à  proprement parler il ne s’agit pas d’un miracle, mais avant tout d’hygiène de vie. Pratiquer une activité sportive intense et régulière et en particulier certains exercices, impliquant le maniement de charges lourdes, permet d’optimiser sa production naturelle de « GH ». Cette production est également influencée par la nutrition, et par la qualité du sommeil, la majeure partie de l’hormone de croissance endogène étant produite la nuit, durant les phases de sommeil profond. Il a en effet été mis en évidence qu’un sommeil profond et suffisant influait positivement sur la sécrétion nocturne d’hormone de croissance (mais pas seulement, puisque la prolactine, l’hormone lutéinisante et les hormones thyroïdiennes aussi sont concernées), et que la privation de sommeil entraîne des conséquences inverses[1].

On sait que certaines substances naturelles ou artificielles auraient la capacité (réelle ou supposée/fantasmée) d’induire une augmentation de la sécrétion de cette hormone : les secretagogues. On trouve dans cette catégorie des acides aminés, des extrais végétaux, et des substances de synthèse, illégales à la vente et à l’achat dans la plupart des pays et interdits aux athlètes participant à des compétitions. Les moins onéreux, et les plus accessibles, restent donc les acides aminés. Les recherches menées dans ce domaine ont principalement porté sur la L-lysine, la L-arginine, et la L-ornithine. La glycine pourrait compléter utilement ce trio de tête, classiques des « boosters de GH » naturels.

GH SURGE (littéralement « poussée de GH ») de SCITEC NUTRITION® est donc l’un des produits que la marque a lancé sur le marché dans cette gamme, avec son T/GH. Pour illustrer les publicités de ce différents produits, SCITEC NUTRITION® utilise les visuels de son athlète IFBB pro Cédric McMILLAN, qui n’en doutons pas un seul instant a eu recours à GH SURGE pour se batir son physique de titan. Business is business.

Au-delà de ces propos aigre-doux, que penser de GH SURGE ? Des études menées sur la combinaison L-lysine, la L-arginine et  L-ornithine concluent que celle-ci pourraient induire un modeste pic d’hormone de croissance entre 30 et 90 minutes après son ingestion, chez des hommes jeunes. D’autres réfutent cette hypothèse, mettant en avant l’inefficacité de cette combinaison, en particulier avant un exercice de résistance. Si l’on souhaite retenir les éléments positifs concernant ce « combo », retenons que s’il semble contre-productif quand il est absorbé autour de la séance, il pourrait avoir un impact positif sur la production endogène de GH pris au repos et l’estomac vide.

Mon ressenti :

On ne va pas se mentir : après un mois de test de GH SURGE à raison de deux doses par périodes de 24h, je ne peux faire état d’aucun ressenti particulier. J’ai opté pour une dose de trois comprimés le matin au réveil, et une autre au moment du coucher.  Pour autant je ne me sens pas plus mal qu’avant, ma récupération post-séance est correcte, bref je me porte bien. GH SURGE participe-t-il à mon bon état de santé général… Je pense que cela relève plus du domaine de la foi que de celui de la science.

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Conclusion :

GH SURGE est un produit qui surfe sur les quelques études avançant la possible augmentation de la sécrétion de GH endogène chez l’homme du fait de la consommation de la combinaison L-lysine, L-arginine, et L-ornithine. S’il existe une clientèle, SCITEC NUTRITION® aurait tort de s’en priver. A mon avis, on peut tout à fait se passer de ce complément. Si l’on souhaite se rassurer sur sa production d’hormone de croissance, se donner un petit plus imperceptible sur le court et moyen terme, ou si vous bénéficiez d’une offre spéciale sur ce produit (si on vous l’offre dans un package par exemple, ce qui a été mon cas), pourquoi pas. Son prix est modique, généralement aux alentours de 10€, parfois moins (certaines boutiques en ligne le vendent à 15€, c’est trop cher pour trois acides aminés timidement dosés, navré). N’en attendez pas grand-chose, vous ne serez pas déçu.

