Mon avis sur: STACKER 2

STACKER

Marque: STACKER (NVE PHARMACEUTICALS)

Vous vous rappelez du fameux « world’s strongest fat burner »? C’était le fameux EURO STACKER 4, « ephedra free » (on se demande toujours pourquoi les fabricants persistent à indiquer cette mention alors que l’ephédrine a été totalement interdite en 2003-2004 aux États-Unis et peu après en Europe). C’est un produit il est vrai classique, au packaging un peu « à l’ancienne », n’ayant pratiquement pas évolué au fil des années, contenant du thé vert, du yerba mate, du guarana, de la noix de kola, de l’extrait de poivre (Capsicum Annuum, en latin ça fait toujours mieux mais ça reste du poivre), et du ginseng sibérien. Donc beaucoup de caféine, un peu de Théobromine, et de la capsaïcine. 100% légal, simple dans sa composition, et qui vous donne des suées assez épiques en particulier quand il est couplé avec du cardio.

J’ai voulu tester un autre produit de la gamme STACKER (proposée par le groupe américain NVE PHARMACEUTICALS), en restant dans le registre des brûleurs de graisse. En Europe le choix est limité, nous avons le STACKER 2 et le STACKER 7 PHENYL STACK. Aux États-Unis la gamme est un peu plus étendue notamment avec le STACKER 3 contenant du chitosan (composé extrait de la carapace de certains crustacés et qui agit comme bloqueur de glucides) et le STACKER 2 YELLOW HORNET (le « frelon jaune » …).

La composition de STACKER 2 m’ayant plutôt séduit, et le produit étant précédé par sa réputation, je me suis dit pourquoi pas … STACKER 2, let’s try it!

On trouve sur l’étiquette de STACKER 2 des ingrédients réunis au sein de trois groupes distincts:

Le premier est un proprietary blend contenant de la noix de Kola (la graine du colatier ou kolatier, qui a donné la moitié de son nom à la célèbre boisson gazeuse et qui entrait dans sa composition initiale), qui apporte un effet stimulant et dans une certaines mesure lipotrope dus aux alcaloïdes qu’elle contient: caféine et théobromine. Le « mélange propriétaire » contient également du Yerba Maté (ou simplement mate), plante d’origine amazonienne qui contient également de la caféine et possède des effets hypocholestérolémiants, hépatoprotecteur et diurétique.

Ce mélange propriétaire incorpore aussi un extrait de Cassia Mimosoide, plante que l’on trouve parfois appelée Chamaecrista mimosoides en botanique. Elle est répandue en Afrique tropicale ainsi qu’en Asie, notamment en Inde et aux Philippines. Fort peu d’études (en réalité presque aucune) ont été réalisées sur les effets potentiels de ce végétal, mais les rares éléments disponibles suggèrent qu’elle pourrait avoir un effet d’inhibition sur la lipase, enzyme produite par le pancréas et relâchée dans l’intestin grêle pour que soit effectuée la digestion des lipides. En inhibant la sécrétion de cette enzyme, on inhibe le métabolisme des triglycérides et donc l’assimilation des graisses alimentaires. Ce mélange propriétaire contient enfin l’incontournable écorce de saule blanc (Salix Alba), qui contient de l’acide salicylique, ce qui en fait une sorte d’aspirine naturelle (acide acétylsalicylique). Or on sait, grâce à la popularité du désormais prohibé ECA stack (Ephédrine, Caféine, Aspirine), que l’aspirine a un effet sur la fonte adipeuse, puisque elle active l’AMPK (protéine monophosphate kinase activée, Activated monophosphate Protéine Kinase), enzyme intervenant directement sur le métabolisme cellulaire. Rappelons tout de même ici, dans un but pédagogique, que ce fameux « stack » aujourd’hui interdit un peu partout sur la planète en raison de l’interdiction quasi générale de l’ephédrine, est toxique pour les reins, et que l’aspirine est hépatotoxique et a un impact négatif sur la production endogène de testostérone.

STACKER 2.jpg

STACKER a également intégré à son STACKER 2 un « TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ », dont la composition est intéressante. On y retrouve l’inévitable (et à raison) extrait de thé vert, mais également de la guggulsterone (orthographiée « guggelsterone » sur l’étiquette, mais il s’agit d’une erreur orthographique), qui est un phytostéroide de la plante nommée guggul (Commiphora wightii). Une étude a montré que chez le rat, la prise d’une dose importante d’extrait de guggul était à même d’augmenter l’activité de la glande thyroïde, et donc la production d’hormones thyroïdiennes, T3 et T4. Il faut néanmoins préciser, outre le fait qu’extrapoler des résultats obtenus avec des rats peut être hasardeux, que lesdits résultats ont été obtenus avec une dose de 10mg par kilo de poids de corps. Le TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ , contenant trois extraits, est dosé à 25mg par gélule. Si on veut être optimiste, on peut penser que chaque gélule de STACKER 2 contient au maximum 10mg de guggulsterone. Pour obtenir les mêmes résultats sur un individu de 80kg, cela impliquerait d’avaler quelques 80 gélules par jour, soit un peu moins d’une boîte entière. Cela est ÉVIDEMMENT déconseillé, puisque chaque gélule contient également plus de 200mg de caféine, et qu’un surdosage peut vous conduire directement à la morgue. Précisons que STACKER conseille de ne pas dépasser trois gélules par jour, donnant déjà plus de 600mg de caféine par jour, ce qui est très élevé.

Le « TRI-GUGGLYTOID COMPLEX™ » comprend également du Gymnema sylvestris (désigné comme « Gymneme Sylvestre » sur l’étiquette de STACKER 2), une plante aux nombreuses vertus supposées. Au nombre de celles-ci, un possible effet liporéducteur, et un effet positif sur la régulation de la glycémie, ce qui pourrait présenter un intérêt dans la prise en charge de patients souffrant de diabète de types 1 et 2. Pour l’instant nous n’en sommes pas là, mais ces pistes concernant le Gymnema sylvestris restent prometteuses. Encore une fois, cet extrait n’est pas fortement dosé, puisqu’il est intégré dans un complexe de trois plantes pour un total de 25mg.

Le tout est complété par une dose massive de 200mg de caféine par gélule que nous avons déjà évoquée, et qui interdit tout dépassement du dosage recommandé par le fabricant.

Mon ressenti:

STACKER est une marque à la solide réputation concernant ses brûleurs de graisse. Reste que nombre de réputations sont, dans l’industrie du fitness, basées sur un marketing efficace et agressif. N’ayant pas été déçu par STACKER 4, j’ai récidivé avec STACKER 2, et je dois reconnaître que la fonte adipeuse a été au rendez-vous. Dès le premier jour d’utilisation, à raison de deux gélules prises (en deux fois) après le petit déjeuner puis après le déjeuner, j’ai expérimenté une perte de gras, notamment abdominal, durant mon test. Celui-ci s’est évidemment accompagné d’une diète correcte (mais pas pour autant extrême), et des glucides relativement hauts. J’ai aussi expérimenté un peu plus de nervosité que d’habitude, et des bouffées de chaleur démoniaques. Donc si vous prenez ce supplément en plein été et que vous n’avez pas de climatisation, gare ! De même, il est nécessaire de bien s’hydrater (ce qui est du reste valable tout au long de l’année, brûleur de graisse ou pas), pour compenser les pertes sudorales.

Il me faut néanmoins préciser qu’au bout de trois semaines cette dynamique semble s’être interrompue, et qu’il m’a fallu augmenter le cardio et baisser les glucides pour continuer à perdre. Je me suis donc interrogé sur la possibilité de « cycler » STACKER 2, sur des périodes de trois semaines. Trois semaines ON, une ou deux semaines OFF, et ainsi de suite. J’essaierai!

STACKER 3.jpg

Conclusion:

Mon test de STACKER 2 a été plutôt concluant. Il se poursuit actuellement, et la fonte adipeuse, si elle est moins « brutale » que lors des trois premières semaines de prise, se poursuit graduellement. Certes STACKER 2, comme tout supplément brûle-graisse efficace, ne fait pas tout, mais c’est un adjuvant efficace. Le petit bémol que j’avancerai est le dosage de caféine anhydre par rapport aux autres composants: il s’agit de la matière première la moins chère, et la plus disponible, et à 200mg par gélule cela commence à faire beaucoup. On est d’ailleurs à la limite fixée par les autorités françaises en la matière (dose maximale recommandée par portion: 200mg). Je suis quant à moi resté sur deux par jour, car si l’on veut espacer les prises suffisamment, cela interdit de prendre une troisième gélule trop tard dans l’après-midi ou en soirée, sauf si l’on veut s’organiser une petite insomnie des familles. En outre, si l’on est amateur de café (comme moi) et que l’on prend un preworkout contenant de la caféine avant sa séance (comme moi), on s’approche vite d’une dose déraisonnable de cet alcaloïde. Outre le fait que la caféine provoque une accoutumance rapide et qu’elle est de moins en moins efficace à dose constante avec le temps, ce surdosage peut provoquer divers effets secondaires plus ou moins sérieux (anxiété, nervosité, agressivité avec les petits nouveaux qui vous prennent vos altères à la salle, mais aussi arythmies cardiaques…).

 A mettre au crédit de STACKER 2, l’absence d’additifs et/ou d’agents de texture ou colorants clairement toxiques pour l’organisme, comme le dioxyde de titane (Formule TiO2 référence E171), notoirement connu pour son impact négatif sur les défenses immunitaires et son effet possiblement cancérogène. Dans STACKER 2 on ne trouve que les anti-agglomérants acide stéarique et stéarate de magnésium, et des colorants dont la tartrazine (E102). Il faut néanmoins préciser que ce dernier serait également susceptible d’être cancérigène, mutagène et tératogène (nuisible à la fonction reproductrice et au développement embryonnaire). Nous ne sommes donc pas tout à fait ici sur un supplément « santé ». Chacun se fera donc son opinion sur le bilan avantages/inconvénients de ce produit, dont l’utilisation devra de toute façon être de courte durée. Pour ma part, je peux dire que STACKER 2 est un supplément brûle-graisse correct, mais pouvant être amélioré. En outre, la marque STACKER aurait tout intérêt à prioriser la santé de ses clients en évitant les colorants potentiellement néfastes pour leur santé.

A noter:

  1. une version américaine de ce produit existe, laquelle contient de l’extrait d’orange amère (dont le principe actif synephrine, qui a remplacé l’éphedrine dans de nombreux produits), et du dioxyde de titane. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) française et l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) européenne ayant recommandé de ne plus associer caféine et synephrine, la version européenne n’en contient donc pas.
  1. En 2019 la Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF) française a émis des avis de rappel concernant deux produits de la marque STACKER, STACKER 4 et STACKER 2 BLACK BURN, pour le motif suivant: La dose en caféine dépasse la dose journalière maximale autorisée. Pour cette administration, « la quantité de caféine par dose journalière recommandée doit être inférieure ou égale à la dose reconnue comme sûre (200 mg) ». Une nouvelle version du STACKER 4 est déjà sur le marché (faut dire l’ancienne était dosée à … 300g par dose, tout comme le STACKER 2 BLACK BURN).

 

         NOTE: 7,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Stacker 2 100 caps

Information nutritionnelle Stacker 2 : 100 caps

Quantité de la portion: 1 capsule

Nombre de portions: 100

Par portion

% Valeur quotidienne

Mélange breveté

198 mg

*

Kola Nut (semences) (3 mg de caféine Groupe alcaloïdes), Yerba Mate (Leaf), Mimosides Cassia Extrait (feuilles / tiges / Dosettes), Écorce de saule blanc

Caféine anhydre

200 mg

*

Tri-Gugglyptoid complexe

25 mg

*

Thé vert (feuilles) (<1 mg de caféine Groupe alcaloïdes), Guggulsterone (plante entière), Gymnema (feuilles)

Autres ingrédients: Dextrose, Gélatine, Acide stéarique, Sels de magnésium d’acides gras, Dioxyde de titane, FD & C Yellow n ° 5, FD & C Bleu # 1, FD & C Red # 3, FD & C Yellow n ° 6

 

 

 

Publicités

Mon avis sur: LEAN MASS

lean mass 1

Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Dans Les weight ou mass gainers: amis ou ennemis?, j’ai expliqué ce que l’on pouvait attendre de ce type de supplément, et ce qu’il ne fallait certainement pas en attendre. De même, j’ai avancé quelques critères susceptibles de permettre au consommateur de différencier les bons produits des gainers médiocres.

Un supplément de prise de poids ou « mass gainer », c’est classiquement un mélange de protéines et de glucides, selon un ratio adapté à ses objectifs. C’est souvent là que le bât blesse: avec une ration avoisinant parfois les 30/70 (30% de protéines, le reste en glucides), on obtient souvent un ratio déséquilibré avec une dose de protéines trop faible (pour un individu de 80kg, une dose de 30g par shake est un minimum), et une dose de glucides bien trop élevée, en sachant que l’organisme est limité dans sa capacité à transformer le glucose en glycogène, et qu’une partie du surplus finira dans le tissu adipeux. Quand il s’agit de glucides à index glycémique élevé, comme la maltodextrine, le dextrose ou l’amidon de maïs cireux (waxy maize), il faut ajouter un effet néfaste sur la glycémie, avec la possibilité de souffrir d’une hypoglycémie réactionnelle.

Je faisais le distingo entre deux utilisations des suppléments de prise de poids: 1) en lieu et place d’une collation, en tant que « collation d’urgence », bien que les collations solides soient toujours à privilégier, elles ne sont pas toujours pratiques 2) en post training, ou autour de l’entraînement, c’est à dire juste avant, voire pendant l’entraînement (une utilisation peu conventionnelle sur laquelle je reviendrai). Les gainers contenant surtout des glucides à index glycémique bas (poudre d’avoine, de patate douce, de quinoa) seront adaptés dans l’option 1) et 2), alors que ceux contenant des glucides à index glycémique élevé seront réservés à l’entraînement.

LEAN MASS 2

Les doses massives de ce type de glucides sont plus néfastes qu’autre chose pour l’organisme: la charge glycémique (qui s’obtient en multipliant l’index glycémique par la quantité de glucides, puis en divisant par 100) sera démesurée, et l’afflux d’une grande quantité de glucose (ou de polymères de glucose) est susceptible de provoquer des inconforts digestifs divers et variés. Si les gainers contenant des doses insensées de maltodextrine et de dextrose et des valeurs nutritionnelles stratosphériques (2000 calories par shake, parfois plus!) faisaient partie du paysage de la nutrition sportive dans les années 1990-2000, ils sont aujourd’hui complètement dépassés. Pourtant, je ne suis pas de ceux qui prônent le bannissement pur et simple des index glycémique élevés. Dans un mélange de glucides, ils ont clairement leur utilité, justement par leur vitesse d’assimilation et par leur digestibilité. Le tout est de les utiliser à bon escient et au moment opportun.

Après avoir rappelé ces pré-requis, entrons dans le vif du sujet: LEAN MASS, par BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX). Il se trouve que pour effectuer une séance « marathon », donc plus longue qu’à l’ordinaire, je cherchais un mélange de protéines de qualité aux temps d’assimilation différents pour assurer une libération prolongée d’acides aminés, et de glucides rapidement et facilement assimilables, le tout devant être digéré facilement et rapidement. Je prévoyais de prendre un shake juste avant la séance, pour épargner les réserves de glycogène, puis au milieu de cette longue séance, lors d’une pause d’une vingtaine de minutes. Certes, c’est une utilisation peu orthodoxe, et d’aucuns opposeront que l’utilisation d’un shake protéiné durant une séance peut impacter négativement les performances, en « pesant » sur l’estomac ou en mobilisant du sang pour la digestion plutôt que pour l’irrigation des muscles travaillés. Je réponds « protéines de qualité » et pause de 15-20 minutes avant la reprise de l’exercice. Je réponds également que plusieurs études, notamment menées par l’université de Maastricht aux Pays-Bas, ont mis en évidence le fait qu’un shake protéiné consommé pendant une longue séance était susceptible de réduire significativement le catabolisme musculaire, mais également d’accroître la synthèse protéique.

Mon avis:

En utilisant ainsi LEAN MASS de BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX), j’ai pu vérifier que le mélange de protéines contenu dans le produit se digère extrêmement facilement et rapidement. Aucun ballonnement et autres joyeusetés suivant parfois l’ingestion de protéines bas de gamme. Il faut reconnaître que BODYMAXX est une marque qui ne transige pas avec la qualité de ses ingrédients, est c’est une des seules marques (pour ne pas dire la seule) à accepter de me fournir des informations détaillées sur ceux-ci (certificats d’analyses, fiches produits, provenance des matières premières…).

Le produit est fabriqué en Belgique et les matières premières proviennent de France, Belgique, Pays-Bas et Irlande, pays qui disposent d’une production laitière importante. Il est ainsi rassurant d’appendre que la matière première ne provient pas de pays où les normes sanitaires sont moins contraignantes, et donc moins rigoureuses.

LEAN MASS contient une matrice de cinq sources de protéines, toutes issues du lait mais dont les temps d’assimilation sont différents, ce qui va assurer une libération progressives d’acides aminés dans le sang: nous avons ainsi du concentré de lactosérum (whey protein concentrate), de la caséine Micellaire (la protéine majoritaire du lait, dont la digestion est plus lente), de l’isolat de protéine de lactosérum (protéine obtenue par ultrafiltration, ne contenant presque plus de lactose et pouvant atteindre des taux plus élevés de protéines que le concentré), de l’hydrolisat de protéine de lactosérum (forme de whey obtenue par une hydrolyse, c’est à dire une réaction chimique utilisant une molécule d’eau pour couper les liaisons peptidiques entre les acides aminés composant la protéine, qui la rend plus rapidement assimilable, et aussi plus chère pour le producteur), et enfin de la caséinate de calcium (fabriqués à partir de la caillebotte issue de la coagulation acide du lait écrémé). C’est un mélange très complet, et quand on connaît le soin apporté par le fabricant dans la fabrication du produit, on sait que le shake que l’on va s’envoyer après la séance contiendra exactement ce qu’on a pu lire sur l’étiquette.

LEAN MASS contient également du lait écrémé en poudre, le lait étant un aliment prise de masse par excellence (évidement déconseillé aux intolérants au lactose), contenant des protéines (caséine et lactosérum), et des glucides: le lactose. Désormais diabolisé, le plus souvent par méconnaissance et par mode (le « sans »), il est nécessaire de rappeler quelques vérités à son sujet:

– Le lactose est un diholoside (ou disaccharide), composé d’une molécule de galactose et d’une molécule de glucose.

– Son index glycémique est modéré (40).

– Le lactose est la seule source alimentaire de galactose, qui possède de nombreuses fonctions biologiques, notamment au niveau neuronal et immunologique. En outre, le lactose pourrait jouer un rôle dans l’assimilation de minéraux comme le calcium, le zinc et le cuivre.

– Le lait humain contient 7,2% de lactose (le lait de vache en contient seulement 4,7%), qui fournit jusqu’à 50% des besoins énergétiques d’un nourrisson.

– Chez les sujets lactase-persistants, la production de l’enzyme digestive lactase persiste toute la vie durant et ne régresse pas. Chez les sujets lactase-deficients, l’intolérance ne survient que pour des doses de lactose supérieures à 10/12g par jour, soit un verre.

– Enfin, la propension à être intolérant au lactose ne concerne pas tout le monde: la baisse dans la production de lactase à l’âge adulte est moins répandue en Europe, en Amérique du Nord (dans les deux cas chez les individus d’origine européenne), en Inde et au Moyen-Orient que dans certains pays d’Asie et d’Afrique (notamment équatoriale), puisque ces derniers consomment traditionnellement moins de produits laitiers. Ainsi en Europe du Nord elle est quasi inexistante, alors qu’elle est prépondérante dans certains pays d’Asie.

Donc si vous n’êtes pas intolérant au lactose, vous n’avez à priori aucune raison de le retirer de votre alimentation (et non pour ceux qui se posent la question, je ne suis pas subventionné par le lobby des produits laitiers, ni par personne d’ailleurs).

LEAN MASS3

On retrouve également dans la composition de LEAN GAINER de l’inuline (une fibre alimentaire), du sucralose (édulcorant) et pour le parfum « creamy strawberry » (fraises à la crème), de la poudre de fraises, ce qui nous permet de conclure que LEAN GAINER contient également du fructose. C’est une bonne nouvelle car le fructose est le seul glucide à pouvoir reconstituer les réserves glycogéniques du foie (ce qui explique également ses effets néfastes sur la fonction hépatique. quand il est consommé en excès, notamment par des individus non sportifs).

Enfin, LEAN MASS affiche dans sa liste d’ingrédients de la maltodextrine. S’il s’agit d’un glucide polysaccharide bien connu des sportifs, car omniprésent dans les « boissons de l’effort », les lecteurs réguliers du blog savent probablement que c’est aussi un ingrédient que j’aime modérément trouver dans un supplément, en particulier quand ce n’est pas un intra-entraînement. Il y a plusieurs raisons à cela:

– en vertu de son index glycémique très élevé (105) la maltodextrine doit être réservée aux alentours de la séance, c’est à dire pendant ou éventuellement juste à la fin, quelques secondes après avoir reposé les altères sur le rack. Mais un supplément de prise de masse contenant de la maltodextrine ne devra pas être utilisé en lieu et place d’une collation par exemple, afin d’éviter l’hypoglycémie réactionnelle, la prise de gras et à long terme la résistance à l’insuline.

– c’est un polysaccharide controversé: certaines études ont mis en évidence de possibles risques de perturbation de la flore intestinale dus à la maltodextrine, comme du reste à de nombreux édulcorants de synthèse. Il est en outre avéré que la maltodextrine provoque chez certaines personnes des désordres intestinaux divers (on va éviter les détails).