[1] Notamment : Neuroendocrinological investigations during sleep deprivation in depression. II. Longitudinal measurement of thyrotropin, TH, cortisol, prolactin, GH, and LH during sleep and sleep deprivation, Baumgartner, Riemann D, Berger M. in Biol Psychiatry. 1990 Oct 1;28(7):569-87

 

NOTE : 5/10

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Une dose : 3 gélules

Par dose %AJR

L-arginine HCL   1050mg                †

L-lysine HCL       525mg  †

L-ornithine HCL                525mg  †

AJR non déterminés

 

Ingrédients:

Chlorhydrate de L-arginine, chlorhydrate de L-lysine, chlorhydrate de L-ornithine, tunique: gélatine, antiagglomérant: stéarate de magnésium, colorants: rouge allura AC**, bleu brillant FCF, dioxyde de titane.

 

GH SURGE est un complément alimentaire.

 

 

SUPER AMINO 6000 VS WHEY AMINO : le TEST 

Par Alex, MuscleXperience team

J’ai déjà abordé l’importance de l’inclusion d’un complexe d’acides aminés essentiels dans un programme de supplémentation à des fins de conservation de la masse musculaire ou de construction de masse musculaire (Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir?).

L’intérêt d’opter pour ce type de complexes d’EAA (essentials amino acids) sous forme de comprimés réside essentiellement dans la possibilité d’en consommer partout et à toute heure afin d’enrayer le catabolisme musculaire, entre les prises alimentaires mais également durant celles-ci afin de compléter leur profil en acides aminés.

Je vous soumets donc mon comparatif entre deux produits que j’ai eu l’occasion de tester, et qui entrent dans cette catégorie : SUPER AMINO 6000, de la marque américaine DYMATIZE NUTRITION, et WHEY AMINO, de PEAK INTERNATIONAL.

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Je précise que ce test n’est sponsorisé par aucune des deux marques représentées.

SUPER AMINO 6000 (Pour trois doses soit 9 comprimés) WHEY AMINO (Pour une dose soit 9 comprimés)

Acides aminés ramifiés (BCAA)

LEUCINE (BCAA)

862,5

2970

ISOLEUCINE (BCAA)

469,5 1440
VALINE (BCAA) 534

1390

HISTIDINE

154 190
LYSINE

661,5

890

METHIONINE

190,5 210
PHENYLALANINE 532,5

320

THRÉONINE

399 500
TRYPTOPHANE

111

280

GLUTAMINE

1801,5 1620
ARGININE 508,5

340

CYSTÉINE

112,5 180

GLYCINE

249

200

TYROSINE 414

360

Acides aminés non essentiels

ACIDE ASPARTIQUE

832,5 1050
ALANINE 331,5

450

PROLINE

660 490
SERINE 483

530

Vitamines

NIACINE (Vitamine B3)

N/A/

16

Vitamine B6 5sous forme de pyroxidineHCL)

N/A/

1,4

Vitamine B12 (Cobalamine) N/A/

2,5μg

 N/A/ non applicable

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Conclusion :

SUPER AMINO 6000 et WHEY AMINO sont des complexes d’acides aminés provenant de sources différentes. Alors que SUPER AMINO 6000 a été élaboré à partir de protéines multi-sources (concentré de lactosérum, isolat, caséine, protéine de riz brun, protéine de poids), WHEY AMINO provient uniquement de protéine de lactosérum (dont le type – concentré, isolat etc – n’est pas renseigné par PEAK).

Au niveau des ingrédients, les deux produits se valent, c’est une liste d’ingrédients classiques pour ce type de produit : des conservateurs, des antiagglomérants, et bien évidemment la matière première des acides aminés.

La différence notable se fait bien sûr quand on considère l’aminogramme, qui est l’objet du tableau ci-dessus. Il permet de vérifier que les comprimés de WHEY AMINO sont plus dosés en BCAA ainsi qu’en histidine, lysine, méthionine, thréonine, tryptophane, cystéine, et en acides aminés non essentiels acide aspartique, alanine et sérine. En revanche, SUPER AMINO 6000 est plus chargé en phénylalanine, glutamine, arginine, glycine, tyrosine et proline, acides aminés essentiels et non essentiels (proline) également importants.