– Enfin c’est un ingrédient extrêmement bon marché. Ainsi, quand vous le trouvez sur la liste d’ingrédients d’un complément alimentaire, vous pouvez légitimement vous demander si sa présence est justifiée par ses propriétés (qui se résument à sa vitesse d’assimilation, et à la possibilité de disposer d’énergie rapidement, propriétés partagées par le dextrose ou l’amidon de maïs) ou par son prix dérisoire pour la fabricant …

Conclusion:

LEAN MASS par BODYMAXX SPORTSNUTRITION n’est pas un mauvais produit. Pour ma part il a parfaitement répondu à l’utilisation que je voulais en faire, c’est à dire une recharge instantanée et très digeste en glucides à index glycémique élevé et en protéine rapidement assimilable pour les séances très longues. Il m’est également arrivé de prendre une (38g) ou deux dosettes de LEAN MASS (76g) juste avant une grosse séance, ce qui donne réciproquement 19g de protéines et 14g de glucides, et 38g de protéines/28g de glucides. J’ai même mélangé une dosette de LEAN MASS avec une dose de preworkout dont le parfum était compatible (fruits rouges), et cette séance fut infernale, de l’énergie et une congestion impressionnante.

LEAN MASS allie donc un mélange de protéines de lactosérum très qualitatives et un cocktail de glucides contenant lactose (lait en poudre), fructose (poudre de fruits) et maltodextrine. De quoi épargner ou renflouer les réserves en glycogène musculaire et hépatique, et délivrer de l’énergie graduellement. Néanmoins, je ne peux qu’être sur la réserve concernant la présence de maltodextrine, que je déplore concernant LEAN MASS. Une protéine aussi qualitative aurait mérité de meilleurs glucides, soit un mélange d’index glycémiques élevés et bas (waxymaize/poudre d’avoine ou poudre de patate douce), soit uniquement de la poudre d’avoine et/ou de patate douce, ce qui permettrait de consommer LEAN MASS en lieu et place d’une collation, et d’être véritablement … LEAN! J’ai fait remonter ces suggestion, peut-être pourra-t-on espérer un LEAN MASS V2 qui pourrait devenir le meilleur gainer du marché.

 

       NOTE: 7,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Ingrédients : mélange de protéines (concentré de protéine de lactosérum, caséine micellaire, isolat de protéine de lactosérum (contenant de la lécithine de soja), caséinate de calcium, maltodextrine, arômes, lait écrémé en poudre, fibre alimentaire (inuline), acide citrique, épaississant (sodium carboxy methyl cellulose), sodium, sucralose,  poudre de fruits (pour le parfum fraises à la crème : poudre de fraises).

Valeurs nutritionnelles /100g /130g
Énergie 375kcal 491kcal
1594kj 2084kj
Lipides 1,0g 1,3g
Dont saturés 0,6g 0,8g
Glucides 76g 99g
Dont sucre 12g 16g
Fibres 1,2g 1,6g
Protéines 15g 20g
Sodium 0,28g 0,36g
Créatine Monohydrate 2000mg 2600mg
L-Glutamine 2000mg 2600mg
BCAA 2:1:1 COMPLEX
-L-Leucine 1071mg 1392mg
-L-Valine 690mg 897mg
-L-Isoleucine 723mg 940mg

 

LEAN MASS est un complément alimentaire.

Mon avis sur: MAMMOTH MASS

MAMMOTH 1

Marque: INTERACTIVE NUTRITION™

Dans mon article Les weight ou mass gainers: amis ou ennemis? , j’ai exposé mon opinion sur les suppléments de prise de masse, plus communément appelés « weight gainers » ou simplement « gainers ». Contrairement aux protéines en poudre, les gainers sont des complexes alliant des protéines (issues d’une ou de plusieurs sources) et des glucides: on vise donc ici l’assimilation d’une quantité importante de nutriments et de calories, dans l’optique d’une prise de masse qui idéalement se rapprochera le plus possible d’une prise de masse musculaire « sèche ». L’objectif n’est pas ici de détailler le processus de prise de masse, même s’il est utile de souligner, pour les débutants au moins, que les mass gainers ne constituent en rien une solution miracle pour prendre du muscle, et ne remplacent évidemment pas une diète intelligente et équilibrée. Un autre point que l’on peut rappeler pour ne pas avoir à y revenir, c’est qu’une prise de masse musculaire est impossible naturellement sans un excèdent calorique. C’est l’alchimie entre un entraînement intense et adapté et une balance calorique positive qui aboutira in fine à la création de tissu musculaire. Or un excédent calorique implique souvent une prise de gras et d’eau. Pour le gras, on peut limiter la casse en ajustant au plus près son excédent calorique, en répartissant au mieux protéines/glucides/lipides, et en consommant des aliments de qualité. Quant à l’eau, le stockage du glucose sous forme de glycogène musculaire entraîne mécaniquement une rétention d’eau musculaire (et non sous-cutanée) puisque pour un gramme de glycogène le corps retient de trois à quatre grammes d’eau. C’est ce qui explique la prise de poids importante lors d’un rebond glucidique (« carbs loading, god damn it! »[1]), et permet aux compétiteurs d’avoir des muscles plus gros et plus « pleins ».

Les bases étant posées, j’ai écrit dans Les weight ou mass gainers: amis ou ennemis? qu’un gainer bien formulé peut être un allié précieux pour une prise de masse réussie. Il peut permettre de remplacer effacement un repas ou une collation en cas d’emploi du temps contraint, et d’ingurgiter une quantité importantes de calories autour de la séance tout en les assimilant rapidement. Ainsi, lors de mon test de MAMMOTH MASS, j’ai consommé un shake contenant deux dosettes (30g de protéines, 114g de glucides, pas loin de 625 calories, tout de même) 45 minutes avant la séance, et deux dosettes immédiatement après celle-ci. Une heure après, j’enchaînais avec un repas solide complet.

MAMMOTH 2

Après un mois de test, je vous livre donc mon avis et mes conclusions sur le désormais emblématique MAMMOTH MASS, de la marque canadienne INTERACTIVE NUTRITION™.

Mon avis: 

Concernant la composition, INTERACTIVE NUTRITION™ à joué avec MAMMOTH MASS la carte des aliments « santé » et donc de la qualité. On y retrouve ainsi comme sources de glucides des flocons d’avoine, de la patate douce et du quinoa, tout cela en poudre évidemment. On croirait le panier de course type du bodybuilder, avec des glucides qualitatifs et des index glycémiques de, respectivement, 60, 70 et 35 (environ), soit plutôt modérés. Ce cocktail renferme en outre des vitamines et minéraux intéressants, des « bons lipides » (acides gras insaturés dans les flocons d’avoine) et même des ecdysteroïdes qui auraient selon certaines études de légers effets anabolisants, raison pour laquelle certaines marques vous en vendent à prix d’or (ECDYSONE de PEAK INTERNATIONAL, Béta-ecdysterone de WEIDER), présents dans le quinoa. Dommage que le tableau soit terni par l’éternelle maltodextrine, dont nous ignorons ici la proportion exacte.

Concernant les sources de protéines, MAMMOTH MASS contient un mélange de protéines à assimilation lente et rapide, ce qui est judicieux car la libération des acides aminés dans le sang se fait graduellement, et il est prouvé que la prisé post-entraînement d’un mélange lactoserum/caséine a un effet anabolique plus prononcé que la protéine de lactosérum seule.

La formule de MAMMOTH MASS est complétée par un judicieux mélange d’acides aminés (acides aminés ramifiés – Leucine isoleucine Valine – ainsi que de la glutamine et de la glycine) ainsi que par l’ajout de lipides apportant omégas 6 et 9 (Acide linoléique, poly-insaturé, et acide oléique mono-insaturé dans l’huile de tournesol) et les fameux triglycérides à chaînes moyennes de l’huile de noix de coco, composée d’environ 60% de TCM (acides laurique, caprylique, caprique). Ceux-ci sont plébiscités pour leur faculté à être digérés plus rapidement, sans recours à la lipase, et à être mobilisables rapidement comme source d’énergie (raisin pour laquelle on les conseille parfois en « intra-workout », à tort ou à raison, durant les régimes cétogènes) Une mention particulière pour le choix de ces ingrédients, en particulier les acides aminés: le mélange BCAA/glutamine/glycine est exactement celui que ajoute à mes shakes « faits maison », en raison de leur propriétés respectives. Ainsi, au moins au niveau de la composition, MAMMOTH MASS correspond quasiment à tout point de vue à ce que je pourrais me concocter moi-même comme shake post-séance, du moins au niveau de la composition. Quant au goût, je dois à contrecœur avouer que j’ai été un peu déçu. Non pas que le parfum « chocolat » soit mauvais, mais quand on achète un gainer on imagine quelque chose de délicieusement décadent, ayant le goût du péché, quelque part entre la glace Ben&Jerry’s au brownie et votre dessert maison préféré. Le but est après tout également de se faire plaisir. Certaines protéines en poudre sont si savoureuses que le pot de 920g se vide en quelques jours. Avec MAMMOTH MASS, je n’ai pas été atteint par cette frénésie.

Conclusion: 

Je peux dire sans hésiter que MAMMOTH MASS est un bon supplément de gain de poids. Il assure un bon équilibre entre des glucides majoritairement qualitatifs (« complexe de glucides propres », nous dit l’emballage) et des protéines à diffusion rapide et lente, sans oublier les lipides. La miscibilité est excellente, ce qui est un atout remarquable pour un « gainer », par définition très dense en nutriments. En revanche je conseille soit de le passer au mixeur, soit de le mélanger vigoureusement avec une bonne quantité d’eau (« very important to put the water in first » – de qui est cette citation mythique?), et de le laisser reposer quelques minutes avant dégustation, pour que la dissolution de la poudre soit parfaite.

mammoth 3

MAMMOTH MASS se digère étonnamment très bien pour un gainer si calorique: je n’ai expérimenté ni ballonnements ni inconfort d’aucune sorte, ce qui n’aurait pas été surprenant au vu de l’avalanche de nutriments consécutive à sa prise, même avec deux dosettes au lieu des quatre recommandées!

Le parfum n’est pas renversant, sans être pour autant rédhibitoire, même si pour un produit de cette catégorie on aurait pu s’attendre à mieux.

Dernier bémol, mais de taille, l’ajout de l’éternelle maltodextrine qui fait un peu tache sur une étiquette par ailleurs franchement « propre », a fortiori quand la répartition exacte des différents ingrédients n’est pas mentionnée. Qu’on ajoute une petite quantité de glucides à index glycémique élevé (celui de la maltodextrine est de 95), cela peut se défendre (de moins en moins, cependant), mais cela interdit de consommer MAMMOTH MASS en milieu de journée en lieu et place d’une collation, à moins que l’on ne tienne pas du tout à son tour de taille et que l’on soit dans un esprit « dirty bulk ». En revanche, pour une utilisation autour de la séance , je considère que MAMMOTH MASS est un produit de qualité, bien formulé, et que je peux par conséquent recommander.

 

       NOTE: 8/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients :

Mélange de glucides (maltodextrine, flocons d’avoine, patate douce, quinoa), mélange de proteines (concentré de protéine de lactosérum (contient du lait), isolat de protéine de lactosérum (contient du lait), caséine micellaire (contient du lait), caséine de calcium (contient du lait), mélange d’acide aminés Mommoth (glycine, L-glutamine, L-leucine, L-isoleucine, L-valine), huile de tournesol, huile de noix de coco en poudre (fournit des triglycérides á chaînes moyennes).

Valeurs nutritionnelles:

mammoth compo

[1] Rich PIANA, évidemment.

Mon avis sur: GOLD STANDARD PRE-WORKOUT

gspw real 1

Marque: OPTIMUM NUTRITION

Les formules pré-entraînement ou « preworkout » ont leurs adeptes comme leurs détracteurs. Le fait de rejeter en bloc le fait de prendre une formule mêlant plusieurs ingrédients susceptibles d’influer positivement sur la performance, au motif que les athlètes « à l’ancienne » faisaient sans et qu’il existerait une accoutumance à ce genre de produits, est un non-sens. Il n’y a rien de valorisant et de glorieux à se targuer de s’entraîner à l’eau claire alors que d’autres utilisent la potion magique (je parle de suppléments pas d’autre chose), c’est du même niveau que les Gaulois qui allaient au combat torse nu voire carrément nus de la tête aux pieds pour prouver à leurs adversaires et à leurs dieux qu’ils n’avaient peur de rien[1]. C’était sans doute courageux, et il vaut effectivement mieux ne rien porter plutôt que de porter un pantalon trop moulant (ce qui comprime les testicules et nuit à la fertilité), pour autant ils ont été vaincus par les légions romaines arborant des cuirasses conçues pour protéger les soldats. À la salle comme sur le champ de bataille, l’avantage est à celui qui est le mieux préparé.

Catégorie de suppléments très à la mode depuis quelques années, elle voit fleurir régulièrement sur les étagères des boutiques de nutritions les noms les plus effrayants (« The curse », soit « la malédiction », de Cobra labs, « Massacra », de Olimp, « Poison » de TF7 LABS), les packagings les plus extrêmes, les formules les plus « à la limite de la légalité ». Au milieu de cette débauche de marketing racoleur, la sobriété de GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est presque rafraîchissante. Let’s try it!

Mon avis: 

GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est un produit composé de manière simple et efficace à la fois. Sa formule comprend une matrice d’acides aminés, un alcaloïde (caféine), des vitamines et des extraits végétaux.

gspw 1

Pour les acides aminés, OPTIMUM NUTRITION a mêlé L-Tyrosine (précurseur des catécholamines adrénaline/ épinéphrine, noradrénaline/norépinephrine, dopamine, qui jouent le rôle de neurotransmetteur – 135mg par dose), créatine monohydrate (sous forme de creapure, 1600mg par dose), de la bêta-alanine sous forme de CarnoSyn®, ainsi que de la L-Citrulline et de la L-Carnitine. Le tout est complété par un complexe de vitamines du groupe B (B1, B5, B6, B9, B12), de la vitamine D en petite quantité (2,7 µg par dose), ainsi que par des bioflavonoïdes de pamplemousse (extraits des pépins de pamplemousse, on leur connaît de très nombreuses propriétés bénéfiques pour l’organisme, à commencer par leur action antioxydante. Ils peuvent être contre indiqués si vous suivez un traitement médicamenteux car ils peuvent altérer les propriétés de certains principes actifs) et de l’extrait de Panax notoginseng, une variété de ginseng utilisée en médecine chinoise notamment pour améliorer la santé cardiovasculaire. Certaines études suggèrent également que l’extrait de notoginseng serait à même de soutenir voire d’améliorer les performances athlétiques, mais avec des dosages sans commune mesure avec ce qui est utilisé par OPTIMUM NUTRITION dans son GOLD STANDARD PRE-WORKOUT (plus d’un gramme par jour, contre seulement 25mg dans GOLD STANDARD PRE-WORKOUT).

L’assemblage a du sens, on y retrouve des acides aminés agissant directement sur la performance: la tyrosine pour soutenir le système nerveux, la bêta-Alanine dont la supplémentation provoque un accroissement de carnosine dans les muscles (ce peptide ayant la capacité de faire baisser le pH au sein des cellules musculaires, et donc de réduire l’acidité des muscles), la L-Citrulline, ingrédient incontournable dans une formule pré-entraînement, susceptible de retarder l’apparition de la fatigue et d’augmenter les niveaux sanguins d’arginine et donc d’oxyde nitrique, et enfin la L-Carnitine, surtout plébiscité pour sa fonction de transport des acides gras du cytosol vers les mitochondries dans le cadre du métabolisme énergétique. L’ajout de créatine est toujours une bonne idée dans une formule pré-entraînement, même si cette utilisation est parfois décriée car elle serait susceptible de provoquer de l’hypoglycémie, dont je n’ai pour ma part jamais fait l’expérience. En revanche, l’augmentation du taux de phosphocréatine consécutive à cette supplémentation, et donc l’accélération de la resynthèse de l’ATP (adénosine triphosphate), sont eux bien réels.

GSPW2

Quant aux vitamines du groupe B, elles sont également impliquées dans le métabolisme énergétique et le fonctionnement du système nerveux, les ajouter à une telle formule est donc cohérent.

Conclusion:

GOLD STANDARD PRE WORKOUT est un produit formulé avec soin, dont le principal point fort est de ne contenir (pratiquement) que des composants utiles et notoirement efficaces. Sur les garanties en matière de procédés de fabrication, même si ce n’est pas indiqué sur l’emballage (très soigné soit dit en passant), on peut supposer que GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est produit dans une installation répondant aux normes HACCP, et OPTIMUM NUTRITION nous précise même que GOLD STANDARD-PRE WORKOUT est testé et certifié « antidopage », c’est à dire qu’il ne contient pas de substance interdite (ça vous rassure beaucoup j’en suis sûr, c’est le genre de certification qui ne sert pas à grand-chose mais qui fait toujours bien sûr une étiquette).

Pour les points faibles, il y en a un de taille … c’est le sous dosage des ingrédients. En effet, GOLD STANDARD PRE-WORKOUT peut apparaître à première vue comme étant une bonne affaire: disponible aux alentours de 20€ (19,90€ pour l’une des plus grande chaîne de magasins de nutrition sportive en France) pour un pot de 330g. Dans l’absolu, cela en fait l’un des moins chers de cette catégorie, mais pas si l’on regarde le prix au kilogramme. En outre, et c’est là où le bât blesse, la totalité des ingrédients, hormis la caféine et peut être la créatine, sont sous dosés: pour une dose recommandée de 6g, OPTIMUM NUTRITION nous met 0,8 de Bêta-alanine, alors que la dose efficace tourne autour de 3g. Concernant la tyrosine, alors que la dose efficace avoisine les 1g, OPTIMUM NUTRITION nous en met généreusement 0,135g par dose. Cela vaut également pour la Citrulline (800mg, alors qu’il en faudrait trois fois plus) et évidemment pour la L-Carnitine, dont la présence est ici avant tout cosmétique (205mg pour une dose de 6g de GOLD STANDARD PRE-WORKOUT).

GSPW4

Lors de mon test, j’ai fait ce que tout utilisateur exigeant ferait, j’ai forcé la dose, c’est à dire que je l’ai doublée voire triplée. Et j’avoue qu’à partir de deux dosettes pleines, les sensations en matière de congestion et de concentration sont au rendez-vous; pas féroces comme c’est le cas avec d’autres produits concurrents, mais néanmoins correcte. En revanche, à ce régime, GOLD STANDARD PRE-WORKOUT n’est plus si bon marché…

GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est disponible en trois parfums, pastèque, « fruit punch », et pomme verte. J’ai eu l’occasion de tester les deux derniers, plutôt agréables et convaincants.

gspw 5

Au final, je dirais que GOLD STANDARD PRE-WORKOUT est plutôt un bon produit, à condition d’avoir la main lourde pour le dosage. Pour les amateurs de sensations fortes ou pour les athlètes cherchant vraiment à améliorer leurs performances au moyen d’ergogènes parfaitement dosés, des alternatives existent.

 

NOTE: 6,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

 

Composition et valeurs nutritionnelles:

 

Complément alimentaire prêt au mélange avec acides aminés, caféine et vitamines avec édulcorants. Haute teneur en caféine (95 mg par portion).

Valeurs nutritives pour 6 g
Energie  62,85 kJ / 15 kcal
Niacine (Vitamine B3 / PP) 9,3 mg (58 % )
Acide Pantothénique (Vitamine B5) 5,5 mg (92 % )
Vitamine B6 1,1 mg (79 % )
Thiamine (Vitamine B1) 1,1 mg (100 % )
Acide folique (Vitamine B9) 109 µg (54 % )
Vitamine B12 4,9 µg (196 % )
Vitamine D 2,7 µg (54 % )
Composition pour 6 g
L-Tyrosine 0,135 g
Créatine 1600 mg
L-Alanine 0,8 g
L-Citrulline 800 mg
L-Carnitine 205 mg
Caféine 95 mg

Ingrédients :

Créatine monohydratée 1,9 g, acides aminés 1,8 g (L-citrulline, bêta-alanine sous forme de CarnoSyn®, N-acétyl L-tyrosine), régulateurs d’acidité (acide citrique, acide malique, acide tartarique), arômes, L-carnitine, vitamines (chlorhydrate de pyridoxine, nicotinamide, D-pantothénate de calcium, cyanocobalamine, chlorhydrate de thiamine, cholécalciférol, acide ptéroylmonoglutamique), colorants (rouge de betterave, bêta-carotène, curcumine), complexe bioflavonoïde de pamplemousse 25 mg, caféine naturelle, épaississants (gomme de cellulose, gomme xanthane, carraghénane), agents anti-agglomérants (dioxyde de silicium, silicate de calcium), édulcorants (sucralose, acésulfame K), poudre d’extrait de racine de Panax notoginseng 25 mg, pour 6 g de produit.

Infos Allergènes : Peut contenir du lait, soja, gluten, œuf, noix et cacahuètes.

[1] L’historien grec Polybe (vers 205-126 avant J.-C.) en donne un bel exemple dans une description – de seconde main – de la bataille de Télamon, en 225 avant J.-C. « L’aspect de l’armée gauloise et le bruit qui s’y faisait glaçaient (les Romains) d’épouvante, écrit-il. Le nombre des cors et des trompettes était incalculable (…). Une chose non moins effrayante, c’était l’apparence et les mouvements des hommes nus placés au premier rang : ils étaient tous d’une force et d’une beauté extraordinaires, tous parés de colliers et de bracelets en or. »

 

Mon avis sur : EAA ZERO

EAA 1

Marque : BIOTECH USA™

Dans mon article « Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir? », j’explique pourquoi un complexe d’acides aminés essentiels (Essential amino acids, donc EAA, en Anglais), est un choix judicieux dans un programme de supplémentation.
Les acides aminés essentiels jouent en effet un rôle essentiel dans la synthèse des protéines: ce processus fait intervenir les 22 acides aminés protéinogènes, c’est à dire les constituants des protéines. Parmi ces 22 acides aminés, les 8 (isoleucine, leucine, lysine, méthionine, phénylalanine, thréonine, tryptophane et valine – 9 si l’on compte l’histidine, 10 avec l’arginine) qui ne peuvent être synthétisés doivent faire l’objet d’un apport exogène par la voie alimentaire. Sans eux, la synthèse des protéines est impossible.
EAA 5
Il ne s’agit pas ici de dénigrer les BCAA (Branched amino acids, ou acides aminés ramifiés en français), qui ont évidemment leur utilité dan l’arsenal d’un sportif, en particulier pendant une période de régime ou de « sèche » pour éviter la fonte musculaire. Cependant, pour stimuler la synthèse protéique entre les repas ou avant et pendant la séance, un complexe d’acides aminés essentiels s’avérera supérieur. Ce choix est tout indiqué en période de « prise de masse », quand il s’agit de bâtir du muscle. Comme j’aime varier les plaisirs, j’ai donné sa chance à EAA ZERO de BIOTECH USA™. Let’s try it!
Mon avis: 
EAA ZERO est un complexe d’acides aminés essentiels contenant six acides aminés de cette catégorie: Leucine, Lysine, Valine, Isoleucine, Thréonine, Méthionine, avec une surreprésentation des acides aminés ramifiés et en particulier de la Leucine, ce qui a du sens puisque l’on sait que la Leucine est l’acide aminé clé de l’anabolisme via la voie mTOR, activée par la Leucine.
En revanche on cherche sans les trouver le tryptophane (précurseur de la sérotonine et de la mélatonine, donc important) la phénylalanine (qui intervient dans la synthèse des neurotransmetteurs comme la tyrosine, et des catécholamines adrénaline et noradrénaline) et l’histidine, auxquels on aurait pu ajouter l’arginine, considéré comme demi-essentiel. A priori la liste des acides aminés essentiels stricto sensu compte neuf acides aminés, il peut donc paraître étonnant de n’en avoir inclus que six dans EAA ZERO. Ne me demandez la raison de ce choix que je déplore: je l’ignore (Veuillez noter la rime).
EAA 3
En dehors de ça, la composition est tout à fait correcte: une quantité de sucre insignifiante (0,08g pour 100g), du sucralose et des glycosides de stéviol comme édulcorants. On fait pire. Comme tous les produits BIOTECH USA™, EAA ZERO est produit dans des installations respectant les normes HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point, système d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise en français) et GMP donc aucun souci au niveau de la qualité elle-même.
Quant aux parfums, j’ai acheté le produit dans deux déclinaisons, citron et raisin rouge. Il n’est pas indiqué sur l’étiquette que les arômes sont naturels, je suppose donc qu’ils sont artificiels, dans le cas contraire BIOTECH USA™ n’aurait pas manqué de le souligner. Le parfum citron passe très bien, en revanche le « raisin rouge » laisse à désirer. Il n’est pas véritablement mauvais, juste plutôt éloigné de son objectif (moi qui aime beaucoup le raisin, j’avoue que je n’aurais pas su l’identifier), et vite écœurant.
EAA4
Conclusion:
Pourquoi avoir lancé sur le marché un complexe d’acides aminés essentiels en omettant un tiers de ceux-ci? Je n’ai pas la réponse, mais c’est fort dommage, et si je ne déconseille pas EAA ZERO, ce ne sera pas non plus mon premier choix: des alternatives plus complètes existent, parfois moins onéreuses (EAA ZERO est disponible aux alentours de 20€ pour un conditionnements de 330g) et avec un arôme plus convainquant en prime. EAA ZERO, pas mal mais peut mieux faire!

NOTE: 6,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

Ingrédients et valeurs nutritionnelles:

Informations nutritionnelles

Analyse moyenne
Pour 100g
Pour une dose quotidienne (12g)
Énergie 356 KJ / 83 kcal 43 kj / 10 kcal
Graisses
dont saturs
0,82 g
0,69 g
0,09 g
0,08 g
Glucides
dont sucres
8,2 g
0,66 g
0,96 g
0,08 g
Protéines
0,02 g 0 g
Sel
0,11 g 0,01 g
Leucine
2340 mg
Lysine
1800 mg
Valine
1560 mg
isoleucine
1200 mg
thréonine
900 mg
Méthionine
600 mg

Ingrédients: L-leucine, chlorhydrate de L-lysine, L-valine, L-isoleucine, L-thréonine, L-méthionine, Acidifiant: Acide citrique, Arôme: raisins bleus, édulcorants: Sucralose et glycosides de stéviol, Anti-agglomérants: Magnésium sels avec des acides gras, sel, colorant: Red Allura AC et indigotin. Citron: L-leucine, Chlorhydrate de L-lysine, L-valine, L-isoleucine, L-thréonine, L-méthionine, Acidifiant: Acide citrique, Arôme de citron, Édulcorants: Sucralose et glycosides de stéviol, Anti-agglomérants: Sels de magnésium avec Les acides gras .

* Il peut affecter négativement l’activité et l’attention des enfants.

Allergènes: produits dans un établissement qui traite également du lait, des œufs, du gluten, du soja, du céleri, des crustacés, du dioxyde de soufre et des noix .

 

Mon avis sur: ISOLATE AMINO

file1-2

Marque: SCITEC NUTRITION®

ISOLATE AMINO a apparemment été conçu par SCITEC NUTRITION® pour permettre aux athlètes d’absorber facilement une quantité intéressante d’acides aminés de qualité sous forme de gélules, donc sans à avoir à mélanger de la poudre dans un shaker. J’avoue que les acides aminés en comprimés font partie de mon arsenal habituel, j’en prends une poignée dès que j’y pense, entre les repas, avant les repas, si je me réveille la nuit … à chaque fois que je me dis qu’envoyer une quantité utile d’acides aminés essentiels dans mon système pour enrayer le catabolisme musculaire pourrait être une bonne idée. Pour ce faire, même s’il m’arrive de varier dans les produits, AMINO 5600 de SCITEC NUTRITION® fait partie de mes complexes d’acides aminés essentiels favoris: peu onéreux, bien dosés, aminogramme intéressant, en bref toutes les qualités requises (Mon avis sur : AMINO 5600). Afin de varier les plaisirs, j’ai décidé de tester les ISOLATE AMINO, également de SCITEC. Ce sont des acides aminés tirés de la protéine de lactosérum (whey), donc parfaitement assimilables. L’aminogramme est identique à celui des AMINO 5600, mais les quantités sont moitié moindres. Pour avoir la même dose d’acides aminés essentiels, vous aurez besoin de huit gélules (soit deux doses) contre quatre comprimés d’AMINO 5600.
Les ISOLATE AMINO se présentent effectivement sous forme de gélules, et c’est là que le bât blesse … ces gélules contiennent, comme la grande majorité des suppléments alimentaires sous forme de gélules à l’heure actuelle, du dioxyde de titane, ou E171. Il s’agit d’un additif très courant, largement utilisé par les industriels comme pigment blanc, que ce soit dans les cosmétiques, les aliments (notamment les bonbons et les enrobages au chocolat de friandises très connues et prisées par les enfants).
file-2
Le dioxyde de titane est utilisé depuis plusieurs décennies dans l’industrie et l’alimentation, avec des utilisations diverses. S’il a été utilisé à une échelle aussi massive, c’est que quantité d’études ont prouvé sa non toxicité. En revanche, son utilisation sous forme de nanoparticules dans l’alimentation, les cosmétiques et mêmes les encres de tatouages (pigment blanc) a été démontrée comme problématique, et pour cause: chez le rat, elle provoque des défaillances du système immunitaire, ainsi que des lésion pré-cancéreuses. Concernant le dioxyde de titane présent dans l’encre des tatouages, il voyage à travers le derme puis le système lymphatique pour venir se fixer sur les ganglions lymphatiques, où il peut de même causer des troubles du système immunitaire. N’est-ce pas suffisant pour retirer le dioxyde de titane des produits de consommations, alors que son utilité dans les bonbons, ou les suppléments (qui nous intéressent ici) n’est justement que cosmétique (en l’occurrence, la couleur blanche des gélules, que le consommateur averti fait passer avant sa santé, c’est connu)?

Mon avis:

Cela fait maintenant plusieurs années que des soupçons graves pèsent sur le dioxyde de titane. Apparemment le principe de précaution est une vaine expression pour des marques comme SCITEC NUTRITION® qui continuent à en farcir leurs gélules.
ISOLATE AMINO serait un excellent produit, s’il ne contenait pas de dioxyde de titane. Mais en avalant une poignée d’acides aminés pour entretenir ma masse musculaire, je n’ai pas envie de me demander si je suis en train de polluer mon corps avec des nanoparticules qui vont s’incruster dans mes ganglions lymphatiques et être à l’origine d’un cancer dans quelques années ou quelques décennies, surtout avec la quantité (conséquente) que je consomme!
file3.jpeg

Conclusion: 

La seule présence de dioxyde de titane dans ISOLATE AMINO de SCITEC NUTRITION® dans la version actuellement disponible en Europe suffit donc à faire drastiquement baisser la note que je peux décerner à ce produit. ISOLATE AMINO est loin d’être le seul produit concerné, puisque une grande partie des suppléments sous forme de gélules que j’ai pu regarder de près récemment en contiennent. Donc ça va balancer! Nous consommons des suppléments alimentaires pour être en meilleure santé, plus gros (plus musclés, pas plus gras) plus forts, en meilleure santé, pas pour polluer notre corps avec des additifs douteux. Les polluants sont déjà suffisamment nombreux dans notre environnement quotidien.

  NOTE: 3/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles:

Information nutritionnelle Isolate Amino

Quantité de la portion: 4 gélules
Par portion
% Valeur quotidienne
Calories : 8 kcal *
Protéine : 2 g/ 4%
Ingrédients:
Protéines de petit-lait ultrafiltré., Taurine, L-glutamine, gélatine (gélule)
Information allergène: Fabriqué dans une usine qui traite du lait, protéines de soja et des oeufs, gluten et arachide!
L-alanine
100
L-arginine: 42mg
Acide L-aspartique: 220mg
L-cystéine: 44mg
Acide L-glutamique: 422mg
Glycine: 28mg
L-Histidine: 34mg
L-isoleucine: 128mg
L-Leucine: 212mg
L-Lysine: 192mg
L-méthionine: 44mg
L-phénylalanine: 60mg
L-Proline: 110mg
L-sérine: 91mg
Taurine: 400mg
L-Thréonine: 134mg
L-tryptophane: 28mg
L-Tyrosine: 51mg
L-Valine: 118mg
Acides aminés essentiels (AAE) Total: 917mg
À chaîne ramifiée acides aminés (BCAA) Total: 458mg

Instructions du fabricant

Prendre 1 – 3 portions avant et après l’entrainement, et également juste avant d’aller au lit. Utilisez ce produit en combinaison avec une alimentation saine, équilibrée et non comme substitution à une telle alimentation.
Avertissement Isolate Amino : Garder hors de la portée des enfants. Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique. Ces indications n’ont pas été évaluées par l’administration des médicaments et de la nutrition (Food and Drugs Admnistration). Ce produit n’est pas indiqué pour diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladies que cela soit.
Note importante: nous vous conseillons de consulter un médecin ou un nutritionniste si vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir consommer ce produit sans risques.
ISOLATE AMINO est un supplément alimentaire

Mon avis sur : MYOFUEL

MYO1

Marque: Marque: BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, MuscleXperience team

Avec les suppléments comme avec les rencontres, le « perfect match » est pour moi difficile à trouver. Pour peu que l’on soit raisonnablement exigeant, il est difficile de trouver le produit qui correspondra parfaitement à vos attentes (là je ne parle plus que de suppléments…). Je passe ainsi mon temps à ajouter un peu de glutamine par ci, un peu de taurine par là, à ajouter de la glycine dans mon shake post workout, à charger mon preworkout (parlons français, ma formule pré-entraînement) en tyrosine … Et pour les protéines c’est la même chose, puisque l’on sait que les mélanges sont supérieurs aux protéines de lactosérum (wheys) seules pour soutenir l’anabolisme. Je me concocte donc régulièrement mes mélanges personnels, renfermant un savant mélange de protéines à assimilation rapides (whey), lente (caséine) et moyenne (œuf), qui semble être la formule la plus efficace pour renflouer durablement ses muscles en acides aminés après une séance éprouvante.

Sans parler de véritable problème (il y en a quand même de plus graves), l’inconvénient du mélange personnalisé réside dans les différences de miscibilité des protéines (notamment le blanc d’œuf, qui a tendance à faire des grumeaux, tout comme la caséine) le goût, et éventuellement le dosage qui peut être approximatif. Pour peu que l’on veuille en plus ajouter des glucides, cela fait beaucoup de dosettes. Toujours à la recherche de solutions pour me faciliter la vie, et pour varier un peu les plaisirs, j’ai décidé d’essayer un produit de l’une des marques que j’affectionne particulièrement, et à raison, BODYMAXX NUTRITION.

MYOFUEL semble effectivement remplir parfaitement le cahier des charges de mon shake post-entraînement: un mélange de protéines de haute qualité, aux temps d’assimilation différents, dont je connaisse la provenance, soutenue par une matrice d’acides aminés efficace et par l’ajout d’une petite quantité de glucides complexes à index glycémique élevé pour enclencher la synthèse du glycogène dès la fin de mon entraînement. Si vous prenez des glucides après l’entraînement, c’est qu’a priori vous ne cherchez pas à perdre du poids, et il vous est donc loisible de prendre un repas solides comprenant des glucides à index glycémique bas dans l’heure qui suit la fin de votre entraînement. Pour autant, la présence d’une petite quantité de glucides ajoutée au mélange de protéines n’est pas un inconvénient, et même au contraire, puisque le duo protéines/glucides est supérieur à la protéine seule pour provoquer la synthèse post-entraînement du glycogène musculaire, et donc promouvoir une meilleure récupération.[1]

MYO2

MYOFUEL ne contient que 3g de glucides pour 30g de produit, soit exactement 10% du total, dont le lactose naturellement présent dans la protéine de lait et un peu de dextrose. Ce n’est pas supérieur au ratio que l’on retrouve dans la plupart des whey. MYOFUEL convient donc parfaitement comme shake post-entraînement, mais cette faible quantité de glucides permet également de l’utiliser en lieu et place d’une collation à tout moment de la journée, même si l’on suit un régime pauvre en glucides.

Un mélange de différentes sources de protéines de qualité (pas un mélange douteux de whey à bas prix et de protéine de soja, que l’on retrouve hélas dans bon nombre de « blends », dont la PRO MIX de chez SCITEC NUTRITION, ce qui explique son prix), un mélange de glucides à IG élevé, une matrice d’acides d’acides aminés adaptés à la récupération… sur l’étiquette en tout cas, MYOFUEL semble correspondre en tout point à mes attentes.

Mon ressenti:

BODYMAXX a fait le choix d’additionner de la protéine de lait (contenant donc du lactosérum et de la caséine), de la protéine de lactosérum concentrée (whey), ainsi que de l’isolat de protéine de bœuf hydrolysée. Évidemment déconseillé aux vegans, MYOFUEL offre donc trois sources de protéines hautement assimilables, qui libéreront progressivement leurs acides aminés dans l’organisme pour soutenir l’anabolisme. Avec BODYMAXX, pas d’inquiétudes concernant la qualité et la provenance de la protéine, là traçabilité est assurée à 100%, et à ma demande la marque m’a fourni tous les renseignements que j’ai pu sollicité, ce qui n’est pas le cas de toutes les marques, loin s’en faut.

Ce mélange de protéines est soutenu par une matrice d’acides aminés très complète et parfaitement adaptée à la récupération: pour 100g de produit, on bénéficie ainsi de 3,034g d’Isoleucine, 5,355g de Leucine, et de 3,502g de Valine, soit plus de 11g de BCAA (ne pas hésiter à relire Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir?).

Parmi les acides aminés non essentiels (EAA), on retrouve de l’alanine, de l’arginine (plus de 3g, ce qui va soutenir le pic d’hormone de croissance post-séance), des peptides de glutamine, forme hautement assimilable de glutamine, acide aminé clé de la récupération. Pour 100g de produit, MYOFUEL affiche également près de 4,5g de glycine, qui favorise la récupération et l’augmentation des niveaux d’hormone de croissance[2]. BODYMAXX conseille une dose de 30g de produit, je suis plus sur 50g, ce qui me permet d’absorber dans les minutes qui suivent mon entraînement 5g de BCAA, plus de 23g d’EAA, dont 2,2g de glycine. Pour moi c’est un produit sur mesure.

MYO3

Conclusion: 

MYOFUEL répond à un vrai besoin, à savoir un mélange de protéines réunissant une source à assimilation rapide (whey), lente (protéine de lait contenant de la caséine et de la whey, et « moyenne », à savoir l’isolat de protéine de bœuf hydrolysée. Si j’opte souvent pour un mélange whey/caséine/œuf, MYOFUEL m’a permis de varier les plaisirs, et j’utilise ici le mot « plaisir » à dessein car le goût Stracciatella (la stracciatella est une crème glacée à base de lait entier et de crème fraîche, à laquelle sont ajoutés des copeaux de chocolat, le genre de choses que l’on ne devrait pas s’autoriser, même en prise de masse) est exquis. On y retrouve le goût de la crème, les morceaux de vrai chocolat, bref c’est à tomber par terre, et cela évite la lassitude. Même si ces dernières années la plupart des marques rivalisent d’ingéniosité avec les parfums, j’avoue que sur ce point MYOFUEL se place directement dans mon top 5.

La composition est satisfaisante et efficace: la teneur en glucides (aux alentours de 10%) est faible, équivalente à ce que l’on trouve dans la majorité des wheys (certaines montent bien plus haut), il s’agit majoritairement du lactose présent naturellement dans le lait; les lipides sont également sous contrôle, avec moins de deux grammes pour une portion de 30g de MYOFUEL, et il s’agit de Triglycérides à chaîne moyenne, donc de lipides bénéfiques pour la santé.

En raison de sa composition, ce produit devra évidemment être évité par les vegans (protéine de lait et de bœuf) et les personnes intolérantes au lactose. Pour les autres, je peux leur recommander MYOFUEL sans hésiter!

 

NOTE: 8,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients:

-Mélange de protéines: concentré de protéines de lait, concentré de protéine de lactosérum, isolat de peptides de glutamine, isolat de protéine de bœuf hydrolysée.

– Dextrose

– Triglycérides à chaîne moyenne (TCM) végétales (huile de palme non hydrogénée, huile de noix de coco.

– Arômes

– Édulcorants: sucralose, cyclamate de sodium.

– Émulsifiant: sodium carboxymethyl cellulose/lécithine

– Colorant: bêta-carotène

Valeurs nutritionnelles :

Valeurs nutritionnelles /30gr /100gr
Energie 508 1668kcal
Protéine 23g 75g
Glucides 3g 11g
Dont sucre 2,3g 8,3g
Lipides 1,7g 5,5g
Dont saturés 0,36g 1,2g
Sodium 0,144g 0,480g

 

[1] Post-exercise carbohydrate plus whey protein hydrolysates supplementation increases skeletal muscle glycogen level in rats. Morifuji M, et al. Amino Acids. 2010.

 

[2] Stimulatory effect of glycine on human growth hormone secretion. Kasai K, et al. Metabolism. 1978.

 

Mon avis sur : FOCUS XT

file3.png

Marque : SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS

Par Alex, musclexperienceteam

Il y a quelques temps j’ai retrouvé dans une boutique en ligne l’un des produits phares de mes années d’études, quand je passais des nuits blanches à ingurgiter des pages et des pages d’informations, et que ma concentration devait être optimale, sans faille et sans relâchement. Bien sûr il existe dans les pharmacies des formules dédiées aux étudiants (contenant peu ou prou toujours la même chose, de la vitamine C, de la caféine anhydre et/ou du guarana), mais le plus souvent elles ne feront pas grand chose pour vous au-delà d’un certain stade de fatigue intellectuelle. La vitamine C n’a aucune utilité quand elle est surdosée, quant à la caféine, si elle a bien des mérites, elle tend vers le développement d’une accoutumance rapide, et surtout elle peut provoquer, à haute dose de la nervosité, de l’anxiété et des insomnies, ce qui n’est pas vraiment intéressant dans le cadre de la préparation d’examens. Cela fait quelques temps déjà que ces années sont derrière moi, aussi j’ai été étonné de le voir encore disponible, tant les produits se renouvellent rapidement sur la marché de la nutrition sportive. Pour qu’un produit reste disponible et sa formule plus ou moins inchangée pendant plusieurs années d’affilée, c’est que les clients sont au rendez-vous, et qu’ils en ont pour leur argent, ce qui est pour moi une sorte de mantra.

FOCUS XT étant pour moi une sorte de madeleine de Proust (pauvre Proust décidément je le mets à toutes les sauces), j’ai décidé de retenter le coup. Évidemment je ne suis plus étudiant, mais pour autant j’ai toujours besoin d’une concentration surhumaine, pour encaisser de longues journées de travail et – surtout – donner le meilleur à la salle. Et là aussi, FOCUS XT peut avoir un intérêt évident pour les athlètes qui éprouvent une fatigue passagère, qui s’entraînent tôt le matin, ou après une nuit agitée ou mouvementée (…), ou qui recherchent simplement un surcroît de motivation. Oui, les pudibonds du « manger sain » et de « l’important c’est de participer » appelleront ça une « conduite dopante », mais vous connaissez mon avis là-dessus : tant que c’est 1) non nocif pour la santé 2) légal, il n’y a pas de mal à s’améliorer sois-même, ça s’appelle juste évoluer. FOCUS XT ne contient pas de substances prohibées, vérifiez cependant toujours la conformité d’un produit à votre législation nationale avant de le commander.