Concernant l’aspect pratique de ces complexes d’acides aminés essentiels, il est nécessaire de remarquer que les WHEY AMINO de PEAK INTERNATIONAL ont tendance à s’effriter et à se casser dans leur pot, contrairement aux SUPER AMINO 6000. Cela n’est pas gênant si vous les consommez uniquement chez vous sans les transporter. En revanche si comme moi vous en avez toujours sur vous pour en prendre une poignée au travail, ou avant et après vos séances (voire pendant), ça l’est plus : les comprimés se cassent, en vous servant vous vous retrouvez avec une bonne dose de poudre blanche dans la main (sans commentaire… faites néanmoins attention si vous êtes sur votre lieu de travail!), et quand vous arrivez à la fin du pot vous vous rendez compte que sur les 300 comprimés que compte le pot, une dizaine a été écrasée et quasiment voire totalement réduite en poudre.

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Les comprimés de SUPER AMINO 6000 se conservent mieux et tolèrent mieux les chocs et donc les déplacement. Si vous en avez toujours un pot au fond de votre sac ou de votre coffre de voiture, ils surviront mieux.

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Un aminogramme plus chargés contre un « compactage » plus efficace… Mais qu’en est-il du prix ? Les SUPER AMINO 6000 sont disponibles dans un conditionnement de 180, 345 et 500 comprimés, les WHEY AMINO uniquement en 300 comprimés. Un pot de 345 comprimés d’AMINO 6000 vous coûtera dans les 20€, contre exactement 25,90€ pour un pot de 300 comprimés de WHEY AMINO. L’argument financier étant non négligeable, en particulier pour les gros consommateurs, ces deux produits sont donc particulièrement difficiles à départager, puisque le rapport qualité/prix et l’aspect pratique font davantage pencher la balance dans le sens des SUPER AMINO 6000, même si les WHEY AMINO sont plus dosés concernant les acide aminés ramifiés et la majorité des essentiels (les acides aminés ramifiés étant également essentiels, mais si vous avez lu Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir?, vous le savez déjà !

Je pense donc que l’on peut dire objectivement que ces produits se valent: tous deux sont de bonne facture, bien formulés et dosés. Selon que vous privilégiez davantage l’aspect pratique et le rapport qualité prix, ou un dosage plus important en BCAA, vous pourrez donc opter pour l’un ou pour l’autre sans risquer de vous tromper.

WINNER : EX AEQUO 

Mon avis sur : ESSENTIAL AMINO MATRIX

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Marque : SCITEC NUTRITION®

Par Alex, MuscleXperience team

Si les acides aminés ramifiés ou branchés bénéficient d’une aura particulière dans l’univers de la nutrition sportive, j’ai expliqué dans mon article Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir? qu’un complexe d’acides aminés essentiels était dans certaines circonstances une meilleure option qu’un complexe de BCAA.

Ceux des acides aminés qui sont les unités de base des protéines sont appelés acides aminés protéinogènes. Parmi ces acides aminés, certains sont dit essentiels (EAA en anglais, essential amino acids) : ce sont les acides aminés que le corps humain ne peut synthétiser et qu’il doit donc absorber par la voie alimentaire. Chez l’Homme, on compte huit acides aminés essentiels: le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine et l’isoleucine. Deux autres, l’histidine et l’arginine, sont dits semi-essentiels car seuls les enfants en bas âge ont besoin d’un apport exogène (on les trouve dans le lait maternel), puisque la quantité synthétisée par leur organisme est insuffisante pour couvrir leurs besoins.

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Enfin, parmi ces acides aminés essentiels, trois sont dits ramifiés ou branchés car leur chaîne latérale est un groupe aliphatique ramifié. On compte trois acides aminés protéinogènes ramifiés : l’isoleucine, la leucine et la valine, les fameux BCAA.