Dans les publicités que l’on peut trouver aux États-Unis en ou Grande-Bretagne pour FOCUS XT, le produit est vendu comme étant particulièrement adapté aux besoins des personnes ayant besoin d’une concentration accrue : les sportifs évidemment, mais également les étudiants, et les professionnels travaillant sur des plages horaires étendues ou décalées et nécessitant une concentration sans faille, notamment les infirmières et les pompiers. Pour l’avoir testé d’abord dans le cadre estudiantin, puis sportif, j’ai véritablement mis à l’épreuve ce produit, et je peux dire sans hésiter qu’il ne m’a jamais déçu.

file2.png

FOCUS XT a été élaboré par SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS pour renforcer la concentration et la vigilance sans provoquer de nervosité ou d’anxiété. Il contient évidemment de la caféine, à une dose raisonnable de 200mg, qui est également le maximum autorisé par portion au sein de l’Union Européenne (d’où les dernières versions de certains brûleurs, notamment le Euro stacker 4, allégée pour l’Europe). On y retrouve également de la tyrosine, acide aminé participant à la synthèse des catécholamines : (Substance chimique de l’organisme appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones) : l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B. La tyrosine est également le précurseur de la DOPA  (3,4-dihydroxyphénylalanine), substance intermédiaire dans la synthèse des catécholamines précitées.  C’est un booster naturel et efficace du système nerveux, auquel j’ai recours en cas de fatigue ou de lassitude. FOCUS XT contient de la choline, que j’ai déjà évoqué (sous une forme différente, la L-alpha-glycerylphospohorylcholine ou α-GPC ) dans . Mon avis sur : TESTED GH BOOSTER

La choline, qui fait partie des vitamines du groupe B, est le précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur, et de lipides composant la membrane des cellules. On la trouve en grande quantité dans les aliments comme le foie (où elle a été identifiée la première fois à la fin du XIXème siècle), dans le jaune d’œuf et le soja. On retrouve la choline dans les suppléments nootropiques car son action sur le cerveau, et notamment la concentration, sont avérés. Elle fait d’ailleurs l’objet de recherches prometteuses comme thérapie alternative dans le traitement de la maladie d’Alzheimer1.

SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS a également ajouté à sa formule, fort judicieusement, de la l’Acetyl L-Carnitine (ALCAR). Comme je l’ai expliqué dans mon article La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ?, plusieurs études ont mis en évidence des effets positifs de la carnitine sur la mémoire et le déclin cognitif lié à l’âge, ce qui serait dû à l’action de la carnitine sur les mitochondries des cellules. Intégrer de la carnitine dans un complexe destiner à accroître la capacité de concentration fait donc sens.

file1

Outre l’Acetyl-L-Carnitine, on retrouve également dans FOCUS XT de la DMAE ou  diméthylaminoéthanol ou déanol, substance apparentée à la choline et à l’acétylcholine citées plus haut. Son principal intérêt est d’augmenter les niveaux d’acétylcholine dans le cerveau, et par voie de conséquence augmenter la vigilance et les facultés de mémorisation. Si l’on retrouve la DMAE à l’état naturel dans le poisson, notamment dans les anchois, celle que l’on trouve dans les suppléments est synthétique. La DMAE aurait également la capacité de réduite la quantité de lipofuscine (un pigment composé de débris moléculaires) dans les cellules, ce qui en fait un produit intéressant du point de vue d’une démarche anti-âge. Substance actuellement légale et disponible en Europe, elle fait aujourd’hui l’objet d’un début de polémique du fait de ses propriétés nootropiques.

SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS a également intégré dans son FOCUS XT de la vinpocétine, dérivé synthétique de la vincamine, vinca-alcaloïde extrait des feuilles de la petite pervenche. Elle exerce une action vasodilatatrice (sur les vaisseaux du cerveau mais pas seulement) par une inhibition de la phosphodiestérase (comme les médicaments contre la dysfonction érectile), et par l’augmentation des taux d’adénosine monophosphate cyclique, qui intervient dans l’action des neurotransmetteurs.

Enfin, on retrouve dans FOCUS XT de l’huperzine A, peut-être ma petite favorite de ce stack. l’huperzine A est un alcaloïde extrait d’une espèce de lycopode, le Lycopodium serratum ou Huperzia serrata. L’uperzine A est un inhibiteur de l’acétylcholinestérase, c’est à dire qu’ils retardent la rupture de l’acétylcholine libérée dans les fentes synaptiques, entraînant une amélioration de la neurotransmission cholinergique, d’où leur utilisation dans le traitement de la maladie d’Alzheimer. L’huperzine A est aujourd’hui disponible comme nootropique destiné au soutien des fonctions cognitives, pour les personnes âgées ou soumises à des efforts intellectuels intenses. Je réagis particulièrement bien à cette substance, que j’ai pu tester seule, et dont les effets sont subtils (ce n’est pas un stimulant) mais indéniables.

file.png

Mon ressenti :

FOCUS XT de SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS est de mes suppléments favoris quand il s’agit pour moi de rester concentré et entièrement mobilisé durant un laps de temps resserré mais crucial. Préparation d’examens, d’épreuves en tout genre, période chargée au travail avec une forte amplitude horaire et des attentes importantes. Je connais le laïus habituel de ceux qui n’ont de cesse de critiquer les « conduites dopantes », mais clairement pour moi il ne s’agit pas de cela. A périodes exceptionnelles solutions exceptionnelles, et c’est justement ce que nous promet, et nous offre (enfin il faudra le payer si vous voulez l’essayer) SERIOUS NUTRITION SOLUTIONS.

FOCUS XT me permet à la fois de combattre la fatigue, la concentration qui flanche, mais également le stress mental qui peut se faire sentir durant ces moments. Je l’avais testé uniquement en période d’examens, je peux désormais dire qu’avant une grosse séance, si vous avez besoin d’un surcroît d’énergie, si des idées parasites dues à un collègue que vous avez envie de gifler ou à votre ex envahissante vous assaillent, où simplement après une nuit trop courte, FOCUS XT peut être un allié de poids.

Concernant l’arôme, j’ai toujours opté pour « Blue raspberry » (myrtille bleue) et je dois dire que ça passe plutôt bien. La formule contient des arômes naturels, et les édulcorants utilisés sont l’acesulfame et le sucralose, donc pas de trace d’aspartame ou d’autres édulcorants contestés ; tout cela sans sucre, ce qui est appréciable.

Conclusion :

FOCUS XT a été un must pour moi durant mes années estudiantines, et je redécouvre aujourd’hui avec plaisir ce produit de qualité dans le cadre sportif. Comme à l’époque, il ne me déçoit pas, et il faut reconnaître qu’avec ou sans, on voit la différence. Le risque est évidemment d’y avoir recours de manière systématique, ce qui gommera en quelque sorte l’aspect « coup de fouet » exceptionnel. Pour moi, FOCUS XT est le pot à conserver dans son placard pour les grands jours, ceux où l’on a pas le droit à l’erreur, qu’il s’agisse d’activité professionnelle ou de performances à la salle. Une dose suffit, je suis allé au-delà et je dois dire qu’il n’y a aucune plus-value à augmenter le dosage au-delà de deux dosettes, quitte à les répartir en deux temps sur la journée.

En bref, FOCUS XT est un produit de qualité, que j’ai longuement éprouvé, et que je peux recommander. Attention, en raison de sa formule, ce produit n’est pas disponible partout, notamment dans certains pays d’Europe occidentale et au Canada, ou de bonnes alternatives existent. Vérifiez vos législations nationales avant d’acheter !

Note : 9/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Serving Size/pour une dose: 1 Heaping Scoop/une dosette bombée (12 grams)
Servings Per Container: 30
Amount Per Serving/ quantités par dose:Calories 20
Carbohydrates 3 1%
Sugars/sucre : 0

Focus XT Blend/formule Focus XT 9800mg
– Choline Bitartrate
– L-Tyrosine
– Acetyl-L-Carnitine
– DMAE
– Vinpocetine
– Huperzine A

Caffeine/ Caféine: 200 mg.

Other ingrédients /Autres ingrédients:

Arômes naturels/Natural flavors, Acesulfame Potassium, Sucralose, FD&C Red #40.

Direction/conseils d’utilisation  

As a dietary supplement, mix 1 heaping scoop with 8 ounces of water or your favorite beverage. Shake well or stir to avoid settling.For maximum results, consume 1 serving 10 to 30 minutes prior to the time that effects are desired to begin. If using 2 servings daily, space dosages out at least 6 to 8 hours apart. Many individuals find it helpful to consume 1 serving per day everyday, and to consume a 2nd serving on days as needed.

Comme supplément alimentaire, mélanger une dosette bien remplie avec 0,1 litre d’eau ou de votre boisson préférée. Bien mélanger pour éviter les grumeaux. Pour obtenir des résultats maximums, consommer de 10 à 30 minutes avant le moment ou l’apparition des effets désirés sont souhaités. Si vous utilisez deux doses par jour, espacez les au moins de 6 à 8 heures. Beaucoup d’utilisateurs trouvent utile de consommer une dose par jour tous les jours, et une deuxième les jours où cela est nécessaire.

1.Fu ALLi QDong ZHHuang SJWang YXSun MJ.Alternative therapy of Alzheimer's disease via supplementation with choline acetyltransferase, Neurosci Lett. 2004 Sep 30;368(3):258-62.

 

Mon avis sur: BCAA NAT

bcaa nat 1

Marque : HK NUTRITION

Par Alex, MuscleXperience team

Les BCAA, pour Branched amino acids, que l’on appelle également en français les acides aminés ramifiés (en raison de leur chaîne latérale qui est un groupe aliphatique ramifié) constituent à la fois une arme de choix dans l’arsenal d’un sportif, et a fortiori d’un bodybuilder, et un gigantesque coup marketing pour l’industrie de la nutrition sportive. En moins d’une décennie, les BCAA sont devenus aussi incontournables que la WHEY (protéine de lactosérum), et ils font désormais partie des « must have » de tous les pratiquants en musculation, particulièrement des newbies : je ne peux en effet m’empêcher de regarder avec un amusement mâtiné de tendresse ces jeunes débutants qui cassent leur tirelire pour s’offrir ces boissons multicolores qui teintent fièrement le contenu de leurs shakers ou de leurs jugs (vous savez, ces énormes bidons qui pourraient contenir de l’eau déminéralisée ou de l’essence) d’un litre. On a presque du mal à s’imaginer que dans les années 90, avant l’explosion de l’industrie du fitness, des légendes comme Lee PRIEST, Lee LABRADA ou Rich GASPARI s’entraînaient à l’eau claire (pas de mauvais esprit, je parle de la boisson intra-entraînement uniquement), avant de créer leurs marques de nutrition et de lancer leurs gamme de BCAA. Du business, certes, mais pas seulement. Evidemment un complexe d’acides aminé ramifiés n’aura pas les mêmes effets physiologiques et visuels que la potion magique de ces athlètes de légendes (dont les physiques son inatteignables pour la majorité des mortels, potion magique ou pas), mais la recherche a prouvé qu’ils avaient un intérêt non négligeable pour les athlètes, en particulier les athlètes travaillant en résistance et soucieux de créer et/ou de préserver leur masse musculaire.

Mais de quoi parle-t-on vraiment, au juste ? Les acides aminés sont des composés organiques qui jouent un rôle essentiel dans la structure, le métabolisme et la physiologie des cellules de tous les êtres vivants connus. Ils sont les éléments constitutifs des protéines, et donc de notre organisme. Parmi les acides aminés, ceux qui constituent les protéines sont appelés acides aminés protéinogènes. Les acides aminés non protéinogènes remplissent des fonctions physiologiques variées : c’est par exemple le cas de la L-carnitine ou l’acide γ-aminobutyrique (GABA).

Parmi ces acides aminés, certains sont dit essentiels (EAA en anglais, pour essential amino acids) : ce sont les acides aminés que le corps humain est incapable de synthétiser et qu’il doit donc obtenir via son alimentation. Chez l’Homme, on compte huit acides aminés essentiels: le tryptophane, la lysine, la méthionine, la phénylalanine, la thréonine, la valine, la leucine et l’isoleucine. L’histidine et l’arginine sont dits semi-essentiels car seuls les nourrissons ont besoin d’un apport exogène (on les trouve dans le lait maternel), puisque leur quantité endogène est insuffisante pour couvrir leurs besoins.

bcaa nat 2

Enfin, parmi ces acides aminés essentiels, trois sont dits ramifiés ou branchés, les fameux BCAA : l’isoleucine, la leucine et la valine. Ce sont tous les trois des acides aminés essentiels pour l’homme, et à eux trois ils représentent 35 % des acides aminés essentiels des protéines musculaires.

 Dans mon article Acides aminés essentiels (EAA) ou acides aminés ramifiés (BCAA), lesquels choisir?, j’ai expliqué qu’un complexe d’acides aminés essentiels était plus efficace pour favoriser la synthèse protéique qu’un complexe de BCAA. Cependant, que ce soit en période de restriction calorique (souvent improprement appelée « sèche ») ou de surplus calorique (la fameuse prise de masse), les BCAA sont un atout essentiel, si ce n’est incontournable, pour l’athlète soucieux de bâtir de la masse musculaire ou de la conserver.

La consommation de BCAA permet en effet d’épargner le glycogène (glucide complexe polymère du glucose stocké pour servir de réserve d’énergie) musculaire et hépatique et améliore donc la performance. De plus, les acides aminés ramifiés sont les seuls que le muscle peut utiliser directement comme source d’énergie alternative au glycogène, ce qui les rend particulièrement utiles en période de régime hypoglucidique. Les BCAA seraient également susceptibles de contribuer à la fonte adipeuse, en particulier viscérale, ce qui n’est pas négligeable.

bcaa nat 3.png

La jeune marque HK NUTRITION, dont j’ai déjà parlé dans Mon avis sur : THERMONAT, a deux références de BCAA à son catalogue : un complexe classique dont le ratio est 2 :1: 1, dans lequel la leucine prévaut sur l’isoleucine et la valine en raison de son rôle clé sur la synthèse des protéines, et BCAA NAT, dont le ratio est 8 :1 :1, avec une surreprésentation massive de la leucine.

Mon ressenti :

La leucine est la clé de l’anabolisme, aussi l’inclure dans de telles proportions peut avoir clairement du sens, plus dans l’optique d’une prise de masse musculaire que du maintien de la masse musculaire sèche durant une phase de régime. En effet, il est bien difficile de prendre du muscle et de perdre de la graisse simultanément (naturellement), et forcer sur la leucine n’aura pas forcément l’effet escompté. En revanche, si vous désirez vous étoffer de quelques kilogrammes de muscle sec, ajouter un complexe de BCAA avec un ratio 8 :1 :1 à un régime riche en calories de qualité peut être judicieux. En ce qui me concerne, durant ces phases de prise de muscle, je consomme des EAA en poudre dilués dans de l’eau pendant la séance, et des BCAA en poudre ou en comprimés entre les collations et surtout pendant les repas, pour compléter l’apport alimentaire en acides aminés. BCAA NAT peut tout à fait être utilisé selon ce protocole, et c’est ainsi que j’ai utilisé mon pot de 300g : entre les collations, tout au long de la journée pour rester hydraté et ne pas cataboliser (laisser le muscle se cannibaliser), et durant les repas, ce qui remplace avantageusement toute boisson gazeuse sucrée ou bourrée d’édulcorants douteux, de colorants et d’arômes chimiques. En effet le créneau de HK NUTRITION est d’offrir une gamme de produits sans agents chimiques controversés, que ce soit dans leurs poudres ou dans leurs gélules. Ici pas de stéarate de magnésium, dioxyde de magnésium ou de titane, pas plus que d’aspartame. BCAA NAT est aromatisé avec un arôme naturel, le choix des parfums étant large : citron vert, pamplemousse, ananas, mangue, framboise, cerise, cerise/framboise, menthe, ou neutre. J’ai pour ma part opté pour le parfum cerise, et je dois dire qu’il passe plutôt bien. Le produit est également adouci avec de la stévia (édulcorant d’origine végétal), qui donne un goût sucré très reconnaissable mais pas désagréable. En tout cas, au niveau de la qualité j’ai pu siroter mes BCAA sereinement sans me demander ce qu’on y avait ajouté de louche et ça, ça n’a pas de prix, car toutes les marques n’offrent pas cette garantie.

bcaa nat 4

Concernant la matière première en elle-même, HK NUTRITION utilise des acides aminés obtenus par fermentation, méthode introduite par le fabricant japonais Ajinomoto® : les acides aminés sont obtenus par fermentation microbienne à partir du sucre ou de l’amidon, ce qui évite d’avoir à utiliser une matière première d’origine animale. Les acides aminés peuvent en effet être extraits de matières animales, de la whey évidemment mais aussi d’autres sous-produits de l’industrie agro-alimentaire, pour le meilleur et pour le pire : pour le meilleur, par hydrolyse de matières organiques (les français disposent notamment d’un vrai savoir-faire, l’entreprise bretonne BCF Life Sciences utilise par exemple des plumes de volailles), mais on parle également chez certains producteurs de carcasses de poulets (les fameux chicken aminos, ne rêvez pas on utilise pas de blanc de poulet, juste les carcasses), et des légendes urbaines font état d’acides aminés extraits de peaux de porc et de cheveux humains…

Conclusion :

HK NUTRITION nous livre avec BCAA NAT un produit fidèle à son leitmotiv, à savoir un produit de qualité sans additifs douteux ou controversés. Du point de vue de la composition, c’est un complexe d’acides aminés ramifiés fortement dosé en leucine, qui sera donc particulièrement bien mis à profit durant une période de prise de masse. La poudre est extrêmement fine, sans aucun morceaux, et sa miscibilité est parfaite : dans un shaker ou un verre d’eau, elle se dissout quasiment instantanément. Je mettrais un très léger bémol sur le goût, dont l’arôme est légèrement masqué par la stévia, au pouvoir sucrant très important (200 fois supérieur au sucre, pour un dosage équivalent). N’oublions pas que les arômes utilisés sont naturels, et donc plus subtils que le goût très prononcé des arômes artificiels, évoquant parfois plus les bonbons ou les chewing gums que les fruits.

BCAA NAT est un bon produit, que l’on peut consommer les yeux fermés. Le prix est très raisonnable, puisqu’il faut compter 32€ pour un pot de 300g, ce qui correspond aux prix pratiqués par la plupart des marques, parfois pour une qualité inférieure et une traçabilité incertaine.

 

NOTE : 8.5/10

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

BCAA issu de la fermentation (L-Valine, L-Isoleucine) et de l’hydrolyse L-leucine ; lécithine

Pour une dosette (5g) :

L-Leucine : 3,451

L-Valine : 0,431

L-Isoleucine : 0,431

Recommandations fabricant :

5 grammes pendant l’entraînement et 10 grammes après.

Diluer dans un verre d’eau, ou de jus de fruits non acide.

 

BCAA NAT est un complément alimentaire

 

Mon avis sur : ATTACK 2.0

ATTACK 1

Marque : SCITEC NUTRITION®

ATTACK est une ancienne référence du catalogue SCITEC®. Il y a bien 7/8 ans, je hantais déjà les boutiques de nutrition sportive près de chez moi, et je pouvais voir ces pots sur les étagères, qui attendaient patiemment que je les ouvre et que j’y plonge ma dosette en quête de sensations nouvelles (ceux qui verront une parabole érotique dans cette réminiscence de jeunesse ont l’esprit mal placé). Etrangement j’ai attendu très longtemps avant de le tester, peut-être parce que la formule me paraissait un peu trop sage. Plusieurs formes de créatine, de la glutamine, de l’arginine comme précurseur de l’oxyde nitrique, de la tyrosine pour soutenir le système nerveux… Des choix classiques mais judicieux. En 2018, enfin, je me suis décidé à tester cette version 2.0 et à vous livrer mon ressenti sur ce produit.

ATTACK 2.0 est une formule vasodilatatrice pré-entraînement sans stimulants. C’est déjà en soi un avantage, puisque la majorité des produits de cette catégorie contiennent de la caféine (l’Europe est moyennement favorable aux mélanges de stimulants, on trouve rarement de la théobromine, parfois de la synéphrine ; les législations américaine et canadienne permettent plus de fantaisie). La formule est construite autour de trois « piliers » : force, énergie, congestion.

En ce qui concerne la force, SCITEC NUTRITION® nous a concocté une matrice de cinq types de créatines, censés agir concomitamment pour assurer un approvisionnement maximal des cellules musculaires en créatine durant l’entraînement, et donc une fourniture en énergie (ATP) plus importante : la matrice « CREA-BOMB ». Où s’arrête la réalité scientifique, où commence le fantasme marketing, c’est parfois assez difficile à déterminer. En prenant 30 minutes avant la séance un mélange de créatine monohydrate, de créatine monohydrate micronisée MicronTec, de créatine anhydre, pyruvate de créatine et de citrate de créatine, vous êtes sûr de mettre toutes les chances de votre côté pour ne pas manquer de l’un des composés les plus reconnus en nutrition du sport. Notons cependant que 5 grammes (dosage US, UK) sur une prise c’est beaucoup (les recommandations européennes s’orientent vers 3g par jour), et que l’on conseille généralement de consommer ces 3 grammes en plusieurs prises lors des principaux repas, ce qui favoriserait son assimilation. En ce qui me concerne j’ai toujours été partisan de la prise de créatine avant (voir pendant) et après la séance, consommée avec des glucides pour favoriser son assimilation. C’est après tout le moment où l’on en a le plus besoin, pendant l’effort et juste après, pour reconstituer les stocks mobilisés durant la séance. Sur le cocktail proposé par SCITEC NUTRITION®, je suis un peu plus sceptique. L’objectif est sans doute de saturer les muscles de leurs clients, mais aussi de leur en mettre plein la vue, alors que la créatine monohydrate est la seule dans ce « stack » à avoir fait réellement ses preuves. Qu’elle soit micronisée favorise sans doute son assimilation, et pour le reste, c’est discuté, et discutable.

ATTACK 2

En ce qui concerne l’énergie, SCITEC NUTRITION® a inclus dans ATTACK 2.0 un complexe de vitamines du groupe B, nécessaires au métabolisme, et de la taurine, acide aminé aux multiples vertus que ce soit pour le sportif ou pour monsieur tout le monde : la taurine aurait notamment un rôle bénéfique sur la performance, un effet atténuateur de la fatigue liée à l’exercice, et pourrait lutter contre le stress oxydatif.

Pour la congestion, SCITEC NUTRITION® a incorporé dans ATTACK 2.0 l’inévitable arginine, sous sa forme d’arginine alpha-cétoglutarate (AAKG), la plus plébiscitée pour ses prétendus effets vasodilatateurs. Si ceux-ci sont controversés, l’effet perturbateur de l’arginine sur la production d’hormone de croissance post-exercice est quant à lui bien réel (La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement). Je conseille de l’éviter avant la séance, ce n’est donc pas un bon point pour ATTACK 2.0. On retrouve également de l’ ornithine et de la glutamine, de l’acide malique ainsi que de la tyrosine, acide aminé fréquemment ajouté au formules pré-entrainement pour ses effets sur la vigilance et la concentration et qui a fait ses preuves dans ce domaine: la tyrosine participe en effet à la synthèse des catécholamines (l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B). SCITEC NUTRITION® a également ajouté une pincée d’extrait de fénugrec (trigonella foenum-graecum) dans un proprietary blend ou « mélange déposé », ce qui permet de ne pas indiquer dans quelle quantité, sans que l’on sache vraiment ce qu’il fait ici. Personnellement je suis un grand amateur de fénugrec, supplément peu onéreux et recelant une myriade de bénéfices pour la santé, la récupération et même la prise de muscle. Le fenugrec a notamment une action positive sur le métabolisme des glucides, sur l’augmentation de l’appétit, et de la testostérone libre. En bref, ça ne peut pas vous (nous) faire de mal.

ATTACK 3

Que dire de ATTACK 2.0 ? Lets’try it !

Mon ressenti :

Avec les formules pré-entraînement, pas besoin de tester le produit pendant plusieurs jours afin de savoir si l’on a fait un bon investissement ou pas. Dans le cas d’ATTACK 2.0, l’enjeu est minime puisque le prix est plutôt modique : comptez entre 12 et 15€ pour un pot de 320g, aux alentours de 25 € pour un pot de 720g, hors promotion bien entendu. Pour autant, on attend d’un « booster » pré-entraînement qu’il tienne ses promesses, comme d’un investissement qu’il soit rentable. Je dois avouer que c’est plutôt mal engagé, puisque si la formulation a l’air plutôt correcte quant aux composés employés (hormis peut-être l’arginine, qui est néanmoins appréciée par certains même si elle peut impacter la récupération post-séance, comme nous l’avons vu plus haut), les dosages sont eux largement insuffisants. Ainsi, pour une dose (un quart de dosette, soit 5g), on ingurgite 2,5g de créatine (toutes sources confondues), 300mg de glutamine, 250mg de taurine, 50mg de tyrosine…  Si l’on peut se satisfaire d’une dose de 2,5g de créatine en pré-entraînement, les autres composés ont, avec des dosages si faibles, une présence tout au plus cosmétique ici. Cela explique que lors de mon test, il m’ait fallu environ une vingtaine de grammes (soit quatre doses !) pour ressentir un accroissement de la congestion et de l’énergie durant la séance. Il n’y a pas de secret, quand vous voyez sur l’étiquette plus de milligrammes que de grammes (on parle bien ici d’acides aminés), la chose est mal engagée. A ce régime, le petit pot fait long feu. La congestion obtenue était significative, sans être extraordinaire, rien que l’on ne puisse obtenir avec quelques grammes de citrulline malate.

Il est à noter que ce dosage recommandé est indiqué sur les pots vendus au sein de l’Union européenne hors Grande-Bretagne (qui du reste ne sera plus dans l’UE dans quelques mois).  Sur les pots vendus en Grande-Bretagne, et dans certains pays hors UE(dans l’Est), le dosage recommandé est de 10g par prise, ce qui donne le double des valeurs dont 5g de créatine (l’étiquetage UE est adapté aux recommandations de l’Autorité européenne de sécurité des aliments – EFSA – sur laquelle sont alignés la plupart des pays de l’UE, mais pas tous, certains irréductibles résistent encore et toujours.

Conclusion :

ATTACK 2.0 est un vasodilatateur honnête, sans être exceptionnel : sa formule est classique, un effet énergisant sans être pour autant excitant (ce qui ravira les athlètes cherchant à éviter les stimulants comme la caféine pour cause d’entraînements tardifs, ou en cours de sevrage caféique), et un goût plutôt réussi (j’ai opté pour le parfum « cerise », mais  ATTACK 2.0 est également décliné en parfums « Pink limonade » et Poire). Je dirais donc que c’est un produit adapté pour les pratiquants débutants, qui cherchent à pousser un peu plus loin leur entraînement sans pour autant verser dans des formules bourrées de caféine et parfois hors de prix. ATTACK 2.0 conviendra également à l’autre extrémité du spectre des pratiquants, c’est-à-dire ceux qui cherchent à compenser ce que l’âge leur a fait perdre en vigueur (je ne parle pas de la pilule bleue) à la salle, sans pour autant vouloir subir insomnies et  anxiété du fait d’une overdose de synéphrine, caféine  ou d’autres alcaloïdes du même genre. Pour ma part je ne regrette pas mon achat, j’ai obtenu ATTACK 2.0 à un prix défiant toute concurrence, et il était parfaitement adapté à l’usage que je voulais en faire, c’est-à-dire un petit « plus » revigorant en cas d’entraînements nocturnes consécutifs à une journée de travail chargée. Je n’ai pas à m’en plaindre, ATTACK 2.0 a fait le job. Il ne faut pas en attendre des miracles, certes les dosages ressemblent à la composition d’une limonade pour enfants, certes les noms des matrices élaborées par SCITEC NUTRITION® sont tous plus ronflants les uns que les autres, mais dans l’ensemble c’est un booster correct.

 

NOTE : 7/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

 

Une dose: 5 g (1⁄4 dosette)

Vitamine B3 : 1.25 mg

Acide folique (acide glutamique) : 15 mcg

« Attack! Stack » Marque déposée :4458.5 mg

Matrice de créatines « Crea-Bomb » : 2500 mg

Monohydrate de créatine, monohydrate de créatine micronisée MicronTec, créatine anhydre, pyruvate de créatine, citrate de créatine

Dont créatine pure: 2208 mg

L-Glutamine (300 mg), Taurine (250 mg), L-Tyrosine (50 mg), Chlorhydrate de L-Ornithine (25 mg)

Précurseur oxyde nitrique

Chlorhydrate de L-arginine : 1000 mg

Matrice de soutien Krebs-Cycle               333.5 mg

Acide citrique (318,5 mg), acide malique (10 mg), AKG (5 mg)

Ingrédients :

Cerise: monohydrate de créatine, chlorhydrate de L-Arginine, arôme (cerise), acide citrique anhydre, L-Glutamine, taurine, antiagglomérant (phosphate tricalcique), édulcorants (acésulfame K, sucralose), L-Tyrosine, monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, colorant (Carmoisine**), nicotinamide, acide folique.

Pink lemonade: monohydrate de créatine, chlorhydrate de L-Arginine, acide citrique anhydre, L-Glutamine, arôme (pink lemonade), taurine, édulcorants (acésulfame K, sucralose), antiagglomérant (phosphate tricalcique), L-Tyrosine, colorant (rouge de betterave), monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, nicotinamide, acide folique.

Poire: monohydrate de créatine micronisée Microntec, chlorhydrate de L-Arginine, monohydrate de créatine, arôme (poire), L-Glutamine, taurine, acide citrique anhydre, édulcorants (acésulfame K, sucralose), antiagglomérant (phosphate tricalcique), L-Tyrosine, , chlorhydrate de L-Ornithine, acide L-malique, AKG, créatine anhydre, citrate de créatine, pyruvate de créatine, nicotinamide, acide folique

Recommandations fabricant :

 Mode d’emploi:

Mélanger une dose (5 g) par jour avec 250 ml. Utiliser 30 minutes avant l’entraînement, après l’entraînement ou avant un repas.

Infos allergènes:

Produit fabriqué dans un atelier utilisant du lait, du soja, d’oeufs, du gluten, des arachides, du poisson et des crustacés.

Attention:

Les compléments alimentaires doivent être utilisés dans le cadre d’un mode de vie sain et ne pas être utilisés comme substituts d’un régime alimentaire varié et équilibré. A conserver hors de portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée

ATTACK 2.0 est un complément alimentaire

Mon avis sur : TESTED GH BOOSTER

TESTED 1

Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperience team

Dans la catégorie des optimisateurs hormonaux naturels, aux côtés des fameux « boosters de testostérone », on trouve aujourd’hui une pléthore de suppléments censés agir comme des sécrétagogues naturels de l’homone de croissance.

L’hormone de croissance (Growth hormone en anglais, soit GH en abrégé, ou HGH, human growth hormone), est une hormone polypeptidique (donc composée de plusieurs peptides, molécules comprenant au moins deux résidus d’acides aminés reliés par la liaison peptidique) de 191 acides aminés, secrétée la partie antérieure de l’hypophyse et plus particulièrement par les cellules somatropes, d’où les appellations de somatotropine ou de somatropine qui sont également données à l’hormone de croissance. Il s’agit donc d’une hormone produite naturellement par l’organisme, principalement durant l’enfance et l’adolescence. Cette sécrétion entame un inexorable déclin peu après le cap de la vingtaine, et dégringole à partir de trente ans. A quarante ans, elle n’est plus que la moitié de ce qu’elle était dix ans plus tôt. A soixante ans, elle devient négligeable.

L’hormone de croissance est sécrétée par l’hypophyse par pics (pulses en anglais) qui surviennent principalement la nuit lors des phases de sommeil profond, mais également après l’exercice physique, ou à l’occasion d’une hypoglycémie. C’est donc à ces moments clés (on oublie l’hypoglycémie, même si le fait de consommer un « booster » de GH le ventre vide fait sens) que l’on pourrait opter pour une formule optimisatrice de l’hormone de croissance, formule naturelle évidemment puisque musclexperience.com n’a pas vocation à renseigner les utilisateurs sur des substances réglementées ou prohibées.

TESTED 2

Ces produits naturels sont le plus souvent des complexes d’acides aminés dont les effets secretagogues ont été plus ou moins significativement mis en évidence lors de recherches, parfois fort peu concluantes. Les plus répandus sont l’arginine, la lysine et l’ornithine, seuls ou combinés (voir par exemple Mon avis sur : GH SURGE). La glycine a également fait ses preuves, tout comme le GABA (acide γ-aminobutyrique) dont la prise peut être conseillée au coucher, de préférence sur un estomac vide.

Avec TESTED GH BOOSTER, la marque canadienne TESTED NUTRITION introduit un nouveau venu dans le club très fermé des secrétagogues naturels reconnus de l’hormone de croissance, j’ai nommé la L-alpha-glycerylphospohorylcholine ou α-GPC (on trouve parfois choline alfoscerate, il s’agit de la même substance). Il s’agit d’un composé de la choline que l’on retrouve dans le cerveau ainsi que dans le lait. Récent dans l’industrie de la supplémentation sportive, l’α-GPC a fait une entrée remarquée comme nootropique, auquel on a notamment attribué des propriétés positives sur la cognition. La L-alpha-glycerylphospohorylcholine a d’ailleurs fait l’objet d’études dans ce domaine, qui tendraient à en faire une piste intéressante dans le traitement de la maladie d’Alzheimer1.

L’ α-GPC a également été étudié comme potentiel ergogène a destination des athlètes, et les résultats ont été très encourageants2. Mais vous l’aurez compris, c’est son effet secretagogue qui nous intéresse ici, puisque c’est ainsi que l’ α-GPC est présenté par TESTED NUTRITION dans son TESTED GH BOOSTER. Celui semble ne pas être douteux, puisqu’il a été prouvé qu’une dose de 1g d’ α-GPC prise par voie orale avait la capacité d’augmenter la production d’hormone de croissance dans un délai de 60 à 120 minutes3. La question est de savoir si cette augmentation des pics naturels est capable de se répercuter sur la performance sportive, la récupération et éventuellement la construction musculaire (couplée avec une activité d’entraînement en résistance, évidemment). On se rappellera des précédents malheureux du GABA voire précédemment de l’arginine, présentés à cor et à cri comme le « next big thing » de l’industrie, pour être finalement recyclés (l’arginine comme vasodilatateur – voir mon article « La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement » – le GABA comme aide au sommeil) et remis à leur juste place par la réalité : celle de suppléments, pour lesquels il faut avoir des attentes raisonnables. Au moins, la marque canadienne TESTED NUTRITION ne nous vend pas [que] du rêve, mais un produit apparemment validé par des études sérieuses, et dosé comme il faut puisque une prise (deux gélules) apporte 900mg de L-alpha-glycerylphospohorylcholine, soit pas loin de la dose reconnue comme efficace dans l’étude citée plus haut.

TESTED 3

Alors, après deux mois de test, que dire de TESTED GH BOOSTER ?

Mon ressenti :

J’ai donc essayé TESTED GH BOOSTER pendant deux mois, à raison de deux gélules par jour une heure avant l’entraînement les jours « on », et vingt minutes avant le coucher des jours de repos (c’est bien d’en prendre, paraît-il, parfois), pour bénéficier des pics de sécrétion naturels. Et contre toute attente (je suis plutôt méfiant de nature), j’ai rapidement ressenti un effet subtil mais néanmoins incontestable, à la fois sur l’énergie durant la séance et sur la récupération post-exercice. J’ai pu noter que les soirs où je m’entrainais tard, après une dure journée de travail, TESTED GH BOOSTER me permettait d’attenuer la fatigue et de boucler ma séance de manière satisfaisante. Une concentration accrue, mais sans la nervosité qui peut accompagner la prise de certains suppléments stimulants, et sans l’anxiété qui peut être générée par ceux-ci, bien au contraire. La plus-value durant l’entraînement, si elle reste subtile, fut cependant pour moi certaine.

Les jours de repos, j’avais opté pour la prise de deux comprimés peu avant le coucher. Résultat : un sommeil de bébé, proche de celui que l’on peut avoir avec une prise de 2/3g de GABA, avec un révéil moins difficile qu’à l’accoutumée.

Conclusion :

Je dois avouer que TESTED GH BOOSTER a dépassé mes attentes. Il ne faut évidemment pas placer d’attentes démesurées dans ce type de « booster » d’ hormones de croissance, vous n’obtiendrez pas d’effet approchant ceux de produits dopants, ne vous fourvoyez pas. L’objectif est ici d’optimiser sa production naturelle, afin de bénéficier d’une meilleure récupération, d’une concentration accrue durant l’exercice, d’effets bénéfiques sur le sommeil qui est un allié indispensable pour tout sportif, bodybuilder ou non, et éventuellement de bénéficier d’une action anti-âge (tout en épargnant son porte monnaie et en restant dans la légalité). Concernant cette dernière, je pense que le test a été trop court pour pouvoir observer des effets notables. En ce qui concerne l’effet nootropique sur la concentration, ainsi que sur la récupération et la qualité du sommeil, l’action de TESTED GH BOOSTER de TESTED NUTRITION a été pour moi plutôt positive, en tout cas bien plus que celle de complexes d’acides aminés comme l’arginine/ ornithine/lysine (complexes dont l’impact sur la performance et la récupération sont incertains, et qui sont le plus souvent sous-dosés). TESTED GH BOOSTER est-il pour autant un « must » ? Je ne m’avancerai pas à ce point. Mais si vous traversez une période un peu chargée, avec un sommeil rare et/ou de qualité médiocre, et que vous avez quelques €uros (ou Dollars, ou Francs Suisses, ou CFA …) à investir, TESTED GH BOOSTER n’est pas un mauvais choix.

NOTE : 7/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact, sur la page d’accueil sur ordinateur ou tablette).

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Portion: 2 gélules

L-alpha-glycerylphospohorylcholine

900 mg

Autres ingrédients: Phosphate dicalcique, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested GH Booster

Prendre deux gélules avant entrainement ou avant le coucher. Pour une performance augmenté et une puissance maximale, prendre 2 gélules 30 minutes avant votre entrainement.

Avertissement Tested GH Booster : Garder hors de la portée des enfants. Ne pas dépasser la dose journalière recommandée ! Ne pas utiliser chez les moins de 18 ans. Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique.

Note importante: nous vous conseillons de consulter un médecin ou un nutritionniste si vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir consommer ce produit sans risques.

 

TESTED GH BOOSTER est un complément alimentaire.

 

1Traini E, Bramanti V, Amenta F, Choline alphoscerate (alpha-glyceryl-phosphoryl-choline) an old choline- containing phospholipid with a still interesting profile as cognition enhancing agent, Curr Alzheimer Res. 2013 Dec;10(10):1070-9

2David Bellar, Nina R. LeBlanc, and Brian Campbell, The effect of 6 days of alpha glycerylphosphorylcholine on isometric strength, J Int Soc Sports Nutr. 2015; 12: 42. Published online 2015 Nov 17.

3Kawamura T, Okubo T, Sato K, Fujita S, Goto K, Hamaoka T, Iemitsu M, Glycerophosphocholine enhances growth hormone secretion and fat oxidation in young adults, Nutrition. 2012 Nov-Dec;28(11-12):1122-6. doi: 10.1016/j.nut.2012.02.011. Epub 2012 Jun 5.

 

 

Mon avis sur: FAT BURNERS

FATBURNERS3

Marque: UNIVERSAL

Par Alex, MuscleXperience team

UNIVERSAL est une marque qui a fait ses preuves. Quand j’ai trouvé FAT BURNERS à un prix vraiment intéressant je me suis dit que j’allais donner sa chance à ce « lipotrope » sans stimulants.  La composition répondait  ce que recherchais, une formule à même de soutenir le métabolisme et d’accélérer la fonte adipeuse, sans stimulants et consommable à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit. S’il m’arrive en effet d’avoir recours à des bruleurs de graisses classiques, chargés en caféine, thé vert, café vert, piment de Cayenne et autres Citrus aurantium, je ne les utilise pas en continu pendant mes périodes de régime, pour plusieurs raisons.  Tout d’abord, abuser des stimulants peut rendre fébrile, et nuire à la qualité du sommeil. En période normale, le sommeil est un élément essentiel d’un mode de vie sain et sportif, mais en période de régime, il est vital pour récupérer de ses entraînements sans un apport important en glucides et donc en glucose, la source d’énergie la plus aisément mobilisable par l’organisme. Ensuite, abuser de ces substances peut avoir un effet délétère sur l’estomac, et sur l’appareil digestif en général (je suis sûr que vous voyez de quoi je parle). D’autres effets indirects des substances stimulantes thermogéniques peuvent vous décider à opter pour des formules sans stimulants : La caféine, contenue dans le café vert, thé vert, noix de Kola, agit comme stimulateur de l’AMPK, L’adénosine monophosphate proteine kinase, enzyme essentielle dans le métabolisme énergétique, activée par l’exercice physique (contractions musculaires), mais également par le stress cellulaire. L’AMPK est impliquée dans le métabolisme des lipides dans la mesure où elle augmente l’oxydation des acides gras, et régule à la baisse la synthèse du cholestérol dans le foie. L’AMPK est donc l’alliée minceur par excellence. Pourtant, l’activation de l’AMPK inhibe la voie mTOR, dont l’activation déclenche la synthèse des protéines et l’anabolisme musculaire. Ces deux voies font partie d’un réseau régulateur du métabolisme énergétique et elles sont indissociables, mais si l’on vise le maintien ou la prise de masse musculaire, mieux vaut éviter d’abuser des activateurs de cette enzyme, et les consommer plutôt au début d’une séance de cardio ou de musculation.

 Opter pour un brûleur de graisse sans stimulants peut donc être stratégique en période de régime. Encore faut-il qu’il tienne ses promesses. Est-ce le cas de FAT BURNERS de UNIVERSAL? Nous allons le voir. Let’s try it !

FATBUNERS1

La formule de FAT BURNERS contient de l’oxyde de fer, qui joue un rôle important dans le métabolisme, et qui est nécessaire à la production des globules rouges et au transport de l’oxygène vers les cellules. C’est un minéral essentiel pour la performance puisqu’il contribue également au maintien de solides défenses immunitaires. Rappelons qu’une anémie, caractérisée par un manque d’hémoglobine, peut être induit par une carence en fer.

FAT BURNERS de UNIVERSAL contient également du chrome, qui a un effet régulateur de la glycémie, et améliore la résistance à l’insuline. Le chrome joue un rôle essentiel dans la synthèse du GTF (Glucose Tolerance Factor) et permettrait, dans une certaine mesure, de conserver la masse musculaire sèche durant une période de restriction calorique. On retrouve aussi de la choline bitartrate. La choline est un nutriment essentiel que l’on retrouve dans le beurre de cacahuètes, dans le jaune d’œuf, et qui peut également être produit par le foie, en quantité le plus souvent insuffisante. Outre ses effets bénéfiques pour la santé du foie et la fonction cognitive, la choline prévient également le stockage des graisses dans le foie, et régule la glycémie dans le sang.

FAT BURNERS affiche dans sa composition de l’extrait de feuilles d’uva (Uva Ursi), aussi connue sous les noms de raisin-d’ours ou de busserole. Cette plante est utilisée dans la pharmacopée traditionnelle depuis très longtemps notamment pour son effet diurétique qui nous intéresse ici.

FATBURNERS4

On retrouve également dans la composition de FAT BRUNERS de la L-carnitine sous la forme de L-Carnitine fumarate, qui est une association de L-Carnitine, acide aminé « classique » dans les formules brûle-graisse auquel j’ai consacré un article (La carnitine et la fonte adipeuse : mythe commercial ou réalité scientifique ? et d’acide fumarique, un intermédiaire du cycle de Krebs (ou cycle de l’acide citrique), qui a lieu dans les mitochondries des eucaryotes et participe au métabolisme des glucides, des lipides et des protéines.