La consommation d’un complexe d’acides aminés essentiels à certains moments clés, notamment avant, au cours de l’entraînement et après l’entraînement, est une stratégie efficace pour stimuler la synthèse des protéines et donc la prise de masse musculaire. En effet, si les BCAA possèdent des vertus intéressantes pour les sportifs et en particulier pour ceux cherchant à prendre de la masse maigre (meilleure récupération, propriétés anti cataboliques, accélération de la fonte adipeuse), c’est l’effet synergique de tous les acides aminés protéinogènes qui enclenche la synthèse des protéines, et pour ce faire un apport exogène d’acides aminés essentiels est nécessaire.

Parmi les acides aminés branchés, c’est la leucine qui le plus anabolique puisqu’il contribue directement à la synthèse protéique et à l’activation d’un certain nombre de réactions au niveau cellulaires, via l’activation de l’enzyme kinase mTOR. SCITEC NUTRITION® a donc dosé la leucine selon un ratio 2: 1: 1, le plus courant dans ce type de complexes.

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SCITEC NUTRITION® nous livre, avec son ESSENTIAL AMINO MATRIX, un complexe classique des 9 acides aminés essentiels (comprenant donc l’histidine mais pas l’arginine), dont l’aminogramme précis est indiqué, ce qui est toujours un plus. ESSENTIAL AMINO MATRIX contient également, outre des édulcorants (sucralose, acésulfame K) du dextrose. Or une étude de 2006 a confirmé qu’une prise conjointe d’un complexe d’acides aminés essentiels et de glucides était l’idéal cocktail post-training pour déclencher une réponse musculaire et hormonale optimale après l’entraînement. ESSENTIAL AMINO MATRIX apparaît donc de ce point de vue comme un produit particulièrement adapté aux besoins de l’athlète pendant la séance, et juste après : elle assure un apport régulier en acides aminés, et sa consommation durant la séance permet à l’athlète de conserver un taux de glucose satisfaisant.  

Mon ressenti :

ESSENTIAL AMINO MATRIX contient les deux nutriments dont un athlète a absolument besoin pour tirer un maximum de bénéfices de sa séance de musculation: des acides aminés et des glucides. En revanche cette boisson ne sera pas adaptée à un sport d’endurance ou d’ultra-endurance, puisque le sodium lui fait défaut.

Le goût Pink Limonade (limonade rose) que j’ai choisi est vraiment réussi, on a l’impression de boire une sorte d’Oasis aux fruits rouges (le produit existe aussi dans une saveur pamplemousse, qu’il me tarde de tester !). Aucun désagrément digestif à signaler, ni d’inconfort au niveau de l’estomac, d’acidité… Que du bon !  

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Conclusion :

ESSENTIAL AMINO MATRIX est un bon produit, bien adapté à une utilisation en tant qu’intra workout. La poudre se mélange très bien, le goût est agréable, le prix honnête (aux alentours de 17€ les 300g.Je regrette cependant un peu que ce complexe compte 4g de sucre pour une dosette de 12g, car si cela est utile dans le cadre d’une consommation pendant une séance de musculation, la présence d’une telle quantité de glucides à index glycémique élevé interdit de consommer ESSENTIAL AMINO MATRIX en dehors de la séance, ou encore pendant un régime hypoglucidique. Mis à part ce point limitatif, ESSENTIAL AMINO MATRIX ne m’a apporté que de la satisfaction.

NOTE : 8/10

Informations nutritionnelles : Quantité par dose: 12 grammes

Valeurs nutritionnelles d’une dose standard %

Calories 16 kcal

Glucides totaux: 4g    1%

Sucre 4g

L-leucine* 2143 mg †

L-isoleucine* 1071 mg †

L-valine* 1071 mg †

L-phenylalanine 536 mg †

L-threonine 536 mg †

L-lysine 322 mg †

L-methionine 214 mg †

L-tryptophan 107 mg †

* BCAA’s total: 4286 mg

Essential amino acids total: 6001 mg

† Daily Value not established.

Autres ingrédients:  Parfum Pink limonade / Conditionnement : 300g

Dextrose, Acide citrique, arôme pink lemonade, acesulfame K, colorant rouge, sucralose.

Attention :

Ce produit est un complément alimentaire.

Les complémentaires alimentaires ne peuvent pas être utilisés comme substitut d’un régime alimentaire varié.

Tenir hors de portée des enfants.