UNIVERSAL  a également ajouté de la poudre d’huile de lin, qui contient de l’EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahexaénoïque), deux acides gras polyinsaturés Oméga3. On attribue à l’huile de lin (parfois utilisée comme substitut à l’huile de poisson, en raison de la forte teneur de cette dernière en polluants et notamment en métaux lourds si elle n’est pas suffisamment filtrée, ce qui fait peser un doute légitime sur les gélules d’huile de poisson d’entrée de gamme, parfois de qualité douteuse.[1] L’huile de lin aurait une myriade d’effets positifs sur la santé, notamment sur la fonction cardiaque, sur la peau, pour la prévention du cancer… Et faciliterait même la perte de gras, ce qui nous intéresse ici.

On retrouve aussi dans FAT BURNERS de la méthionine, acide aminé qui aurait des propriétés lipotropiques, souvent associé à l’inositol, ou vitamine B7 à qui l’on attribue des propriétés semblables. Ensemble, méthionine et inositol auraient la capacité de diminuer le stockage des graisses dans le foie et de participer à leur redistribution. Ils sont associés dans FAT BURNERS à de la lécithine (phosphatidylcholine), un lipide produit naturellement par le foie, présent dans nombre de tissus humain et animaux (notamment dans le cerveau), et qui participe au métabolisme des graisses. La lécithine serait ainsi susceptible d’augmenter l’oxydation des graisses dans le foie et de faire baisser la lipidémie.

FATBURNERS2

Pour finir, UNIVERSAL a inclus dans sa formule de la bétaine (trimeyhylglycine ou TMG), acide aminé ayant montré dans plusieurs études sa capacité à influer positivement sur la composition corporelle et même sur les performances athlétiques. Pour l’anecdote, le « stack » bétaine + CLA (acide linoléique conjugué) se serait montré très prometteur sur la fonte adipeuse, bien plus que le CLA seul, dont les effets (sur la perte de gras comme sur la santé) sont controversés.

On notera que les dosages précis sont indiqués, et qu’il ne s’agit donc pas d’un « Proprietary blend » (« mélange breveté »), ce qui est à l’honneur d’UNIVERSAL. Ces dosages sont corrects, correspondant à ceux recommandés pour espérer tirer un bénéfice de la supplémentation, mis à part pour la carnitine, pour laquelle il vous faudra compléter avec de la L-carnitine, sous la forme ALCAR ou L-carnitine tartrate (L-carnitine + acide tartrique, forme que je consomme préférentiellement).

Mon ressenti :

J’ai testé FAT BURNERS pendant un mois, à raison de quatre comprimés par jour, ce qui correspond à la dose recommandée. Sur les comprimés, ils sont de taille normale, un peu moins gros que les comprimés d’acides aminés (EAA ou BCAA) que l’on trouve chez SCITEC NUTRITION® ou OLIMP : aucun risque de s’étouffer avec. Ils ne se sentent pas très bon, sans que cela soit totalement rédhibitoire (j’ai lu dans des avis d’utilisateurs sur différents sites que certaines personnes avait abandonné le produit à cause de l’odeur des comprimés : petites natures) : je dirai que cela sent un peu la nourriture pour poissons, si vous avez déjà eu des poissons rouges dans un bocal vous verrez ce à quoi je fais référence.

Concernant l’efficacité de FAT BURNERS, j’aimerais vous dire (ou plutôt vous écrire) que ce produit formidable a répondu à mes attentes et m’a aidé à perdre de la masse adipeuse sans tailler outre mesure dans les calories et m’affamer. La vérité est qu’il n’en est rien. Je sais que FAT BURNERS est un brûle-graisse sans stimulants, et que son action est censée être plus douce, plus diffuse, moins agressive et s’inscrire dans la durée : un petit coup de pouce sans effets secondaires. Je n’ai pas ressenti ce coup de pouce, et j’ai dû procéder comme d’habitude, en restreignant progressivement les calories sans que la fonte adipeuse soit accélérée. Je précise que ma diète a été tout à fait correcte durant le test, avec peut être deux écarts contrôlés (des sushis en quantité raisonnable!). L’effet a peut-être été trop subtil pour que je m’en rende compte, mais quand on achète un supplément, c’est pour aller un peu plus loin un peu plus vite, non ?

Conclusion :

J’avoue ne pas avoir été impressionné par FAT BURNERS; j’attendais mieux d’une marque renommée (et à raison) comme UNIVERSAL, mais mes attentes n’étaient peut-être pas réalistes. Il ne faut pas oublier que ce n’est pas le genre de produit bourré de stimulants (caféine synéphrine théacrine et j’en passe), que ses effets ne doivent logiquement pas être aussi « violents », et qu’il n’y a ainsi pas de plus-value à l’utiliser avant une séance de cardio pour augmenter la thermogénèse. C’est un supplément conçu pour agir dans la durée, en améliorant le métabolisme des graisses et le bien-être général, pour assurer une perte de gras en douceur. Le problème c’est que pour ma part je n’en ai pas retiré de bénéfices appréciables, et que mes kilos perdus l’ont été grâce aux ajustements apportés à mon régime alimentaire.

J’ai lu des dizaines d’avis sur ce produit sur des sites marchands, et apparemment de nombreuses personnes en sont contentes (même si on lit parfois des choses étranges du style « pendant la séance on transpire bien », « ça chauffe bien », alors qu’il ne s’agit pas d’un thermogénique). Peut-être aurais-je dû augmenter le dosage. Je précise que ma compagne a testé le même produit durant le même laps de temps, et qu’elle pèse au moins 30 kilos de moins que moi : elle n’en a pas été plus satisfaite. Mon avis est donc plutôt mesuré sur FAT BURNERS. Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un mauvais produit, mais que c’est un supplément à consommer sur de longues périodes de régime, deux ou trois mois minimum. Les ingrédients contenus dans sa formule sont censés modifier le métabolisme, encore faut-il les laisser faire leur (supposé) office. Augmenter le dosage pour passer à six ou huit  comprimés répartis en plusieurs prise, dont une juste avant le coucher, pourrait également être une bonne idée. C’est largement faisable, d’autant plus que FAT BURNERS est plutôt bon marché, je l’ai payé en réduction à un pris vraiment dérisoire.

FAT BURNERS peut probablement vous donner un petit plus, si votre diète est vraiment calée au milligramme, et que vous avez du temps devant vous. Si vous êtes pressés, passez votre chemin.

NOTE : 5,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact, sur la page d’accueil sur ordinateur ou tablette).

 

 

[1] Notons que la pollution des océans est un problème majeur, qui doit alerter sur les comportements individuel et collectifs de production et de consommation, et donc sur votre consommation de produits issus du milieu marin si vous êtes un tant soit peu soucieux de l’écologie et/ou de votre santé. Chaque année entre 300 et 500 milliards de tonnes de déchets toxiques sont déversés dans les océans : mercure (industrie minière), plomb (hydrocarbures, industrie), cadmium, mais aussi des boues toxiques, solvants, acides, matières plastiques et déchets de l’industrie pétrochimique, produits ménager (lessives, liquide vaisselle (et oui, une fois évacué de votre évier ou de votre machine, ça ne disparait pas – des alternatives naturelles existent), détergents, insecticides (le fameux DDT (DichloroDiphénylTrichloréthane) et pesticides, PCB (PolyChloroBiphényl, produit chimique chloré utilisé dans les transformateurs électriques, réfrigérateurs etc) résidus de médicaments (des millions de molécules différentes qui interagissent les unes avec les autres), sans compter les milliards de tonnes de déchets organiques humains et animaux (élevage) qui finissent au fond des océans. Si l’on vous vante le poisson comme un produit sain, pensez-y.

 

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles:

100 comprimés

Pour deux comprimés:

Fer (Oxide de fer) 1mg 6%
Chrome (picolinate de chrome) 50mcg 42%
Choline Bitartrate 500mg *
Uva Ursi (feuilles) 500mg *
L-Carnitine Fumarate 100mg *
Poudre d’huile de lin (contenant des acides gras essentiels) 100mg *
Methionine (as DL-methionine) 400mg *
Lysine (L-lysine HCl) 200mg *
Inositol (as monophosphate) 1g *
Betaine HCl 400mg *
Lecithin (soy) 200mg *

Mon avis sur : BODYTHERM

BODYTHERM 1

Marque : BODYMAXX SPORTSNUTRITION (BMXX)

Par Alex, Musclexperienceteam

Déjà le printemps, bientôt l’été, et il promet d’être chaud dans tous les sens du terme. Que l’on recherche à faire disparaître ces petites poignées d’amour héritée de cheat meals incontrôlés, ou que l’on cherche à assécher un peu plus un physique déjà affuté, un brûleur peut parfois donner un petit coup de pouce non négligeable (sans remplacer une bonne diète ni un entraînement sérieux, vous connaissez le refrain par cœur). Parmi les produits disponibles sur le marché européen actuellement  règne une grande disparité, à la fois au niveau de la qualité des produits et de leur prix. Cependant, avec les interdictions et les restrictions en cascade découlant des règlementations nationales et européennes, les ingrédients à la fois efficaces, légaux et inoffensifs pour la santé (à la condition d’être utilisés de manière responsable) se résument finalement à une liste assez restreinte d’extraits végétaux, d’acides aminés,  d’acides gras et de minéraux que l’on a tendance à retrouver dans la plupart des formulations.

Les objectifs sont également toujours les mêmes, favoriser le « déstockage » des triglycérides stockés dans les adipocytes (lipolyse), et leur utilisation comme source d’énergie (β-oxydation). Nous avons donc logiquement des composés favorisant la thermogénèse, c’est-à-dire l’augmentation du métabolisme basal, d’autres qui agissent comme régulateurs de la glycémie (chrome) ou de la lipidémie (niacine ou acide nicotinique). Certains composés agissent en amont pour capter les graisses alimentaires (c’est le cas du chitosan), ou pour en limiter le stockage et favoriser la masse maigre (comme l’acide linonéïque conjugué, CLA).

Les produits nous promettant ce type d’effets sont légion. Pour faire un choix, on peut évidemment faire confiance aux marques et aux vendeurs. On peut aussi lire les avis des utilisateurs, quand ils ne sont pas tronqués, et tout en sachant que leurs profils seront variés : certaines personne déclareront que tel ou tel supplément ne fonctionne pas, mais omettront de dire ou d’écrire qu’ils se sont gavés de junk food durant leur « cure ». D’autres encore adopteront un régime hypocalorique et hypoglucidique extrême, associé à beaucoup de cardio, et même si l’adjonction d’un « brûleur » ne leur a pas fait de mal, ils auraient tout à fait pu en faire l’économie. Il y a ensuite les sites qui vous proposent des avis et des tests, comme celui que vous consultez actuellement. C’est la bonne démarche (à condition qu’ils soient objectifs), même si cela ne vous affranchit pas de lire attentivement la composition du produit que vous vous apprêter à prendre. Tout est affaire de composition, de formulation et de dosages.

BOSDYTHERM é

Les produits de la marque européenne BODYMAXX sont généralement bien formulés, je n’ai jamais eu à m’en plaindre. Comme après l’hiver vient le printemps, après la masse vient le régime, et ainsi s’ouvre la période des tests de brûleurs de graisse. BODYTHERM, par BODYMAXX NUTRITION, ouvre le bal. Let’s try it !

Avant d’aller plus avant dans la description de la composition de BODYTHERM, je précise que j’ai utilisé l’intégralité de la boite contenant 90 comprimés avant de me lancer dans la rédaction de cet avis. A raison de trois comprimés par jour, la boîte correspond donc à une cure d’un mois. J’ai réparti les prises comme suit :

  • Un comprimé le matin entre le petit déjeuner et ma première collation.
  • Un comprimé l’après-midi après le déjeuner et environ une heure avant la collation près-entraînement.
  • Un comprimé avant l’entraînement.Les jours de repos, j’ai opté pour la répartition suivante : un comprimé vers 9h30 avec un café, un autre une heure avant le déjeuner (donc à 12h, déjeuner à 13h), et la dernière prise vers 14h (Je prends une collation légère vers 17h les jours de repos).Que dire de la composition de BODYTHERM ? En fait, BODYTHERM ne de distingue pas tant par l’originalité des composés utilisés que par leur sélection judicieuse et leur conjonction, créant une synergie intéressante. En outre, les dosages sont au point : ni trop (certaines marques vous balancent 500mg de caféine sur une journée en deux ou trois prises, c’est inutile voire dangereux), ni pas assez (les marques qui vous promettent un « proprietary blend » de 25 ingrédients sans indiquer les dosages exactes se moquent, hélas, souvent de vous).

Pour trois gélules de BODYTHERM de BODYMAXX NUTRITION nous avons:

  • 100mg de guarana, plante grimpante amazonienne contenant de la caféine à diffusion lente, causée par les polyphénols et les tanins de la plante, mais aussi de la de la théobromine (alcaloïde que l’on retrouve dans le cacao) et de la Théophylline, alcaloïde moins connu mais néanmoins lipolytique.
  • 200mg de ginseng sibérien, utilisé de longue date en médecine chinoise pour ses prétendues vertus énergisantes et anorexigènes (coupe-faim).
  • 300mg de café vert contenant 90mg d’acide chlorogénique, dont les effets sur le métabolisme des lipides a été mis en évidence dans plusieurs études[1].
  • 100mg de poivre noir, qui contient de la capsaïcine, responsable de la sensation de piquant sur la langue (ou sur la peau quand elle est concentrée, par exemple dans un spray de défense au poivre) connue pour stimuler la production de catécholamines, dont la libération dans le sang favorise le destockage des triglycérides à des fins énergétiques.
  • 100mg d’extrait de noix de kola, dont 10mg de théobromine, déjà présente dans le guarana. La noix de kola contient également de la caféine, des catéchines et des polyphénols dont certains possèdent des vertus antioxydantes.
  • 100mg d’extrait d’écorce de saule blanc. L’écorce du saule blanc affiche une forte teneur en acide salicylique, ou acide 2-hydroxybenzoïque, un isomère de l’acide hydroxybenzoïque. Parfois qualifié d’aspirine naturelle, l’acide 2-hydroxybenzoïque est effectivement un précurseur de l’aspirine, qui est désormais totalement synthétisée en laboratoire. On connaît la réputation d’adjuvant à la fonte adipeuse de l’aspirine, partie intégrante du fameux stack ECA (éphédrine, caféine, aspirine, l’éphédrine étant interdite en France depuis 2008, ainsi que dans l’Union européenne. Ce mélange s’est révélé, en outre, être toxique pour les reins). L’acide salicylique est un activateur connu de l’AMPK, « AMP-activated protein kinase », enzyme impliquée dans le métabolisme énergétique qui contribue à la mobilisation des graisses stockées par l’organisme et leur utilisation des fins énergétiques.
  • 60mg d’extrait de thé vert, dont 57mg de polyphénols. Les propriétés lipolytiques du thé vert son bien connues, attribuables à la caféine contenue dans la plante (improprement appelée théine, il s’agit bien du même alcaloïde, 1,3,7-triméthylxanthine ou méthylthéobromine) associée aux polyphénols et catéchines, notamment le gallate d’épigallocatéchine (EGCG), le flavanol le plus présent dans le thé … et qui active également l’AMPK. Le thé vert contient également de la théanine, acide aminé non essentiel permettant d’abaisser les niveaux de stress et favorisant la détente et la sérénité. Or l’on sait que le stress favorise la prise de gras, par le biais du cortisol mais également parce qu’il peut provoquer des prises alimentaires non contrôlées.

BODYTHERM 3

Trois comprimés de BODYTHERM de BODYMAXX NUTRITION apportent également :

  • 100mg d’extrait de piment de Cayenne, (Capsicum Annuum L.), dont 21mg de son principe actif, la capsaïcine, mentionnée plus haut car présente dans le poivre.
  • 80mg de caféine anhydre.
  • 200mg de tyrosine, acide aminé précurseur des catécholamines : dopamine, noradrénaline (norepinephrine), et adrénaline (epinephrine).
  • 300mg de L-carnitine, qui transporte les acides gras à travers la membrane cellulaire pour qu’ils soient transformés en énergie.
  • 100mg de chitosan (ou chitosane). Le chitosan est un polyoside extrait de la carapace des arthropodes (crustacés) dont la polarité lui permet d’attirer les lipides, et de les agglutiner sous la forme d’un gel impossible à digérer, qui est excrété par les voies naturelles. Le chitosan pris avant un repas permet donc de limiter de manière importante l’absorption des graisses alimentaires.
  • 60mg d’acide alpha lipoïque, puissant oxydant, activant également l’AMPK et donc la mobilisation des triglycérides stockés.
  • 108mg de chrome. Le chrome, en particulier sous sa forme picolinate (présente dans BODYTHERM), a un effet régulateur de la glycémie, et améliore la résistance à l’insuline. Il joue un rôle essentiel dans la synthèse du GTF (Glucose Tolerance Factor). De plus, il permettrait, dans une certaine mesure, de conserver la masse musculaire sèche durant une période de restriction calorique.

La formule contient en outre du zinc, qui contribue au métabolisme normal des lipides et des glucides.

Mon ressenti :

J’ai essayé BODYTHERM lors d’une phase de maintien précédant une prise de masse. Je n’étais donc pas en déficit calorique, mais je voulais perdre un peu de tissu adipeux avant d’attaquer une période plus riche en glucides et partir de la meilleure base possible. L’essai a été concluant. Au bout d’un mois j’affichais une définition musculaire légèrement plus accentuée, et surtout le gras réfractaire qui me restait au bas du dos, si difficile à éliminer totalement, avait été bien entamé. Sur la balance, j’affichais 600g en moins.

Conclusion:

BODYTHERM de BODYMAXX NUTRITION est une formule brûle graisse efficace, alliant composés thermogènes et non stimulants, dont l’efficacité n’est pas douteuse (je suis un peu circonspect concernant le ginseng sibérien, mais au vu de ses supposées vertus « adaptogènes », il ne peut pas faire de mal). Elle agit par différentes voies, pour accélérer le métabolisme, favoriser le déstockage des graisses stockées au niveau cellulaire, puis les utiliser à des fins énergétiques. Si vous êtes tentés, n’oubliez pas de bien vous hydrater durant la cure pour compenser les pertes hydriques et éliminer les déchets et toxines libérés par les acides gras (Et oui, les métaux lourds, PCB et autres joyeux polluants sont stockés dans nos graisses corporelles. En tous cas BODYTHERM m’a apporté un plus, subtil mais néanmoins incontestable, je le recommande donc à tout pratiquant sérieux, à la condition d’avoir un taux de graisse corporelle déjà suffisamment bas, donc plutôt en fin de régime.

 

NOTE : 9/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact, sur la page d’accueil sur ordinateur ou tablette).

 

Ingrédients et valeurs nutritionnelles:

Composants          1 comprimé              2 comprimés
Guarana
Guarana Paullinia Cupana (extrait de graines) 33 mg 100mg
Ginseng sibérien
–          Poudre de racine d’Eleutherococcus Senticosus 67mg 200mg
–          Dont Eleutherosides 2mg 6mg
Café vert
–          Extrait de grains de café Arabica 100mg 300mg
–          Dont acide chlorogénique 30mg 90mg
Poivre noir
-Piper Nigrum Fruit Extract 33mg 100mg
Noix de Kola
–          Extrait de graine de Cola Nitida 33mg 100mg
-dont Theobromine 3.3mg 10mg
Saule blanc
-extrait d’écorce de Salix Alba 33mg 100mg
Green Tea
–          Extrait de feuilles de Camellia Sinesis 20mg 60mg
–          Dont Polyphenols 19mg 57mg
Piment de cayenne
-Capsicum Annuum L. Fruit Extract 33mg 100mg
-Capsaicin 7mg 21mg
Caféine anhydre 27mg 80mg
L Tyrosine 67mg 200mg
L Carnitine 267mg 800mg
Chitosan 33mg 100mg
Acide alpha lipoïque 20mg 60mg
Chromium Picoliate 7mg 20mg
Chromium 67mg 200mg
Zinc as Zinc Oxide 5.33mg 16mg

 

 

BODYTHERM est un complément alimentaire

[1] Notamment : Cho AS, Jeon SM, Kim MJ, Yeo J, Seo KI, Choi MS, Lee MK,.Chlorogenic acid exhibits anti-obesity property and improves lipid metabolism in high-fat diet-induced-obese mice, Food Chem Toxicol. 2010 Mar;48(3):937-43. doi: 10.1016/j.fct.2010.01.003. Epub 2010 Jan 12.

La vérité sur l’arginine dans les suppléments pré-entraînement

Par Alex Rees, MuscleXperience team

Un rapide coup d’œil sur la composition des dix vasodilatateurs/boosters d’oxyde nitrique pré-entrainement (« preworkout ») les plus vendus vous confirmera ce que vous savez surement déjà : l’acide aminé arginine est l’ingrédient incontournable de ces formules censées améliorer la congestion et fournir un surcroît d’énergie aux adeptes de la fonte. Cet acide aminé protéinogène considérée comme non essentiel chez l’homme peut être produit par le corps humain, en quantité possiblement insuffisante par l’organisme selon l’état de santé des individus, d’où un nécessaire apport alimentaire. Son utilisation dans les formules pré-entraînement remonte au temps glorieux des premiers prototypes de cette catégorie de suppléments qui aujourd’hui domine l’industrie de la nutrition sportive, c’est-à-dire au début des années 2000 (Si ma mémoire est bonne, la première version du NO-XPLODE de BSN est sortie en 2005). Les bodybuilders n’avaient pas attendu BSN pour se supplémenter en L-arginine, utilisée de longue date pour ses effets supposés sur la sécrétion d’hormone de croissance endogène. Aussi, ceux qui ont un peu de vécu derrière eux ont-ils pu connaître la bonne vieille arginine Veyron en ampoules, bien chargées en saccharose (l’arôme caramel était plutôt réussi), que l’on achetait à l’époque en pharmacie.

temp

Avant l’arrivée fracassante de NO-XPLODE sur le marché, les suppléments pré-entrainements étaient inexistants, et l’arginine était principalement utilisée avant le coucher sur un estomac vide (ce qui était censé favoriser une plongée plus rapide dans la phase de sommeil profond, et donc la sécrétion d’hormone de croissance) ainsi qu’au réveil, à jeun.

temp(1)

Avec l’arrivée des vasodilatateurs dans l’industrie de la nutrition sportive, il a fallu trouver des ingrédients capables d’augmenter la sensation de congestion, et donc le niveau d’oxyde nitrique dans le sang, ce dernier étant responsable de la dilatation des vaisseaux sanguins. L’acide aminé arginine étant converti dans ces vaisseaux par l’enzyme (oxydoréductase si l’on veut être précis) oxyde nitrique synthase (NOS) en oxyde nitrique (ou monoxyde d’azote), il était logique de penser qu’une supplémentation en arginine ferait drastiquement grimper le taux d’oxyde nitrique et nous offrirait un « pump » sans égal.

Ce ne fut pas tout à fait vrai, en partie puisque l’arginine, du moins sous la forme L-arginine chlorohydrate, est très mal assimilée par l’organisme, d’abord au niveau de l’estomac, puis au niveau des intestins. Les marques de nutrition ont donc sorti progressivement de multiples formes d’arginine, arginine alpha cétoglutarate (AAKG), Arginine ethyl ester (censée avoir une meilleure disponibilité), et récemment l’arginine nitrate, à laquelle j’ai consacré un article (Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE). Si certaines de ces nouvelles formes d’arginine sont effectivement plus assimilables, l’impact véritable de l’ingestion d’arginine sur la production d’oxyde nitrique semble être limité, certaines études ont même conclu à un résultat nul[1], que ce soit sur l’augmentation de l’afflux sanguin ou sur celle de la synthèse protéique. D’autres ont conclu à des résultats plus nuancés[2].

temp(2)

On a vu précédemment que l’arginine est aussi utilisée en sa qualité de secretagogue naturel de l’hormone de croissance. Elle était utilisée au coucher et/ou au réveil, mais la mode est aux « preworkouts ». Le marketing nous dit donc que consommer de l’arginine avant l’entrainement créerait un environnement hormonal intéressant pour la construction musculaire. Qu’en est-il vraiment ?

Je vais casser l’ambiance: chez les sujets jeunes comme âgés, l’administration par voie oral d’arginine avant ou pendant l’entrainement n’augmente pas la sécrétion d’hormone de croissance induite par l’exercice[3]. C’est un lieu commun, mais une fois encore la nature est bien faite : après un exercice physique intense, l’hypophyse produit un pic d’hormone de croissance, qui participe à un environnement favorable à la récupération musculaire. Une étude publiée en 1999 dans The journals of gerontology. Series A, Biological sciences and medical sciences, Gerontological Society of America a ainsi montré que l’ingestion d’arginine n’amplifiait pas ce pic naturel, et semblait même interférer avec lui. Cela a été confirmé quelques années plus tard, et si la consommation d’arginine après une séance de musculation (ou d’un autre sport) est susceptible d’élever le niveau d’hormone de croissance et d’IGF1[4], avant la séance c’est l’inverse qui se produit. C’est scientifiquement prouvé, la prise d’arginine avant un exercice physique affecte négativement la production naturelle d’hormone de croissance qui intervient post exercice[5]. L’on parle ici d’une baisse conséquente, puisque dans l’étude publiée dans le très sérieux International journal of sport nutrition and exercise metabolism en 2014, l’ingestion de 6g d’arginine par des athlètes entraînés avant un entraînement en résistance a fait chuter les niveaux d’hormone de croissance et d’IGF1 de … 41%.

Cela n’empêche pas le marché d’être inondé de formules pré-entraînement incluant de l’arginine : Arginine X-PLODE (WEIDER), PUMP SERUM (PEAK NUTRITION), EPIC PUMP (encore PEAK – contient 6 000 mg de L-Arginine AKG et 2,000 mg de nitrate de L-arginine par portion !), HOT BLOOD (SCITEC NUTRITION), les différentes versions du C4 (CELLUCOR), ANIMAL PUMP (UNIVERSAL)… La liste est interminable.

temp(5)

En prenant ces produits avant une séance, vous troquez votre si précieuse et si rare hormone de croissance endogène contre une congestion certes agréable et gratifiante mais aussi éphémère, et vous compromettez votre récupération. L’arginine peut tout à fait avoir sa place dans votre programme de supplémentation, mais est à exclure avant l’exercice : dans une optique de gain musculaire à long terme, et à moins de disposer d’hormone de croissance synthétique, mieux vaut bannir définitivement de votre arsenal les preworkouts contenant de l’arginine, quelle que soit sa forme.

 

Alex REES, le 08/04/2018

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

 

 

[1] Tang JE, Lysecki PJ, Manolakos JJ, MacDonald MJ, Tarnopolsky MA, Phillips SM., Bolus arginine supplementation affects neither muscle blood flow nor muscle protein synthesis in young men at rest or after resistance exercise, J Nutr. 2011 Feb;141(2):195-200. doi: 10.3945/jn.110.130138. Epub 2010 Dec 29.

[2] Alvares TS, Conte CA, Paschoalin VM, Silva JT, Meirelles Cde M, Bhambhani YN, Gomes PS, Acute l-arginine supplementation increases muscle blood volume but not strength performance, Appl Physiol Nutr Metab. 2012 Feb;37(1):115-26. doi: 10.1139/h11-144. Epub 2012 Jan 17.

[3] Marcell TJ, Taaffe DR, Hawkins SA, Tarpenning KM, Pyka G, Kohlmeier L, Wiswell RA, Marcus R., Oral arginine does not stimulate basal or augment exercise-induced GH secretion in either young or old adults, J Gerontol A Biol Sci Med Sci. 1999 Aug;54(8):M395-9.

[4] Zajac A, Poprzecki S, Zebrowska A, Chalimoniuk M, Langfort J. Arginine and ornithine supplementation increases growth hormone and insulin-like growth factor-1 serum levels after heavy-resistance exercise in strength-trained athletes, J Strength Cond Res. 2010 Apr;24(4):1082-90.

[5] Forbes SC, Harber V, Bell GJ., Oral L-arginine before resistance exercise blunts growth hormone in strength trained males, Int J Sport Nutr Exerc Metab. 2014 Apr;24(2):236-44. doi: 10.1123/ijsnem.2013-0106. Epub 2013 Nov 13.

Mon avis sur : ANABOLIC PUMP™

AP4

Marque : USP LABS

Par Alex, MuscleXperienceteam

ANABOLIC PUMP™ appartient à une classe récente de suppléments nommés « nutrition partitioners », soit « répartiteurs nutritionnels dans la langue de Molière. Ils sont également qualifiés de SIMS, pour « sensibilisateur sélectif d’insuline musculaire » (Selective Insulin Muscle Sensitizer dans la langue de Shakespeare)  ou encore d’« insulin mimickers » (imitateur d’insuline – oui ça rend mieux en anglais). Sur les rangs, ANABOLIC PUMP™ se trouve en compétition avec quelques références comme GLYCOLOG de Blackstone Labs™ (à ne pas confondre avec GlycoBol® de YAMAMOTO NUTRITION, qui est un polymère de glucose) ou RPG de REDCON 1. Ces suppléments, parfois uniquement composés d’extraits végétaux (comme ANABOLIC PUMP™), quelque fois soutenus par des minéraux ou des acides aminés, ont deux objectifs :

  1. Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires (myocytes) pour encourager la glycogénèse, au détriment des adipocytes et pré-adipocytes, qui ne demandent qu’à s’en gorger pour vous faire prendre du gras.
  2. Augmenter la sensibilité à l’insuline, c’est-à-dire diminuer la réponse insulinique après un repas chargé en glucides (ou après un shake de whey, la plupart des protéines et les lipides n’élèvent que très peu la glycémie, la protéine de lactosérum étant une exception notable puisque elle est suffisante pour provoquer le fameux « pic d’insuline » après une séance). Ainsi, une quantité moindre d’insuline sera nécessaire afin de faire baisser la glycémie et période postprandiale.

AP2

Quelques éclaircissements sur des mots clés de cette « review », dont usent et abusent la plupart des sites marchands qui proposent ANABOLIC PUMP™ à la vente, souvent à prix d’or.

  • L’insuline : hormone peptidique sécrétée par le pancréas qui favorise l’absorption du glucose circulant dans le sang par les cellules musculaires (myocytes), adipeuses (adipocytes), hépatiques (hépatocytes). Le glucose y est transformé en glycogène (muscles et foie), triglycérides (esters de glycérol et d’acides gras, donc dans les adipocytes et le foie). Elle joue un rôle majeur dans le métabolisme, et elle est essentielle pour tous les mammifères.
  • Le GLUT4 : le transporteur de glucose 4 est une protéine de la famille des GLUT de classe I qui assurent le transport du glucose aux cellules musculaires et adipeuses.
  • La résistance à l’insuline : également appelée insulino-résistance, se traduit par l’insensibilité des récepteurs membranaires des cellules à cette hormone. Cela entraîne une incapacité des cellules, en particulier musculaires, à capter le glucose sanguin : un cauchemar, pour un bodybuilder ou pour tout un chacun.

Concernant la composition, ANABOLIC PUMP™ contient deux extraits végétaux que l’on retrouve chez ses concurrents : de l’écorce de Phellodendron et un extrait de myrte de crêpe, ou Lagerstroemia Speciosia (Banaba), plante originaire d’Asie tropicale. On sait que séparément, ces deux extraits végétaux ont effectivement la capacité d’influer sur le transport du glucose, et auraient une action inhibitrice sur les adipocytes, des études ayant été publiées sur les effets de l’extrait de Lagerstroemiae[1] ainsi que sur ceux de la berberine, alcaloïde présent dans le Phellodendron[2]. La berberine, aurait la capacité d’activer l’AMPK (Adenosine Monophosphate activated Protein Kinase), une enzyme jouant un rôle fondamental sur le métabolisme énergétique (oxydation des acides gras, inhibition de la synthèse du cholestérol, de la lipogénèse, stimulation de la glycogénèse et ce qui nous intéresse ici : modulation de la sécrétion d’insuline par le pancréas).

AP3

Les extraits de Phellodendron et de banaba semblent donc être à même de remplir les promesses faites par USP LABS, firme à qui l’on doit le mythique Jack3D, et qui il est vrai jouit d’une solide réputation. Pour en être certain, c’est bien pratique, une étude a été commandée spécialement pour évaluer l’action d’un mélange de Phellodendron et de myrte de crêpe sur la « tolérance » au glucose[3] (on comprendra : son absorption). Ces deux végétaux ayant une action antidiabétique avérée (pour ce que cela vaut, en fouillant sur quelques forums américains on peut lire que certains utilisateurs, par ailleurs diabétiques insulino-dépendants, ont pu réduire la fréquence de leurs injections en utilisant ce type de suppléments), leurs effets synergiques permettraient donc à ANABOLIC PUMP™ de remplir le cahier des charges des « répartiteurs nutritionnels » : 1) Augmenter le transport des glucides vers les cellules musculaires pour encourager la glycogénèse, notamment en activant GLUT 1 et GLUT 4, et cela au détriments des adipocytes et pré-adipocytes via une inhibition des mêmes transporteurs de glucose dans les adipocytes et pré- adipocytes. 2) Réduire la réponse insulinique à l’ingestion de glucides et du mélange breveté ANABOLIC PUMP™, effet qui est également mis en évidence dans cette étude : on y trouve deux graphiques (que je ne reproduis pas ici pour des questions de propriété intellectuelle) comparant les niveaux sanguin de glucose et d’insuline après ingestion par les sujets d’un placebo (groupe test) et d’une dose d’ANABOLIC PUMP™ (groupe contrôle). Le niveau de glucose dans le sérum sanguin diminue plus rapidement dans le groupe test, et la sécrétion d’insuline est moindre que dans le groupe placebo, ce qui tend à démontrer qu’ANABOLIC PUMP™ est conforme aux attentes de ses concepteurs.

En laboratoire, si l’on en croit cette étude réalisée sur mesure, ANABOLIC PUMP™ fonctionne. Mais en conditions réelles, sur un athlète lambda, les effets sont-ils mesurables et vérifiables ? Autour de ce supplément, le marketing a été particulièrement agressif, et on peut lire chez certains vendeurs des arguments de vente frisant le ridicule : un « genetic equilizer » (« égaliseur génétique »), permettant de construire du muscle sec tout en perdant du gras, et de faire l’expérience d’une congestion sans commune mesure avec celle offerte par les boosters d’oxyde nitrique. Un supplément faisant quasiment jeu égal avec des molécules interdites, catégorisées comme dopantes. Qu’en penser ? Une fois de plus j’ai fait le test.

AP6

Mon ressenti :

En essayant ANABOLIC PUMP™, je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre, n’ayant jamais testé de répartiteur nutritionnel par le passé ( ou Insulin mimicker, ou SIMS…) : selon les concepteurs et les vendeurs, ANABOLIC PUMP™ permet d’améliorer sa composition corporelle, en favorisant la croissance de la masse maigre au détriment du tissu adipeux : en favorisant la récupération musculaire et en accroissant la capacité à utiliser le « potentiel anabolisant de l’insuline au maximum, ANABOLIC PUMP™ serait la meilleure alternative aux produits dopants illégaux. Là, vous m’avez perdu, ce type d’arguments commerciaux à tendance à m’agacer. Qu’y-a-t-il de vérifiable dans ces allégations ?

J’ai obtenu deux pots d’ANABOLIC PUMP™, soit un mois et demi de supplémentation puisque USP LABS précise qu’il faut prendre une capsule par jour 15 à 20 minutes avant un repas contenant des glucides la première semaine, puis 3 capsules par jour avant les principaux repas en suivant les mêmes modalités. J’ai suivi ces instructions, et j’avoue que je n’ai pas été impressionné par les résultats la première semaine. En revanche, à partir de la deuxième semaine, avec 3 capsules par jour, j’ai pu ressentir de subtils effets : tout d’abord, une dizaine de minutes après la prise de la gélule, et donc avant le repas, une sensation de faim plus prononcée, comme besoin d’ingurgiter des glucides rapidement. Ensuite, un aspect musculaire un peu plus « plein », ce qui est logique si la synthèse du glycogène est optimisée.

Ma principale déception a été la congestion promise : lors de certaines séances j’ai effectivement fait l’expérience d’un « pump » sympathique, mais rien de transcendant, en tout cas rien d’inaccessible avec un bon booster chargé en citrulline et bêta-alanine.

En fait je me suis véritablement rendu compte de l’efficacité d’ANABOLIC PUMP™ une fois le test achevé. En conservant les mêmes apports en glucides que pendant le test, mon tour de taille s’est épaissi, tout comme mon taux de masse adipeuse, et cela dès la première semaine après la fin de la « cure ». J’en conclus donc qu’ANABOLIC PUMP™ m’a permis de charger sur les glucides pendant un mois et demi, tout en limitant la prise de gras, et de prendre de la masse rapidement (deux kilos sur la balance, sans modifier négativement ma composition corporelle.

Conclusion :

ANABOLIC PUMP™ est un bon produit, basé sur une composition solide donc l’efficacité est appuyée par au moins une étude concluante. Les résultats sont vérifiables, en tout cas en ce qui me concerne, même s’ils sont variables selon les utilisateurs. En consultant des dizaines d’avis sur des sites américains, on peut voir que certains consommateurs font l’expérience d’une congestion phénoménale quand la séance a été précédée d’un repas glucidique optimisé par une prise d’ANABOLIC PUMP™, alors que d’autres se plaignent d’avoir payé cher un supplément totalement inefficace. Puis-je recommander ANABOLIC PUMP™ ? Tout dépend de votre profil. Si vous êtes débutant, que votre diète est correcte, vous pouvez vous en passer. Si vous mangez KFC et McDONALD’S régulièrement, et que votre collation postworkout se compose d’un savant mélange de Pépitos et de Granolas, vous pouvez aussi en faire l’économie, vous jetterez votre argent dans les toilettes. Si vous êtes un athlète sérieux, très strict quant à la diète, dans l’optique d’une recomposition corporelle, d’une prise de masse propre, ou de la préparation d’une compétition, ANABOLIC PUMP™ peut être un allié de poids. Cependant, gare au miroir aux alouettes : il s’agit d’un SUPPLÉMENT, son objectif est de vous aider à atteindre le meilleur de vous-même naturellement. USP LABS étant une marqué réputée pour son sérieux, et ANABOLIC PUMP™ étant un précurseur dans cette nouvelle classe de suppléments, les vendeurs s’en donnent à cœur joie, avec des prix allant de moins de 25€ à 50€ (parfois plus !) par bouteille. Il faut savoir raison garder !

 

NOTE : 8,5/10

 

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement dans vos mails (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

Ingrédients et valeurs nutritionelles :

Anabolic Pump 60 gellules

Information nutritionnelle Anabolic Pump 60 gellules

Quantité de la portion: 1 capsule

Nombre de portions: 60

Par portion – Mélange breveté

750 mg: Phellodendron (écorce), Crêpe Mertle (Lagerstroemia Speciosia) (souches) (Extrait)

Autres ingrédients: Gélatine, Amidon de maïs, Stéarate de Magnésium, FD & C Yellow n ° 5, FD & C Red # 40

Instructions Anabolic Pump

Comme supplément alimentaire, prendre 1 capsule deux fois par jour, 15-20 minutes avant un repas contenant des glucides. Avoir un intervalle d’au moins 4 heures entre chaque dose.

 

Avertissement Anabolic Pump : Ce produit n’est pas déstiné à être utilisé par les personnes de moins de 18 ans. Les femmes enceintes ou allaitantes devraient éviter ce produit. Consultez votre professionnel da snaté avant d’utiliser ce produit, spécialemennt si vous prenez des médicaments soumis à ordonnance ou en vente libre, des suppléments alimentaire ou si vous souffrez de problèmes de santé préexistants incluant entre autre : une forte ou faible pression sanguine, de l’arythmie cardiaque, des tremblements, des troubles du coeurs, du foie, des reins, ou de la thyroide, des troubles épiléptiques, des troubles psychiatriques, du diabètes, des difficultés à uriner due à un élargissement de la prostate ou si vous prenez des inhibateurs MAO-B ou tout autres médicaments. Arretez la consommation et consultez votre professionnel de santé si vous souffrez de quelques réaction secondaire suite à la prise de ce produit. Ne pas consommer si le bouchon de sécurité est cassé ou manquant. Garder hors de la portée des enfants. Ces indications n’ont pas été évaluées par l’administration des médicaments et de la nutrition (Food and Drugs Admnistration). Ce produit n’est pas indiqué pour diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladies que cela soit.

 

Note importante: nous vous conseillons de consulter un médecin ou un nutritionniste si vous n’êtes pas sûr(e) de pouvoir consommer ce produit sans risques.

 

[1]Liu F, Kim J, Li Y, Liu X, Li J, Chen X, An extract of Lagerstroemia speciosa L. has insulin-like glucose uptake-stimulatory and adipocyte differentiation-inhibitory activities in 3T3-L1 cells, in J Nutr. 2001 Sep;131(9):2242-7.

[2] Zhou L, Yang Y, Wang X, Liu S, Shang W, Yuan G, Li F, Tang J, Chen M, Chen J, Berberine stimulates glucose transport through a mechanism distinct from insulin Metabolism, in 2007 Mar;56(3):405-12.

[3] Robert E. Canale, Tyler M. Farney, Cameron G. McCarthy, and Richard J. Bloomer, A Blend of Phellodendron and Crape Myrtle Improves Glucose Tolerance in Exercise-Trained Men, in Nutr Metab Insights. 2011; 4: 39–47.

 

 

Mon avis sur : TESTED ARGININE NITRATE

FullSizeRender-8

Marque : TESTED NUTRITION

Par Alex, MuscleXperienceteam

Pour nous autres piliers de salle, il existe une quête mystique, quasi sacrée, que Saint-Arnold comparaît autrefois à l’orgasme : la congestion. Pour l’atteindre et la maximiser, je suis évidemment toujours à l’affût des dernières nouveautés en matière de suppléments, et il se trouve qu’une nouvelle venue a récemment fait son entrée sur scène : l’arginine nitrate.

Pour tester ce composé fraichement débarqué dans les magasins de nutrition sportive, j’ai opté pour l’arginine nitrate de la marque canadienne TESTED NUTRITION, qui m’avait plutôt séduit avec quelques-unes de ses références, notamment TESTED ANTI-ESTRO. La marque cherche à se démarquer en proposant des formules simples, ne comptant le plus souvent qu’un ingrédient et dosé de manière optimale, et c’est le cas pour TESTED ARGININE NITRATE. 500mg d’arginine nitrate par capsule, et rien d’autre. Let’s try it !

La supplémentation en L-arginine est bien connue des adeptes de la musculation et du fitness cherchant à accroître la vasodilatation en stimulant la production d’oxyde nitrique (également appelé monoxyde d’azote ou oxyde azotique, de formule NO). L’arginine est en effet impliquée dans la production d’oxyde nitrique dans une réaction catalisée par l’enzyme oxyde nitrique synthase. Se supplémenter en arginine avait donc du sens, mais plusieurs études datant de quelques années maintenant sont venues contredire cette séduisante perspective : une supplémentation accrue en L-arginine n’entraînerait pas d’augmentation du taux d’oxyde nitrique chez l’être humain. Qu’est ce qu’on a pu en absorber, pourtant, via tous ces boosters de NO vendus à grand coup de photos d’athlètes aux physiques striés et veineux… Mais rassurons-nous, le débat n’est pas encore tranché, et l’arginine présente bien d’autres vertus, notamment la capacité d’augmenter, certes modestement, la production d’hormone de croissance.

FullSizeRender-10

Revenons à nos moutons : TESTED ARGININE NITRATE. De formule C6H15N5O5 , l’arginine nitrate comprend une molécule de l’acide aminé arginine et un groupe nitrate, reliés par une liaison hydrogène.

L’utilisation des nitrates (NO3) dans la supplémentation sportive est relativement récente. Si une avalanche de suppléments intègrent l’arginine nitrate à leurs formules (Chrome NO3 de Cellucor, YOK3D, de USP Labs, Ritual de ANS…), il ne semble pas que ce soit le « netx big thing » de l’industrie du fitness . Des travaux ont cependant montré un effet ergogénique potentiel, notamment sur les fibres musculaires de type II (fibres rapides dites « blanches ») des athlètes réalisant des efforts de forte intensité, comme les sports de force dont la musculation1.

La supplémentation en nitrates serait particulièrement bénéfique quand les niveaux d’oxygène sont bas ou moyens, et pourrait contribuer à mieux « rentabiliser » l’oxygène utilisé pendant par le sportif pendant l’effort. En effet, j’ai remarqué que durant les séances où j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE, je n’ai ressenti une amélioration de la congestion « normale » qu’en milieu voire en fin de séance, ce qui est peut-être dû à la baisse des niveaux d’oxygène consécutive à l’effort.

Les marques qui commercialisent l’arginine nitrate ou l’incluent dans leurs formules « preworkout » nous promettent ceci : un débit sanguin amélioré, une vasodilatation plus importante, un apport en nutriments augmenté, un aspect plus « veineux » et de manière générale une amélioration des performances physiques. Est-ce justifié ?

Mon ressenti :

Les gélules de TESTED ARGININE NITRATE sont dosées à 500mg. Lors de mes deux premières séances de test, à l’occasion desquelles j’ai travaillé les pectoraux, les bras et les jambes, j’ai pris deux gélules 30 minutes avant la séance, sans autre supplément pré-séance. Résultat ? Imperceptible.

Par la suite, j’ai opté pour le protocole suivant : deux gélules 30 minutes avant la séance, puis deux autres environ 20 minutes après le début de celle-ci. Je m’entraîne généralement une heure et demie, et en suivant ce mode opératoire j’ai bien ressenti un petit quelque chose au niveau du « pump ». un petit quelque chose donc rien de transcendant, et puisque j’ai utilisé TESTED ARGININE NITRATE seul, je n’ai pas ressenti les autres sensations procurées par un « booster » classique, énergie, renforcement de la concentration (caféine, tyrosine), paresthésie (bêta-alanine).

Pour finir ma boîte de 120 gélules, j’ai simplement ajouté TESTED ARGININE NITRATE à mon stack pré-entraînement. De bonnes sensations, de l’énergie et de la congestion à revendre, mais dans cette configuration difficile de connaître la part jouée par TESTED ARGININE NITRATE, sans compter que si cet ajout devait être durable, ce produit ne serait pas forcément rentable, puisque la boîte est vendue entre 20 et 25€ dans la plupart des boutiques de diététique sportive en ligne. A choisir entre un stack d’acides aminés classiques et TESTED ARGININE NITRATE, je choisis donc sans hésiter le premier.

Conclusion :

TESTED ARGININE NITRATE n’est pas un mauvais produit. Ce n’est pas non plus le phénomène tel qu’il est parfois présenté par certaines marques qui commercialisent la molécule, en tout cas pas à mon humble avis. Un simple petit mélange arginine AAKG ou L-arginine, citrulline malate et bêta-alanine reste bien moins onéreux, et beaucoup plus efficace. Si vous avez les moyens, vous pouvez, au moins pour tester, inclure un à deux grammes d’arginine nitrate à ce « combo » éprouvé, vos performances n’en seront certainement pas tirées vers le bas. Vous pouvez également fort bien vous en passer !

NOTE : 6/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles :

Informations nutritionnelles

Quantité de la portion: 2 gélules

Nombre de portions: 60

Par portion

Arginine nitrate 1000 mg

Ingrédients:

Arginine nitrate, Cellulose microcristalline, Stéarate de Magnésium, Gélatine, Eau

Instructions Tested Arginine Nitrate

Prendre deux capsules une à deux fois par jour.

 

Avertissement Tested Arginine Nitrate: Consultez un professionnel de santé avant de commencer un programme diététique ou physique. Ne convient pas aux personnes de moins de 18 ans. Garder hors de la portée des enfants. Stocker dans un endroit sec et frais. Ne pas utiliser si le bouchon de sécurité est cassé.

Ces données n’ont pas été évaluées par la FDA.

Ce produit n’est pas destiné à diagnostiquer, traiter, soigner ou prévenir quelques maladie que ce soit.

Arginine nitrate est un complément alimentaire.

1Jones, A.M. (2014) Influence of dietary nitrate on the physiological determinants of exercise performance: a critical review. Applied Physiology, Nutrition and Metabolism 39, 1019-1028

Mon avis sur : MUTANT WHEY®

 

IMG_8023

Marque : MUTANT

Par Alex, MuscleXperience team

Cet article de 2016 a fait l’objet d’une mise à jour en avril 2019, suite à la sortie d’une nouvelle version de ce produit (bas de page). Les informations concernant la version précédente étant toujours disponibles, chacun pourra juger s’il s’agit d’une amélioration, ou pas.

Il y a de cela quelques années, profitant d’une promotion intéressante, j’avais acheté un sac de MUTANT WHEY® ancienne génération. Le principal souvenir que je garde de ce produit, outre son prix bas, est sa mauvaise miscibilité et donc la persistance de grumeaux même après un secouage énergique voire frénétique. Depuis la formule a été entièrement refondue, et MUTANT™ nous propose désormais une formule « unique et ultra-puissante » qui surclasserait les protéines de lactosérum concurrentes. Marketing, quand tu nous tiens… Mais que vaut vraiment la MUTANT WHEY® remastérisée ?  Let’s try it !

La MUTANT WHEY® bénéficie évidemment de la renommée du fameux gainer MUTANT MASS®, ce qui en fait un produit particulièrement bien placé et visible du point de vue marketing. Est-ce légitime ? Pour ma part, la première chose que j’ai remarquée concernant MUTANT WHEY®, c’est son prix : aux alentours de 20€ le pot de 908g, c’est moins cher que les wheys proposées par la quasi totalité des marques de nutrition sportive de renommée internationale. La deuxième chose qui m’a fait tiquer, c’est la concentration en protéines du produit, probablement liée à la première : 61g de protéines pour 100g de produit, soit logiquement 61 % de protéines… C’est très bas pour une whey, dont les standards sont entre 75 et 85 % de protéines.

Du côté de la composition, nous avons pas moins de 5 sources de protéine de lactosérum (whey) différentes : NitroSerum™ (Concentré de protéine de lactosérum obtenu par filtration membranaire unique/complexes de Phospholipides), protéine de lactosérum micro ultra filtrée, Isolat de protéine de lactosérum obtenu par traitement à froid, ActiNOS (isolat de whey hydrolysée est enrichie en bio peptides actifs) Isolat de protéine de lactosérum hydrolysée. A première vue plusieurs formes supérieures de protéine de lactosérum (l’isolat étant la plus onéreuse, le concentré au contraire la moins chère), obtenues par des procédés respectueux de la matière première (traitement à froid), et permettant d’obtenir un taux de glucides (lactose) et de lipides très bas (ultra filtration, hydrolyse).

IMG_8025

Le produit est enrichi en peptides, notamment en peptides de glutamine, forme de glutamine mieux assimilable que la L-Glutamine standard, et dont les propriétés sur la récupération post-exercice sont intéressantes.

MUTANT WHEY® ne contient pas de sucre ajouté, et mise sur le sucralose et l’acesulfame comme édulcorants, ce qui est un autre bon point. Ensuite, hélas, ça se gâte : si l’ajout d’inuline (fibre alimentaire considérée prébiotique) n’est pas une mauvaise idée, l’ajout de gomme xanthane (épaississant), de farine complète et de farine de fève de soja l’est moins: d’abord parce que l’on se demande ce que cela fait dans un pot de whey à part tenir un rôle de « remplissage », ensuite parce qu’en tant qu’homme soucieux de sa santé je déconseille fortement le soja à mes semblables, a fortiori quand le label GMO FREE (sans OGM) ne figure pas sur l’étiquette.

Mis à part les erreurs de casting sur la liste des ingrédients, les arguments avancés par MUTANT™ se vérifient: une protéine qui à bon goût, se mélange très bien contrairement à la version précédente, à l’aminogramme satisfaisant faisant la part belle aux BCAA et notamment à la leucine, et qui a très bon goût. Dommage qu’elle ne soit pas plus concentrée…

IMG_8024

Mon ressenti :

Une poudre fine, à la miscibilité optimale, qui mélangée à de l’eau (elle a apparemment une faible teneur en lactose, il serait donc dommage de la mélanger à du lait) donne une boisson onctueuse au goût agréable. Aucun inconfort digestif, et récupération post-séance ni meilleure ni moins bonne qu’avec des wheys concurrentes. J’ai globalement pris plaisir à tester ce produit, mais son inconvénient majeur reste son faible dosage en protéine : Pour avoir 22g de protéines dans votre shaker, la dose standard de MUTANT WHEY® est de 36g de poudre… A ce rythme là le pot part très vite, le mien était liquidé en 8 jours. Si le prix du kilo de produit fini n’est pas très élevé, celui du kilo de protéines contenu dans MUTANT WHEY® l’est beaucoup plus, ce qui n’en fait pas un produit si rentable que ça.

Conclusion :

Avec MUTANT WHEY, il faut l’avouer on a quand même un peu l’impression de payer la marque plutôt qu’un produit véritablement exceptionnel. On a du mal à saisir le pourquoi de ce mélange de différentes formes de wheys (probablement pour jouer sur les différents temps d’assimilation, et peut-être aussi sur le prix de revient), et le ratio protéines/produit fini est bas (61%). Le taux de glucides n’est pas négligeable (5g de glucides pour une dose de 36g, contenant également 22g de protéines).

IMG_8026

Nous avons donc un produit dont la composition n’est pas idéale, puisqu’elle contient des produits de remplissage dont de la farine de fève de soja, dont les valeurs nutritionnelles ne sont pas les meilleures qui soient pour cette catégorie de produit, et qui n’est pas spécialement bon marché au vu de son contenu effectif en protéines. Ce n’est pas la pire des protéines de lactosérum que j’ai pu tester, ce n’est pas la meilleure non plus. Si vous l’avez sous la main et que vous n’êtes pas en phase de préparation à une compétition, ou si elle est disponible à un tarif promotionnel intéressant pourquoi pas. Si vous avez le choix et que vous ne consommez que les produits les plus qualitatifs, je ne vous la recommande pas.

NOTE : 6,5/10

Utilisation : Mélanger 1-2 doses à 200-400ml d’eau et consommer immédiatement après l’activité physique.

Ingrédients : NitroSerum™ (Concentré de protéine de lactosérum obtenu par filtration membranaire unique/complexes de Phospholipides), Protéine de lactosérum micro ultra filtrée , Isolat de protéine de lactosérum obtenu par traitement à froid, ActiNOS whey isolate hydrolysée est enrichie en bio peptides actifs  Isolat de protéine de lactosérum hydrolysée, Complexe de dispersion contrôlée (Inuline, gomme Xanthane , farine complète & poudre de fève de soja), Peptides de Glutamine (issus de protéine de lactosérum hydrolysée), Arôme naturels et artificiels, Potassium Citrate, Acesulfame Potassium, Sucralose, Lécithine de soja.

Valeurs nutritionnelles : 2270g / 63 servings / 1 dose (36g)

COMPOSITION NUTRITIONNELLE

(pour saveur :chocolat)

Calories

140 kcal

Protéines

22g

Glucides

5g

Dont sucres

1g

Fibres

1g

Lipides

3g

Cholésterol

50 mg

Sodium

90 mg

Potassium

250 mg

ALLERGÈNES:

Contient des traces de lait et de soja

MUTANT WHEY® est un complément alimentaire

Mon avis sur : MUTANT WHEY® – 2019

file-1

MUTANT WHEY®, nouvelle version, « new and improved » selon la marque MUTANT™, propriété du groupe canadien FIT FOOD LTD. Les produits de la gamme MUTANT™ ont bénéficié de l’aura de l’iconique MUTANT MASS®, qui lui aussi a été dépoussiéré avec une version refondue sur un mode plus healthy que l’ancienne version, qui au-delà des résultats indéniables au niveau de la masse musculaire (et hélas, de la masse adipeuse) aurait probablement été capable, en suivant les recommandations de feu Rich PIANA (à l’époque ambassadeur de la marque), c’est à dire quatre « dosettes » trois fois par jour, de rendre diabétique en quelques mois un individu en bonne santé.

MUTANT™ revient donc avec une MUTANT WHEY® reformulée et « améliorée ». Vérifier si un supplément a été effectivement amélioré n’est pas compliqué, il suffit de le tester (ce à quoi s’emploie sans relâche votre serviteur), et de comparer les étiquettes.

 Comme vous avez pu le voir plus haut, l’ancienne version de MUTANT WHEY® contenait cinq formes de protéine de lactosérum: du « NitroSerum™ », un concentré de protéine de lactosérum « obtenu par filtration membranaire unique », « complexe de phospholipides », de la protéine de lactosérum micro ultra filtrée , de l’Isolat de protéine de lactosérum obtenu par traitement à froid, de l’’ « ActiNOS whey isolate » hydrolysée, enrichie en bio peptides actifs, et enfin de l’Isolat de protéine de lactosérum hydrolysée. En bref, un mélange de concentré de lactosérum et d’isolat, obtenus avec des méthodes de filtration différentes, et à l’origine inconnue. La nouvelle étiquette de MUTANT WHEY® nous promet une nouvelle matrice de quatre whey protéines: du concentré de protéine de lactosérum, du concentré de lactosérum/phospholipide (sic), de l’isolat et de la protéine de lactosérum hydrolysée. La nouvelle version ne contient donc plus de « protéine de lactosérum micro ultra filtrée », et de « bio peptides actifs ». La plus value de cette « protéine de lactosérum micro ultra filtrée » par rapport aux autres formes de whey présentes dans le produit ne sautant pas aux yeux, et les précisions nécessaires manquant sur les fameux « bio peptides actifs » manquant sur l’ancien emballage (on rappelle que les peptides sont des polymères d’acides aminés, reliés entre eux par des liaisons peptidiques, d’où leur nom, et que les protéines sont des assemblages de polypeptides: la whey « classique » contient donc déjà des peptides), la différence ne se fait pas vraiment sentir.

file2-2

Les ingrédients dont je regrettais la présence, notamment l’inuline (fibre alimentaire considérée prébiotique)et la gomme (de guar, qui remplace la xanthane), sont toujours présents, et leurs rangs sont grossis par de la maltodextrine, qui fait son apparition dans la composition. Seul ajout positif, un complexe d’enzymes (lactose, protéase) permettant d’améliorer la digestion et l’assimilation des nutriments.

Au niveau des valeurs nutritionnelles, on était, avec l’ancienne formule et pour une dose recommandée à 36g de MUTANT WHEY®, à 22g de protéine, 5g de glucides dont 1g de sucre, et 3g de lipides. Avec la nouvelle formule de MUTANT WHEY® nous avons, pour une dose de 37g: 22g de protéines, 8h de glucides dont 3g de sucre, et 2,5g de glucides. A vue de nez, le comparatif de l’ancienne et de la nouvelle formule ne plaide pas pour une amélioration: non seulement la dose recommandée augmente (vous avez toujours 22g de protéines par dose, mais la dose passe de 36g de poudre à 37g, ce qui veut dire que le rapport protéines sur matière sèche est inférieur), mais en plus le taux de glucides et notamment de sucre explose! Avec 8g de glucides pour une dose de 37g de MUTANT WHEY®, cela nous fait pas loin de 22% de glucides. 8g de glucides, c’est peut ou prou ce que l’on trouve dans 100g de la majorité des whey de bonne qualité que l’on trouve sur le marché. Avec 22% de glucides, MUTANT WHEY® pourrait quasiment passer dans la catégorie des « Lean gainers », ces mélanges de protéines et de glucides formulés pour favoriser une prise de masse sèche (sans prise de gras). Le problème c’est que ce n’est pas ce qui est écrit sur l’emballage, et ce n’est pas comme c’est qu’est vendu MUTANT WHEY®. En outre, augmenter la quantité de glucides, en particulier de sucre, et de produits de remplissage (maltodextrine), en laissant le prix inchangé, et vendre ce produit comme une version « nouvelle et améliorée », c’est prendre le consommateur pour un demeuré.

file1-1

Le prix de MUTANT WHEY® n’est pas excessif, vous trouverez le sac de 2,27kg (5LBS) à moins de 30€ dans dans la plupart des boutiques spécialisées et en ligne. C’est environ le prix d’un kilogramme de protéine de lactosérum haute gamme. Cependant ne soyons pas dupes, MUTANT™ ne vous vend que 1,36kg de protéine dans un sac de 2,27kg (60%), ce qui n’en fait même pas une bonne affaire .

Conclusion :

Avec la nouvelle version de MUTANT WHEY®, MUTANT™ a fait le choix de baisser la quantité de protéines, d’augmenter la quantité de glucides et en particulier de sucre, et d’ajouter des produits de remplissage inutiles. En outre, le fabricant joue sur les quantités en augmentant la dose recommandée, ce qui fait que le produit est consommé plus rapidement si l’on veut absorber la dose de protéines nécessaire. En bref, on essaie de tromper le consommateur. Concernant le parfum, rien à dire, celui pour lequel j’ai opté (chocolat) est très agréable (avec autant de sucre vous me direz, encore heureux). Mais concernant la qualité, pour les athlètes exigeants et soucieux de leur ligne, je ne recommande pas ce produit.

           NOTE ACTUALISÉE: 4/10

Ingrédients et valeurs nutritionnelles:

file-2

MUTANT WHEY® est un complément alimentaire

Mon avis sur: FAT-X

Marque: BioTechUSA™

FAT X 1

Parmi les suppléments destinés à la perte de poids (de gras devrait-on plutôt dire), on distingue les brûleurs de graisse, qui sont généralement des thermogeniques à base de stimulants, les brûle graisse sans stimulants (le CLA) qui peuvent avoir un effet sur le ratio masse grasse/masse sèche, et les bloqueurs de lipides et/ou de glucides. FAT-X appartient à cette dernière catégorie.
Son ingrédient central est le chitosan, fibre extraite de la carapace de certains crustacés, qui serait à même de capter et d’agréger les graisses alimentaires entre douze et quinze fois son poids. Il en résulterait une sorte de gel impossible à digérer qui serait éliminé par les voies naturelles.
Ces propriétés du chitosan restent discutées, en particulier du fait de la faible disponibilité du chitosan une fois ingéré (du fait du pH particulièrement acide de l’estomac), et de ses effets qui seraient susceptibles de varier selon le type de lipides ingérés.
FAT-X inclut également dans sa formule quelques composés classiques dans ce type de supplément: un extrait de fenugrec (Trigonella foenum-graecum), dont l’une des nombreuses propriétés est d’agir positivement sur la glycémie, et de l’extrait de Garcinia Gambodgia (également appelé Garcinia gummi-gutta, ou « tamarinier de Malabar »), classique des suppléments « bloqueurs de glucides ». Ce fruit aurait la particularité de réduire l’appétit, et sa teneur en acide hydroxycitrique permettrait d’inhiber l’accumulation des graisses dans l’organisme, en bloquant la mise en réserve des glucides excédentaires sous forme de tissu adipeux. On y retrouve également du chlorure de chrome (20 microgramme par portion).
FAT X 2
FAT-X contient également de l’extrait d’averrhoa carambola, ou Carambolier, un arbre de la famille des Oxalidacées dont le fruit se nomme la carambole. Si l’on trouve peu d’éléments pouvant abonder la théorie selon laquelle ce fruit peut aider à la fonte adipeuse, en revanche sa toxicité est reconnue, du fait de la présence d’une toxine, la caramboxine, nephrotixique et ayant déjà entraîné des décès (inutile donc de s’appesantir plus dessus).
Enfin, FAT-X de BioTech USA™ intègre dans sa formule la très classique tyrosine, un acide aminé proteinogene qui participe à la synthèse des catécholamines : (Substance chimique de l’organisme appartenant aux neurotransmetteurs fabriqués par les neurones) : l’adrénaline, la noradrénaline B, la dopamine B. La tyrosine est également le précurseur de la DOPA  (3,4-dihydroxyphénylalanine), substance intermédiaire dans la synthèse des catécholamines précitées. Ce rôle de précurseur vaut souvent à la tyrosine de se retrouver dans des suppléments ayant pour vocation l’augmentation de la vigilance, de la concentration, voire dans des brûleurs de graisse, ce qui est ici le cas, même si son action directe sur la fonte adipeuse n’est pas caractérisée.
FAT X 3
Mon ressenti:
La formule de FAT-X, sans être médiocre, aurait sans doute pu être meilleure, en faisant l’économie de l’averrhoa carambola, et en ajoutant par exemple du nopal. On y retrouve néanmoins ce que l’on peut attendre de ce type de supplément. Je l’ai utilisé durant ma dernière sèche, et si elle fut couronnée de succès, difficile de dire en quoi FAT-X y a contribué. Contribution il y a sans doute eu, mais je n’ai pas remarqué d’accélération de la perte de graisse à partir du moment où j’ai intégré FAT-X à mon programme de supplémentation.
Conclusion:
FAT-X de BioTech USA™ n’est pas un mauvais produit, en tout cas en ce qui concerne sa formule. Est-ce un produit nécessaire voire indispensable durant un régime où une sèche: non. FAT-X ne donne aucun résultat visible et spectaculaire à même de plaider pour lui. Ce n’est cependant pas un produit cher (disponible entre 13€ et 20€ chez la plupart des vendeurs en ligne et en boutique), l’intégrer à un régime en cure d’attaque ne peut donc pas faire de mal. En revanche, si vous avez un budget serré, de meilleures options existent.

NOTE: 6,5/10

Vous n’êtes pas encore abonné ? Nous espérons que vous avez apprécié cet article et qu’il vous sera utile. Si c’est le cas, n’oubliez pas de vous abonner à MuscleXperience pour recevoir les prochains avis directement par mail (sur l’application mobile dans  l’onglet contact).

 

fat_x_valeurs nutritionelles

FAT-X est un supplément alimentaire.